L'hydrogène vert a le vent en poupe lors de la visite du prince héritier saoudien en Grèce

L'Arabie saoudite et la Grèce cherchent à approfondir leurs relations dans le domaine de l'hydrogène vert et de l'énergie propre, lors de la visite officielle du prince héritier saoudien, Mohammed ben Salmane. (SPA)
L'Arabie saoudite et la Grèce cherchent à approfondir leurs relations dans le domaine de l'hydrogène vert et de l'énergie propre, lors de la visite officielle du prince héritier saoudien, Mohammed ben Salmane. (SPA)
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Publié le Mercredi 27 juillet 2022

L'hydrogène vert a le vent en poupe lors de la visite du prince héritier saoudien en Grèce

  • Qualifiant la relation entre les deux pays d’«historique», le prince héritier a précisé qu'il existait d'autres opportunités pouvant être finalisées au cours de sa visite de deux jours
  • Il a également mentionné un «élément important que nous ne pouvons pas annoncer aujourd'hui», en évoquant les relations entre l'Arabie saoudite et la Grèce

RIYAD: L'Arabie saoudite et la Grèce ont signé un accord visant à approfondir leurs relations dans le domaine de l'hydrogène vert et de l'énergie propre, en marge de la visite officielle du prince héritier saoudien, Mohammed ben Salmane, avant le forum saoudo-grec sur l'investissement.

Le prince héritier discutera également de l’aide à apporter pour que ce pays européen puisse mettre en place un réseau d'interconnexion électrique.

Qualifiant la relation entre les deux pays d’«historique», le prince héritier a précisé qu'il existait d'autres opportunités pouvant être finalisées au cours de sa visite de deux jours, notamment la liaison du réseau électrique au sud-ouest de l'Europe, via la Grèce, pour fournir au continent des services d’énergie renouvelable moins onéreux.

«Par ailleurs, nous travaillons pour faire de la Grèce une plaque tournante pour l'Europe au niveau de l'hydrogène. Cela opérera une profonde transformation pour les deux pays. De plus, nous œuvrons à relier le réseau de télécommunications», a déclaré le prince héritier dans un communiqué publié par le bureau du Premier ministre grec.

Le prince héritier a déclaré qu'il avait de nombreux sujets à l'ordre du jour des pourparlers, faisant référence à des questions d'investissement, de commerce, d'économie, de politique et de sécurité. Il a assuré qu'il n'était pas venu «les mains vides» et que ses plans «opéreraient une profonde transformation pour les deux pays et pour toute la région».

Il a également mentionné un «élément important que nous ne pouvons pas annoncer aujourd'hui», en évoquant les relations entre l'Arabie saoudite et la Grèce.

 

 

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Un protocole a été signé entre le ministre saoudien de l'énergie, le prince Abdelaziz ben Salmane, et le ministre grec des Affaires étrangères, Nikolaos Georgios Dendias. (SPA)

Le protocole signé entre le ministre saoudien de l'énergie, le prince Abdelaziz ben Salmane, et le ministre grec des Affaires étrangères, Nikolaos Georgios Dendias, établit un cadre de coopération dans les domaines des énergies renouvelables, de l'interconnexion électrique, de l'exportation d'électricité vers la Grèce et l'Europe, de l'hydrogène propre et de son transfert vers l'Europe, a rapporté l’Agence de presse saoudienne.

L'accord visera également à travailler de pair dans les domaines de l'efficacité énergétique et de l'industrie pétrolière, gazière et pétrochimique, tout en adoptant l'approche de l'économie circulaire à faible émission de carbone et des technologies, en vue de réduire les effets du changement climatique.

Les deux pays étudieront également les possibilités relatives au captage du carbone, à la réutilisation, au transport et stockage du gaz, ainsi qu’au captage du carbone directement dans l'air.

Ils ont également signé un accord pour promouvoir la transformation numérique et l'innovation dans les domaines de l'énergie, notamment la cybersécurité, tout en travaillant au développement de partenariats qualitatifs pour localiser les matériaux, produits et services associés à tous les secteurs de l'énergie ainsi que les chaînes d'approvisionnement et technologies qui y sont liés.

Le prince héritier et le Premier ministre grec ont également assisté à la signature de l'accord portant sur la création du Conseil de partenariat stratégique saoudo-grec.

 

Relier l'Est à l'Ouest

Un partenariat stratégique a été annoncé entre les secteurs privés saoudien et grec en marge de la visite du prince héritier, pour réaliser un projet de câble de données reliant l'Est à l'Ouest.

Ce câble assurera l'approvisionnement numérique fluide des données dans le monde entier, à un moment où le transfert de données augmente de plus de 30%, selon SPA.

Ce projet sera encadré par la Saudi Telecom Co. au niveau du câble sous-marin, en partenariat avec Greek Telecom Co., General Energy Co. de Grèce, et Cyprus Telecom Co.

STC Group a annoncé que sa filiale MENA Hub coopérera avec la société de télécommunications grecque TSSA pour construire un corridor de données qui s'étendra du Royaume à l'Europe via un réseau moderne de haute capacité de fibres optiques terrestres sous la mer, et reliera l'Europe à l'Asie.

Le projet vise à positionner les deux pays comme une station numérique de l’est permettant à l'Europe de joindre le Moyen-Orient et les continents d'Afrique et d'Asie.

Une fois achevé, ce projet contribuera également à accélérer la croissance de l'économie numérique mondiale, qui devrait atteindre 15 trillions de dollars, a rapporté SPA. Le projet contribuera également à soutenir de nouvelles industries et des marchés émergents basés sur des modèles commerciaux innovants.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 

 


Airbus pénalisé par ses faibles livraisons d'avions

Des écrans affichant le logo de la société française Airbus, cotée au CAC 40, principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse, le 31 mars 2026. (AFP)
Des écrans affichant le logo de la société française Airbus, cotée au CAC 40, principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse, le 31 mars 2026. (AFP)
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  • Airbus voit ses résultats baisser au T1 2026 (bénéfice -26%, CA -7%) à cause de livraisons d’avions retardées et de problèmes de moteurs
  • Le groupe maintient ses objectifs annuels et s’appuie sur la défense, tandis que Boeing prend l’avantage sur les livraisons

PARIS: L'avionneur européen Airbus est pénalisé au premier trimestre par de faibles livraisons d'avions commerciaux, qui pèsent sur ses comptes, tandis que son concurrent américain Boeing, en phase de redressement, signe des livraisons record.

En dépit de cette déconvenue due principalement à la pénurie des moteurs de l'américain Pratt & Whitney et la situation volatile au Moyen-Orient qui n'a pour l'instant "pas d'impact" sur ses activités, Airbus maintient ses objectifs pour l'année.

Il compte toujours livrer un nombre record de 870 avions commerciaux en 2026, soit plus que la meilleure année, en 2019, avant la pandémie du Covid (863 appareils).

Les livraisons d'avions commerciaux qui patinent ont fait chuter le bénéfice net de l'avionneur européen de 26% à 586 millions d'euros au premier trimestres.

Le chiffre d'affaires s'est établi à 12,65 milliards d'euros, en recul de 7% par rapport à la même période de l'année dernière.

Ces résultats "reflètent un niveau plus faible de livraisons d'avions commerciaux et une solide performance de notre division Defense and Space", a déclaré le patron d'Airbus Guillaume Faury.

- "Impact" de Pratt jusqu'en 2028  -

Depuis le début de l'année, Airbus n'a livré que 114 avions commerciaux contre 143 pour Boeing. L'an dernier l'écart s'est resserré au sein du duopole sur le terrain des livraisons, mais l'américain a pris l'avantage sur les commandes.

Pratt & Whitney "reste le principal facteur limitant de notre trajectoire de montée en cadence sur l’A320", la famille la mieux vendue d'Airbus, "avec un impact sur 2026 et 2027", a déclaré Guillaume Faury au cours d'une conférence téléphonique.

En conséquence, l’entreprise maintient sa prévision d'un rythme de production de cette famille d'avions compris entre 70 et 75 avions par mois d’ici la fin 2027, objectif revu à la baisse en février contre 75 auparavant.

Le carnet de commandes d'Airbus affiche 9.037 appareils, soit plus de dix ans de production au rythme actuel.

Airbus a également été confronté en début de l'année "à un retard administratif qui a affecté la livraison de près de 20 avions à des clients chinois", mais ce problème a été résolu.

Le problème de qualité des panneaux de l'A320 découvert en décembre aura "un impact résiduel" sur les livraisons sur le premier semestre, selon Guillaume Faury.

Le bilan des livraisons des avionneurs est toujours scruté, car il préfigure les résultats financiers, les compagnies aériennes acquittant la majorité du prix d'achat lorsqu'elles reçoivent leurs appareils.

Le "cash flow" d'Airbus qui emploie près de 170.000 personnes dans le monde s'est également nettement dégradé.

La trésorerie disponible consolidée avant financement des clients s’est ainsi établie à -2,485 milliards d’euros contre -310 millions d’euros il y a un an.

- Désaccords non résolus sur le Scaf -

Les mauvaises performances côté avions commerciaux sont toutefois contrebalancées par le succès de la branche défense.

Le chiffre d'affaires dans ce domaine a progressé de 7% à 2,8 milliards d'euros.

Interrogé sur le programme européen d'avion de combat Scaf mené par Airbus qui représente l'Allemagne et l'Espagne et Dassault Aviation pour la France, Guillaume Faury a indiqué que les discussions étaient "en cours" dans le cadre d'une mission demandée par le président français Emmanuel Macron pour réconcilier les industriels.

"Je ne dis pas que les désaccords sont résolus, mais qu’un travail est en cours entre les différents acteurs pour tenter d’identifier la meilleure voie à suivre", a-t-il poursuivi.

"La France, l'Allemagne et l'Espagne ont chacune leurs attentes et travaillent actuellement à résoudre ces divergences", a-t-il conclu. 


Vision Golfe 2026 : France-CCG, de la coopération à la transformation

L’édition 2026, placée sous le thème « De la coopération à la transformation » entend aller plus loin en mettant l’accent sur des partenariats orientés résultats. (Photo: fournie)
L’édition 2026, placée sous le thème « De la coopération à la transformation » entend aller plus loin en mettant l’accent sur des partenariats orientés résultats. (Photo: fournie)
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  • La France et les pays du Golfe intensifient leur partenariat économique avec un forum stratégique axé sur des projets concrets et des investissements mesurables
  • Les secteurs clés incluent l’IA, les énergies propres et les infrastructures, dans un contexte où la géopolitique redéfinit les échanges mondiaux

DUBAÏ: Dans un contexte international marqué par des tensions géopolitiques croissantes, des mutations profondes des flux commerciaux et des impératifs liés à la transition énergétique, la France et les États du Conseil de coopération du Golfe (CCG) s’apprêtent à franchir une nouvelle étape dans leur relation stratégique. Les 18 et 19 juin 2026, Paris accueillera la quatrième édition de Vision Golfe, un forum de haut niveau destiné à accélérer les échanges économiques, les investissements et les coopérations industrielles entre les deux régions.

Organisé par Business France sous le haut patronage du président Emmanuel Macron, cet événement réunira ministres, décideurs publics et dirigeants d’entreprises au ministère de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique. Il s’inscrit dans une dynamique de renforcement institutionnel des relations franco-golfiques, fondée sur la recherche de résilience économique et d’autonomie stratégique.

Au fil des éditions, Vision Golfe s’est imposé comme une plateforme incontournable pour transformer le dialogue en projets concrets. La dernière édition a rassemblé plus de 1 250 participants et généré plus de 2 000 rencontres B2B, témoignant d’une forte demande pour des échanges ciblés et opérationnels. L’édition 2026, placée sous le thème « De la coopération à la transformation » (“From Cooperation to Transformation”), entend aller plus loin en mettant l’accent sur des partenariats orientés résultats, notamment à travers le co-investissement, l’innovation conjointe et la collaboration industrielle.

Les relations économiques entre la France et les pays du Golfe connaissent une croissance soutenue. En 2025, les échanges commerciaux entre la France et les Émirats arabes unis ont atteint 10,8 milliards d’euros, en hausse de 27 % sur un an. À l’échelle régionale, le commerce entre la France et le CCG s’est élevé à 24,9 milliards d’euros, porté notamment par l’Arabie saoudite, le Koweït et le Qatar. Ces chiffres illustrent la solidité du corridor économique en construction, tout en laissant entrevoir un potentiel encore largement inexploité.

Dans un environnement où la géopolitique influence directement les décisions économiques — qu’il s’agisse de contrôle des exportations, de politiques industrielles ou de sécurité des chaînes d’approvisionnement — le partenariat entre la France et le Golfe apparaît de plus en plus complémentaire. Les pays du Golfe apportent leur capacité d’investissement, leur rapidité d’exécution et leur ambition technologique, tandis que la France contribue par son expertise industrielle, ses standards réglementaires et son accès aux marchés européens.

Comme le souligne Axel Baroux, directeur de Business France pour le Proche et Moyen-Orient : « Dans un monde où l’inaction est l’ennemi de la croissance, Vision Golfe 2026 vise à générer des avancées concrètes et mesurables. Le forum réunit les bons acteurs pour catalyser des initiatives, mobiliser des investissements et transformer les échanges en projets à fort impact. »

Le programme de Vision Golfe 2026 mettra en avant des secteurs stratégiques tels que l’intelligence artificielle, les énergies propres, l’industrie avancée, la mobilité intelligente, les systèmes de santé et le développement urbain durable. La notion de sécurité, au sens large, sera également centrale, englobant les infrastructures critiques, la sécurité alimentaire, la gestion de l’eau ou encore les corridors logistiques et maritimes.

Au-delà des panels et des discussions, l’événement privilégiera des formats orientés action : rencontres B2B et B2G, sessions de networking et événements exclusifs comme la « French Gulf Night » au Palais Galliera. L’objectif est clair : accélérer la prise de décision et transformer les convergences stratégiques en projets concrets, investissements et créations d’emplois.

Vision Golfe 2026 s’affirme ainsi comme un catalyseur de la prochaine phase du partenariat entre la France et le CCG, où l’enjeu n’est plus seulement de coopérer, mais bien de transformer durablement les économies des deux régions.


Les Emirats annoncent leur retrait de l'Opep à partir de mai 

Les Emirats arabes unis vont se retirer de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et de l'alliance Opep+ comptant aussi la Russie, à partir du 1er mai, a annoncé l'agence de presse émiratie. (AP)
Les Emirats arabes unis vont se retirer de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et de l'alliance Opep+ comptant aussi la Russie, à partir du 1er mai, a annoncé l'agence de presse émiratie. (AP)
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  • Les Emirats arabes unis vont se retirer de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep)
  • "Cette décision reflète la vision stratégique et économique à long terme des Emirats arabes unis ainsi que l'évolution de leur profil énergétique, notamment l'accélération des investissements dans la production d'énergie nationale"

DUBAI: Les Emirats arabes unis vont se retirer de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et de l'alliance Opep+ comptant aussi la Russie, à partir du 1er mai, a annoncé l'agence de presse émiratie.

"Cette décision reflète la vision stratégique et économique à long terme des Emirats arabes unis ainsi que l'évolution de leur profil énergétique, notamment l'accélération des investissements dans la production d'énergie nationale", explique l'agence Wam.