Salut nazi à l'Assemblée: le député LREM fait un don à une association

Le député Renaissance (ex-LREM) Rémy Rebeyrotte a annoncé vendredi avoir fait un don de 1 000 euros à une association. (AFP)
Le député Renaissance (ex-LREM) Rémy Rebeyrotte a annoncé vendredi avoir fait un don de 1 000 euros à une association. (AFP)
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Publié le Vendredi 29 juillet 2022

Salut nazi à l'Assemblée: le député LREM fait un don à une association

  • Rebeyrotte a renouvelé ses excuses après avoir fait un salut nazi dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale le 12 juillet en direction d'un député RN
  • Le député s'est retrouvé au centre d'une polémique après avoir effectué un salut nazi dans l'hémicycle de l'Assemblée à l'occasion d'un vote sur le projet de loi sanitaire, durant lequel la majorité a été battue

PARIS: Le député Renaissance (ex-LREM) Rémy Rebeyrotte a annoncé vendredi avoir fait un don de 1.000 euros à une association, renouvelant ses excuses après avoir fait un salut nazi dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale le 12 juillet en direction d'un député RN.

"J'ai décidé de faire un don de 1.000 euros à une association que je connais bien, que je soutiens par ailleurs et qui fait un travail remarquable pour l'entretien de la mémoire et le soutien aux familles, la FNDIRP (Fédération Nationale des Déportés, Internés, Résistants et Partisans)", a déclaré dans un communiqué l'élu de Saône-et-Loire.

M. Rebeyrotte a aussi présenté de nouveau ses excuses "auprès de ceux que j'ai sincèrement blessés (...) et notamment des familles de victimes de la barbarie nazie".

Le député s'est retrouvé au centre d'une polémique après avoir effectué un salut nazi dans l'hémicycle de l'Assemblée à l'occasion d'un vote sur le projet de loi sanitaire, durant lequel la majorité a été battue.

"Un grand gaillard du RN s'est levé en faisant le salut nazi" à l'arrière des travées, avait assuré M. Rebeyrotte. Le parlementaire de Saône-et-Loire avait alors mimé le geste en lui disant qu'"il ne faut pas faire ça".

Il n'a pas été retrouvé de preuve visuelle d'un tel salut nazi par un député RN et le groupe d'extrême droite a annoncé cette semaine déposer plainte pour diffamation.

M. Rebeyrotte a reçu, lui, un rappel à l'ordre par la présidente de l'Assemblée Yaël Braun-Pivet (LREM). Il s'agit du premier niveau de sanction prévu au sein de l'institution, ce qui a été dénoncé par plusieurs élus RN qui l'ont jugé insuffisant.


Darmanin lance la procédure de fermeture d'une mosquée «radicale» dans le Bas-Rhin

Le ministre français de l'Intérieur Gérald Darmanin après une réunion des ministres à l'Elysée, à Paris, le 7 septembre 2022. (Photo, AFP)
Le ministre français de l'Intérieur Gérald Darmanin après une réunion des ministres à l'Elysée, à Paris, le 7 septembre 2022. (Photo, AFP)
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  • Gérald Darmanin a lancé mercredi la procédure de fermeture administrative d'une mosquée à Obernai (Bas-Rhin), accusée de faciliter «la diffusion d’une idéologie radicale»
  • La procédure, formellement engagée par la préfète du Bas-Rhin, prévoit une phase contradictoire de dix jours pendant laquelle l'association gestionnaire de la mosquée peut faire valoir ses observations

PARIS: Gérald Darmanin a lancé mercredi la procédure de fermeture administrative d'une mosquée à Obernai (Bas-Rhin), accusée de faciliter "la diffusion d’une idéologie radicale", a-t-on appris auprès du ministère de l'Intérieur. 

L'imam de la mosquée, arrivé en 2017, est "connu pour se livrer à un prosélytisme radical dans le Bas-Rhin depuis une douzaine d’années", a assuré la place Beauvau, confirmant une information du Figaro. 

Il manifeste "une hostilité évidente envers la société française, multiplie les propos provocateurs et hostiles aux valeurs républicaines et encourage les fidèles dans cette vision radicale", ajoute le ministère de l'Intérieur. 

La procédure, formellement engagée par la préfète du Bas-Rhin, prévoit une phase contradictoire de dix jours pendant laquelle l'association gestionnaire de la mosquée peut faire valoir ses observations, avant une éventuelle fermeture, dont la durée ne peut excéder six mois. 

L’association gestionnaire de ce lieu de culte est par ailleurs accusée de "cautionner" les "propos" et les "agissements" de cet imam, "qui n'ont jamais fait l’objet d’une quelconque condamnation ou modération" de sa part. 

"Ces deux dernières années, 23 lieux de cultes séparatistes ont été fermés", a tweeté Gérald Darmanin. 

Selon le ministère de l'Intérieur, la France compte 2 623 mosquées et salles de prières. 

Sur ce total, une centaine, soupçonnées de séparatisme, ont été mises sous surveillance, ce qui a permis le lever les doutes pour une trentaine d'entre elles. 

Le reste, qui représente une cinquantaine de lieux de culte musulman, reste sous la surveillance du ministère. 


Lancement mi-octobre de formations sur l'environnement pour les députés

La présidente de l'Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet (Renaissance), à Louan-Villegruis-Fontaine, le 6 septembre 2022. (Photo, AFP)
La présidente de l'Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet (Renaissance), à Louan-Villegruis-Fontaine, le 6 septembre 2022. (Photo, AFP)
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  • La présidente de l'Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet (Renaissance) est à l'origine de ces formations qui ont aussi pour but d'«améliorer la prise en compte des enjeux environnementaux dans le travail parlementaire»
  • Composé de 14 députés de tous bords et présidé par Mme Braun-Pivet elle-même, il se réunira pour la première fois le 6 octobre

PARIS: Les députés vont être formés aux enjeux de la transition écologique, avec un premier rendez-vous fixé au 19 octobre, afin qu'ils disposent "d'un socle de connaissances partagées", a indiqué mercredi la présidence de l'Assemblée nationale. 

La présidente de l'Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet (Renaissance) est à l'origine de ces formations qui ont aussi pour but d'"améliorer la prise en compte des enjeux environnementaux dans le travail parlementaire", selon un communiqué. 

Une conférence inaugurale, suivie d'ateliers thématiques, se tiendront le 19 octobre, avec la participation de la paléo-climatologue et membre du GIEC Valérie Masson-Delmotte, de l'écologue Philippe Grandcolas et de l'économiste du climat Céline Guivarch. 

Cette rencontre "ne sera qu’une première étape d’un cycle de formations", de sorte que "la formation des députés, mais aussi des personnels et collaborateurs travaillant dans l’institution, s’inscrive dans la durée", poursuit la présidence de l'Assemblée. 

Dans l'optique d'une "Assemblée verte et vertueuse", Mme Braun-Pivet a aussi mis sur pied un groupe de travail chargé de proposer "des pratiques environnementales exemplaires" au sein de l'institution. 

Composé de 14 députés de tous bords et présidé par Mme Braun-Pivet elle-même, il se réunira pour la première fois le 6 octobre. Le groupe de travail doit se pencher sur des "mesures immédiates" pour "éviter des coupures énergétiques cet hiver", ainsi que sur un "plan de transition énergétique à moyen et long terme" d'ici fin février 2023, afin de réduire les consommations de 60% d’ici 2042. 

Enfin, un "plan de transition écologique" devra être remis d'ici juin 2023, sur la réduction des déchets, le verdissement du transport des députés, personnels et collaborateurs, et encore sur la promotion d'une alimentation saine et durable. 

"Il y a encore beaucoup à faire en termes de réduction de la consommation (énergétique), même si beaucoup a été fait avec une baisse de 30% ces dix dernières années", soulignait la titulaire du perchoir dans Le Parisien lundi, en relevant qu'"une partie des bâtiments (de l'Assemblée) est classée monument historique, ce qui ne facilite pas le travail". 


Retraites: «ce que s'apprête à faire le président est une folie», dit Ruffin

Député du parti de gauche français La France Insoumise (LFI) et membre de la coalition de gauche NUPES, acronyme de "Nouvelle Union Populaire Ecologique et sociale", François Ruffin réagit lors d'une séance de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale à Paris le 19 juillet 2022. (AFP)
Député du parti de gauche français La France Insoumise (LFI) et membre de la coalition de gauche NUPES, acronyme de "Nouvelle Union Populaire Ecologique et sociale", François Ruffin réagit lors d'une séance de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale à Paris le 19 juillet 2022. (AFP)
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  • «Je vais essayer d'être solennel: je pense que ce que s'apprête à faire le président de la République est une folie» a déclaré le député de la Somme sur le plateau de franceinfo
  • «La retraite, c'est l'injustice au-dessus des autres», a-t-il encore argumenté, évoquant «des gens qui se demandent comment déjà, ils vont pouvoir bosser jusqu'à 60 ans»

PARIS: Le député LFI François Ruffin a estimé mercredi que la réforme des retraites voulue et annoncée par le président Emmanuel Macron était "une folie" dans un pays "épuisé" et "exaspéré" par deux ans de Covid-19, l'inflation et la  "fatigue démocratique".

"Je vais essayer d'être solennel: je pense que ce que s'apprête à faire le président de la République est une folie", a déclaré le député de la Somme sur le plateau de franceinfo quelques heures avant la tenue d'un dîner décisif de la majorité, autour du président, sur ce sujet.

"Quand on a eu deux ans de crise Covid, qu'on a un peuple qui est épuisé, qui est exténué, qu'il (Emmanuel Macron, NDLR) a été réélu finalement sans élan, sans enthousiasme, qu'il a une majorité de raccroc à l'Assemblée nationale (...), qu'on s'apprête à ne pas savoir si on va pouvoir payer nos factures, qu'on a une crise d'inflation, que les salaires ne suivent pas", a-t-il énuméré, rappelant des sondages montrant qu'une large majorité des Français ne souhaitent pas une réforme.

Niant l'utilité même de la réforme, il a estimé qu'"on installe du ressentiment dans le cœur des gens".

"La retraite, c'est l'injustice au-dessus des autres", a-t-il encore argumenté, évoquant "des gens qui se demandent comment déjà, ils vont pouvoir bosser jusqu'à 60 ans".

Le président Macron reçoit mercredi soir avec Élisabeth Borne les principaux chefs de la majorité, divisés sur la manière de mener cette réforme, afin de décider de la méthode: amendement, texte ad hoc ou budget rectificatif de la Sécurité sociale.

La décision finale est attendue "d'ici la fin de la semaine".

Promesse de campagne la réforme, qui devrait notamment reculer l'âge légal de départ à la retraite, doit permettre selon l'exécutif de conduire le régime à l'équilibre et de dégager des marges de manœuvres pour financer l'éducation, la santé ou la transition énergétique.