Ukraine: Attaque au drone contre le QG de la flotte russe à Sébastopol, poursuite des bombardements

Les frappes russes sur les villes de la région font pratiquement tous les jours des victimes dans la population civile (Photo, AFP).
Les frappes russes sur les villes de la région font pratiquement tous les jours des victimes dans la population civile (Photo, AFP).
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Publié le Dimanche 31 juillet 2022

Ukraine: Attaque au drone contre le QG de la flotte russe à Sébastopol, poursuite des bombardements

  • Toutes les festivités liées à la Journée de la Flotte russe «ont été annulées pour des raisons de sécurité», a annoncé M. Razvojaïev, en demandant aux habitants de Sébastopol de ne pas quitter leur domicile
  • Selon le maire de la ville, Oleksandre Senkevytch, de «puissantes explosions» ont été entendues à deux reprises pendant la nuit de samedi à dimanche

KIEV: La Russie a affirmé dimanche qu'une attaque menée par un drone explosif avait blessé six personnes dans le QG de sa flotte de la mer Noire en Crimée annexée, tandis que les autorités de la ville de Mykolaïv, dans le sud de l'Ukraine, assurent avoir été confrontées au bombardement le plus violent depuis le début de la guerre. 

Le gouverneur de Sébastopol, Mikhaïl Razvojaïev, a publié sur son compte Telegram le message suivant : « Ce matin, les nationalistes ukrainiens ont décidé de nous gâcher la Journée de la Flotte russe » célébrée en Russie dimanche. 

Il a précisé qu'un drone s'était posé dans la cour de l'état-major de la Flotte et fait état de six blessés parmi les employés de l'état-major. 

Toutes les festivités liées à la Journée de la Flotte russe « ont été annulées pour des raisons de sécurité », a annoncé M. Razvojaïev, en demandant aux habitants de Sébastopol de ne pas quitter leur domicile « si possible ». 

Les autorités ukrainiennes ont toutefois démenti être à l'origine de cette attaque inédite, qualifiant les accusations russes de « provocation délibérée ». 

L'annonce d'une « soi-disant attaque ukrainienne de l'Etat-major de la flotte russe à Sébastopol » sont « une provocation délibérée », a déclaré Serguiï Bratchouk, porte-parole de l'administration régionale d'Odessa (sud de l'Ukraine), dans une vidéo sur Telegram. 

« La libération de la Crimée ukrainienne occupée se passera d'une autre manière, beaucoup plus efficace », a-t-il ajouté. 

Lors d'un discours célébrant la journée de la Flotte russe à Saint-Pétersbourg (nord-est de la Russie), le président Vladimir Poutine a par ailleurs annoncé que sa marine se doterait « dans les prochains mois » d'un nouveau missile de croisière hypersonique Zircon qui « ne connaît aucun obstacle ». 

La Flotte russe « est capable d'infliger une riposte foudroyante à tous ceux qui décideront de porter atteinte à notre souveraineté et liberté », a assuré M. Poutine, en soulignant que ses équipements militaires « font l'objet d'un perfectionnement permanent ». 

La livraison de ces missiles Zircon « aux forces armées russes va commencer dans les prochains mois », a-t-il précisé. 

« Les plus forts »  

Dans le Sud de l'Ukraine, les autorités de Mykolaïv ont assuré dimanche que la ville avait été la cible de bombardements russes massifs, probablement « les plus forts » depuis le début de la guerre en février, qui ont fait au moins deux morts. 

Selon le maire de la ville, Oleksandre Senkevytch, de « puissantes explosions » ont été entendues à deux reprises pendant la nuit de samedi à dimanche. 

Le gouverneur de la région, Vitali Kim, a fait état de deux morts, un couple de civils. 

D'autres frappes ont touché les régions de Kharkiv (est) et Soumy (nord-est). 

Samedi soir, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a appelé les habitants de la région de Donetsk à évacuer pour échapper à la « terreur russe » et aux bombardements sur ce territoire de l'Est du pays, largement sous contrôle de Moscou. 

« Une décision gouvernementale a été prise sur l'évacuation obligatoire de la région de Donetsk », a déclaré M. Zelensky dans une adresse vidéo. « Plus les habitants quittent la région de Donetsk maintenant, moins l'armée russe tuera de personnes ». 

La vice-Première ministre ukrainienne Iryna Verechtchouk avait précédemment annoncé l'évacuation obligatoire pour toute la population du Donetsk, l'une des deux régions administratives du bassin industriel du Donbass où la Russie gagne du terrain. 

Elle avait motivé cette décision, dans des déclarations à la télévision, par la destruction des réseaux de gaz et l'absence de chauffage l'hiver prochain dans la région. 

Au moins 200 000 civils vivent encore dans les territoires de la région de Donetsk qui ne sont pas sous occupation russe, selon une estimation des autorités ukrainiennes. 

« Camoufler les tortures »  

Vendredi, le bombardement d'un baraquement abritant des soldats ukrainiens prisonniers à Olenivka, en territoire occupé par les Russes dans la région de Donetsk, a fait une cinquantaine de morts. Un « crime de guerre russe délibéré », selon M. Zelensky. 

Le chargé des droits humains ukrainien Dmytro Loubinetsk a annoncé samedi avoir demandé à la Croix-Rouge et à la Mission de surveillance des droits de l'homme des Nations unies, qui a supervisé en mai la reddition négociée avec les Russes des défenseurs de l'usine d'Azovstal à Marioupol (sud-est), de se rendre à Olenivka. 

Après de longues semaines de siège et de résistance sur le site sidérurgique, environ 2 500 combattants ukrainiens s'étaient rendus et Moscou avait fait savoir qu'ils seraient incarcérés à Olenivka. 

« Quand les défenseurs d'Azovstal avaient quitté l'usine, l'ONU et le CICR avaient agi en garants de la vie et de la santé de nos soldats », a déclaré vendredi soir M. Zelensky, en appelant l'ONU et la Croix-Rouge à « réagir ». 

Le Comité d'enquête russe avait annoncé vendredi le bombardement d'Olenivka, affirmant que les forces ukrainiennes avaient elles-mêmes « tiré sur la prison où sont détenus les membres du bataillon Azov, utilisant des projectiles américains du système Himars ». 

L'état-major ukrainien a balayé ces accusations, affirmant qu'il s'agissait pour les forces russes ou séparatistes de « camoufler les tortures de prisonniers et les exécutions » qui avaient été « perpétrées ». 

Selon le renseignement ukrainien, l'attaque « a été réalisée par des mercenaires de la division Wagner », compagnie russe de mercenaires dont les hommes ont été accusés de crimes en Syrie et en Afrique notamment. 

Quant au chargé des droits humains ukrainien Dmytro Loubinetsk, il a affirmé que selon l'analyse de la vidéo russe, seul élément disponible à ce stade, « l'explosion s'est produite à l'intérieur » du baraquement et non après un bombardement. 


Washington frappe deux pétroliers mais attend une réponse de l'Iran

Un avion de chasse américain a neutralisé vendredi deux pétroliers battant pavillon iranien, provoquant des attaques de représailles et fragilisant une trêve déjà précaire. (AFP)
Un avion de chasse américain a neutralisé vendredi deux pétroliers battant pavillon iranien, provoquant des attaques de représailles et fragilisant une trêve déjà précaire. (AFP)
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  • Les États-Unis ont frappé deux pétroliers iraniens dans le golfe d’Oman, tandis que Washington attend une réponse de Téhéran à une proposition de paix visant à mettre fin durablement au conflit
  • La crise continue de peser sur la région et l’économie mondiale : le détroit d’Ormuz reste verrouillé, les prix du pétrole demeurent élevés et les violences se poursuivent entre Israël et le Hezbollah malgré la trêve

TEHERAN: Les Etats-Unis ont frappé vendredi deux pétroliers iraniens, tout en disant attendre incessamment une réponse de Téhéran à sa dernière proposition en vue de mettre durablement fin aux hostilités.

Les navires, qui ne transportaient pas de cargaison selon l'armée, ont été "neutralisés" par un avion de chasse dans le golfe d'Oman, voie d'accès au stratégique détroit d'Ormuz.

Des extraits vidéo en noir et blanc, diffusés par le commandement militaire américain pour la région (Centcom), montrent une épaisse fumée s'échappant de la partie arrière des tankers, dédiée au pilotage.

L'état des bateaux et des personnes à bord n'était pas connu vendredi soir.

Téhéran a dénoncé auprès de l'ONU une "violation flagrante" du cessez-le feu conclu un mois plus tôt.

Une source militaire citée par l'agence Tasnim a fait savoir que les Iraniens n'étaient pas restés les bras croisés: "Après une période d'échanges de tirs, les affrontements ont cessé actuellement et le calme est revenu."

Des échanges de frappes avaient déjà eu lieu la veille.

Téhéran verrouille le détroit d'Ormuz, stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures, depuis le début de la guerre le 28 février, qui a fait des milliers de morts, surtout en Iran et au Liban, et ébranlé l'économie mondiale.

En rétorsion, Washington applique un blocus des ports iraniens.

- "Précieux" détroit -

A Washington, Donald Trump a dit vendredi attendre dans la soirée une réponse des Iraniens à une proposition de paix, au-delà de la trêve.

"Je devrais recevoir une lettre ce soir, donc on verra bien comment ça se passe", a-t-il dit à des journalistes.

Auparavant, son chef de la diplomatie, Marco Rubio, avait dit attendre une réponse de Téhéran "dans la journée".

"Nous suivons nos propres processus et nous ne faisons pas attention à ces échéances", avait répondu le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, cité par la télévision d'Etat, en précisant que l'Iran étudiait toujours la proposition américaine.

M. Rubio a aussi sommé les Européens de venir en aide aux Etats-Unis pour sécuriser le passage dans le détroit d'Ormuz. Ces derniers ont jusqu'ici refusé de s'engager tant qu'un accord américano-iranien n'est pas conclu.

Le bras de fer entre Téhéran et Washington se traduit par un trafic maritime largement paralysé et des cours du pétrole élevés.

Le baril de Brent de la mer du Nord a terminé la semaine une nouvelle fois au-dessus de cent dollars.

Un conseiller du Guide suprême iranien a estimé que le détroit d'Ormuz représentait pour l'Iran, qui le borde, "une opportunité aussi précieuse qu'une bombe atomique".

"Avoir entre ses mains une position permettant d'influencer l'économie mondiale par une seule décision est une opportunité majeure", a-t-il souligné.

- Dix morts au Liban -

Le Liban est depuis le 2 mars en parallèle le théâtre d'une guerre entre le Hezbollah pro-iranien et Israël.

Malgré une trêve, en vigueur depuis le 17 avril, Israël poursuit ses frappes, en particulier dans le sud du petit pays.

Ces bombardements ont tué dans la journée dix personnes - dont deux enfants et trois femmes, selon le ministère libanais de la Santé.

Le Hezbollah a revendiqué deux attaques contre des bases militaires dans le nord d'Israël.

De nouvelles discussions entre Israël et le Liban, auxquelles le Hezbollah est opposé, sont prévues à Washington les 14 et 15 mai.

"Consolider le cessez-le-feu" fait partie des "objectifs essentiels" que le Liban attend de cette troisième session de négociations avec Israël, selon le ministre des Affaires étrangères, Youssef Raggi.


Iran: Trump maintient que le cessez-le-feu est en vigueur malgré des échanges de frappes

Ces tirs échangés fragilisent la trêve en place depuis le 8 avril, soit près d'un mois, au moment où Washington attend toujours une réponse de Téhéran à sa dernière proposition pour mettre fin durablement à la guerre. (AFP)
Ces tirs échangés fragilisent la trêve en place depuis le 8 avril, soit près d'un mois, au moment où Washington attend toujours une réponse de Téhéran à sa dernière proposition pour mettre fin durablement à la guerre. (AFP)
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  • Les Etats-Unis ont dit avoir "ciblé des installations militaires iraniennes" jeudi après que plusieurs de leurs navires ont été attaqués dans le détroit d'Ormuz
  • "Ils ont joué avec nous aujourd'hui. Nous les avons balayés. Ils ont joué. J'appelle ça une broutille", a déclaré le président américain à des journalistes, ajoutant que, selon lui le cessez-le-feu était toujours en vigueur

WASHINGTON: Donald Trump a maintenu jeudi que le cessez-le-feu tenait toujours, alors que Téhéran accuse Washington de l'avoir violé et que les hostilités reprennent dans le Golfe.

Les Etats-Unis ont dit avoir "ciblé des installations militaires iraniennes" jeudi après que plusieurs de leurs navires ont été attaqués dans le détroit d'Ormuz.

"Ils ont joué avec nous aujourd'hui. Nous les avons balayés. Ils ont joué. J'appelle ça une broutille", a déclaré le président américain à des journalistes, ajoutant que, selon lui le cessez-le-feu était toujours en vigueur.

Ces tirs échangés fragilisent la trêve en place depuis le 8 avril, soit près d'un mois, au moment où Washington attend toujours une réponse de Téhéran à sa dernière proposition pour mettre fin durablement à la guerre.

Et vendredi matin, la défense aérienne des Emirats arabes unis est en action face à des drones et missiles tirés, selon leur ministère de la Défense, depuis l'Iran.

Téhéran n'a pas réagi dans l'immédiat à cette information. Il avait démenti "catégoriquement" plus tôt cette semaine tout rôle dans des attaques ces derniers jours rapportées par le pays du Golfe.

Donald Trump a appelé l'Iran à signer un accord "RAPIDEMENT" dans un message posté sur sa plateforme Truth Social, sous peine d'être frappé "bien plus violemment à l'avenir".

"Les forces américaines ont intercepté des attaques iraniennes non provoquées et riposté avec des frappes défensives" après que trois de leurs destroyers lance-missiles ont été attaqués en traversant le détroit d'Ormuz vers le golfe d'Oman par des "missiles, drones et petits bateaux" iraniens, a écrit le commandement américain pour le Moyen-Orient sur X.

Elles ont "neutralisé les menaces et ciblé les installations militaires iraniennes responsables des attaques contre les forces américaines, dont des sites de lancement de missiles et de drones, des centres de commandement et de contrôle, et des bases de renseignement, de surveillance et de reconnaissance", a-t-il ajouté.

"Aucun navire américain n'a été touché", a précisé l'armée américaine.

"Cessez-le-feu durable" 

Le commandement militaire iranien a accusé Washington d'avoir violé le cessez-le-feu en prenant pour "cible un pétrolier iranien quittant les côtes iraniennes, ainsi qu'un autre bateau", dans un communiqué cité par la télévision d'Etat.

Il a ajouté avoir "immédiatement riposté en attaquant des navires militaires américains, leur infligeant des dommages importants".

La télévision iranienne avait rapporté un peu plus tôt des explosions entendues dans un port de l'île de Qeshm, située dans le détroit d'Ormuz.

Téhéran verrouille ce passage stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures depuis le début de la guerre le 28 février, qui a fait des milliers de morts, surtout en Iran et au Liban, et ébranlé l'économie mondiale.

"Je crois fermement que ce cessez-le-feu deviendra un cessez-le-feu durable", a déclaré jeudi dans un discours télévisé le Premier ministre du Pakistan, Shehbaz Sharif, dont le pays œuvre comme médiateur et est "resté en contact permanent avec l'Iran et les Etats-Unis, jour et nuit".

En l'absence de percée dans les tractations, les cours du pétrole ont modérément baissé jeudi et remontent légèrement vendredi matin. Le baril de Brent, la référence mondiale, s'échangeait au-dessus de 101 dollars vers 03H20 GMT.

Donald Trump avait jugé mercredi "très possible" un accord de paix avec la République islamique en évoquant de "très bonnes discussions dans les dernières 24 heures", même s'il avait de nouveau agité en parallèle la menace d'une reprise des bombardements.

Négociations 

Mardi, le président américain avait annoncé, compte tenu des "grands progrès accomplis en vue d'un accord", la suspension de l'opération américaine lancée seulement la veille pour permettre à des centaines de bateaux coincés dans le Golfe de franchir le détroit d'Ormuz.

Si l'Iran a estimé que les Etats-Unis cherchaient à forcer sa "reddition", il s'est gardé de claquer la porte, le porte-parole de sa diplomatie, Esmaïl Baghaï, affirmant mercredi que son pays "examinait toujours le plan et la proposition américaine" et "communiquera(it) sa position à la partie pakistanaise, une fois arrêtée".

Jusque-là, la seule session de négociations, qui s'est tenue il y a bientôt un mois à Islamabad, n'a pas abouti.

Dans le stratégique détroit d'Ormuz, quelque 1.500 navires et environ 20.000 membres d'équipage restent "piégés", selon le secrétaire général de l'Organisation maritime internationale (OMI), une agence de l'ONU.

Washington maintient de son côté son blocus des ports iraniens lancé le 13 avril.

Rencontre Israël-Liban 

Sur le front libanais du conflit, de nouvelles discussions entre Israël et le Liban vont se tenir à Washington les 14 et 15 mai, en dépit d'un cessez-le-feu fragilisé par la poursuite des hostilités entre le Hezbollah et l'armée israélienne, a indiqué jeudi la diplomatie américaine.

Deux premières séances de négociations directes dans la capitale américaine entre ambassadeurs israélien et libanais avaient eu lieu les 14 et 23 avril.

Les deux pays sont officiellement en état de guerre depuis 1948 et les sessions d'avril étaient les premières du genre en 33 ans.

Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé lundi qu'un accord de sécurité avec Israël et la "fin des agressions israéliennes" devaient précéder toute rencontre éventuelle avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu.

Malgré la trêve, des combats se poursuivent au Liban. Des frappes israéliennes ont fait au moins 12 morts, dont deux enfants, jeudi dans le sud du pays, selon le ministère de la Santé.

Le mouvement pro-iranien Hezbollah, qui a entraîné le Liban dans la guerre le 2 mars en soutien à Téhéran, revendique lui des attaques contre les forces israéliennes qui occupent des zones du sud du pays.


Arrivée en Australie de proches de jihadistes du groupe EI en Syrie

Selon un média australien présent à bord de l'avion, le vol de Doha transportait trois femmes et huit enfants de jihadistes ayant passé plusieurs années dans un camp en Syrie. (AFP)
Selon un média australien présent à bord de l'avion, le vol de Doha transportait trois femmes et huit enfants de jihadistes ayant passé plusieurs années dans un camp en Syrie. (AFP)
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  • Selon un média australien présent à bord de l'avion, le vol de Doha transportait trois femmes et huit enfants de jihadistes ayant passé plusieurs années dans un camp en Syrie
  • Un autre avion de Qatar Airways, provenant également de Doha, avec à son bord une femme du même camp et son fils, a atterri quelques minutes plus tard à Sydney, a indiqué la chaîne australienne ABC

MELBOURNE: Un avion de Qatar Airways transportant des ressortissants australiens, des femmes et des enfants liés à des jihadistes présumés du groupe Etat islamique (EI) en Syrie, est arrivé jeudi à Melbourne, a constaté un journaliste de l'AFP à l'aéroport.

Selon un média australien présent à bord de l'avion, le vol de Doha transportait trois femmes et huit enfants de jihadistes ayant passé plusieurs années dans un camp en Syrie.

Un autre avion de Qatar Airways, provenant également de Doha, avec à son bord une femme du même camp et son fils, a atterri quelques minutes plus tard à Sydney, a indiqué la chaîne australienne ABC.