L’introduction en bourse de Neom injectera près de 266 milliards de dollars

Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane (AFP/Palais royal d’Arabie/Bandar al-Jaloud).
Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane (AFP/Palais royal d’Arabie/Bandar al-Jaloud).
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Publié le Mardi 26 juillet 2022

L’introduction en bourse de Neom injectera près de 266 milliards de dollars

  • Le prince héritier note que Neom ajoutera plus de 5 milliards de riyals saoudiens à la bourse lors des étapes ultérieures
  • Neom vise à transformer la région au moment où elle passe d’une économie dépendante du pétrole à une destination touristique

RIYAD: Selon le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, le Royaume s’attend à ce que la bourse saoudienne soit plus importante qu’un grand nombre de ses homologues internationaux, puisque Neom devrait vendre des actions au public en 2024, injectant près de 266 milliards de dollars (1 dollar = 0,98 euro) sur le marché. 

S’adressant aux journalistes après avoir dévoilé les plans de The Line – la ville à Neom –, le prince héritier note que Neom ajoutera plus de 5 milliards de riyals saoudiens (SAR) à la bourse lors des étapes ultérieures (1 SAR = 0,26 euro), à mesure que d’autres parties du projet seront menées à bien. 

Le prince héritier ajoute que toutes les entreprises détenues par le Fonds public d’investissement seront cotées en bourse à l’avenir, ce qui fera du pays l’un des trois plus grands marchés boursiers de la planète. 

Évoquant les plans de financement de Neom, le prince héritier déclare que, en 2027, le capital de 500 milliards de SAR – dont 200 à 300 milliards proviennent des services qui seront créés lors de la première phase – sera recueilli pour ce projet. 200 à 300 milliards de SAR supplémentaires seront collectés sur le marché. 

Il indique également que le capital de Neom proviendra de fonds souverains, d’une introduction en bourse et d’investisseurs privés internationaux. C’est le principal défi qui devra être surmonté au cours des deux prochaines années, ajoute-t-il. 

Par ailleurs, il précise que le projet bénéficiera d’un soutien gouvernemental supplémentaire de 200 à 300 milliards de SAR, en plus des investissements que le PIF (Fonds public d’investissement saoudien, NDLR) apportera au projet. 

La première phase du projet sera achevée d’ici à 2030 et, alors, la ville comptera plus d’1,5 million d’habitants, souligne-t-il. Il ajoute que Neom comptera au moins neuf millions d’habitants d’ici à 2045. 

Il soutient en outre que le Royaume a pour objectif de compter au moins 50 à 60 millions d’habitants d’ici à 2030. 

Neom est l’un des projets phares de l’Arabie saoudite. Il vise à transformer la région au moment où elle passe d’une économie dépendante du pétrole à une destination touristique. 

Comme l’indique l’initiative Vision 2030, Neom sera une ville intelligente qui adoptera des technologies de pointe. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


Syrie: explosion dans un café dans le centre de Damas

(X.com)
(X.com)
  • Une explosion a frappé un café du centre de Damas, près du Palais de justice, sans que l’origine soit encore confirmée
  • Les autorités syriennes enquêtent, tandis que des ambulances ont été déployées sur place

DAMAS: Une explosion s'est produite jeudi dans un café du centre de Damas, près du Palais de justice, a indiqué une source de sécurité syrienne à l'AFP après que la télévision d'Etat a rapporté une déflagration dans la capitale.

Un correspondant de l'AFP a vu des ambulances se diriger, sirènes hurlantes, vers le secteur, au milieu des embouteillages. L'agence officielle Sana a indiqué que les autorités tentaient de déterminer l'origine de l'explosion.


Liban: le chef de la diplomatie syrienne rencontre Berri

Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
  • Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens
  • Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran

BEYROUTH: Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien.

Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens.

Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran.

Mais le président syrien Ahmad al-Chareh, qui a pris le pouvoir en décembre 2024 après la chute de Bachar al-Assad, a assuré qu'il n'avait pas l'intention d'intervenir et de rouvrir les plaies du passé.

Le ministre syrien, dont c'est la deuxième visite au Liban, a été reçu par le président libanais Joseph Aoun dès son arrivée, avant de se rendre auprès de Nabih Berri, président du Parlement et allié du Hezbollah, ont indiqué les médias.

M. Chaibani avait effectué en octobre 2025 la première visite d'un haut responsable syrien depuis l'accession de la coalition islamiste au pouvoir à Damas, qui a permis d'ouvrir une nouvelle page dans les relations entre les deux pays.

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam s'était pour sa part rendu en mai dernier en Syrie.

Les nouvelles autorités syriennes sont hostiles au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad, et ont annoncé l'arrestation ces derniers mois de cellules présumées affiliées au mouvement chiite, qui nie pour sa part toute présence en Syrie.

Depuis fin 2024, les routes d'approvisionnement du Hezbollah ont été coupées et plusieurs tentatives de contrebande d'armes à destination du Liban ont été déjouées selon Damas.

Sous le clan Assad, l'armée syrienne était intervenue au Liban pendant la guerre civile, en 1976, et Damas avait exercé pendant des décennies sa tutelle sur le pays voisin, où il était accusé de l'assassinat de nombreux responsables libanais.

La première visite de M. Chaibani avait permis de débloquer le dossier des prisonniers syriens au Liban, dont plus de 250 ont depuis été transférés en Syrie.

Environ 2.000 Syriens, soit près d'un tiers de la population carcérale du Liban, sont détenus dans les prisons surpeuplées du pays.


Négociations indirectes Iran-Etats-Unis: le porte-parole du Qatar fait état de "progrès positifs"

Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
  • Les négociateurs américains et iraniens ont enregistré des progrès positifs lors de pourparlers indirects à Doha, selon le Qatar
  • Une nouvelle série de discussions est prévue après les funérailles d’Ali Khamenei, avec la poursuite de la médiation qatarie et pakistanaise

DOHA: Les négociateurs américains et iraniens ont réalisé "des progrès positifs" lors de leurs pourparlers indirects à Doha, une prochaine série de discussions étant prévue après les funérailles de l'ex-guide suprême iranien Ali Khamenei, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar.

"Les médiateurs qataris et pakistanais ont achevé aujourd'hui à Doha des réunions séparées avec les négociateurs américains et iraniens, avec des progrès positifs concernant les questions liées au memorandum d'accord d'Islamabad, en s'appuyant sur les résultats du sommet du Lac de Lucerne", a indiqué mercredi sur X le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed al-Ansari.