Incendies: déjà plus de surface brûlée dans l'UE qu'en 2021

Une vue aérienne montre des champs d'oliviers brûlés alors qu'un incendie de forêt fait rage à Megara, à l'ouest d'Athènes, le 20 juillet 2022. (Photo, AFP)
Une vue aérienne montre des champs d'oliviers brûlés alors qu'un incendie de forêt fait rage à Megara, à l'ouest d'Athènes, le 20 juillet 2022. (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 21 juillet 2022

Incendies: déjà plus de surface brûlée dans l'UE qu'en 2021

  • Dans les 27 pays de l'Union européenne, les incendies ont ravagé au total 517 881 hectares depuis le début de l'année
  • Si la tendance se poursuit, 2022 pourrait ainsi égaler ou dépasser 2017, pire année enregistrée dans l'UE depuis la création de l'EFFIS en 2000, qui avait vu 988 087 hectares de végétation partir en fumée

PARIS : Les feux de forêt qui ont fait rage ces dernières semaines en Europe, notamment dans l'ouest du continent frappé par des vagues de chaleur, ont déjà touché plus de surface que pendant toute l'année 2021, selon le service de surveillance spécialisé européen.

Dans les 27 pays de l'Union européenne, les incendies ont ravagé au total 517 881 hectares depuis le début de l'année (chiffres du 16 juillet), soit un peu plus de 5 000 km2, équivalent à la surface d'un département français comme la Mayenne, ou des îles de Trinité-et-Tobago dans les Caraïbes.

Pour toute l'année 2021, pourtant marquée par de nombreux incendies en Italie et en Grèce, 470 359 hectares (4 700 km2) avaient brûlé dans les pays de l'UE, selon les données compilées par le Système européen d'information sur les feux de forêt (EFFIS).

Si la tendance se poursuit, 2022 pourrait ainsi égaler ou dépasser 2017, pire année enregistrée dans l'UE depuis la création de l'EFFIS en 2000, qui avait vu 988 087 hectares de végétation partir en fumée, soit près de 10 000 km2 ou la superficie d'un pays comme le Liban.

"La situation est encore pire que prévu, même si nous nous attendions à des anomalies de température grâce aux prévisions (météo) à long terme", explique à l'AFP Jesus San Miguel, coordinateur de l'EFFIS, qui souligne que "la vague de chaleur est déterminante (dans la situation) et clairement liée au réchauffement climatique".

Près de 40 000 hectares ont brûlé en France depuis le début de l'année, contre un peu plus de 30 000 pour toute l'année 2021, plus de 190 000 hectares en Espagne, contre presque 85 000 en 2021, et plus de 46.000 au Portugal contre plus de 25 000 en 2021.

Même des pays peu habitués aux feux de forêt, comme la Grande-Bretagne où la température a pour la première fois dépassé 40°C cette semaine, voient les surfaces touchées s'envoler: un peu plus de 20 000 hectares y ont brûlé depuis le début de l'année, contre un peu plus de 6 000 en 2021, selon l'EFFIS.

"Nous savions que ce serait un été difficile et nous nous attendons à ce que ça se poursuive, nous n'en sommes même pas à la moitié de la saison des feux", souligne M. San Miguel. "Auparavant la saison se concentrait de juillet à septembre, maintenant nous avons des saisons plus longues et des feux très intenses".


L'armée américaine dit avoir avoir tiré sur un navire qui violait son blocus des ports iraniens

L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
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  • Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains
  • C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet

WASHINGTON: L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington.

Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains, précise le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, le Centcom, dans un communiqué publié sur X.

C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet. Depuis, les forces américaines affirment avoir redirigé 55 navires qui tentaient de passer.

Lors de la première mise en place du blocus, entre mi-avril et mi-juin, l'armée américaine avait tiré sur neuf navires et redirigé plus de 140 autres.


Trump assure que sa relation avec Netanyahu est "très bonne" en dépit des désaccords sur Gaza

Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que sa relation avec Benjamin Netanyahu reste « très bonne », malgré les désaccords sur la feuille de route américaine pour Gaza
  • Netanyahu refuse tout retrait israélien tant que le Hamas ne sera pas désarmé, tout en affirmant qu’Israël continuera à défendre ses propres positions face à Washington

WASHINGTON: Donald Trump a assuré lundi que sa relation avec Benjamin Netanyahu restait "très bonne", après que ce dernier a rejeté la dernière feuille de route américaine pour Gaza.

Le Premier ministre israélien avait déjà exprimé des réticences sur ce texte censé lancer la deuxième étape du plan de paix.

L'armée israélienne "n'effectuera aucun retrait tant que le Hamas ne sera pas véritablement désarmé", a déclaré Benjamin Netanyahu, qui tente de donner des gages à ses alliés d'extrême droite avant de délicates élections législatives en septembre.

Il a qualifié le président américain de "plus grand ami (d'Israël) à la Maison Blanche", tout en faisant comprendre qu'il était prêt à lui tenir tête: "Ils ont des idées, certaines nous conviennent et d'autres non, et nous savons défendre nos positions sur ces questions."

Les relations entre les deux dirigeants ont connu des difficultés au printemps.

Donald Trump, en des termes très virulents, a reproché en avril à Benjamin Netanyahu de saper des négociations en vue d'un cessez-le-feu avec l'Iran.


Trump va réclamer lui aussi des "compensations" à l'Iran

Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que Washington réclamera à l’Iran des compensations pour les victimes et dégâts liés à ses attaques et conflits passés
  • Ces nouvelles exigences pourraient compliquer davantage les négociations sur le détroit d’Ormuz, alors que Téhéran réclame lui aussi des réparations et la levée des sanctions américaines

WASHINGTON: Donald Trump a déclaré lundi sur son réseau Truth Social que les Etats-Unis allaient réclamer des "compensations" pour des attaques menées par l'Iran depuis des décennies contre des adversaires à l'étranger ou contre des manifestants sur son sol.

Le président américain a assuré que cette demande serait faite "fermement" dans toute négociation, en réponse à une exigence de longue date des autorités iraniennes, qui conditionnent tout accord sur le détroit d'Ormuz au versement de réparations américaines.

L'Iran "demande des compensations pour les dommages qu'ils ont subis pendant les cinq mois de conflit militaire", a écrit Donald Trump, "bien que cela n'ait jamais été évoqué dans aucune de nos négociations ou réunions."

"Mais c'est une idée intéressante parce que, de la même manière, je demande moi aussi des compensations à l'Iran, pour tous les gens qu'ils ont tués et blessés" dans des attaques et "conflits", dont "les familles de ceux tués sur l'USS Cole", un navire de guerre américain frappé par un attentat meurtrier en 2000 au Yémen, a ajouté le milliardaire républicain.

Donald Trump a ajouté que "des compensations devraient être versées pour les familles des centaines de milliers de manifestants innocents que l'Iran a tués ces dernières cinquante années, sans même parler des 52.000 tués ces cinq derniers mois".

Un peu plus tard, dans une autre publication, le président octogénaire a jugé que l'Iran devait être tenu "responsable des dégâts et morts causés au Liban, en Syrie, au Yémen et à Gaza".

Ces nouvelles exigences de l'imprévisible dirigeant américain risquent de mettre hors de portée un accord rapide sur le détroit d'Ormuz, qui paraissait déjà bien improbable alors que l'Iran exige de son côté l'acceptation par Washington de "toutes" ses conditions.

Téhéran juge que les Etats-Unis doivent "mettre fin définitivement à la guerre et à l'agression" contre l'Iran et ses alliés, y compris au Yémen et en Irak, lever leur blocus des ports iraniens, "indemniser intégralement l'Iran pour les dommages causés" par les hostilités, lever les sanctions contre l'économie et débloquer "sans condition" les avoirs iraniens gelés.

Dimanche, Donald Trump a laissé entendre qu'il n'avait besoin d'engager ni une offensive militaire majeure ni un effort diplomatique particulier, en assurant qu'il lui suffisait d'"observer" les difficultés économiques de l'Iran.