Les Saoudiennes investissent les terrains de golf à la recherche de la gloire

Bien que le golf soit un sport relativement nouveau dans le pays, les femmes ont été encouragées à s'y adonner grâce à de nouvelles opportunités et le soutien qui leur a été apporté. (Photo fournie)
Bien que le golf soit un sport relativement nouveau dans le pays, les femmes ont été encouragées à s'y adonner grâce à de nouvelles opportunités et le soutien qui leur a été apporté. (Photo fournie)
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Publié le Samedi 31 octobre 2020

Les Saoudiennes investissent les terrains de golf à la recherche de la gloire

  • Une récente initiative sportive donnera aux femmes du Royaume la possibilité d'apprendre le golf à titre gratuit
  • Les joueuses participant au programme seront désignées comme Premiers membres féminins (Ladies First Member) que ce soit au Riyadh Golf Club, au Dirab Golf Club ou au Royal Greens Golf & Country Club de la ville économique du roi Abdallah

DJEDDAH : Voilà que les Saoudiennes franchissent de nouvelles barrières sur les terrains de golf du Royaume : elles découvrent ce sport ainsi que ses avantages.

Le golf est un sport relativement nouveau dans le pays, pourtant les femmes ont été encouragées à s'y adonner grâce à de nouvelles opportunités et le soutien qui leur a été apporté. Le golf continue d'être un sport dominé par les hommes. Bien que les femmes manifestent un grand intérêt pour ce sport, elles sont peu représentées dans ce domaine partout dans le monde.

Une récente initiative sportive donnera aux femmes du Royaume la possibilité d'apprendre le golf à titre gratuit. L'Aramco Saudi Ladies International, présenté par le Fonds d'investissement public (PIF), est certes une première dans le Royaume. Un autre projet, le « Ladies First Club », un club novateur de Golf Saudi, offrira aux femmes une adhésion gratuite, comprenant des leçons de golf, l'accès à un terrain d'entraînement ainsi que la possibilité de jouer sur 3 parcours de 18 trous.

L'offre est proposée à toutes les femmes saoudiennes, avec une adhésion initiale plafonnée à 1 000 personnes. Dans un entretien avec Arab News, Sarah Al-Arifi, une entrepreneure saoudienne de 26 ans, ne cache pas son enthousiasme face à la perspective d'un club de golf saoudien pour femmes. Pour elle, même si le sport est perçu dans le monde comme étant dominé par les hommes, il progresse rapidement dans le Royaume et devient inclusif. Elle estime que les nouveaux projets seront « autonomisants ».

Mme Al-Arifi insiste sur les avantages que présente la création d'une communauté pour chaque sport, et pas seulement pour le golf. Elle ajoute que ces communautés promettent de générer de la créativité, du point de vue du consommateur.

« Créer une communauté pour un sport spécifique est indispensable et non seulement important. Il stimule la concurrence et représente un avantage pour nous en tant que consommateurs. Au-delà des avantages évidents d'une communauté sportive, j'encourage la concurrence, en tant que consommateur, car elle favorise l'innovation et contribue à régler les problèmes », a-t-elle déclaré.

Les joueuses participant au programme seront désignées comme Premiers membres féminins (Ladies First Member ) que ce soit au Riyadh Golf Club,  au Dirab Golf Club ou au Royal Greens Golf & Country Club de la ville économique du roi Abdallah.

Le Ladies First Club sera officiellement lancé lors d'un tournoi préparatoire présenté par le PIF pour l'Aramco Saudi Ladies International.

Il se déroulera entre le 12 et le 15 novembre, deux jours avant l'Aramco Saudi Ladies Team International, qui verra des équipes de quatre golfeuses s'affronter pour des prix d'une valeur de 500 000 dollars du 17 au 19 novembre.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le chef de la diplomatie iranienne accuse depuis Saint-Pétersbourg les Etats-Unis de l'échec des discussions au Pakistan 

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi. (AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi. (AFP)
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  • "Les approches américaines ont fait que le précédent cycle de négociations, malgré des progrès, n'a pas atteint ses objectifs en raison d'exigences excessives"
  • Il a également affirmé que "la sécurité du passage dans le détroit d'Ormuz est une question mondiale importante", alors que les Etats-Unis et l'Iran poursuivent leurs blocus sur ce détroit stratégique

TEHERAN: Le ministre iranien des Affaires étrangères a accusé lundi les Etats-Unis d'être responsables de l'échec des pourparlers de paix au Pakistan, après son arrivée en Russie où il doit rencontrer le président Vladimir Poutine.

"Les approches américaines ont fait que le précédent cycle de négociations, malgré des progrès, n'a pas atteint ses objectifs en raison d'exigences excessives", a-t-il déclaré, cité par les médias d'Etat iraniens. Il a également affirmé que "la sécurité du passage dans le détroit d'Ormuz est une question mondiale importante", alors que les Etats-Unis et l'Iran poursuivent leurs blocus sur ce détroit stratégique.

 

 


Liban: le Hezbollah refuse «catégoriquement» les négociations directes avec Israël

Israël et le Liban ont déjà tenu deux sessions de pourparlers au niveau des ambassadeurs à Washington, à propos de la guerre dans laquelle le Liban a été entraîné le 2 mars par des tirs du Hezbollah contre son ennemi juré israélien, en soutien à l'Iran visé par une offensive israélo-américaine. (AFP)
Israël et le Liban ont déjà tenu deux sessions de pourparlers au niveau des ambassadeurs à Washington, à propos de la guerre dans laquelle le Liban a été entraîné le 2 mars par des tirs du Hezbollah contre son ennemi juré israélien, en soutien à l'Iran visé par une offensive israélo-américaine. (AFP)
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  • "Nous refusons catégoriquement de négocier directement avec Israël" et il est de la responsabilité du pouvoir libanais d'éviter une "erreur dangereuse qui entraîne" le pays "dans un cycle d'instabilité"
  • Le président libanais dit au Hezbollah que "la trahison" est d'entraîner le pays dans la guerre

BEYROUTH: Le chef du Hezbollah, Naïm Qassem, a réaffirmé lundi son refus des négociations directes entre Beyrouth et Israël, estimant qu'elles risquaient d'entraîner le Liban dans un "cycle d'instabilité".

"Nous refusons catégoriquement de négocier directement avec Israël" et il est de la responsabilité du pouvoir libanais d'éviter une "erreur dangereuse qui entraîne" le pays "dans un cycle d'instabilité", a déclaré le chef du groupe pro-iranien dans un communiqué lu par la chaîne al-Manar, qui lui est affiliée.

Israël et le Liban ont déjà tenu deux sessions de pourparlers au niveau des ambassadeurs à Washington, à propos de la guerre dans laquelle le Liban a été entraîné le 2 mars par des tirs du Hezbollah contre son ennemi juré israélien, en soutien à l'Iran visé par une offensive israélo-américaine.

 


Israël: deux anciens chefs de gouvernement s'unissent pour battre Netanyahu

L'ancien Premier ministre Naftali Bennett et le chef de l'opposition Yaïr Lapid, qui avait été brièvement chef du gouvernement en 2022, se présenteront aux prochaines élections sur une liste commune, ont annoncé les deux hommes dimanche.
L'ancien Premier ministre Naftali Bennett et le chef de l'opposition Yaïr Lapid, qui avait été brièvement chef du gouvernement en 2022, se présenteront aux prochaines élections sur une liste commune, ont annoncé les deux hommes dimanche.
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  • Naftali Bennett (droite) et Yaïr Lapid (centre) avaient formé ensemble un gouvernement en juin 2021 auquel a succédé fin 2022 le gouvernement actuel dirigé par Benjamin Netanyahu
  • Selon les sondages, M. Bennett apparaît comme le candidat le mieux placé pour battre M. Netanyahu aux législatives prévues en octobre

HERZLIYA: L'ancien Premier ministre Naftali Bennett et le chef de l'opposition Yaïr Lapid, qui avait été brièvement chef du gouvernement en 2022, se présenteront aux prochaines élections sur une liste commune, ont annoncé les deux hommes dimanche.

"Je suis heureux d'annoncer que ce soir, avec mon ami Yaïr Lapid, je réalise l'acte le plus sioniste et patriotique que nous ayons jamais accompli pour notre pays. Ce soir, nous nous unissons et fondons le parti "Beyahad" ("Ensemble", NDLR) sous ma direction, un parti qui mènera à une grande victoire et à l'ouverture d’une nouvelle ère pour notre beau pays", a déclaré M. Bennett lors d'une conférence de presse.

Naftali Bennett (droite) et Yaïr Lapid (centre) avaient formé ensemble un gouvernement en juin 2021 auquel a succédé fin 2022 le gouvernement actuel dirigé par Benjamin Netanyahu.

Selon les sondages, M. Bennett apparaît comme le candidat le mieux placé pour battre M. Netanyahu aux législatives prévues en octobre.

"Cette initiative conduit à l'unification du bloc du "camp du changement" et permet de concentrer tous les efforts pour conduire Israël vers la réparation nécessaire", a affirmé M. Lapid.

"Bennett est un homme de droite, mais de droite honnête, et il y a de la confiance entre nous", a encore dit M. Lapid.

M. Bennett a promis que si il était élu, il nommerait une commission nationale d'enquête sur les défaillances ayant conduit au massacre du 7 octobre 2023, ce que refuse le gouvernement actuel.

Il a aussi appelé l'ancien ministre Gadi Eizenkot (chef du parti centriste Yashar "Droit") à les rejoindre sur cette liste commune.

Fils d'immigrants américains, Naftali Bennett, 54 ans, ancien entrepreneur high-tech, qui a revendu sa start-up en 2005 pour 145 millions de dollars (110 millions d'euros), joue beaucoup sur son image d'ex-officier commando de l'armée israélienne, un profil lui assurant le soutien d'une partie de la jeunesse, surtout après plus de deux ans de guerre.

Ancien conseiller de Benjamin Netanyahu, M. Bennett s'est transformé au fil des années en farouche adversaire de la politique de son ancien mentor.

Il a dirigé plusieurs formations de droite avant de former un gouvernement d'union large en 2021 avec notamment le soutien d'une formation arabe.

Son nouveau colistier, Yaïr Lapid, 62 ans, est le fils du défunt journaliste et ministre Tommy Lapid, un rescapé de la Shoah, et de l'auteure reconnue Shulamit Lapid.

Journaliste vedette de la télévision, il est entré en politique en 2012 en créant le parti Yesh Atid ("Il y a un avenir"), s'imposant comme la seconde formation politique du pays et devenant depuis le chef de l'opposition, en dehors de la parenthèse de pouvoir et d'une brève participation à un gouvernement Netanyahu en 2014.