Les Etats-Unis face à des températures extrêmes, incendie alarmant en Californie

Une maison brûle alors que le feu de chêne traverse la région le 23 juillet 2022 près de Mariposa, en Californie (Photo, AFP).
Une maison brûle alors que le feu de chêne traverse la région le 23 juillet 2022 près de Mariposa, en Californie (Photo, AFP).
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Publié le Dimanche 24 juillet 2022

Les Etats-Unis face à des températures extrêmes, incendie alarmant en Californie

  • La planète a déjà enregistré cette année plusieurs canicules
  • En juin 2021, un «dôme de chaleur» d'une intensité rarissime avait semé le chaos sur toute la côte ouest des Etats-Unis

LOS ANGELES: Une vague de "chaleur extrême" frappait des dizaines de millions d'Américains ce week-end, avec de nombreux records de températures attendus dans le centre et le nord-est et un feu de forêt se propageant de manière alarmante en Californie.

"Oak Fire" s'est déclaré vendredi dans le comté de Mariposa, près du Parc national de Yosemite et de ses séquoias géants, et s'est déjà déplacé sur plus de 2.500 hectares, détruisant dix propriétés et en endommageant cinq autres, selon un bulletin samedi du Département californien des forêts et de la protection contre le feu.

Plusieurs routes ont été coupées et plusieurs zones ont reçu l'ordre d'évacuer, alors que le feu, d'une "activité extrême" et combattu par environ 400 pompiers, n'était pas du tout maîtrisé samedi, selon la même source.

D'après un climatologue de l'université de Californie à Los Angeles, Daniel Swain, le feu "s'est propagé de manière importante dans presque toutes les directions", "dans un contexte de forte charge combustible et de sécheresse extrême".

"La série d'incendies de forêt relativement modestes et non destructeurs qui a sévi en Californie jusqu'à présent cette saison semble terminée", a-t-il ajouté sur Twitter.

L'Ouest américain a déjà connu ces dernières années des feux de forêt d'une ampleur et d'une intensité exceptionnelles, avec un très net allongement de la saison des incendies, un phénomène que les scientifiques attribuent au réchauffement climatique.

Tornade

Des témoins ont posté sur les réseaux sociaux des images d'un immense et impressionnant tourbillon de fumée épaisse s'élevant de la forêt, comme une tornade, un phénomène dangereux de pyrocumulus qui peut alimenter l'incendie.

Ce feu est l'une des conséquences les plus dramatiques de la vague de chaleur qui touche les Etats-Unis ce week-end, dans une zone localisée entre la Californie et l'Oregon à l'ouest mais de manière beaucoup plus étendue dans le centre et le nord-est.

"La chaleur extrême va se poursuivre dans le centre des États-Unis et s'étendre au nord-est ce week-end, avec de nombreux records de température qui devraient être établis aujourd'hui (samedi) et dimanche dans toute la région", a annoncé le service météo national (NWS).

"Cette chaleur alimentera les phénomènes météorologiques violents dans le nord du Midwest aujourd'hui (samedi), avec une menace importante de vents destructeurs, de gros grêlons et de quelques tornades", poursuit le NWS sur son bulletin.

Une chaleur étouffante était notamment ressentie dans la capitale Washington, où les températures devaient flirter avec la barre symbolique des 100 degrés Fahrenheit (37 à 38 degrés Celsius). New York n'était pas épargnée, avec des températures proches de 35 degrés.

La température ressentie pourrait aussi atteindre 43 degrés dans certaines zones de l'Utah (ouest), de l'Arizona (sud) et dans le nord-est, selon NWS.

Etat d'urgence 

A Boston, où la maire Michelle Wu a décrété un "état d'urgence lié à la chaleur", prévoyant l'ouverture de lieux municipaux pour se rafraîchir et des piscines ouvertes plus longtemps, il pourrait faire 37 degrés dimanche.

Cette semaine, le président américain Joe Biden a une nouvelle fois souligné le "danger clair et immédiat" que représente le changement climatique, "une menace existentielle pour notre nation et le monde". Mais ses marges de manoeuvre sont limitées au Congrès et par la Cour supême.

La planète a déjà enregistré cette année plusieurs canicules, comme en juillet en Europe occidentale ou en Inde en mars-avril. Leur multiplication est un signe indubitable du changement climatique, selon les scientifiques.

En juin 2021, un "dôme de chaleur" d'une intensité rarissime avait semé le chaos sur toute la côte ouest des Etats-Unis et du Canada, faisant plus de 500 morts et causant d'importants incendies, avec des températures frôlant les 50 degrés.


Iran: le négociateur en chef conditionne toute discussion avec les Etats-Unis aux «lignes rouges» fixées par Téhéran

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
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  • "Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement
  • L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient

TEHERAN: Le chef de l'équipe de négociation iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf, a insisté vendredi sur le nécessaire respect des "lignes rouges" de l'Iran lors des futurs pourparlers avec les Etats-Unis.

"Comme nous l'avons démontré tout au long des négociations précédentes, nous restons fermes dans le respect des conditions et des lignes rouges fixées, et dans la défense des intérêts de la nation iranienne", a déclaré l'influent M. Ghalibaf, cité par l'agence Irna.

"Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement.

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient.

Le président iranien Massoud Pezeshkian, qui a paraphé l'accord à distance avec son homologue américain Donald Trump, a publié une déclaration similaire, réaffirmant que les intérêts nationaux demeuraient la "ligne rouge" de son pays, sans plus de précisions.

Cette signature doit ouvrir la voie à des négociations plus poussées et techniques, d'une durée reconductible de 60 jours, centrées sur le programme nucléaire iranien en vue d'un accord définitif.

Mais de premiers pourparlers, prévus vendredi en Suisse, ont été annulés.

Les propos de M. Ghalibaf font suite à un communiqué du guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, faisant part de ses réserves pour le protocole d'accord qu'il a finalement autorisé.

Il prévoit notamment la fin de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban. Mais des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés, selon les autorités libanaises, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats.

L'accord a par ailleurs permis la levée du blocus naval américain imposé depuis deux mois aux ports iraniens et la réouverture par Téhéran du détroit d'Ormuz, voie maritime cruciale pour les hydrocarbures.

En Iran, le texte suscite l'opposition de certains conservateurs, hostiles à des concessions, notamment sur le contrôle du stratégique détroit.

"Les Américains ne respectent aucun engagement, ils n'ont jamais été loyaux envers aucun accord et ils ne le seront jamais", a ainsi déclaré Hossein Shariatmadari, rédacteur en chef du journal ultraconservateur Kayhan, lors d'une interview jeudi accordée à la télévision d'Etat.

"Le détroit d'Ormuz est le moyen d'obtenir des compensations" lors des négociations, a-t-il estimé.


Vance lance un avertissement aux critiques de Trump en Israël

JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
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  • "Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti
  • "Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président

WASHINGTON: JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington.

"Ce que je veux dire, et cela me dérange, c'est qu'il y a des gens dans le gouvernement de Bibi (le surnom du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ndlr) qui se sont exprimés pour attaquer l'accord et qui d'une certaine manière ont attaqué le président des Etats-Unis très personnellement", a dit le vice-président américain pendant une conférence de presse.

"Mon message pour eux est double. D'abord, Donald J. Trump est le seul chef d'Etat dans le monde entier qui est compréhensif envers Israël aujourd'hui, et il se trouve être le chef d'Etat de la première puissance mondiale", a poursuivi JD Vance.

"Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti.

"Le second message que je voudrais lancer à certains de ces ministres qui attaquent le président des Etats-Unis - Bibi, et c'est tout à son honneur, n'a pas pris cette voie - c'est que ces trois derniers mois, deux tiers des armes défensives qui ont protégé votre pays ont été fabriquées par des mains américaines et payées par les contribuables américains", a ajouté JD Vance.

"Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président.


Trump veut soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès

 Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
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  • "Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian
  • "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse

EVIAN: Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse.

"Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian. "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse.

Interrogé sur le texte de l'accord avec l'Iran, déjà signé électroniquement et qui fera l'objet d'une cérémonie de signature vendredi à Genève, Donald Trump a promis à nouveau de le rendre public.

"Je ne vais pas seulement le publier, je vais sûrement donner une conférence de presse et vous le lire à la virgule près pour être sûr que la presse le couvre correctement", a lancé le dirigeant républicain.

Il avait déjà indiqué vouloir attendre après la cérémonie de signature vendredi pour publier le texte.