Accord entre Uber et la justice américaine pour adapter son service aux personnes handicapés

L'entreprise remboursera 65 000 passagers du double des frais d'attente qu'ils ont encourus, "ce qui pourrait représenter des centaines de milliers voire des millions de dollars de compensation". (Photo, AFP)
L'entreprise remboursera 65 000 passagers du double des frais d'attente qu'ils ont encourus, "ce qui pourrait représenter des centaines de milliers voire des millions de dollars de compensation". (Photo, AFP)
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Publié le Mardi 19 juillet 2022

Accord entre Uber et la justice américaine pour adapter son service aux personnes handicapés

  • « Selon les termes de cet accord, Uber offrira plusieurs millions de dollars de dommages-intérêts à plus de 65 000 usagers qui ont été facturés de surcharges discriminatoires en raison de leur handicap»
  • Les usagers handicapés payaient parfois plus cher leurs courses faute de pouvoir monter suffisamment vite en voiture

SAN FRANCISCO : Le ministère américain de la Justice a annoncé lundi avoir passé un accord à plusieurs millions de dollars avec la plateforme Uber, qui était accusée de ne pas avoir adapté son service aux personnes en situation de handicap.

"Selon les termes de cet accord, Uber offrira plusieurs millions de dollars de dommages-intérêts à plus de 65 000 usagers qui ont été facturés de surcharges discriminatoires en raison de leur handicap", annonce le ministère dans un communiqué.

Les usagers handicapés payaient parfois plus cher leurs courses faute de pouvoir monter suffisamment vite en voiture, car depuis 2016, Uber avait mis en place une pénalité financière imposée au client lorsque le chauffeur attend plus de deux minutes au point de rendez-vous fixé à l'avance (cinq minutes pour les clients Uber Black ou SUV).

Le ministère américain de la Justice avait assigné Uber devant un tribunal fédéral de Californie en novembre, arguant que "beaucoup de passagers à mobilité réduite ont besoin de plus de deux minutes pour monter ou charger un véhicule, pour plusieurs raisons".

Les chauffeurs ne peuvent pas changer les paramètres de la course et éviter que les clients à mobilité réduite soient pénalisés.

Avec cet accord valable deux ans, Uber s'engage à ne pas facturer des temps d'attente pour tous les passagers qui certifient avoir besoin de davantage de temps pour monter à bord d'une voiture Uber en raison d'un handicap.

L'entreprise remboursera 65 000 passagers du double des frais d'attente qu'ils ont encourus, "ce qui pourrait représenter des centaines de milliers voire des millions de dollars de compensation".

Et elle paiera plus de 1,7 million de dollars à plus d'un millier de passagers qui se sont plaints d'Uber pour avoir été facturé des temps d'attente en raison de leur handicap, ainsi que 500 000 dollars à d'autres individus affectés, identifiés par le ministère.

"Les personnes en situation de handicap ne devraient pas avoir à se sentir comme des citoyens de seconde zone, ou être punis en raison de leur handicap, ce qui était exactement ce que faisait la politique de temps d'attente d'Uber", souligne dans le communiqué Kristen Clarke, une haute responsable au sein du ministère de la Justice.

Sollicité par l'AFP, Uber s'est dit "satisfait d'avoir conclu cet accord", et "impatient de continuer à aider chacun à se déplacer facilement".

La firme californienne a affirmé également que sa politique de remboursement des frais d'attente précédait l'accord.

"Nous travaillons tous les jours pour améliorer l'accessibilité pour tous les usagers, et nous encourageons les passagers en situation de handicap à utiliser notre document d'auto-déclaration pour être exonéré des frais d'attente", indique-t-elle.


L'armée américaine dit avoir avoir tiré sur un navire qui violait son blocus des ports iraniens

L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
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  • Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains
  • C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet

WASHINGTON: L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington.

Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains, précise le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, le Centcom, dans un communiqué publié sur X.

C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet. Depuis, les forces américaines affirment avoir redirigé 55 navires qui tentaient de passer.

Lors de la première mise en place du blocus, entre mi-avril et mi-juin, l'armée américaine avait tiré sur neuf navires et redirigé plus de 140 autres.


Trump assure que sa relation avec Netanyahu est "très bonne" en dépit des désaccords sur Gaza

Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que sa relation avec Benjamin Netanyahu reste « très bonne », malgré les désaccords sur la feuille de route américaine pour Gaza
  • Netanyahu refuse tout retrait israélien tant que le Hamas ne sera pas désarmé, tout en affirmant qu’Israël continuera à défendre ses propres positions face à Washington

WASHINGTON: Donald Trump a assuré lundi que sa relation avec Benjamin Netanyahu restait "très bonne", après que ce dernier a rejeté la dernière feuille de route américaine pour Gaza.

Le Premier ministre israélien avait déjà exprimé des réticences sur ce texte censé lancer la deuxième étape du plan de paix.

L'armée israélienne "n'effectuera aucun retrait tant que le Hamas ne sera pas véritablement désarmé", a déclaré Benjamin Netanyahu, qui tente de donner des gages à ses alliés d'extrême droite avant de délicates élections législatives en septembre.

Il a qualifié le président américain de "plus grand ami (d'Israël) à la Maison Blanche", tout en faisant comprendre qu'il était prêt à lui tenir tête: "Ils ont des idées, certaines nous conviennent et d'autres non, et nous savons défendre nos positions sur ces questions."

Les relations entre les deux dirigeants ont connu des difficultés au printemps.

Donald Trump, en des termes très virulents, a reproché en avril à Benjamin Netanyahu de saper des négociations en vue d'un cessez-le-feu avec l'Iran.


Trump va réclamer lui aussi des "compensations" à l'Iran

Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que Washington réclamera à l’Iran des compensations pour les victimes et dégâts liés à ses attaques et conflits passés
  • Ces nouvelles exigences pourraient compliquer davantage les négociations sur le détroit d’Ormuz, alors que Téhéran réclame lui aussi des réparations et la levée des sanctions américaines

WASHINGTON: Donald Trump a déclaré lundi sur son réseau Truth Social que les Etats-Unis allaient réclamer des "compensations" pour des attaques menées par l'Iran depuis des décennies contre des adversaires à l'étranger ou contre des manifestants sur son sol.

Le président américain a assuré que cette demande serait faite "fermement" dans toute négociation, en réponse à une exigence de longue date des autorités iraniennes, qui conditionnent tout accord sur le détroit d'Ormuz au versement de réparations américaines.

L'Iran "demande des compensations pour les dommages qu'ils ont subis pendant les cinq mois de conflit militaire", a écrit Donald Trump, "bien que cela n'ait jamais été évoqué dans aucune de nos négociations ou réunions."

"Mais c'est une idée intéressante parce que, de la même manière, je demande moi aussi des compensations à l'Iran, pour tous les gens qu'ils ont tués et blessés" dans des attaques et "conflits", dont "les familles de ceux tués sur l'USS Cole", un navire de guerre américain frappé par un attentat meurtrier en 2000 au Yémen, a ajouté le milliardaire républicain.

Donald Trump a ajouté que "des compensations devraient être versées pour les familles des centaines de milliers de manifestants innocents que l'Iran a tués ces dernières cinquante années, sans même parler des 52.000 tués ces cinq derniers mois".

Un peu plus tard, dans une autre publication, le président octogénaire a jugé que l'Iran devait être tenu "responsable des dégâts et morts causés au Liban, en Syrie, au Yémen et à Gaza".

Ces nouvelles exigences de l'imprévisible dirigeant américain risquent de mettre hors de portée un accord rapide sur le détroit d'Ormuz, qui paraissait déjà bien improbable alors que l'Iran exige de son côté l'acceptation par Washington de "toutes" ses conditions.

Téhéran juge que les Etats-Unis doivent "mettre fin définitivement à la guerre et à l'agression" contre l'Iran et ses alliés, y compris au Yémen et en Irak, lever leur blocus des ports iraniens, "indemniser intégralement l'Iran pour les dommages causés" par les hostilités, lever les sanctions contre l'économie et débloquer "sans condition" les avoirs iraniens gelés.

Dimanche, Donald Trump a laissé entendre qu'il n'avait besoin d'engager ni une offensive militaire majeure ni un effort diplomatique particulier, en assurant qu'il lui suffisait d'"observer" les difficultés économiques de l'Iran.