Procès Fifa: Al-Khelaïfi acquitté, Valcke échappe à la prison

Le président qatari du Paris Saint-Germain, Nasser Al-Khelaifi. (FRANCK FIFE / AFP)
Le président qatari du Paris Saint-Germain, Nasser Al-Khelaifi. (FRANCK FIFE / AFP)
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Publié le Vendredi 30 octobre 2020

Procès Fifa: Al-Khelaïfi acquitté, Valcke échappe à la prison

  • Le patron de beIN Media et du PSG Nasser Al-Khelaïfi a été acquitté vendredi par la justice suisse
  • L'ex-N.2 de la Fifa Jérôme Valcke échappe à la prison et écope de 120 jours-amende avec sursis

BELLINZONE: Jugé en Suisse dans l'un des multiples scandales du football mondial, le patron de beIN Media et du PSG Nasser Al-Khelaïfi a été acquitté vendredi, tandis que l'ex-numéro 2 de la Fifa Jérôme Valcke échappe à la prison et  écope d'une peine légère pour une accusation secondaire.

Les trois magistrats du Tribunal pénal fédéral de Bellinzone ont démonté dans leur jugement la quasi-totalité des charges, ne laissant subsister qu'une condamnation à une amende avec sursis pour "faux dans les titres" contre Jérôme Valcke, dans une affaire sans lien avec M. Al-Khelaïfi. 

"Après quatre années d'allégations sans fondement, d'accusations fictives et d'atteintes constantes à ma réputation, la justice m'a entièrement blanchi. Le verdict d'aujourd'hui est une véritable victoire", s'est réjoui dans un communiqué le dirigeant qatari, dispensé vendredi de comparution par le tribunal en raison de la situation sanitaire.

Dans le principal dossier, Jérôme Valcke et Nasser Al-Khelaïfi étaient accusés d'avoir conclu un pacte dans le dos de la Fifa, relevant de la "gestion déloyale" et passible de cinq ans de prison.

Au terme de dix jours d'audience en septembre, le parquet avait requis 28 mois d'emprisonnement contre le patron de beIN et du Paris SG, 3 ans contre Jérôme Valcke et 30 mois contre un homme d'affaires grec, Dinos Deris, qui a été acquitté vendredi du chef de "corruption privée".

"Pas de préjudice"

Dans leur jugement, les trois magistrats ont pourtant estimé, tout comme l'accusation, que M. Valcke avait monnayé son soutien à beIN en échange d'une luxueuse villa sur la Côte d'Emeraude sarde, achetée pour lui 5 millions d'euros fin 2013 par une société brièvement détenue par Nasser Al-Khelaïfi.

L'ancien secrétaire général de la Fifa avait admis avoir sollicité l'aide du dirigeant qatari pour financer la "Villa Bianca", quelques mois avant la signature en avril 2014 d'un contrat entre beIN et l'instance du football portant sur les droits en Afrique du Nord et au Moyen-Orient des Mondiaux-2026 et 2030.

Balayant la thèse de la défense, le tribunal a jugé "difficile de croire" que l'arrangement autour de la Villa Bianca ait été "établi dans un cadre purement privé", voyant au contraire un lien avec les droits décrochés par beIN.

Mais les magistrats ne pouvaient condamner pour "corruption privée" dans ce volet: la Fifa a en effet retiré sa plainte en janvier après un accord avec M. Al-Khelaïfi, ce qui a mécaniquement entraîné l'abandon de cette charge selon le droit suisse en vigueur au moment des faits.

Restait donc l'accusation de "gestion déloyale", qui nécessite de prouver que l'accord entre les deux hommes a lésé la Fifa. Or "rien n'indique que la Fifa aurait pu obtenir un contrat plus avantageux" que celui signé avec beIN, a estimé le tribunal.

Vingtaine d'enquêtes en cours

Devenue un géant mondial des droits sportifs, la chaîne qatari a en effet déboursé 480 millions de dollars pour deux Coupes du Monde, soit 60% de plus que pour les Mondiaux-2018 et 2022, un contrat qualifié à l'audience par M. Valcke de "stupéfiant", "fantastique", "sublime pour la Fifa".

Dans un dossier distinct mais joint à la même audience, Jérôme Valcke était accusé d'avoir touché 1,25 million d'euros de la part de Dinos Deris, en trois versements depuis le Liechtenstein, pour favoriser l'obtention des droits médias de plusieurs Coupes du monde en Grèce et en Italie: il a là encore été blanchi de l'accusation principale.

Au-delà du sort des trois prévenus, ce procès était un jalon important pour la justice suisse, qui abrite sur son sol la plupart des organisations sportives internationales, et a ouvert depuis cinq ans une vingtaine d'enquêtes autour de la Fifa.

En avril, le Tribunal pénal fédéral avait été contraint de clore un procès entamé en mars sur des soupçons de corruption dans l'attribution du Mondial-2006 à l'Allemagne: d'abord repoussé en raison du Covid-19, ce dossier impliquant l'ancien "Kaiser" du foot Frank Beckenbauer a été rattrapé par la prescription.


Israël se dit prêt à répondre «avec force» à toute attaque iranienne

Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
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  • Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment"
  • "Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi

JERUSALEM: Israël s'est dit mercredi prêt à riposter "avec force" à une éventuelle attaque iranienne, en pleine reprise des hostilités entre Téhéran et Washington.

Israël a lancé la guerre au Moyen-Orient aux côtés des Etats-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire après la signature d'un accord de cessez-le-feu entre Washington et Téhéran en avril, même lorsque que celui-ci a volé en éclats avec de nouveaux affrontements.

Mercredi, l'Iran a mené des frappes sur plusieurs pays de la région en réponse à des bombardements américains.

"Pour le moment, (les Iraniens) mènent des frappes dans toute la région, sauf sur nous. Mais il est possible qu'ils nous attaquent et nous y sommes préparés", a déclaré le ministre de la Défense, Israël Katz, lors d'une conférence organisée par le média israélien Ynet.

Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment".

"Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi.

M. Katz a de son côté également avancé que les avions militaires israéliens étaient "prêts à décoller", et affirmé que les Iraniens "aimaient bien attaquer lors des fêtes juives".

Israël a plusieurs fois fait face dans son histoire à des attaques lors de fêtes juives - mais pas de la part de l'Iran - un souvenir qui affleure à chaque fois qu'approchent des périodes fériées.

C'est le cas par exemple de la guerre du Kippour en 1973, déclenchée par une attaque surprise de l'Egypte et de la Syrie le jour de Yom Kippour. Ou de l'attaque sans précédent menée par le Hamas palestinien le 7 octobre 2023, jour de Shabbat et de la fête juive de Simchat Torah.

Les fêtes juives d'automne commenceront à la tombée de la nuit le 11 septembre avec Rosh Hashana, le Nouvel An juif, suivi de Yom Kippour du 20 au 21 septembre et de Souccot à partir du 25 septembre.

L'activité ralentit considérablement en Israël pendant cette période, mais l'armée et les forces de sécurité restent traditionnellement très mobilisées.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.


Trump promet de bombarder l'Iran «bien plus durement» si le pays réplique aux dernières frappes américaines

Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
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  • "Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social
  • Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X

WASHINGTON: Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes".

"Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.

Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X.

"Aujourd'hui à 12h00 (16h00 GMT), les forces américaines ont commencé à frapper des cibles des Gardiens de la révolution en Iran", a indiqué le Centcom, disant répondre "à de récentes attaques des Gardiens de la révolution contre la navigation commerciale dans le détroit d'Ormuz et contre des militaires américains déployés dans la région."

La télévision d'Etat iranienne a fait état de plusieurs explosions entendues dans le sud du pays, près de Bandar Abbas et de l'île de Qeshm, à proximité du détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le commerce de pétrole, où le trafic maritime a considérablement baissé après le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient le 28 février.

Les Etats-Unis avaient mené dimanche des frappes, les premières en un mois, contre des lanceurs situés sur une île iranienne.

L'Iran avait riposté en attaquant au moyen de missiles et de drones des cibles américaines en Jordanie et aux Emirats arabes unis, tout en affirmant par la voix de son président Massoud Pezeshkian ne pas vouloir la poursuite de la guerre.

Le président américain Donald Trump avait promis de répondre à ces représailles, mais semble avoir écarté pour l'instant la reprise d'une opération militaire massive contre l'Iran.

Washington a par ailleurs promis une campagne d'"asphyxie" économique de l'Iran, dont les contours et les cibles restent à préciser.