«La Vision 2030 offre d'innombrables opportunités aux entreprises françaises»

Ben Laden a déclaré que l'objectif de CAFS est de développer, promouvoir et soutenir les relations économiques entre le Royaume et la France. (Archive Shutterstock).
Ben Laden a déclaré que l'objectif de CAFS est de développer, promouvoir et soutenir les relations économiques entre le Royaume et la France. (Archive Shutterstock).
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Publié le Jeudi 28 juillet 2022

«La Vision 2030 offre d'innombrables opportunités aux entreprises françaises»

  • Mohammed ben Laden, président du Conseil d'affaires franco-saoudien, se félicite de la simplification des échanges et des investissements
  • Le tourisme, le transport, l'économie circulaire, le pétrole, les PME et le divertissement constituent des secteurs de croissance, souligne-t-il

PARIS: La Vision 2030 – le programme de réformes sociales et économiques de l'Arabie saoudite – a créé d'énormes opportunités pour les investissements directs étrangers en provenance de la France et d'autres grandes économies: c’est ce qu’a indiqué à Arab News Mohammed ben Laden, président du Conseil d'affaires franco-saoudien (Cafs), avant la visite du prince héritier, Mohammed ben Salmane, à Paris jeudi.

Après s'être rendu mardi et mercredi à Athènes, capitale de la Grèce, pour des discussions officielles, le prince-héritier est attendu à Paris où il rencontrera le président français Emmanuel Macron et des représentants du milieu des affaires du pays.

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L'Arabie saoudite et la France entretiennent des liens économiques solides. En 2021, la France a importé des biens saoudiens à hauteur de à 3,8 milliards de dollars (1 dollar = 0,99 euro) et a exporté des biens estimés à 3,23 milliards de dollars vers le Royaume, selon la base de données Comtrade des Nations unies.

Par ailleurs, la France est le premier investisseur européen de l'Arabie saoudite – et le troisième du monde –, ce qui représente près de 10% de ses investissements directs étrangers. «Ce chiffre pourrait augmenter dans les années à venir, dans la mesure où la Vision 2030 offre de nombreuses opportunités», a confié Mohammed ben Laden à Arab News.

«Les groupes français savent que l'investissement dans le Royaume peut être compliqué, mais qu’il n’est jamais risqué. Ils attendent avec impatience les opportunités et les futures privatisations, qui sont perçues comme des relais de croissance. De grands projets se développent dans les secteurs du tourisme, des transports, de l'économie circulaire et du pétrole, mais ce n'est pas à moi de divulguer les négociations en cours.»

D'après Mohammed ben Laden, la Vision 2030 a révolutionné les investissements étrangers – un aspect que le Cafs s'est empressé de promouvoir.

«La Vision 2030 offre des opportunités croissantes pour les entreprises françaises qui ont l'intention de se développer en Arabie saoudite», a-t-il affirmé. «L'évolution des lois sur le commerce et l'investissement simplifie l'arrivée de nouvelles entreprises étrangères.»

«La France est déjà le principal partenaire européen de l'Arabie saoudite. Elle est classée troisième après les Émirats arabes unis et les États-Unis. Les investissements industriels continuent de croître, comme en témoignent les projets récemment annoncés par Électricité de France (EDF), Total et bien d'autres encore.»

En outre, les efforts déployés pour attirer et rationaliser les investissements en Arabie saoudite dans le cadre du programme de réforme Vision 2030 ont rendu le Royaume beaucoup plus attrayant pour les petites entreprises françaises.

«Nous avons tendance à nous référer aux grands groupes présents dans le Royaume depuis un certain temps déjà, comme Total, Engie, EDF, RATP Dev, Air Liquide», a précisé Mohammed ben Laden. «Cependant, la Vision 2030 offre d’innombrables opportunités aux petites entreprises françaises également.»

La création d'emplois constitue un autre avantage de ce nouvel investissement. Selon M. Ben Laden, plusieurs centaines de Saoudiens travaillent aujourd'hui pour des entreprises françaises et participent à des partenariats à travers le Royaume. Ce nombre ne cesse de croître, au rythme du processus de saoudisation rendu possible par la présence d'une main-d'œuvre de qualité.

«Les jeunes Saoudiens sont travailleurs et ils adhèrent aux valeurs de la Vision 2030», a-t-il ajouté.

Le Cafs, l'un des premiers conseils d'affaires fondés par la Chambre de commerce saoudienne, créé en 2003, a organisé des dizaines de séances qui portaient sur le commerce et les investissements bilatéraux dans les deux pays. Il a joué un rôle primordial dans le développement des liens économiques.

M. Ben Laden a rappelé que le but du Cafs était de développer, de promouvoir et de soutenir les relations économiques entre le Royaume et la France. Par conséquent, des visites régulières dans les deux pays sont organisées plusieurs fois par an afin de découvrir de nouveaux secteurs industriels ou de nouvelles régions et d'évaluer les possibilités de coopération.

«Notre rôle premier consiste à aider les entreprises en les accompagnant et en leur permettant de découvrir les multiples opportunités possibles. En même temps, nous valorisons le cadre juridique et concurrentiel, qui présente de nombreux avantages», a-t-il poursuivi.

«Nous servons également d'interface, quand il le faut, avec les autorités pour contourner les petites difficultés administratives et, dans de rares cas – heureusement –, pour apaiser les tensions entre les entreprises des deux pays.»

M. Ben Laden a insisté sur le fait que le Cafs était un organisme de facilitation et d'échange. Plutôt que d'inciter les entreprises à venir en Arabie saoudite, son rôle est de les aider à choisir leurs partenaires et leurs cibles.

«Nos administrations – saoudienne et française – se ressemblent par leur complexité. Demander conseil permet donc d'éviter des erreurs coûteuses. Ainsi, avec l'aide des conseillers du commerce extérieur, nous sommes là pour partager nos expériences», a-t-il expliqué. «Le conseil est une structure ouverte qui accueillera volontiers de nouveaux membres dans ses rangs.»

La confiance est au cœur du développement des relations commerciales entre les deux parties, a rappelé M. Ben Laden. C'est pourquoi le Cafs aide les entreprises des deux pays à se rapprocher et à tisser des liens. Il les aide également à obtenir des financements pour leurs projets afin qu'elles puissent s'installer dans l'un ou l'autre des deux pays.

M. Ben Laden estime que le développement du tourisme à AlUla et sur la côte de la mer Rouge ainsi que la récente croissance du secteur du divertissement constituent de précieuses opportunités pour les entreprises françaises qui souhaitent travailler dans le Royaume.

«Nous ne sommes qu'au début d'un cycle d'investissement de plusieurs dizaines de milliards d'euros», a-t-il conclu.


Le pétrole repart en hausse avec les menaces renouvelées de Washington contre Téhéran

Des automobilistes font le plein dans une station Leclerc à Saint-Étienne-de-Montluc, dans l’ouest de la France, le 15 avril 2026, alors que la guerre entre les États-Unis, Israël et l’Iran fait flamber les prix du pétrole après la fermeture de fait du détroit d’Ormuz. (AFP)
Des automobilistes font le plein dans une station Leclerc à Saint-Étienne-de-Montluc, dans l’ouest de la France, le 15 avril 2026, alors que la guerre entre les États-Unis, Israël et l’Iran fait flamber les prix du pétrole après la fermeture de fait du détroit d’Ormuz. (AFP)
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  • Le pétrole repart à la hausse face au durcissement américain envers l’Iran : Brent à 88,52 dollars et WTI à 82,40 dollars
  • Washington menace d’un isolement économique inédit et d’un blocus prolongé d’Ormuz, tandis que le marché européen du gaz reste sous forte tension

WASHINGTON: Les cours du pétrole ont progressé vendredi, portés par le durcissement de ton des Etats-Unis à l'encontre de l'Iran, Washington évoquant la possibilité d'un isolement économique "comme le monde n'en a jamais vu".

Le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en octobre, a gagné 1,67% à 88,52 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en septembre, a pris 1,42% à 82,40 dollars.

S'exprimant sur la chaîne conservatrice Newsmax, le secrétaire américain au Trésor Scott Bessent a menacé jeudi Téhéran d'une "combinaison d'un isolement économique comme le monde n'en a jamais vu et de la poursuite du blocus dans le détroit d'Ormuz, qui empêchera quoi que ce soit d'entrer ou de sortir des ports iraniens".

"Restez à l'écoute, d'autres annonces arrivent la semaine prochaine", a-t-il promis.

Le ministre américain de la Défense Pete Hegseth a, lui, assuré que le blocus des ports iraniens pourrait être maintenu "aussi longtemps que nécessaire", affirmant qu'il n'y a "pas de date butoir".

En quelques jours à peine, le ton a changé: Washington promettait début août un accord imminent pour rouvrir le détroit d'Ormuz, faisant reculer les cours du brut.

"Les États-Unis et l'Iran continuent d'avancer des affirmations contradictoires quant au contrôle du détroit d'Ormuz et à l'état du trafic maritime dans cette voie navigable", souligne David Morrison, un analyste de Trade Nation.

Le ministre américain de l'Energie, Chris Wright, a récemment assuré que "près de 9 millions de barils par jour" quittent le Golfe en passant par le détroit d'Ormuz.

"C'est environ deux fois plus de pétrole que n'en estiment la plupart des analystes indépendants qui surveillent le trafic dans le détroit", note Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.

Ces chiffres "sont discutables", abonde Norman Liebke, de Commerzbank. L'analyste note cependant que les navires sont nombreux à circuler dans la zone en laisser leur transpondeur éteint, ce qui complique leur suivi.

Par ailleurs, "la situation sur le marché européen du gaz est actuellement plus tendue que sur le marché pétrolier", ajoute M. Liebke.

Les exportations du Qatar, un des plus grands exportateurs de gaz naturel liquéfié au monde, restent "coupées" par la guerre au Moyen-Orient, souligne-t-il.

Le contrat à terme du TTF néerlandais, considéré comme la référence européenne du gaz, prenait 0,66%, à 60,80 euros le mégawattheure. Son cours a pratiquement doublé depuis le début du conflit.


Après un été dévastateur, l'agriculture écartelée face au mur de la transition

Le 3 août 2026, à Beynost, dans l’est de la France, une culture de maïs est irriguée afin de limiter les effets de la sécheresse avant la récolte. (AFP)
Le 3 août 2026, à Beynost, dans l’est de la France, une culture de maïs est irriguée afin de limiter les effets de la sécheresse avant la récolte. (AFP)
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  • Après un été marqué par les sécheresses et les pertes agricoles, les syndicats alertent sur un possible regain de colère à l’automne
  • Les agriculteurs dénoncent des injonctions contradictoires entre productivité, compétitivité et transition écologique, sur fond de crise climatique

PARIS: Vers un automne de colère? L'été dévastateur pour les cultures comme pour l'élevage, juste après l'adoption de la loi d'urgence agricole, exacerbe les clivages autour de la transformation des agriculteurs, ballottés par les crises et perdus au milieu d'injonctions à produire mieux mais toujours plus.

Pour la Coordination rurale, deuxième syndicat agricole, il y a un "risque majeur d'une crise humaine inédite à l'automne". La Confédération paysanne, troisième syndicat, prévient que les "braises de la colère" pourraient se raviver.

Mais les solutions proposées sont bien différentes. Habituée des actions coup de poing, la Coordination rurale appelle notamment à irriguer sans respecter les restrictions et à la réintroduction de pesticides interdits. Quand la Confédération paysanne appelle à une "bifurcation agroécologique indispensable" et soutient les appels à manifester en octobre contre les pesticides.

Interrogé sur l'adaptation des fermes au changement climatique, le président de la FNSEA, syndicat dominant, a affirmé qu'elle était en cours mais prendrait des années. "Avant de parler du moyen et long terme, encore faut-il survivre à cette crise", a ajouté Arnaud Rousseau, tout en assurant ultérieurement que son syndicat n'a pas pour l'instant en tête de manifester.

- Injnctions "contradictoires" -

Pour Claire Ruault, sociologue spécialiste de l'agriculture, le contexte "exacerbe les clivages idéologiques" et entraîne plus des réponses d'urgence pour "compenser financièrement au lieu d'une réflexion globale sur l'adaptation en prenant en compte la complexité du monde agricole".

"On demande aux agriculteurs de changer depuis la période de modernisation de l'après-guerre. Ce qui est différent aujourd'hui, c'est que les orientations ne sont pas claires", ajoute la coordinatrice du Gerdal, association de recherche sur le développement agricole.

"Il y a des objectifs de maintien de la productivité, des exportations sur un marché ultra compétitif. Les agriculteurs doivent produire beaucoup, à bas coût. C'est assez peu compatible avec les exigences de la transition agro-écologique affichées par ailleurs par le gouvernement mais pour lesquelles les moyens ne sont pas en adéquation".

Pour la sociologue, le malaise dans les fermes face à ces injonctions contradictoires est renforcé par une "culpabilisation individuelle" des agriculteurs, face aux résultats d'études sur les dangers de résidus de pesticides, d'additifs ou de PFAS dans les produits.

- "Déconnexion" -

Pour Eve Fouilleux, directrice de recherche au CNRS en science politique, "les politiques publiques ont favorisé depuis des décennies l'agrandissement et l'hyperspécialisation des exploitations agricoles par l'utilisation massive d'engrais et de pesticides, ce qui les rend plus vulnérables aux crises tout en générant des problèmes environnementaux et sanitaires majeurs".

La sécheresse record et les canicules à répétition vont créer à la rentrée des "situations dramatiques". Les agriculteurs ont "très peu de marges de manoeuvre du fait d'un endettement massif" alors qu'ils sont "en première ligne des conséquences du réchauffement climatique", affirme cette agroéconomiste de formation.

Dans les campagnes, nombre d'agriculteurs se disent "assommés" par les pertes et l'inquiétude grandit sur le risque de suicides dans la profession, qui s'est déjà mobilisée trois hivers d'affilée.

Si Eve Fouilleux n'exclut pas une mobilisation des agriculteurs indépendante des syndicats - comme en 2024 pour demander des revenus -, ou à l'initiative de la Coordination rurale et de la Confédération paysanne - comme en 2025 pour protester contre la gestion gouvernementale de la dermatose bovine -, elle rappelle que ces mobilisations ont été "récupérées" in fine par l'alliance syndicale dominante de la FNSEA et des Jeunes Agriculteurs.

Selon la chercheuse, "la FNSEA a les ressources politiques et économiques pour mobiliser des troupes et réorienter le débat public autour de la fausse idée selon laquelle la souveraineté alimentaire serait menacée en France. Et donc de défendre ce qu'ils appellent les moyens de production: les pesticides et l'accès prioritaire à l'eau, dans un but principal d'exportation", comme en témoignent les grands thèmes de la loi d'urgence agricole.

Les deux chercheuses soulignent que l'alliance a toutefois perdu sa majorité aux dernières élections professionnelles et que les dirigeants de la FNSEA sont "déconnectés" de la base, ce qui participe au malaise des agriculteurs.

Claire Ruault ajoute qu'au niveau local, les agriculteurs peinent à construire un point vue collectif, et à le porter dans leurs interactions avec les autres acteurs, pour alimenter les politiques agricoles.

"Quand on interroge les agriculteurs individuellement sur la transition écologique, ils sont massivement pour", souligne Eve Fouilleux, "mais le système ne les incite pas à changer".


Les cours du pétrole baissent, les craintes sur l'approvisionnement s'atténuent

Le 3 avril 2026, à Toulouse, une station-service affiche tous ses carburants comme indisponibles, sur fond de tensions au Moyen-Orient et de flambée des prix du pétrole. (AFP)
Le 3 avril 2026, à Toulouse, une station-service affiche tous ses carburants comme indisponibles, sur fond de tensions au Moyen-Orient et de flambée des prix du pétrole. (AFP)
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  • Le Brent recule de 2,15 % à 87,07 dollars et le WTI de 2,43 % à 81,25 dollars, sur fond d’espoir d’une offre suffisante
  • L’AIE prévoit une baisse de la demande mondiale de pétrole de 1,6 million de barils par jour en 2026

WASHINGTON: Les cours du pétrole ont reculé jeudi, accrochés à l'espoir que les flux pétroliers mondiaux - y compris ceux en provenance du Moyen-Orient - suffisent à satisfaire une demande estimée en baisse.

Le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en octobre, a baissé de 2,15% à 87,07 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en septembre, a diminué de 2,43% à 81,25 dollars.

Les analystes restent partagés sur la quantité de pétrole qui parvient à franchir le détroit d'Ormuz, alors que les Etats-Unis et l'Iran multiplient les déclarations en affirmant chacun contrôler ce passage stratégique.

"On ne sait pas très bien aujourd'hui quelle quantité de pétrole transite réellement par le détroit d'Ormuz", souligne Arne Lohmann Rasmussen, de Global Risk Management.

Mais pour les experts d'Eurasia Group, ce qui est certain c'est que "les flux clandestins transitant par Ormuz soulagent la pression" du marché.

Une part croissante des tankers choisit de franchir ce passage avec les transpondeurs AIS - des appareils permettant la localisation des navires - éteints.

Bjarne Schieldrop, analyste chez SEB. juque qu'il passe "quotidiennement beaucoup plus de pétrole qu'on ne le pensait auparavant".

Le ministre américain de l'Energie, Chris Wright, avait affirmé mardi que "près de 9 millions de barils par jour" quittent actuellement le Golfe en passant par Ormuz, une estimation bien supérieure à celle de nombreux analystes.

La perspective de flux pétroliers importants s'ajoute à celle d'une demande moins importante que précédemment anticipé.

L'Agence internationale de l'énergie (AIE) a indiqué mercredi tabler pour 2026 sur une baisse de la consommation mondiale de pétrole de 1,6 million de barils par jour (mb/j) sur un an.

Sa précédente estimation envisageait un recul moindre, à hauteur de 1 mb/j.

Le opérateurs continuent aussi de surveiller les évolutions du côté des produits raffinés.

Les attaques houthies - une frappe de drones sur une raffinerie saoudienne a été revendiquée jeudi - et les frappes ukrainiennes sur les infrastructures énergétiques russes en mer Noire renchérissent le prix de certains dérivés du brut.

Mais "il est peu probable que des pénuries de produits surviennent à court terme", anticipent les analystes d'Eurasia Group.