Les abeilles sans dard, un trésor encore peu connu du Brésil

Détail d'une ruche d'abeilles indigènes brésiliennes à l'Institut Abelha Nativa de Brasilia, le 10 juillet 2022. Le Brésil a découvert le potentiel de ses abeilles indigènes, un trésor méconnu d'une grande valeur commerciale. (Photo par EVARISTO SA / AFP)
Détail d'une ruche d'abeilles indigènes brésiliennes à l'Institut Abelha Nativa de Brasilia, le 10 juillet 2022. Le Brésil a découvert le potentiel de ses abeilles indigènes, un trésor méconnu d'une grande valeur commerciale. (Photo par EVARISTO SA / AFP)
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Publié le Vendredi 22 juillet 2022

Les abeilles sans dard, un trésor encore peu connu du Brésil

  • Les abeilles natives («méliponides») sont dépourvues de dard, et cohabitent sans problème avec l'homme
  • Ces abeilles restent un trésor encore peu connu au Brésil, où se trouvent un grand nombre d'espèces

BRASILIA : Luiz Lustosa soulève le couvercle d'une boîte en bois et, instantanément, des milliers d'abeilles sortent de petits cratères de cire et forment autour de lui un nuage bourdonnant.

«C'est merveilleux!», dit ce fonctionnaire de 66 ans qui consacre son temps libre à son élevage d'abeilles natives, dont le miel est de plus en plus recherché dans la cuisine gastronomique, mais aussi dans l'industrie pharmaceutique ou les cosmétiques.

M. Lustosa ne porte qu'une chemise à manches longues, un jean et un chapeau avec un voile pour protéger son visage.

Car les abeilles natives («méliponides») sont dépourvues de dard, et cohabitent sans problème avec l'homme. Elles ont un rôle énorme à jouer dans la protection de l'environnement, et cela impressionne Luiz Lustosa.

Président de l'Institut Abelha Nativa (Abeille native) à Brasilia, Luiz Lustosa s'est pris de passion pour la reproduction de six espèces, quand il s'est rendu compte, avec d'autres chercheurs, qu'elles étaient en voie d'extinction.

«Mais ce n'était pas seulement les abeilles, mais toute la nature» qui l'était, dit-il.

«Nous expliquons aux enfants que ces abeilles ne piquent pas, qu'elles sont nécessaires à l'environnement, à la nature, et qu'elles sont là pour nous aider», dit M. Lustosa, interrogé à l'Institut où il organise des ateliers sur la reproduction des abeilles, et vend du miel natif.

- Potentiel inexploité -

Même si l'intérêt pour ces abeilles s'est accru durant la pandémie de Covid -- des particuliers ont commencé à en élever chez eux -- les abeilles natives restent un trésor encore peu connu au Brésil, où se trouvent un grand nombre d'espèces.

Jatai, uruçu, mandaçaia, mandaguari... sur les 550 espèces d'abeilles sans dard identifiées dans le monde -- toujours dans des pays tropicaux ou subtropicaux -- 250 ont été trouvées au Brésil, selon Cristiano Menezes, responsable de la recherche et développement de l'organisme public Embrapa (Entreprise brésilienne de recherche agricole).

Dans les fermes, les cultivateurs comptent beaucoup sur les abeilles natives pour polliniser et améliorer le rendement des cultures de fruits rouges, des poires ou des avocats, entre autres.

Mais ce miel connu depuis longtemps des tribus indigènes et considéré comme plus pur et plus sain (il a un faible indice glycémique et les abeilles ne se nourrissent que de fleurs et de fruits) commence aussi à intéresser le secteur de la gastronomie.

Le miel de ces abeilles, dont le goût et l'acidité diffèrent selon les espèces, est plus coûteux et recherché que celui des abeilles avec dard, qui produisent jusqu'à 30 fois plus.

Quand un kilo de miel d'abeille africaine (avec dard) se vend près de six euros, celui d'une abeille native s'échange à presque 55 euros.

«Les abeilles permettent aux entreprises d'avoir un impact positif sur la société, l'environnement et l'agriculture», résume M. Menezes.

- «Un monde riche comme celui du vin» -

Las abeilles natives ont été oubliées lors de la colonisation des Amériques.

Les jésuites auraient introduit les abeilles africaines, plus recherchés au début du XIXe siècle en raison de leur cire épaisse permettant de fabriquer des bougies.

Contrairement à celles-ci, les méliponides ne vont pas se nourrir de déchets alimentaires contenant du sucre, mais seulement sur les arbres natifs. Ainsi est-il aussi important pour les méliponiculteurs de planter des arbres fruitiers que de reproduire les insectes.

«Elles dépendent de la végétation, de la forêt. C'est pourquoi ces apiculteurs sont des agents de conservation», explique Jeronimo Villas-Boas, écologiste et méliponiculteur à Sao Paulo.

M. Villas-Boas tente d'augmenter la production de miel pour que ce produit «consommé par différentes populations», comme les tribus autochtones et les descendants d'esclaves puissent en faire «un commerce».

Parmi ses clients: le chef brésilien renommé Alex Atala, du restaurant D.O.M à Sao Paulo, deux étoiles au Michelin. Fasciné par le miel des abeilles natives, il l'a mis à sa carte.

C'est la partie «la plus divertissante du menu», dit M. Atala à l'AFP dans la cuisine du restaurant situé dans le quartier chic de Jardins: un morceau de manioc cuit dans du lait, arrosé d'un miel de l'espèce brésilienne tubi, qui est proposé entre le plat principal et le dessert.

«Nous avons un monde aussi riche que celui du vin à découvrir», s'émerveille le chef étoilé.


Attaques de drones sur des infrastructures pétrolières en Russie, une raffinerie en feu

Un véhicule de recrutement militaire renversé à Lviv, à la suite des troubles qui ont éclaté après que des officiers ont interpellé un homme soupçonné de se soustraire au service militaire et l'ont conduit dans un centre de recrutement le 8 juillet 2026, dans le contexte de l'invasion russe de l'Ukraine. (Photo : document fourni / Bureau du procureur général ukrainien / AFP)
Un véhicule de recrutement militaire renversé à Lviv, à la suite des troubles qui ont éclaté après que des officiers ont interpellé un homme soupçonné de se soustraire au service militaire et l'ont conduit dans un centre de recrutement le 8 juillet 2026, dans le contexte de l'invasion russe de l'Ukraine. (Photo : document fourni / Bureau du procureur général ukrainien / AFP)
  • Le gouverneur de la région de Rostov, Iouri Slioussar, également dans le sud de la Russie, a indiqué que deux installations de stockage d'hydrocarbures à Azov avaient pris feu, suite à des frappes
  • Ces nouvelles attaques contre des infrastructures pétrolières interviennent au moment où le pays connaît des difficultés d'approvisionnement en carburant, qui sont particulièrement sévères dans la péninsule de Crimée voisine

MOSCOU: Des attaques de drones ont visé plusieurs infrastructures pétrolières dans le sud de la Russie vendredi, déclenchant un incendie dans une raffinerie de la région de Krasnodar, ont indiqué les autorités, faisant état de la destruction de 376 drones ukrainiens dans la nuit.

"A la suite de la chute de débris de drones, un incendie s’est déclaré à la raffinerie d'Ilskiï", a indiqué le quartier général opérationnel de la région de Krasnodar sur Telegram, précisant qu'il n'y a pas eu de victimes.

Le gouverneur de la région de Rostov, Iouri Slioussar, également dans le sud de la Russie, a indiqué que deux installations de stockage d'hydrocarbures à Azov avaient pris feu, suite à des frappes.

Ces nouvelles attaques contre des infrastructures pétrolières interviennent au moment où le pays connaît des difficultés d'approvisionnement en carburant, qui sont particulièrement sévères dans la péninsule de Crimée voisine.

Entre 20H00 locales jeudi et vendredi 7H00, les forces russes ont détruit 376 drones ukrainiens, a précisé le ministère russe de la Défense sur la messagerie Max.

La Russie continue de frapper presque quotidiennement l'Ukraine, plus de quatre ans après le début de la guerre, pire conflit en Europe depuis la Deuxième Guerre mondiale, jusqu'à présent sans issue diplomatique.

L'Ukraine a également intensifié ses frappes sur le territoire russe, parfois très loin de la frontière, visant particulièrement des infrastructures de transport et de stockage d'hydrocarbures pour tenter d'assécher la capacité de Moscou à financer son effort de guerre.


L'Iran cherche à tuer Donald Trump, a affirmé Israël auprès de Washington

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu écoute le président américain Donald Trump s'exprimer devant les journalistes lors d'une conférence de presse conjointe à la résidence Mar-a-Lago de Trump, à Palm Beach, en Floride. (AFP)
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu écoute le président américain Donald Trump s'exprimer devant les journalistes lors d'une conférence de presse conjointe à la résidence Mar-a-Lago de Trump, à Palm Beach, en Floride. (AFP)
  • Israël a transmis aux États-Unis des renseignements affirmant que l'Iran préparerait un nouveau projet d'assassinat contre Donald Trump, selon des médias américains.
  • Ces révélations surviennent sur fond de tensions entre Washington et Israël concernant la guerre en Iran, certains responsables américains évoquant une possible tentative d'influencer la politique de Donald Trump

WASHINGTON: Israël a transmis à Washington des informations de ses services de renseignement selon lesquelles l'Iran prépare un nouveau plan pour assassiner Donald Trump, rapportent jeudi le Wall Street Journal et CNN en citant des sources anonymes.

Les deux médias américains sont avares en détails. Selon une source citée par CNN, l'alerte est arrivée cette semaine aux oreilles des Américains. Selon une autre source auprès de la chaîne, les Israéliens ont confirmé un nouveau plan iranien déjà partiellement détecté par les services américains.

Interrogée par l'AFP, la Maison Blanche n'a pas démenti, renvoyant simplement vers des déclarations de Donald Trump datant de mercredi: "Ils veulent éliminer le dirigeant américain - moi. Je suis sur une sorte de liste, j'ai vu ce matin que je suis sur toutes leurs listes".

Le président avait alors quitté le sommet de l'Otan en Turquie avec l'ancien avion présidentiel, et non le nouveau offert par le Qatar, en raison de questions de sécurité, selon le New York Times.

Ces fuites évoquant un nouveau complot interviennent au moment où la relation entre Israël et les Etats-Unis et leurs deux dirigeants, le Premier ministre Benjamin Netanhayu et Donald Trump, bat de l'aile à propos de la guerre en Iran.

Les Etats-Unis sont le principal allié d'Israël, mais le président américain s'est à plusieurs reprises livré ces dernières semaines à des critiques publiques de M. Netanyahu, après que la guerre menée par Israël contre le Hezbollah au Liban a menacé les pourparlers avec l'Iran.

Des sources américaines citées par CNN estiment que cette transmission d'informations israéliennes aux Américains pourrait constituer un effort du gouvernement Netanyahu visant à convaincre Donald Trump de poursuivre ses bombardements contre l'Iran, redémarrés cette semaine.

Les Etats-Unis ont assassiné le puissant général iranien Qassem Soleimani en Irak en 2020, lors du premier mandat du républicain, et l'Iran a publiquement menacé de représailles, notamment à l'encontre de Donald Trump.

L'Iran vient d'inhumer son défunt guide suprême Ali Khamenei, tué dans une frappe américano-israélienne fin février au tout début de leur guerre, après plusieurs jours de funérailles marquées le désir de vengeance.


L'armée américaine dit avoir mené une nouvelle série de frappes en Iran, sur 90 cibles

Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Selon le Centcom, ces frappes visent à réduire les capacités de l’Iran à menacer la navigation commerciale dans le détroit d’Ormuz

WASHINGTON: L'armée américaine a atteint quelque 90 "cibles militaires" en Iran, parmi lesquelles des systèmes de défense antiaérienne, lors de sa dernière série de frappes, a annoncé mercredi soir le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom).

"Les Etats-Unis ont achevé une nouvelle série de frappes contre l'Iran, le 8 juillet, afin de dégrader davantage la capacité de l'Iran à s'en prendre au transport maritime commercial et à d'innocents marins civils dans le détroit d'Ormuz", a détaillé le Centcom dans un communiqué publié sur X.