Le Qatar et le Royaume-Uni discutent du Mondial 2022 et du renforcement de la coopération médiatique

Le Dr Majed ben Mohammed al-Ansari et son collègue. (Agence de presse du Qatar)
Le Dr Majed ben Mohammed al-Ansari et son collègue. (Agence de presse du Qatar)
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Publié le Mardi 26 juillet 2022

Le Qatar et le Royaume-Uni discutent du Mondial 2022 et du renforcement de la coopération médiatique

Le Dr Majed ben Mohammed al-Ansari et son collègue. (Agence de presse du Qatar)
  • Le Dr Al-Ansari a affirmé que la Coupe du monde de football refléterait l’héritage de la région
  • Les relations avec le Qatar font l’objet d’une attention particulière de la part du gouvernement britannique depuis un an

DOHA: Lundi, le conseiller du vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères du Qatar, le Dr Majed ben Mohammed al-Ansari, a discuté par visioconférence avec la porte-parole du gouvernement britannique pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, Rosie Dyas.

Ils ont évoqué les relations bilatérales, les moyens d’améliorer la coopération dans le domaine des médias, la Coupe du monde de football 2022 au Qatar et les derniers développements régionaux.

Le Dr Al-Ansari a indiqué que le Qatar accueillait les supporters britanniques pour le tournoi de football, soulignant que le pays était prêt à organiser un événement unique et sûr. Il a affirmé que le championnat refléterait l’héritage de la région, s’adressant notamment à tous les Arabes.

Les relations avec le Qatar font l’objet d’une attention particulière de la part du gouvernement britannique depuis un an. En janvier, Lord Moynihan avait déclaré que depuis son attribution de l’événement, le Qatar était conscient que les projecteurs seraient braqués sur son pays, ses politiques,  ses lois et ses habitants.

«Le gouvernement du Qatar a fait de cette opportunité un défi national pour le changement, une dynamique de gestion de la transformation d’un petit pays en un leader régional qui évolue rapidement et a une influence mondiale et une importance stratégique pour le Royaume-Uni», avait-t-il indiqué.

Lord Vaizey de Didcot s’est remémoré son voyage au Qatar en 2013. «Le gouvernement qatari soutient fortement la culture britannique. Il convient également de noter que le gouvernement qatari et l’émir ont favorisé l’utilisation de la culture comme outil pour le progrès au sein du Qatar», a-t-il expliqué.

«Ils ont construit un musée ultramoderne pour présenter les artefacts culturels du Qatar et de la région, mais, plus encore, ils ont organisé des expositions révolutionnaires d’art contemporain occidental qui peuvent être franchement assez provocantes pour la mentalité conservatrice au Moyen-Orient», a-t-il ajouté. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le Maroc rouvre son ambassade en Irak après 18 ans d'absence

Le ministre marocain des Affaires étrangères Nasser Bourita. (Photo, AFP)
Le ministre marocain des Affaires étrangères Nasser Bourita. (Photo, AFP)
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  • L'ambassade du Maroc à Bagdad avait fermé ses portes en 2005 et la chancellerie avait été transférée en Jordanie en raison de "la dégradation des conditions sécuritaires" en Irak
  • A l'automne 2005, deux employés marocains de l'ambassade avaient été enlevés par la branche irakienne d'Al-Qaïda, puis portés disparus, un drame ayant provoqué une vive émotion dans leur pays

BAGDAD:Le ministre des Affaires étrangères du Maroc a rouvert samedi à Bagdad l'ambassade du royaume en Irak après 18 ans d'absence, un déplacement "historique" marquant le début d'une coopération accrue, ont espéré les chefs de la diplomatie des deux pays.

L'ambassade du Maroc à Bagdad avait fermé ses portes en 2005 et la chancellerie avait été transférée en Jordanie en raison de "la dégradation des conditions sécuritaires" en Irak, selon le ministère des Affaires étrangères marocain.

L'Irak a connu près de deux décennies de conflits et de violences meurtrières après l'invasion emmenée par les Etats-Unis qui renversa Saddam Hussein en 2003.

Reçu samedi par le chef de la diplomatie irakienne Fouad Hussein, son homologue Nasser Bourita a estimé en conférence de presse que la réouverture de l'ambassade était un "signal fort", venant illustrer "la confiance du Maroc dans le nouvel Irak".

A l'automne 2005, deux employés marocains de l'ambassade avaient été enlevés par la branche irakienne d'Al-Qaïda, puis portés disparus, un drame ayant provoqué une vive émotion dans leur pays.

Mais après des années de violences confessionnelles et la montée en puissance des groupes jihadistes, l'Irak a renoué ces dernières années avec une relative normalité.

M. Bourita a salué une "visite historique", rappelant qu'il s'agissait de "la première d'un ministre des Affaires étrangères (marocain) depuis environ un quart de siècle".

Evoquant le début "d'une nouvelle ère" dans les relations entre les deux pays, M. Hussein a dit vouloir encourager "la coopération commerciale et économique dans tous les domaines", alors que les relations économiques sont actuellement "quasi-inexistantes".

Le ministre irakien a également apporté le "soutien" de l'Irak à "l'unité territoriale du royaume du Maroc et aux efforts onusiens pour arriver à une solution définitive concernant la question du Sahara" occidental, un territoire que se disputent le Maroc et le Front Polisario.


Inquiétudes après une nouvelle attaque à Jérusalem-Est: l'Arabie saoudite met en garde

Le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir, s'adresse à des passants alors qu'il se rend sur les lieux d'une attaque signalée dans un quartier de colons à Jérusalem-Est annexée par Israël, le 27 janvier 2023.  (Photo par AHMAD GHARABLI / AFP)
Le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir, s'adresse à des passants alors qu'il se rend sur les lieux d'une attaque signalée dans un quartier de colons à Jérusalem-Est annexée par Israël, le 27 janvier 2023. (Photo par AHMAD GHARABLI / AFP)
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  • L'Arabie saoudite a mis en garde contre les dangers d'une nouvelle escalade entre Palestiniens et Israéliens
  • Depuis 48 heures, les appels à apaiser les tensions se multiplient à l'étranger, et le secrétaire d'Etat américain, Antony Blinken, est attendu pour une visite à Jérusalem et Ramallah en début de semaine

BEYROUTH: Au lendemain de la mort de sept personnes abattues par un Palestinien de 21 ans près d'une synagogue à Jérusalem-Est, la nouvelle attaque perpétrée samedi par un enfant palestinien de 13 ans, à proximité d'un site archéologique populaire pour les juifs, a suscité des réactions inquiètes à travers le monde.

L'Arabie saoudite a mis en garde contre une nouvelle escalade dangereuse de la situation entre Palestiniens et Israéliens.

Depuis 48 heures, les appels à apaiser les tensions se multiplient à l'étranger, et le secrétaire d'Etat américain, Antony Blinken, est attendu pour une visite à Jérusalem et Ramallah en début de semaine.

Le président américain, Joe Biden, a fustigé la veille une «atroce attaque terroriste», selon un communiqué de la Maison Blanche.

La Jordanie, pays arabe voisin ayant signé un traité de paix avec Israël, a condamné l'attaque de vendredi soir, a appelé samedi à prendre «des mesures urgentes pour arrêter la dangereuse escalade».

De son côté, la diplomatie russe s'est déclarée samedi "profondément préoccupée" et a appelé toutes les parties à la "retenue maximale", après les attentats perpétrés à Jérusalem-Est.

"Les derniers évènements confirment avec toute évidence la nécessité de relancer un dialogue constructif palestino-israélien et de renoncer aux actions unilatérales", souligne le communiqué.

Selon Moscou, "on ne peut mettre fin aux violences répétitives que dans le cadre d'un processus de négociations se basant sur les principes du droit international", ajoute-t-il.


L’Arabie saoudite en tête des pays arabes et devant le Royaume-Uni pour la santé des femmes

L’Arabie saoudite est classée au premier rang des pays arabes pour la santé des femmes (AN photo d’archive)
L’Arabie saoudite est classée au premier rang des pays arabes pour la santé des femmes (AN photo d’archive)
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  • Les femmes saoudiennes sont désormais en tête dans de nombreux domaines grâce à notre gouvernement qui nous soutient et nous encourage à aller de l’avant aux niveau national et international
  • Les résultats étaient basés sur des entretiens avec près de 127 000 femmes et hommes : les questions reposaient sur les soins préventifs, la santé émotionnelle, les opinions sur la santé et la sécurité et les besoins fondamentaux

RIYAD : L’Arabie saoudite est le premier pays arabe en termes de la santé des femmes, devançant également le Royaume-Uni sur la liste mondiale.

Selon le rapport 2021 de Hologic Global Women’s Health Index récemment publié, le Royaume et les Émirats arabes unis sont respectivement en 28e et 35e position ; ces classements étant les plus élevés pour les pays du monde arabe.

Dr. Mona Salahuddin Al-Munajjed, une éminente sociologue, qui a une influence importante sur les affaires des femmes en Arabie Saoudite, a déclaré à Arab News : « Je ne suis pas surprise par ces nouvelles découvertes. Au contraire, je suis très satisfaite de ces excellents résultats ».

« Je suis fière que mon pays ait réalisé de tels développements incroyables dans l’éducation, la santé et bien d’autres domaines, pour les hommes et les femmes ».

«Les femmes saoudiennes sont désormais en tête dans de nombreux domaines grâce à notre gouvernement qui soutient et nous encourage à aller de l’avant aux niveau national et international. Cela signifie que nous allons dans la bonne direction pour réaliser notre Saudi Vision 2030 ». Dr. Mona Salahuddin Al-Munajjed, Sociologue.

Les scores du Liban et de la Turquie sont parmi les 10 derniers des 122 pays, classés respectivement en 118ème  et 119ème  positions.

Le Royaume-Uni était classé deux positions derrière l’Arabie Saoudite, voire en 30e  place.

Le rapport mondial de la société de technologie médicale a touché une corde sensible au Royaume-Uni, où le National Health Service, à court d’argent, s’est trouvé aux prises avec des pénuries de personnels et des arriérés de traitement des patients. Les ambulanciers ont récemment organisé leur plus grande manifestation et les jeunes médecins ont voté pour une grève.

Les États-Unis occupent la 23e place derrière l’Allemagne, la Nouvelle-Zélande et Singapour, mais devant la France. Taïwan et la Lettonie ont obtenu les scores les plus élevés et l’Afghanistan le plus bas.

L’enquête sur la santé a montré une diminution de la capacité des femmes à satisfaire leurs besoins fondamentaux et a révélé des niveaux records de stress, d’inquiétude et de colère.

Le Royaume-Uni a perdu trois points dans le dernier classement, se trouvant à égalité avec la Pologne, la Slovénie, le Kosovo et le Kazakhstan. Selon le rapport, le Royaume-Uni figurait parmi les pays à la baisse la plus rapide en matière de santé émotionnelle.

Les États-Unis demeurent l’exception car des dépenses de santés plus élevées ne se sont pas nécessairement traduites par de meilleurs résultats, selon le rapport.

Les résultats étaient basés sur des entretiens avec près de 127 000 femmes et hommes : les questions reposaient sur les soins préventifs, la santé émotionnelle, les opinions sur la santé et la sécurité et les besoins fondamentaux.

Hologic Inc. et son partenaire Gallup ont interrogé des femmes afin d’évaluer plusieurs aspects allant de la santé mentale aux soins préventifs.

L’objectif de l’indice mondial est d’identifier les lacunes critiques dans ce que le monde comprend de santé et du bien-être des femmes et des filles, afin d’éventuellement trouver des solutions.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com