L’OMS avertit : La Covid-19 se répand de manière exponentielle en Méditerranée orientale

Les pays de la Région de la Méditerranée orientale ont signalé une augmentation constante du nombre de cas confirmés de Covid-19 et de décès (Photo, AFP).
Les pays de la Région de la Méditerranée orientale ont signalé une augmentation constante du nombre de cas confirmés de Covid-19 et de décès (Photo, AFP).
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Publié le Samedi 23 juillet 2022

L’OMS avertit : La Covid-19 se répand de manière exponentielle en Méditerranée orientale

  • Dans 17 pays de la Région, l'assouplissement des mesures liées à la Covid-19 telles que le port du masque et la distance sociale ont été associés à une transmission accrue du virus et de ses sous-variants
  • Le Comité d'urgence de l'Organisation mondiale de la santé sur la Covid-19 a décidé le 8 juillet 2022 que le virus restait une urgence de santé publique de portée internationale

GENÈVE : Au cours des six dernières semaines, les pays de la Région de la Méditerranée orientale ont signalé une augmentation constante du nombre de cas confirmés de Covid-19 et de décès, avec une moyenne quotidienne de 18 000 cas et 31 décès. Dans 17 pays de la Région, l'assouplissement des mesures liées à la Covid-19 telles que le port du masque et la distance sociale ont été associés à une transmission accrue du virus et de ses sous-variants Omicron, entraînant une augmentation des cas, des hospitalisations et une hausse du nombre de décès.

«Cette tendance actuelle indique que l'épidémie de Covid-19 est loin d'être terminée », a déclaré le directeur régional de l'OMS pour la Méditerranée orientale, le Dr Ahmed Al Mandhari. «Nous essayons d'oublier la Covid-19, mais le virus se propage davantage.»

«Lorsqu'il y a une augmentation des cas et des décès de Covid-19, nous craignons que nos systèmes de santé ne soient mis à rude épreuve. Les vaccins nous ont donné un avantage pour lutter contre le virus. Soyons conscients pour protéger les membres les plus vulnérables de nos communautés au lieu de surcharger à nouveau le personnel de santé et des soins intensifs », avertit le Dr Al Mandhari.

Le Comité d'urgence de l'Organisation mondiale de la santé sur la Covid-19 a décidé le 8 juillet 2022 que le virus restait une urgence de santé publique de portée internationale. Les préoccupations incluent la propagation rapide des sous-variants d'Omicron, des niveaux inférieurs de tests et de séquençage, et l'injustice continue de la vaccination.


Bélarus: mort du ministre des Affaires étrangères Makeï

Le ministre des Affaires étrangères du Bélarus, Vladimir Makeï, est mort à l'âge de 64 ans. (Photo, AFP)
Le ministre des Affaires étrangères du Bélarus, Vladimir Makeï, est mort à l'âge de 64 ans. (Photo, AFP)
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  • M. Makeï avait pris part cette semaine à Erevan en Arménie à un sommet de l'Organisation du traité de sécurité collective (OTSC), alliance militaire menée par Moscou
  • Le Bélarus a mis son territoire à la disposition des forces russes pour lancer leur offensive contre l'Ukraine en février

MOSCOU: Le ministre des Affaires étrangères du Bélarus, Vladimir Makeï, est mort à l'âge de 64 ans, a annoncé samedi l'agence Belta de ce pays dont le président Alexandre Loukachenko est un proche allié de Moscou.

Le Bélarus a mis son territoire à la disposition des forces russes pour lancer leur offensive contre l'Ukraine en février. Kiev accuse Moscou de se servir de ce pays comme base arrière logistique et pour mener ses frappes.

"Le ministre des Affaires étrangères bélarusse, Vladimir Makeï, est mort de façon subite", a indiqué Belta en citant son porte-parole Anatoli Glaz.

M. Makeï avait pris part cette semaine à Erevan en Arménie à un sommet de l'Organisation du traité de sécurité collective (OTSC), alliance militaire menée par Moscou.

En février, il avait assuré que "pas un seul" soldat russe ne resterait au Bélarus après des manœuvres conjointes avec Moscou à la frontière ukrainienne, quelques semaines avant l'offensive.


La présidente taïwanaise abandonne la tête de son parti après une défaite aux élections locales

La présidente taïwanaise Tsai Ing-wen quitte un bureau de vote après avoir voté aux élections municipales de la ville de New Taipei le 26 novembre 2022. (Photo, AFP)
La présidente taïwanaise Tsai Ing-wen quitte un bureau de vote après avoir voté aux élections municipales de la ville de New Taipei le 26 novembre 2022. (Photo, AFP)
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  • Tsai Ing-wen restera toutefois présidente de l'île, fonction qu'elle occupe depuis 2016
  • Les électeurs étaient également amenés à se prononcer par référendum sur un abaissement de 20 à 18 ans de l'âge légal pour voter, qui a été rejeté

TAIPEI: La présidente taïwanaise Tsai Ing-wen a annoncé samedi qu'elle abandonnait ses fonctions à la tête du parti au pouvoir, après une défaite aux élections locales.

Les Taïwanais étaient notamment appelés aux urnes pour les élections municipales et provinciales, un scrutin que Tsai Ing-wen avait qualifié de test pour démontrer "la résilience de Taïwan et se détermination à défendre la liberté et la démocratie", face aux menaces de Pékin.

Mais le PDP a perdu quatre des six principales villes de l'île de 23 millions d'habitants, dont la capitale Taipei.

"Les résultats des élections ne sont pas ceux que nous attendions (...). J'en endosse toute la responsabilité et je démissionne immédiatement de la présidence du Parti démocratique progressiste (PDP)", a-t-elle déclaré à des journalistes.

"Mais nous n'avons pas le temps de nous attrister, nous devons nous relever (...) pour faire face aux défis de la situation internationale actuelle et de l'avenir", a-t-elle ajouté.

Tsai Ing-wen restera toutefois présidente de l'île, fonction qu'elle occupe depuis 2016.

Les électeurs étaient également amenés à se prononcer par référendum sur un abaissement de 20 à 18 ans de l'âge légal pour voter, qui a été rejeté.

Enjeux locaux

Après avoir tourné la page de décennies de loi martiale en 1987, Taïwan est devenue l'une des démocraties les plus dynamiques et progressistes d'Asie. De quoi inquiéter la Chine voisine, qui considère l'île comme faisant partie de son territoire et qui a juré d'en reprendre le contrôle, par la force si nécessaire.

Depuis l'arrivée de la présidente Tsai Ing-wen au pouvoir, dont le parti considère Taïwan comme une nation souveraine de facto, Pékin a coupé les communications officielles avec l'île, intensifié ses exercices militaires, durci les pressions économiques et arraché à Taïwan sept de ses alliés diplomatiques.

Les tensions entre Taipei et Pékin ont atteint leur niveau le plus élevé en août, après la visite de Nancy Pelosi - figure politique américaine - à laquelle Pékin a rétorqué par de gigantesques manoeuvres militaires.

Mais la menace d'un conflit n'a pas pesé sur les préoccupations lors de ce scrutin, où des thématiques locales ont principalement été abordées.

L'opposition est dominée par le parti du Kuomintang plus favorable à un rapprochement avec la Chine, qui a promis samedi de "travailler dur pour maintenir la paix dans la région" et de se préparer à remporter la prochaine présidentielle, en 2024.

"Les relations avec la Chine n'étaient pas vraiment à l'ordre du jour des élections cette année, mais elles le seront en 2024", a jugé Sung Wen-ti, un enseignant de l'Australian National University, spécialiste de Taïwan, interrogé par l'AFP.

Tsai Ing-wen avait déjà démissionné de la présidence du PDP en 2018, après une défaite lors des élections locales, avant de remporter une large victoire à la présidentielle de 2020.

 


Nord du Burkina : quatre soldats tués dans l'explosion d'un engin artisanal

Depuis 2015, le Burkina Faso est régulièrement endeuillé par des attaques djihadistes de plus en plus fréquentes ayant fait des milliers de morts et contraint quelque deux millions de personnes à fuir leurs foyers. (Photo, AFP)
Depuis 2015, le Burkina Faso est régulièrement endeuillé par des attaques djihadistes de plus en plus fréquentes ayant fait des milliers de morts et contraint quelque deux millions de personnes à fuir leurs foyers. (Photo, AFP)
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  • « Un incident à l’engin explosif improvisé s’est produit ce vendredi sur l’axe Bourzanga-Kongoussi, au retour d’une mission d’escorte sur Djibo», chef-lieu de la province du Soum, a indiqué l’armée
  • Comme de nombreuses autres villes du nord du Burkina Faso, Djibo est sous blocus des groupes djihadistes

OUAGADOUGOU: Quatre soldats burkinabè ont été tués et un blessé dans l'explosion d'un engin artisanal, vendredi dans le nord du pays, a annoncé samedi l’état-major de ce pays en proie à des attaques djihadistes récurrentes.

"Un incident à l’engin explosif improvisé s’est produit ce vendredi sur l’axe Bourzanga-Kongoussi, au retour d’une mission d’escorte sur Djibo", chef-lieu de la province du Soum, a indiqué l’armée dans un communiqué.

"Cet incident a malheureusement occasionné la perte de quatre de nos vaillants combattants. Un blessé, évacué d’urgence, a été pris en charge par le service de santé des Armées", poursuit le texte.

"L’unité ciblée avait escorté un convoi de ravitaillement dans la ville de Djibo", a précisé à l’AFP une source sécuritaire, expliquant que "les éléments avaient essuyé des tirs de harcèlement plus tôt".

Comme de nombreuses autres villes du nord du Burkina Faso, Djibo est sous blocus des groupes djihadistes, qui mènent des attaques contre les convois de ravitaillement, principalement sur l'axe menant à Bourzanga et Kongoussi.

Depuis 2015, le Burkina Faso est régulièrement endeuillé par des attaques djihadistes de plus en plus fréquentes ayant fait des milliers de morts et contraint quelque deux millions de personnes à fuir leurs foyers.

Ces attaques se sont multipliées ces derniers mois, essentiellement dans le nord et l'est du pays.

Investi le 21 octobre président de la transition par le Conseil constitutionnel, le capitaine Ibrahim Traoré, auteur d'un coup d'Etat militaire le 30 septembre contre le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, s'est donné pour objectif "la reconquête du territoire occupé par ces hordes de terroristes".

A l'issue d'une grande campagne de recrutement, 90 000 civils se sont inscrits pour rejoindre les Volontaires pour la défense de la patrie (VDP), appelés à seconder l'armée dans sa lutte contre les djihadistes.