A 100 jours de la COP27, Allemagne et Egypte mobilisent pour le climat

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi et le chancelier allemand Olaf Scholz lors de la 13e réunion du dialogue sur le climat de Petersberg le 18 juillet 2022 au ministère des Affaires étrangères à Berlin (Photo, AFP).
Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi et le chancelier allemand Olaf Scholz lors de la 13e réunion du dialogue sur le climat de Petersberg le 18 juillet 2022 au ministère des Affaires étrangères à Berlin (Photo, AFP).
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Publié le Lundi 18 juillet 2022

A 100 jours de la COP27, Allemagne et Egypte mobilisent pour le climat

  • Les progrès dans les discussions pour aider les pays les plus vulnérables face au changement climatique et accélérer l'élimination des combustibles fossiles restent insuffisants à quelque 100 jours de la COP27
  • La conférence internationale sur le climat -connue sous le nom «Dialogue de Petersberg»- qui s'est ouverte lundi à Berlin espère redonner de l'élan aux négociations avant la prochaine conférence climat qui se tiendra du 7 au 18 novembre en Egypte

BERLIN: Les progrès dans les discussions pour aider les pays les plus vulnérables face au changement climatique et accélérer l'élimination des combustibles fossiles restent insuffisants à quelque 100 jours de la COP27, ont déploré lundi l'Allemagne et l'Egypte lors d'une conférence visant à mobiliser la communauté internationale.

"Les circonstances mondiales ne rendent pas la tâche facile", a reconnu la ministre allemande des Affaires étrangères Annalena Baerbock.

Elle a appelé à ne pas laisser l'invasion russe de l'Ukraine avec ses répercussions sur la sécurité alimentaire et énergétique faire dérailler les engagements climatiques.

"Il nous incombe(...) d'agir rapidement pour garantir que l'action climatique reste en tête de l'agenda international et que la situation actuelle ne soit pas prise comme prétexte pour revenir en arrière (...)", a abondé son homologue égyptien Sameh Choukri.

La conférence internationale sur le climat -connue sous le nom "Dialogue de Petersberg"- qui s'est ouverte lundi à Berlin espère redonner de l'élan aux négociations avant la prochaine conférence climat qui se tiendra du 7 au 18 novembre en Egypte, à Charm el-Cheikh.

Les dernières sessions de discussions "n'ont pas été à la hauteur de mes attentes (...) et ne correspondaient pas non plus à ce que les peuples du monde entier attendent de nous", a estimé M. Choukri.

"Nous avons beaucoup de travail devant nous et quelques mois pour combler ces lacunes (…)" avant la COP27, a-t-il ajouté.

Plusieurs points clés restent en suspens notamment les mesures pour respecter les engagements de réduction des émissions de gaz à effet de serre et l'aide des pays riches, souvent les plus gros émetteurs historiques, aux plus pauvres.

La promesse de 2020 de les aider à faire face aux défis du changement climatique à hauteur de 100 milliards de dollars par an n'est toujours pas tenue.

Au nom du G7, que l'Allemagne préside cette année, "nous soutenons l'objectif des pays industrialisés de mobiliser 100 milliards de dollars pour le financement du climat aussi rapidement que possible et de manière continue jusqu'en 2025", a déclaré le chancelier Olaf Scholz lundi.

"L'Allemagne atteindra cet objectif au plus tard en 2025, avec une contribution d'au moins 6 milliards d'euros par an", a-t-il ajouté.

L'Allemagne a dit aussi soutenir les discussions sur un financement spécifique des "pertes et préjudices" subis par les pays pauvres, autre point de friction des négociations.


Israël annonce des frappes imminentes sur des cibles du Hezbollah dans le sud du Liban

L'armée israélienne a appelé lundi des habitants de deux villages du sud du Liban à évacuer leurs maisons, en avertissant qu'elle allait frapper des "infrastructures" militaires du groupe Hezbollah dans cette région. (AFP)
L'armée israélienne a appelé lundi des habitants de deux villages du sud du Liban à évacuer leurs maisons, en avertissant qu'elle allait frapper des "infrastructures" militaires du groupe Hezbollah dans cette région. (AFP)
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  • "L'armée israélienne va bientôt frapper les infrastructures militaires appartenant à l'organisation terroriste Hezbollah dans le sud du Liban"
  • L'armée israélienne a appelé lundi des habitants de deux villages du sud du Liban à évacuer leurs maisons

JERUSALEM: L'armée israélienne a appelé lundi des habitants de deux villages du sud du Liban à évacuer leurs maisons, en avertissant qu'elle allait frapper des "infrastructures" militaires du groupe Hezbollah dans cette région.

"L'armée israélienne va bientôt frapper les infrastructures militaires appartenant à l'organisation terroriste Hezbollah dans le sud du Liban, en réponse aux tentatives interdites de cette organisation de reprendre ses opérations dans la région", a écrit sur X le colonel Avichay Adraee, porte-parole de l'armée israélienne en langue arabe, en appelant les habitants de deux villages, Kfar Tibnit et Ain Qana, à immédiatement quitter leur logement.

 


Un mort et des blessés lors de frappes israéliennes dans le sud du Liban

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  • Le ministère libanais de la Santé a indiqué dimanche qu'une personne avait été tuée et six autres avaient blessées, parmi lesquelles deux enfants, par une frappe israélienne à Abba, dans la région de Nabatiyé
  • Selon l'agence de presse officielle libanaise (ANI), la frappe a touché un véhicule, tuant son conducteur, et un garçon a été blessé lorsque la voiture de sa famille est passée au moment du raid

BEYROUTH: Des frappes israéliennes dans le sud du Liban ont fait un mort et plusieurs blessés dimanche, a indiqué le ministère de la Santé, l'armée israélienne affirmant avoir visé des cibles du mouvement islamiste libanais Hezbollah.

Israël mène régulièrement des frappes au Liban malgré la trêve conclue en novembre 2024, censée mettre fin à plus d'un an d'hostilités, dont deux mois de guerre ouverte avec le mouvement pro-iranien.

L'armée israélienne affirme viser principalement des membres du Hezbollah ou ses infrastructures, et maintient des troupes dans cinq zones frontalières du sud du Liban.

Le ministère libanais de la Santé a indiqué dimanche qu'une personne avait été tuée et six autres avaient blessées, parmi lesquelles deux enfants, par une frappe israélienne à Abba, dans la région de Nabatiyé, dans le sud du pays.

Selon l'agence de presse officielle libanaise (ANI), la frappe a touché un véhicule, tuant son conducteur, et un garçon a été blessé lorsque la voiture de sa famille est passée au moment du raid.

De son côté, l'armée israélienne a indiqué avoir ciblé un membre du Hezbollah près d'Abba, "en réponse aux violations répétées des accords de cessez-le-feu par le Hezbollah".

Plus tôt dimanche, le ministère libanais de la Santé avait fait état d'une frappe dans la région de Saïda, loin de la frontière israélienne, qui a blessé une personne.

D'après l'ANI, elle visait un bulldozer "alors qu'il s'efforçait de déblayer les décombres" du site d'une précédente frappe israélienne.

L'armée israélienne a, elle, dit avoir visé "plusieurs véhicules d'ingénierie du Hezbollah" utilisés "pour rétablir des sites d'infrastructure terroriste dans la région", précisant toutefois qu'ils se trouvaient dans une autre zone du sud du Liban que celle mentionnée par le ministère.

Toujours dimanche, l'ANI a indiqué que l'armée israélienne avait largué des tracts visant à intimider les habitants de Bint Jbeil, dans le sud du Liban, près de la frontière. Elle a publié une photographie de l'un de ces tracts, qui comportait un avertissement aux habitants selon lequel des membres du Hezbollah utilisaient un hôpital de la ville.

Dans un communiqué, le ministère de la Santé a condamné "avec la plus grande fermeté les menaces contre les hôpitaux du sud, et les considère comme une attaque grave et une violation flagrante des lois et conventions internationales".

L'hôpital Salah Ghandour de Bint Jbeil, géré par le Comité islamique de santé affilié au Hezbollah, a indiqué dans un communiqué que les tracts contenaient "une menace claire contre l'hôpital, fondée sur des prétextes fallacieux dépourvus de tout fondement", et a rejeté ce qu'il a décrit comme des tentatives de ternir l’image de l’établissement.

L'enceinte de l'hôpital Salah Ghandour et ses abords ont été frappés en 2024 lors des hostilités avec le Hezbollah.

Sous forte pression américaine et par crainte d'une intensification des frappes israéliennes, le Liban s'était engagé, comme prévu par l'accord de cessez-le-feu, à désarmer le Hezbollah et à démanteler d'ici la fin de l'année 2025 ses structures militaires entre la frontière israélienne et le fleuve Litani, à une trentaine de kilomètres plus au nord.

Israël a mis en doute l'efficacité de l'armée libanaise dans ce processus et accusé le Hezbollah de se réarmer, tandis que le mouvement chiite a rejeté les appels à abandonner ses armes.

Plus de 360 personnes ont été tuées par des tirs israéliens au Liban depuis le cessez-le-feu, selon un bilan de l'AFP basé sur les statistiques du ministère libanais de la Santé.


La position de l'Arabie saoudite sur l'escalade régionale n'a pas changé, selon une source saoudienne à Asharq Al-Awsat

Un haut responsable saoudien a rejeté les informations selon lesquelles le Royaume aurait changé de position sur l'escalade dans la région, selon un rapport publié dimanche par Asharq Al-Awsat. (AN)
Un haut responsable saoudien a rejeté les informations selon lesquelles le Royaume aurait changé de position sur l'escalade dans la région, selon un rapport publié dimanche par Asharq Al-Awsat. (AN)
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  • Le prince héritier Mohammed ben Salmane a souligné mardi que Riyad respectait la souveraineté de Téhéran
  • Lors d'un appel téléphonique avec le président iranien Masoud Pezeshkian, il a souligné le soutien de l'Arabie saoudite à tous les efforts qui aideraient à résoudre les différends par le dialogue

RIYAD: Un haut responsable saoudien a rejeté les informations selon lesquelles le Royaume aurait changé de position sur l'escalade dans la région, selon un rapport publié dimanche par Asharq Al-Awsat.

La source a souligné au journal que l'Arabie saoudite soutient les efforts visant à trouver une solution pacifique par la diplomatie et le dialogue à tous les différends entre les États-Unis et l'Iran.

La source a également réitéré le rejet par le Royaume de l'utilisation de son espace aérien et de ses territoires dans toute opération militaire contre l'Iran.

Le prince héritier Mohammed ben Salmane a souligné mardi que Riyad respecte la souveraineté de Téhéran et que le Royaume ne permettra pas que son espace aérien ou ses territoires soient utilisés dans toute opération militaire contre l'Iran.

Lors d'un appel téléphonique avec le président iranien Masoud Pezeshkian, il a souligné le soutien de l'Arabie saoudite à tous les efforts qui aideraient à résoudre les différends par le dialogue dans le but de soutenir la sécurité et la stabilité régionales.

M. Pezeshkian a déclaré que ses entretiens avec le prince héritier avaient porté sur l'évolution de la situation en Iran et sur le dossier nucléaire.

Il a exprimé sa gratitude à l'Arabie saoudite pour sa position ferme en matière de respect de la souveraineté et de l'intégrité territoriale de l'Iran. Il a également salué le rôle et les efforts du prince Mohammed dans l'instauration de la sécurité et de la stabilité dans la région.