France: Ken Follett visite la cathédrale qu'il a aidé à restaurer

L'écrivain britannique Ken Follett a dit sa fierté et son émotion dimanche en visitant la cathédrale française de Dol-de-Bretagne. (Photo, AFP)
L'écrivain britannique Ken Follett a dit sa fierté et son émotion dimanche en visitant la cathédrale française de Dol-de-Bretagne. (Photo, AFP)
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Publié le Dimanche 31 juillet 2022

France: Ken Follett visite la cathédrale qu'il a aidé à restaurer

L'écrivain britannique Ken Follett a dit sa fierté et son émotion dimanche en visitant la cathédrale française de Dol-de-Bretagne. (Photo, AFP)
  • «Je suis très fier et très content de vous aider un peu pour les réparations de la cathédrale de Dol», a dit un Ken Follett
  • Pourquoi Dol? «Parce que la cathédrale a grand besoin d'argent et qu'elle a été fondée par Saint-Samson, qui était gallois comme moi», a-t-il expliqué

DOL-DE-BRETAGNE: L'écrivain britannique Ken Follett a dit sa fierté et son émotion dimanche en visitant la cathédrale française de Dol-de-Bretagne, dont il a aidé à financer les travaux de rénovation en faisant don des droits d'auteurs de son récit « Notre-Dame ». 

« Je suis très fier et très content de vous aider un peu pour les réparations de la cathédrale de Dol », a dit un Ken Follett ému, reçu par les élus de cette ville de 6 000 habitants située en Bretagne, dans le nord-ouest de la France, qui l'a fait citoyen d'honneur. 

« Nous le faisons pour nous, parce qu'elle est belle et que nous aimons cette église, mais aussi pour nos enfants et leurs enfants », a ajouté dans un français impeccable l'auteur. « Nous faisons ça pour l'avenir et nous espérons que la cathédrale continuera à exister pendant encore 800 ans ». 

Ken Follet avait offert l'intégralité des droits d'auteur de son récit « Notre-Dame » publié après l'incendie du monument parisien le 15 avril 2019, soit 148 000 euros, pour restaurer la cathédrale Saint-Samson de cette ville proche de la baie du Mont Saint-Michel. 

Pourquoi Dol? « Parce que la cathédrale a grand besoin d'argent et qu'elle a été fondée par Saint-Samson, qui était gallois comme moi », a-t-il expliqué. 

Les travaux de rénovation de la cathédrale, notamment de la toiture, coûteront au total 2,6 millions d'euros, dont environ un million à la charge de la commune, a expliqué le maire Denis Rapinel. Ils devraient être achevés fin 2023. 

« Ça coûte cher mais il faut le faire parce que ces bâtiments contiennent notre histoire, l'histoire de l'Europe », a insisté M. Follett lors d'une visite des travaux sur les toits de la cathédrale. 

L'écrivain a lui-même cloué une ardoise gravée à son nom sur l'une des toitures en cours de rénovation. 

Fleuron de l'architecture gothique de Bretagne, la cathédrale Saint-Samson, classée au titre des monuments historiques depuis 1840, est très dégradée. 

L'écrivain aux plus de 180 millions de livres vendus, dont les « Piliers de la terre » consacré à la construction d'une cathédrale imaginaire au Moyen Age, a assisté à une messe en début de matinée. 

Il a ensuite remonté la rue principale de la ville en fête à bord d'une calèche, brandissant un drapeau breton sous les applaudissements et les « merci M. Follett » de la foule, dans une ambiance de binious, bombardes et danses bretonnes. 


« Nos frangins», l'hommage à Oussekine tué en France par la police, bientôt aux Oscars

L'actrice algéro-française Lyna Khoudri, le réalisateur Rachid Bouchareb et l'acteur français Reda Kateb posent lors d'un photocall pour le film "Nos Frangins" lors de la 75e édition du Festival de Cannes à Cannes, dans le sud de la France, le 24 mai 2022. (Photo, AFP)
L'actrice algéro-française Lyna Khoudri, le réalisateur Rachid Bouchareb et l'acteur français Reda Kateb posent lors d'un photocall pour le film "Nos Frangins" lors de la 75e édition du Festival de Cannes à Cannes, dans le sud de la France, le 24 mai 2022. (Photo, AFP)
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  • Le film, qui sortira le 7 décembre dans les salles françaises, représentera l'Algérie aux Oscars
  • Il avait été présenté, en avant-première et hors compétition, en mai au Festival de Cannes où il avait été chaleureusement accueilli

PARIS: Trente-six ans après les faits, un film pour aborder la brutalité policière sur les jeunes d'origine maghrébine en France, dans les années 80: avec "Nos frangins", Rachid Bouchareb raconte la mort de Malik Oussekine et d'un autre jeune, tués par des policiers à Paris en 1986.

Le film, qui sortira le 7 décembre dans les salles françaises, représentera l'Algérie aux Oscars. Il avait été présenté, en avant-première et hors compétition, en mai au Festival de Cannes où il avait été chaleureusement accueilli.

En mettant en parallèle la mort de Malik Oussekine, jeune étudiant français d'origine algérienne, avec celle, le même soir, d'Abdel Benyahia, lui aussi Français d'origine maghrébine, Rachid Bouchareb affirme qu'ils font partie de la même histoire.

Un film que le réalisateur d'"Indigènes" avait "envie de faire depuis longtemps". "Là, c'est l'horloge personnelle qui s'est déclenchée. Il était temps", a-t-il confié à l'AFP lors d'un entretien réalisé en marge du Festival de Cannes.

Première adaptation cinématographique de ces drames qui ont marqué une génération - celle des étudiants opposés au projet de loi visant à réformer les universités françaises présenté en 1986 et dit projet de loi Devaquet - le film sort quelques mois après la série "Oussekine" sur Disney+.

"Il y a des sujets de mémoire qui sont difficiles et il faut attendre que la France soit complètement prête à en parler", poursuit le réalisateur.

"On parle beaucoup de droitisation de la France (...) mais un film comme celui-là n'aurait pas pu se produire il y a quelques années. Qu'on puisse le faire aujourd'hui, c'est une vraie note d'espoir", complète auprès de l'AFP l'acteur Reda Kateb, qui campe le rôle de Mohamed, frère de Malik.

Si les familles n'ont pas participé au film, celui-ci s'est fait avec leur assentiment. "On n'a pas voulu bousculer ou réveiller leur blessure. On s'est tenu à notre place", poursuit l'acteur de "Hors normes".

"C'est un film qui a été fait sans colère et avec beaucoup d'amour", explique à l'AFP l'actrice Lyna Khoudri qui incarne Sarah, la soeur de Malik.

Déclencher «un mouvement»

Avec une écriture au couteau, un récit resserré, le film prend ses distances avec la série Disney+, plus dense, qui abordait notamment le thème de la colonisation.

Le film de Rachid Bouchareb lui se concentre sur les destins de Malik et Abdel. Tous deux sont morts le même soir. Le premier à Paris, l'autre à Pantin, en proche banlieue parisienne. Tous deux ont été tués par des policiers.

Dans le cas d'Abdel Benyahia, jeune animateur de rue, d'une balle dans la poitrine par un inspecteur de police ivre alors qu'il tentait de s'interposer pour éviter une bagarre devant un café.

Son histoire n'a pas été immédiatement médiatisée, de peur que sa mort, s'ajoutant à celle de Malik Oussekine, ne provoque davantage de manifestations dans un pays déjà marqué par de vives protestations étudiantes.

D'une grande justesse, Samir Guesmi, qui incarne le rôle du père d'Abdel Benyahia, transmet la solitude de cet homme, ouvrier et seul, et celle d'Oussekine, portée par son frère aîné Mohamed qui prend en charge les démarches judiciaires et reçoit le soutien du président de la République française de l'époque, François Mitterrand (socialiste).

"Incarner ce père qui a longtemps manqué dans le paysage du cinéma français et qui a maintenant sa place, c'est formidable", raconte Samir Guesmi qui incarnait déjà un père dans son premier film comme réalisateur, "Ibrahim" (2020).

Trente-six ans après les faits, qu'espérer du film? "A chaque fois, les films déclenchent tout un mouvement (...) on met en route une locomotive et le cinéma est une locomotive", estime Rachid Bouchared.

En 2006, "Indigènes", qui avait valu un prix d'interprétation collectif à ses interprètes, avait changé la vie des anciens combattants étrangers en permettant la revalorisation de leurs pensions.


Le vaisseau Orion placé en orbite lunaire

Un vaisseau spatial Orion de la Nasa, en route vers la lune (Photo, AFP/Nasa).
Un vaisseau spatial Orion de la Nasa, en route vers la lune (Photo, AFP/Nasa).
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  • Cette nouvelle capsule voyage ainsi actuellement à plus de 64 000 kilomètres de la Lune
  • À cette distance, il lui faudra pas moins de six jours pour parcourir une demi-orbite lunaire, avant d'entamer le chemin retour vers la Terre

WASHINGTON: Le vaisseau Orion de la Nasa s'est placé en orbite lunaire distante vendredi, au dixième jour de la mission Artémis 1, a indiqué l'Agence spatiale américaine vendredi.

"Pendant cette orbite lunaire, les contrôleurs de vol surveilleront des systèmes cruciaux (d'Orion) et effectueront des vérifications en lien avec l'environnement d'espace lointain", a indiqué l'agence dans une note de blog.

Cette nouvelle capsule, qui doit emmener dans les prochaines années des astronautes sur la Lune -- les premiers à en fouler la surface depuis la dernière mission Apollo en 1972 --, voyage ainsi actuellement à plus de 64.000 kilomètres de la Lune.

À cette distance, il lui faudra pas moins de six jours pour parcourir une demi-orbite lunaire, avant d'entamer le chemin retour vers la Terre.

Ce premier vol test du vaisseau Orion, sans équipage à bord, doit servir à s'assurer que le véhicule est sûr.

L'amerrissage dans l'océan Pacifique est prévu le 11 décembre, soit après un peu plus de 25 jours de vol.

De la réussite de cette mission dépendent le futur d'Artémis 2, qui emmènera des astronautes faire le tour de la Lune sans s'y poser, puis d'Artémis 3, qui marquera enfin le retour d'humains sur la surface lunaire. Ces missions doivent officiellement avoir lieu en 2024 et 2025, respectivement.


Un rappeur saoudien crée un podcast de hip-hop en arabe

Le producteur de musique, rappeur et compositeur saoudien Bander al-Fahad souhaite que le hip-hop comprenne des rythmes saoudiens qui en font une musique saoudienne (Photo, Fournie).
Le producteur de musique, rappeur et compositeur saoudien Bander al-Fahad souhaite que le hip-hop comprenne des rythmes saoudiens qui en font une musique saoudienne (Photo, Fournie).
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  • «Je soutiens à fond la culture hip-hop dans le Royaume», confie Bander al-Fahad à Arab News
  • Le musicien a remercié le Royaume d’avoir accordé une plus grande attention à l’industrie musicale, notamment par le biais de la Commission de la musique récemment créée

RIYAD: Le producteur de musique, rappeur et compositeur saoudien Bander al-Fahad a lancé un podcast en arabe pour diffuser les dernières informations sur la scène hip-hop du Royaume.

Dans son premier podcast «Pure Hip Hop», publié sur YouTube en août, d’autres rappeurs saoudiens et arabes font la lumière sur la culture hip-hop dans le pays, sa relation avec la société saoudienne et l’histoire du genre musical.

«Je soutiens à fond la culture hip-hop dans le Royaume. Je souhaite avoir un style unique et je souhaite que le hip-hop comprenne des rythmes saoudiens qui en font une musique saoudienne», a confié M. Al-Fahad à Arab News.

Il a découvert sa passion pour la musique alors qu’il était étudiant en médias et communication et a révélé qu’il allait bientôt sortir deux épisodes supplémentaires.