A La Teste-de-Buch, Macron promet des avions supplémentaires contre les feux

Sapeurs-pompiers, policiers, gendarmes... « Vous faites un travail remarquable », n'a cessé de leur répéter le chef de l'Etat, entre poignées de main énergiques et frappes amicales sur l'épaule. (Photo, AFP)
Sapeurs-pompiers, policiers, gendarmes... « Vous faites un travail remarquable », n'a cessé de leur répéter le chef de l'Etat, entre poignées de main énergiques et frappes amicales sur l'épaule. (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 20 juillet 2022

A La Teste-de-Buch, Macron promet des avions supplémentaires contre les feux

Sapeurs-pompiers, policiers, gendarmes... « Vous faites un travail remarquable », n'a cessé de leur répéter le chef de l'Etat, entre poignées de main énergiques et frappes amicales sur l'épaule. (Photo, AFP)
  • La France va devoir «acheter plus» d'avions de lutte contre les incendies, est convenu Emmanuel Macron à La Teste-de-Buch
  • Environ 2 000 sapeurs-pompiers, de toute la France, et d'importants moyens aériens (8 Canadair et 2 Dash) sont mobilisés en Gironde

LA TESTE-DE-BUCH: Emmanuel Macron a promis mercredi l'achat d'avions supplémentaires pour lutter contre les incendies, à l'occasion d'un déplacement en Gironde où il a rendu hommage aux pompiers qui font enfin ralentir les deux gigantesques incendies faisant rage depuis plus d'une semaine. 

« Merci à vous, merci infiniment ! » A La Teste-de-Buch, au bord du bassin d'Arcachon, où il est arrivé dans l'après-midi à La Teste-de-Buch, le président a longuement rendu hommage aux sapeurs-pompiers, aux personnels de la sécurité civile, aux forces de l'ordre, aux élus et à l'ensemble des personnes mobilisées contre le feu qui ravage la forêt située aux abords de la dune du Pilat. 

Il a ensuite rejoint Langon, au poste de commandement du feu de Landiras, à 40 km au sud de Bordeaux. 

Profitant de cette visite, Jean-Luc Gleyze et Xavier Fortinon, respectivement présidents PS des départements de Gironde et des Landes, ont réclamé dans une lettre ouverte au chef de l'Etat « une flotte (aérienne) plus conséquente, et une répartition territoriale adaptée ». 

La France va devoir « acheter plus » d'avions de lutte contre les incendies, est convenu Emmanuel Macron à La Teste-de-Buch. 

Les 22 avions dont est dotée la protection civile étaient « suffisants ces dernières années. (...) Est-ce qu'il faut en avoir davantage ? La réponse est oui », a-t-il jugé, soulignant que cette flotte augmentée serait européenne et appelant à « redéployer une stratégie industrielle » pour construire ces appareils. 

Du mieux pendant la nuit 

Le président s'est aussi dit ouvert à une évolution du positionnement de ces appareils, répondant là encore aux deux élus régionaux qui estiment qu'un « dispositif avancé dans le sud-ouest permettrait de protéger le massif forestier de résineux le plus important d’Europe ». 

Les deux incendies qui brûlent en Gironde depuis le 12 juillet ont « très peu progressé », détruisant selon un dernier bilan mercredi, 20 600 hectares de forêt. Le feu de Landiras a ravagé 13 600 hectares de forêt et celui de la Teste-de-Buch 7 000. 

Avec 300 hectares détruits ces dernières heures, « le bilan est plutôt positif, la situation s'est améliorée pendant la nuit mais les deux feux ne sont toujours pas fixés », a indiqué à la presse le lieutenant-colonel Arnaud Mendousse, un porte-parole des pompiers de Gironde. 

Durant la nuit, aucune nouvelle évacuation n'a été ordonnée et aucune victime n'est à déplorer. Depuis le début des incendies, près de 36 750 personnes ont été évacuées. 

Les « conditions météo sont un peu moins défavorables. L'air est plus humide, ce qui est un atout par rapport à la progression de cet incendie », a par ailleurs déclaré le sous-préfet de Langon Vincent Ferrier à propos du feu de Landiras, évoquant des « points de vigilance » à surveiller dans le sud en raison du vent. 

Dix avions mobilisés 

Environ 2 000 sapeurs-pompiers, de toute la France, et d'importants moyens aériens (8 Canadair et 2 Dash) sont mobilisés en Gironde. 

Face au désastre, Emmanuel Macron a encore annoncé à La Teste-de-Buch « un grand chantier national pour pouvoir replanter cette forêt ». 

Devant deux cartes détaillées des feux présentées au président, le chef de corps des pompiers de Gironde, Marc Vermeulen, a expliqué comment avec l'arrivée de la canicule, « les deux feux ont littéralement explosé », évoquant notamment « des pins de 20 ans qui ont explosé de l'intérieur ». Du « jamais vu », selon lui, sans compter que depuis neuf jours, les sapeurs-pompiers doivent également se charger de maîtriser « 20 à 25 départs de feu » quotidiens. 

Le président a enfin promis aux propriétaires des campings détruits par le feu que l''Etat les aiderait à les reconstruire. 

Par ailleurs, dans le cadre de l'enquête sur l'origine de l'incendie de Landiras, où une piste criminelle est privilégiée, un Girondin de 39 ans, gardé à vue depuis lundi, a été libéré, les expertises et analyses le « mettant hors de cause », a annoncé le parquet de Bordeaux. 

La Gironde n'est pas le seul département frappé par des incendies, qui se multiplient en France depuis ces derniers jours. 

L'incendie qui a ravagé des centaines d'hectares de landes dans les Monts d'Arrées depuis lundi était toujours en cours mercredi matin mais sa progression ralentissait, a indiqué la préfecture du Finistère. 


Les fortes chaleurs s'étendent, la sécheresse au cœur des préoccupations

Le lit asséché du lac des Brenets, sur le Doubs, frontière naturelle entre l’est de la France et l’ouest de la Suisse, le 11 août 2026, alors que l’Europe centrale est touchée par une nouvelle vague de chaleur. (AFP)
Le lit asséché du lac des Brenets, sur le Doubs, frontière naturelle entre l’est de la France et l’ouest de la Suisse, le 11 août 2026, alors que l’Europe centrale est touchée par une nouvelle vague de chaleur. (AFP)
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  • Canicule : 78 départements en vigilance orange, avec jusqu’à 39 °C. La chaleur devrait durer jusqu’au week-end
  • Sécheresse : 94 % de la population est concernée par des restrictions d’eau, avec des sols et cours d’eau à des niveaux critiques

PARIS: Les chaleurs caniculaires continuent de gagner du terrain mercredi, s'étendant à quasiment toute la France, tandis que le gouvernement tente de trouver des solutions à la sécheresse dramatique qui frappe le pays.

Pas moins de 78 départements de la métropole, du sud à l'ouest en passant par la Normandie, l'Ile-de-France et jusqu'aux Vosges, sont placés en vigilance orange canicule.

"Les maximales sont de l'ordre de 36°C à 39°C sur les départements placés en vigilance orange", indique Météo-France dans son bulletin de 06H00. Seule une portion du nord-est et quelques zones en altitude seront épargnées.

Au total en Europe, au moins 92 millions de personnes devraient connaître des températures supérieures à 35°C à un moment de la journée mercredi, dont 30 millions en France, selon les calculs de l'AFP.

Mercredi soir, le ciel sera majoritairement dégagé, offrant des conditions parfaites pour observer la première éclipse solaire totale visible en Europe depuis 1999. Mais, en plus des lunettes de protection, il faudra prévoir casquettes et bouteilles d'eau.

Vers 20H00, lorsque le soleil sera momentanément obscurci par la lune, le thermomètre devrait encore afficher des valeurs "très élevées sur de nombreuses régions, en particulier à l'Ouest, souvent comprises entre 30 et 35°C, entre 25 et 28°C le long de la Manche", indique le prévisionniste national.

Jeudi, le nombre de départements français en vigilance orange canicule passera à 80 et l'intégralité des départements restants du territoire métropolitain sera en vigilance jaune canicule.

- "Fenêtres fermées" -

Dans la journée, les conditions seront encore rudes, notamment pour certains travailleurs.

"Les fours tournent à plein régime jusqu'à 12 heures ou 13 heures donc (...) on garde la chaleur", explique Eléonore, 23 ans, une boulangère de Rennes qui a souhaité garder l'anonymat, et qui ne dispose que d'un ventilateur pour se rafraichir.

Dans la boucherie d'Erwan Créach ou dans les bus de la capitale bretonne, "pas le choix", c'est climatisation obligatoire pour préserver la viande et le moteur des véhicules.

"Je fais quasiment des pauses toutes les heures et demi pour (...)  éviter que le bus ne tombe en panne. Ça me permet de m'hydrater aussi", explique Jean-Pierre, chauffeur, qui n'a pas souhaité donner son nom de famille.

Mais cette répétition épuise moralement. "A nouveau, on vit fenêtres fermées, dans le noir, et on ne peut même pas aérer la nuit tellement il fait chaud", constate, dépité, Romain Vandepitterie, un entrepreneur bordelais qui travaille chez lui.

Ce nouvel épisode caniculaire est la poursuite et l'amplification d'une vague de chaleur entamée le 28 juillet, qui avait d'abord principalement concerné le sud du pays.

Il s'agit de la troisième vague de chaleur de l'été, après celle exceptionnellement intense de fin juin et celle du 4 au 19 juillet, parmi les plus longues jamais enregistrées. Avant cela, un épisode caniculaire précoce avait eu lieu fin mai.

Dans le contexte du réchauffement climatique lié aux activités humaines, ces périodes de fortes chaleurs sont plus fréquentes, intenses et étendues sur l'année.

Avec comme corollaire, une qualité de l'air qui se dégrade. Jeudi, la pollution à l'ozone devrait dépasser le seuil d'information-recommandation sur l'Ile de France, avertit Air Parif.

Le répit n'est pas attendu avant le weekend.

- Restrictions d'eau -

Autre conséquence du thermomètre en surchauffe et du manque de pluie, la sécheresse en France ne cesse d'empirer.

Les sols n'ont jamais été aussi secs en surface, et la situation des petits cours d'eau est "la plus critique jamais enregistrée à cette période" de l'année, selon Météo-France et l'Office français de la biodiversité (OFB).

Mardi, des restrictions sur l'eau potable concernaient les lieux de résidence de 62 millions de personnes, soit 94% de la population métropolitaine, selon les calculs de l'AFP, alors que près des deux tiers des nappes phréatiques, principales réserves d'eau du pays, présentent des niveaux sous les normales.

Face à cette crise, le gouvernement réunit mercredi le Comité d'anticipation et de suivi hydrologique (CASH) ainsi que les préfectures de régions. Au menu: un état des lieux de la sécheresse et de ses conséquences, ainsi qu'un partage de retours d'expériences sur les mesures permettant de renforcer l'anticipation et la résilience des territoires.

Le Premier ministre Sébastien Lecornu a aussi missionné mercredi quatre députés et trois sénateurs pour proposer de nouvelles mesures contre les feux de forêt, favorisés par le réchauffement climatique et la sécheresse.


Paris salue le vote «historique et courageux» de l'abolition de la peine de mort au Liban

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a salué mardi le vote "historique et courageux" du parlement libanais qui a aboli la peine de mort, une première au Moyen-Orient. (AFP)
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a salué mardi le vote "historique et courageux" du parlement libanais qui a aboli la peine de mort, une première au Moyen-Orient. (AFP)
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  • Ce vote "montre que le Liban, malgré les épreuves qu'il subit, conserve une voix singulière dans la région, et qu'il demeure un exemple par sa capacité à faire vivre les valeurs démocratiques et les libertés qui sont au fondement de son existence"
  • Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a salué mardi le vote "historique et courageux" du parlement libanais

PARIS: Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a salué mardi le vote "historique et courageux" du parlement libanais qui a aboli la peine de mort, une première au Moyen-Orient.

Ce vote "montre que le Liban, malgré les épreuves qu'il subit, conserve une voix singulière dans la région, et qu'il demeure un exemple par sa capacité à faire vivre les valeurs démocratiques et les libertés qui sont au fondement de son existence", a écrit sur X le ministre, soulignant que le Liban honore ainsi un "engagement pris à Paris il y a un mois lors du 9e Congrès mondial contre la peine de mort".


Chômage des jeunes: "Beaucoup d'outils" disponibles, comme la voie professionnelle, selon Roubache

Le Premier ministre Sébastien Lecornu s’adresse à l’Assemblée nationale, la chambre basse du Parlement français, lors d’un débat sur un projet de loi relatif à l’assurance chômage, à Paris, le 26 mai 2026. (Photo : AFP)
Le Premier ministre Sébastien Lecornu s’adresse à l’Assemblée nationale, la chambre basse du Parlement français, lors d’un débat sur un projet de loi relatif à l’assurance chômage, à Paris, le 26 mai 2026. (Photo : AFP)
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  • Le chômage des jeunes de 15-24 ans atteint 21,6 % au deuxième trimestre, en hausse de 2,5 points sur un an
  • Le gouvernement mise sur la voie professionnelle et l’apprentissage, dont les crédits sont maintenus, pour favoriser l’insertion rapide des jeunes

PARIS: Face à la remontée du chômage des jeunes, le gouvernement dispose de "beaucoup d'outils", notamment la voie professionnelle, a déclaré mardi la ministre déléguée chargée de l'Enseignement, de la Formation professionnelle et de l'Apprentissage.

"Vous l'avez dit, le chômage des jeunes remonte. Mais nous avons beaucoup d'outils, notamment la voie professionnelle, l'une de ces voies qui permet à nos jeunes d'être insérés très rapidement. Vous avez la partie scolaire, et la partie en apprentissage, qui est un vrai succès", a déclaré Sabrina Roubache sur Europe 1.

Le taux de chômage des jeunes actifs de 15-24 ans a rebondi au deuxième trimestre à 21,6%, en hausse de 0,4 point sur un trimestre et de 2,5 points sur un an, selon des données publiées vendredi par l'Insee. Quant aux 16-29 ans sans emploi, formation ou études, leur part, stable sur le trimestre à 13,3%, a progressé sur un an.

Sabrina Roubache a aussi défendu le bilan sur l'emploi des jeunes sous la présidence d'Emmanuel Macron, vantant "500.000 jeunes en emploi depuis 2017, plus haut niveau depuis les années 1990 sur les 15-24 ans".

Comme on lui rappelait que le nombre d'apprentis avait baissé en 2025, elle a invoqué "la conjoncture" mais assuré que "les crédits pour l'apprentissage ont été sanctuarisés", car "on ne casse pas une politique publique qui marche".

Sur le nombre de jeunes en voie professionnelle cherchant encore, à trois semaines de la rentrée, une entreprise pour leur apprentissage, la ministre déléguée a répondu qu'"on n'est pas tout à fait capables de le dire" mais a souligné que "vous avez trois mois à partir du démarrage de votre formation en septembre pour trouver une entreprise".

"Mon cabinet et moi-même, nous répondons à toutes les sollicitations", a-t-elle ajouté, avant de lancer "un appel à toutes les entreprises: n'hésitez pas à recruter des jeunes en apprentissage, ce sont les compétences d'aujourd'hui que vous formez pour vos besoins de demain".

Alors que le chômage revient dans le débat politique à huit mois de l'élection présidentielle, le Premier ministre Sébastien Lecornu a défendu lundi le bilan des politiques menées depuis 10 ans, réfutant tout "déni" face à une nouvelle hausse mais appelant à ne pas tomber dans la "caricature".

Avec un taux à 8,3%, au plus haut niveau depuis l'automne 2020, en plein Covid, et depuis l'automne 2019 auparavant, l'objectif d'Emmanuel Macron d'un taux de chômage à 5% de la population active s'est encore éloigné au deuxième trimestre.