Les troupes ukrainiennes, sous dotées, prêtes à l'offensive pour regagner le sud

Un militaire ukrainien passe à côté de bâtiments détruits dans la ville de Siversk, dans la région de Donetsk, le 22 juillet 2022 (Photo, AFP).
Un militaire ukrainien passe à côté de bâtiments détruits dans la ville de Siversk, dans la région de Donetsk, le 22 juillet 2022 (Photo, AFP).
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Publié le Lundi 25 juillet 2022

Les troupes ukrainiennes, sous dotées, prêtes à l'offensive pour regagner le sud

  • Kiev a juré de lancer une contre-offensive pour reprendre la région stratégique de Kherson
  • Pour l'instant, les troupes estiment que l'Ukraine se débrouille bien pour tenir la ligne de front

MYKOLAIV: Dans un village dévasté près de la ligne de front au sud de l'Ukraine, le bruit sourd de l'artillerie russe est un rappel constant de l'âpre bataille à venir pour les troupes de Kiev, dans une contre-offensive majeure attendue.

Les traces des destructions sont partout dans le village qui a été libéré de l'occupation russe après d'intenses combats, et non nommé pour des raisons de sécurité.

Presque toutes les maisons y ont été rasées ou lourdement endommagées et toute trace des résidents a disparu, tandis que des voitures incendiées jonchent le sol, parsemé de cratères béants causés par des roquettes.

Désormais, un petit détachement de soldats ukrainiens tient la position dans des tranchées de sacs de sable, aux pieds des bâtiments détruits, constamment à l'affût des drones de l'ennemi. Un couple de chiens et un chat leur tiennent compagnie au cours de ces longues journées d'attente dans la chaleur.

Kiev a juré de lancer une contre-offensive pour reprendre la région stratégique de Kherson, et le président Volodymyr Zelensky a indiqué samedi que les forces ukrainiennes avançaient "pas après pas".

Pour l'instant, les troupes estiment que l'Ukraine se débrouille bien pour tenir la ligne de front.

"Certains sont effrayés; mais que pouvons-nous faire? Nous devons défendre notre patrie, parce que si je ne le fais pas, mes enfants seront forcés de le faire eux", dit Stanislav, 49 ans, qui a laissé son épouse et ses deux enfants derrière lui pour rejoindre les troupes volontaires, dès le début de l'invasion russe.

Cependant, "nous n'avons vraiment pas assez d'artillerie", prévient Stanislav, selon qui "si nous tirons huit fois, les Russes ripostent 48 fois". "Pour l'instant, ils ont la supériorité en matériel", juge le volontaire qui vient de la région voisine d'Odessa. "Mais nous tenons bon !"

«Libérer Kherson, c'est certain»

Alors que Moscou a lancé l'essentiel de ses forces armées dans un assaut sanglant dans la région orientale du Donbass, la bataille de Kherson pourrait s'avérer essentielle.

Kherson a été la première région à tomber aux mains de Moscou, après le début de l'invasion, et sa reprise constituerait une victoire symbolique et stratégique majeure pour Kiev.

"Nous allons libérer Kherson, c'est certain. Nous ne le laisserons pas aux Russes", assure Oleksandr, soldat de 45 ans. "Nous devons résister puis détruire les troupes ennemies".

Dimanche, le conseiller du chef de l’administration militaire régionale fidèle à Kiev, Sergiy Khlan, a affirmé que la région serait "définitivement libérée" d'ici septembre. Et ajouté: "Notre armée avance franchement, nous passons d'une phase défensive à une contre-offensive".

Capturer la ville de Kherson, capitale de la région, et les terres environnantes, expulserait les forces russes du territoire principal au nord de son bastion en Crimée, et anéantirait les chances du Kremlin de lancer une offensive vers l'ouest, le long de la mer Noire, jusqu'à Odessa.

La bataille imminente sera également un test clé pour savoir si les troupes ukrainiennes, dotées de nouvelles armes à plus longue portée venues d'Occident, peuvent toujours espérer repousser les Russes et libérer tout le pays.

Selon Kiev et les services de renseignement occidentaux, Moscou renforce ses défenses dans le sud, pour tenter d'éviter toute offensive. En outre, les Russes ont intensifié leurs frappes contre la ville voisine de Mykolaïv, dans une tentative apparente de stopper toute progression ukrainienne, selon les mêmes sources.

De l'argent collecté en Pologne pour offrir un drone de combat à l'Ukraine

Une somme de 4,7 millions d'euros a été collectée auprès de la population polonaise en vue d'offrir un drone de combat turc Bayraktar à l'Ukraine, a annoncé dimanche l'initiateur de ce projet.

"22 500 000 zlotys ! Made in Poland", s'est félicité le journaliste Slawomir Sierakowski sur le site internet de la revue de gauche polonaise Krytyka Polityczna dont il est le cofondateur.

Cette collecte en Pologne fait suite à un projet semblable réalisé en mai dernier, avec succès, en Lituanie voisine.

"Jusqu'à présent, nous avons juste pu regarder toutes ces choses terribles à travers les médias. Là, nous nous sommes donnés la chance (...) de faire quelque chose de réel pour défendre l'Ukraine, pour les Ukrainiens", a-t-il expliqué à la chaîne de télévision TVN24.

Plus de 200 000 personnes ont participé à cette quête publique ayant pour objectif d'acheter ce drone militaire turc TB2 et de l'offrir à l'Ukraine.

Fierté d'Ankara, les drones de combat turcs dont s'est dotée l'Ukraine sont entrés en action aux premières heures de l'invasion russe et, selon Kiev, se sont avérés une arme particulièrement redoutable.

«Nous sommes prêts»

Les forces ukrainiennes ont utilisé des systèmes de missiles guidés Hilars, fournis par les Américains, qui ont une portée de 80 km, pour détruire des stocks d'armes, des postes de commandement et perturber les lignes d'approvisionnement en zone occupée.

Ils ont également détruit un pont clé sur le fleuve Dniepr, qui relie Kherson à Kiev, tentant ainsi d'isoler les troupes russes qui y sont déployées.

Sur le terrain, le soldat Alex n'en démord pas: il veut voir plus de Himars envoyé vers le front au sud. Mais l'Ukraine n'en a qu'une poignée à répartir sur plus de 1 000 km de lignes de front.

Quoi qu'il en soit, "nous sommes prêts à contre-attaquer", promet-il.


Les négociations entre l'Iran et les Etats-Unis vont démarrer en Suisse

Le vice-président américain JD Vance est arrivé en Suisse dimanche, atterrissant à la base aérienne d’Emmen à 5 h 59 (03 h 59 GMT), selon son porte-parole. (AFP)
Le vice-président américain JD Vance est arrivé en Suisse dimanche, atterrissant à la base aérienne d’Emmen à 5 h 59 (03 h 59 GMT), selon son porte-parole. (AFP)
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  • Les négociations américano-iraniennes s’ouvrent en Suisse dans un contexte tendu, marqué par la poursuite des violences au Liban et des divergences sur l’application du protocole d’accord, notamment sur le nucléaire et un cessez-le-feu
  • L’escalade régionale s’intensifie avec la fermeture annoncée du détroit d’Ormuz par l’Iran, tandis que les États-Unis appellent à la retenue et poursuivent les discussions diplomatiques

BURGENSTOCK: Les discussions entre les Etats-Unis et l'Iran pour trouver une paix durable au Moyen-Orient doivent débuter dimanche matin dans un hôtel de luxe des Alpes suisses, quatre jours après la signature d'un protocole d'accord, déjà malmené, pour mettre fin aux hostilités.

Ces pourparlers, centrés sur le programme nucléaire iranien, sont prévus pour une durée renouvelable de 60 jours. Avant même qu'ils ne commencent, les écueils se sont accumulés, avec la poursuite des combats au Liban malgré une clause de l'accord-cadre prévoyant la fin des hostilités sur tous les fronts, et l'annonce par Téhéran d'une nouvelle fermeture du détroit d'Ormuz en représailles.

Sur le front libanais, des frappes israéliennes ont fait au moins 30 morts samedi dans l'est et le sud du Liban, avant une accalmie constatée par un correspondant de l'AFP en fin de journée, lorsque l'armée israélienne a reçu l'ordre de cesser les affrontements avec le Hezbollah pro-iranien.

Les pourparlers débuteront dans le courant de la matinée, a annoncé la diplomatie suisse, précisant que la délégation américaine, dirigée par le vice-président américain JD Vance, et la délégation iranienne, menée par le président du Parlement iranien Mohammad Bagher Ghalibaf, étaient arrivées à l'hôtel de luxe de Bürgenstock, surplombant le lac de Lucerne, site des discussions. Les pays médiateurs, le Pakistan et le Qatar, sont également sur place.

Arrivée samedi soir, la délégation iranienne compte aussi, selon la télévision d'Etat iranienne, le chef de la diplomatie Abbas Araghchi et le gouverneur de la Banque centrale Abdolnaser Hemmati.

Les discussions devraient durer "quelques jours", a affirmé JD Vance à la presse samedi soir, ajoutant qu'il ne pourrait rester en Suisse "qu'un jour ou deux".

"J'espère qu'on va faire des progrès sur la question nucléaire et sur la question du cessez-le-feu au Liban. Ce sont les deux points principaux sur lesquels je pense que nous allons nous concentrer", a-t-il déclaré.

L'émissaire Steve Witkoff et le gendre du président Donald Trump, Jared Kushner, se trouvent également en Suisse, selon JD Vance.

Les pourparlers sont censés mener à un accord final pour mettre un terme au conflit au Moyen-Orient, déclenché par des frappes israélo-américaines sur l'Iran le 28 février. Les hostilités ont causé des milliers de morts, surtout en Iran et au Liban, et ébranlé l'économie mondiale.

- Protocole "en danger" -

Le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï, a toutefois prévenu samedi les Etats-Unis que le protocole d'accord serait "en danger" si ses clauses n'étaient pas appliquées rapidement, en référence à la situation au Liban.

Le conseiller militaire du guide suprême iranien, Mohsen Rezaei, a lui appelé à la prudence face à tout "optimisme", affirmant sur X que "l'ennemi a montré qu'il ne tenait pas ses promesses".

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre au Moyen-Orient par des tirs de roquettes sur Israël pour venger la mort du guide suprême iranien, tué au début de la guerre.

Depuis, les opérations israéliennes au Liban ont fait 4.057 morts, selon le dernier bilan, samedi, du ministère libanais de la Santé.

L'armée israélienne a annoncé pour sa part qu'un de ses soldats avait été tué samedi dans le sud du Liban, portant à 36 le nombre de ses pertes depuis le début du conflit. Elle a précisé samedi que ses troupes ne mèneraient "pas de frappes proactives", mais qu'elles opéreraient "de manière défensive" au sein de la bande territoriale du sud du Liban occupée par Israël.

Avant son départ pour la Suisse, le vice-président américain a assuré que la situation "s'améliore" au Liban.

"Le gros problème, c'est que vous allez avoir quelqu'un qui va commencer à tirer et ensuite quelqu'un va répondre, et donc vous avez en quelque sorte ce problème de l'oeuf et de la poule où il faut réussir à arrêter les tirs suffisamment longtemps pour que le cessez-le-feu tienne, c'est ce qu'on essaie de faire", a-t-il dit.

- Ormuz fermé -

Après les nouveaux affrontements au Liban, le commandement central de l'armée iranienne a annoncé que "le détroit d'Ormuz serait fermé au trafic maritime", une "première mesure en réponse à la violation des engagements par l'ennemi". Il a menacé "d'autres mesures" si nécessaire "pour contraindre l'ennemi à respecter ses obligations".

La réouverture du détroit a constitué l'un des points clés du protocole d'accord américano-iranien. L'Iran avait verrouillé au début de la guerre cette voie maritime stratégique par laquelle transitaient auparavant quelque 20% des hydrocarbures mondiaux, provoquant une flambée des cours du pétrole.

Après l'annonce par l'Iran de sa nouvelle fermeture, le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a indiqué que ses forces demeuraient "vigilantes". Selon lui, 55 navires marchands ont franchi le détroit de manière sûre samedi.

Téhéran a également évoqué la possible mise en place de "frais" de service maritime pour les navires voulant y transiter. Le président américain Donald Trump a lui aussi menacé d'appliquer un péage dans le détroit en cas d'échec des discussions avec l'Iran.


Iran: le négociateur en chef conditionne toute discussion avec les Etats-Unis aux «lignes rouges» fixées par Téhéran

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
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  • "Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement
  • L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient

TEHERAN: Le chef de l'équipe de négociation iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf, a insisté vendredi sur le nécessaire respect des "lignes rouges" de l'Iran lors des futurs pourparlers avec les Etats-Unis.

"Comme nous l'avons démontré tout au long des négociations précédentes, nous restons fermes dans le respect des conditions et des lignes rouges fixées, et dans la défense des intérêts de la nation iranienne", a déclaré l'influent M. Ghalibaf, cité par l'agence Irna.

"Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement.

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient.

Le président iranien Massoud Pezeshkian, qui a paraphé l'accord à distance avec son homologue américain Donald Trump, a publié une déclaration similaire, réaffirmant que les intérêts nationaux demeuraient la "ligne rouge" de son pays, sans plus de précisions.

Cette signature doit ouvrir la voie à des négociations plus poussées et techniques, d'une durée reconductible de 60 jours, centrées sur le programme nucléaire iranien en vue d'un accord définitif.

Mais de premiers pourparlers, prévus vendredi en Suisse, ont été annulés.

Les propos de M. Ghalibaf font suite à un communiqué du guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, faisant part de ses réserves pour le protocole d'accord qu'il a finalement autorisé.

Il prévoit notamment la fin de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban. Mais des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés, selon les autorités libanaises, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats.

L'accord a par ailleurs permis la levée du blocus naval américain imposé depuis deux mois aux ports iraniens et la réouverture par Téhéran du détroit d'Ormuz, voie maritime cruciale pour les hydrocarbures.

En Iran, le texte suscite l'opposition de certains conservateurs, hostiles à des concessions, notamment sur le contrôle du stratégique détroit.

"Les Américains ne respectent aucun engagement, ils n'ont jamais été loyaux envers aucun accord et ils ne le seront jamais", a ainsi déclaré Hossein Shariatmadari, rédacteur en chef du journal ultraconservateur Kayhan, lors d'une interview jeudi accordée à la télévision d'Etat.

"Le détroit d'Ormuz est le moyen d'obtenir des compensations" lors des négociations, a-t-il estimé.


Vance lance un avertissement aux critiques de Trump en Israël

JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
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  • "Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti
  • "Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président

WASHINGTON: JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington.

"Ce que je veux dire, et cela me dérange, c'est qu'il y a des gens dans le gouvernement de Bibi (le surnom du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ndlr) qui se sont exprimés pour attaquer l'accord et qui d'une certaine manière ont attaqué le président des Etats-Unis très personnellement", a dit le vice-président américain pendant une conférence de presse.

"Mon message pour eux est double. D'abord, Donald J. Trump est le seul chef d'Etat dans le monde entier qui est compréhensif envers Israël aujourd'hui, et il se trouve être le chef d'Etat de la première puissance mondiale", a poursuivi JD Vance.

"Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti.

"Le second message que je voudrais lancer à certains de ces ministres qui attaquent le président des Etats-Unis - Bibi, et c'est tout à son honneur, n'a pas pris cette voie - c'est que ces trois derniers mois, deux tiers des armes défensives qui ont protégé votre pays ont été fabriquées par des mains américaines et payées par les contribuables américains", a ajouté JD Vance.

"Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président.