Libye: au moins 6 morts et 50 blessés dans l'explosion d'un camion-citerne

Les forces fidèles à l'homme fort libyen Khalifa Haftar patrouillent dans la ville de Sabha, dans le sud de la Libye, le 9 février 2019. Photo d'illustration AFP
Les forces fidèles à l'homme fort libyen Khalifa Haftar patrouillent dans la ville de Sabha, dans le sud de la Libye, le 9 février 2019. Photo d'illustration AFP
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Publié le Lundi 01 août 2022

Libye: au moins 6 morts et 50 blessés dans l'explosion d'un camion-citerne

  • Le drame s'est produit à Bent Bayyah, une petite localité du sud-ouest libyen, lorsque des dizaines d'habitants se sont précipités vers un camion-citerne en route vers une station d'essence pour remplir des bidons d'essence, provoquant une bousculade
  • L'incident a fait au moins six morts, a indiqué un responsable à l'hôpital central de Sebha, à une centaine de kilomètres plus au nord, où sont hospitalisés les blessés

SABHA: Au moins six personnes ont été tuées et une cinquantaine blessées dans l'explosion accidentelle d'un camion-citerne lundi dans le sud de la Libye, a-t-on appris de sources officielles concordantes.

Le drame s'est produit à Bent Bayyah, une petite localité du sud-ouest libyen, lorsque des dizaines d'habitants se sont précipités vers un camion-citerne en route vers une station d'essence pour remplir des bidons d'essence, provoquant une bousculade, alors que le camion avait pris feu.

L'incident a fait au moins six morts, a indiqué à l'AFP un responsable à l'hôpital central de Sebha, à une centaine de kilomètres plus au nord, où sont hospitalisés les blessés.

"Plus d'une cinquantaines de blessés ont été admis à l'hôpital de Sebha", a indiqué la direction de l'hôpital, qui n'a pas communiqué sur le nombre de décès.

De nombreux blessés se trouvent dans un état grave, a par ailleurs fait savoir à l'AFP un responsable sécuritaire à Sebha, ville désertique située à 750 km au sud de Tripoli.

Les causes précises de l'incendie et de l'explosion ne sont pas claires, mais plusieurs voitures en stationnement ont pris feu, selon des images diffusées par des internautes. Cette région du sud libyen fait face à de graves pénuries de carburant.

"Nous suivons de près le drame qui s'est produit à Bent Bayyah (...), nous avons chargé une cellule de crise de transférer les blessés vers les grands hôpitaux en urgence", a assuré sur Twitter le chef du gouvernement de Tripoli, Abdelhamid Dbeibah.

La Libye est plongée dans le chaos depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011, minée par les divisions et les luttes de pouvoir.

L'insécurité et la crise économique rendent difficile l'accès des Libyens aux services les plus basiques, notamment pour les habitants du sud qui se sentent marginalisés.


Le Sénat critique la décision du Parlement européen sur la situation des droits de l’homme en Égypte

Le président du Sénat égyptien, Abdel Wahab Abdelrazek, au centre, reçoit une délégation de l’ambassade indienne. (Photo, Twitter)
Le président du Sénat égyptien, Abdel Wahab Abdelrazek, au centre, reçoit une délégation de l’ambassade indienne. (Photo, Twitter)
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  • Le président du Sénat a accusé le Parlement européen d’adopter des positions fondées sur «des hypothèses fragiles et des idées fausses»
  • Pour Abdel Wahab Abdelrazek, «ces politiques rappellent un héritage colonial européen et ne révèlent rien d’autre qu’un désir caché de répandre la culture d’une civilisation particulière»

LE CAIRE: Le Sénat égyptien a affirmé qu’une résolution du Parlement européen critiquant les progrès de l’Égypte en matière de droits de l’homme était fondée sur des «hypothèses fragiles et des idées fausses».

Le président du Sénat, Abdel Wahab Abdelrazek, a déclaré lors d’une séance plénière de la Chambre des représentants que cette décision était inacceptable et allait à l’encontre des «règles et normes internationales».

La résolution du Parlement européen met l’accent sur ce qu’elle décrit comme «un manque d’amélioration de la situation des droits de l’homme en Égypte», notamment en ce qui concerne le droit à la liberté d’expression, de réunion pacifique ou d’association, et la liberté de presse.

Appelant à un réexamen des relations de l’UE avec l’Égypte à la lumière des «progrès très limités en matière de droits de l’homme», le Parlement européen a également exigé la «libération immédiate et inconditionnelle d’un certain nombre de militants politiques, de journalistes, d’avocats et d’influenceurs sur les réseaux sociaux».

«Nous avons tous reçu avec déplaisir la décision émise par le Parlement européen le 24 novembre concernant la situation des droits de l’homme en Égypte», a indiqué M. Abdelrazek dans un discours.

Il a accusé le Parlement européen d’adopter continuellement des positions et des politiques fondées sur «des hypothèses fragiles et des idées fausses, dans une tentative de prétendre qu’il a l’autorité d’évaluer et de tenir les autres pour responsables en dehors des frontières de ses pays membres, en violation des règles et des normes internationales». 

«Malheureusement, ces politiques sont dépassées, rappellent un héritage colonial européen et ne révèlent rien d’autre qu’un désir caché de répandre la culture d’une civilisation particulière. Ce sont des questions qu’aucun pays libre, en particulier l’Égypte, n’acceptera», a-t-il ajouté.

Dans un communiqué publié vendredi, le Parlement égyptien a souligné que la résolution «montre une fois de plus que le Parlement européen insiste pour adopter une approche arrogante à l’égard de l’Égypte, se donnant le droit d’utiliser une série de mensonges purs et simples pour porter un jugement sur certains développements récents en Égypte».

M. Abdelrazek a noté que l’Égypte avait renforcé les efforts visant à améliorer la vie de ses citoyens. Il a rappelé que l’Initiative «Vie décente» était l’un des projets les plus importants du pays, qui réunit les secteurs public et privé, ainsi que la société civile, pour contribuer à améliorer le niveau de vie des plus démunis en Égypte.

Il a ajouté que l’Égypte avait lancé un dialogue national afin d’identifier les questions qui préoccupent les citoyens et qu’elle avait également réactivé le Comité des grâces présidentielles qui s’efforçait auparavant d’amnistier les condamnés et de les réintégrer dans la société.

En outre, des millions de réfugiés et de demandeurs d’asile ont été accueillis en Égypte, a précisé M. Abdelrazek, assurant que les efforts visant à promouvoir et à préserver tous les droits de l’homme dans le cadre d’une vision nationale se poursuivaient.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Mondial: Talbi, la trajectoire ascendante du «Titi» parisien de la Tunisie

Le défenseur tunisien Montassar Talbi lors du match de football du groupe D de la Coupe du monde Qatar 2022 entre la Tunisie et l'Australie au stade Al-Janoub d'Al-Wakrah, au sud de Doha, le 26 novembre 2022. (Photo, AFP)
Le défenseur tunisien Montassar Talbi lors du match de football du groupe D de la Coupe du monde Qatar 2022 entre la Tunisie et l'Australie au stade Al-Janoub d'Al-Wakrah, au sud de Doha, le 26 novembre 2022. (Photo, AFP)
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  • «On va essayer de gagner contre la France (...) On va jouer le match comme si c'était une finale», a promis le défenseur de Lorient au micro de beIN Sports, après la défaite (0-1) contre l'Australie
  • Le match contre la France lui donnera peut-être d'aussi belles émotions et s'il sait qu'empêcher les Bleus de marquer sera sa principale responsabilité, il s'en délecte d'avance

DOHA: Parisien de naissance avant de rentrer avec ses parents en Tunisie à 12 ans, le défenseur Montassar Talbi attend de pied ferme la France, mercredi (16h00), en s'accrochant au rêve d'une qualification historique pour les huitièmes de finale au Mondial-2022. 

"On va essayer de gagner contre la France (...) On va jouer le match comme si c'était une finale", a promis le défenseur de Lorient au micro de beIN Sports, après la défaite (0-1) contre l'Australie, samedi, qui complique la tâche des Aigles de Carthage. 

Une victoire mercredi contre les Bleus, déjà qualifiés, ne suffira pas. Il faudra espérer un nul entre le Danemark et l'Australie ou une victoire étriquée des Danois dans l'autre match, pour que la Tunisie atteigne les huitièmes pour la première fois, à sa sixième participation. 

France-Tunisie n'est, de toute façon, jamais anodin entre deux pays aux liens culturels étroits. 

"J'ai la double nationalité, j'ai vécu dans les deux pays, côtoyé les deux cultures. Je ne suis pas le seul dans la sélection tunisienne", a expliqué Talbi quelques jours avant le début du Mondial, évoquant sa famille qui vit en région parisienne. 

Né à Paris en 1998, quelques semaines avant que son "idole" Zinédine Zidane ne devienne champion du monde avec les Bleus, le futur international tunisien a tapé ses premiers ballons à 5 ans au Paris FC. A 6 ans, il rejoint le FC Lilas, club phare de la formation en Seine-Saint-Denis avec l'AS Bondy, où sévissait Kylian Mbappé, son cadet de sept mois et qu'il retrouvera sans doute face à lui mercredi à l'Education City Stadium 

Mbappé, « l'un des meilleurs » 

Un duel qu'il s'efforce d'appréhender sans crainte. 

"En tant que défenseur, je ne peux pas dire qu'un attaquant m'impressionne. Mais on sait tous que Mbappé est l'un des meilleurs joueurs au monde aujourd'hui", avait-il déclaré après la défaite des Merlus, en championnat contre le Paris SG (2-1), il y a trois semaines. 

"Quand on joue contre ce genre de joueur, on se doit d'être concentré, encore plus que d'habitude", avait-il ajouté. 

Mais à 24 ans, Talbi en a vu d'autres. 

Passé par toutes les catégories d'âge à l'Espérance de Tunis, club qui génère une passion débordante dès les équipes de jeunes, il a ensuite tenté sa chance en Turquie, à Rizespor. 

"Pour moi, c'était un bon tremplin, un pont entre le championnat tunisien, le monde du football africain, et le football européen", a expliqué celui qui dit faire ses choix "au feeling, au ressenti". 

Après une année presque blanche, il finit par faire son trou et devait signer en Serie A italienne, à Benevento, mais la relégation du club a fait capoter le transfert. Il rejoint alors le Rubin Kazan, un club ambitieux mais dont l'élan est coupé par l'invasion de l'Ukraine et les sanctions contre les clubs russes qui en découlent. 

« Grandiose » 

"C'est un club qui avait confiance en moi, qui m'a donné beaucoup de responsabilités et qui a cru en moi (...). J'ai voulu rendre la pareille", a-t-il avancé pour justifier d'y être resté malgré l'exclusion des clubs russes des compétitions européennes. 

C'était aussi une période où il y avait "des matches importants pour la qualification pour le Mondial (...) j'ai beaucoup travaillé pendant des années pour ça. D'être si près du but, pour moi c'était important de continuer à être compétitif" en vue du grand rendez-vous au Qatar, a justifié le joueur, débarqué à Lorient en juillet dernier. 

Avec un point pris sur les deux premiers matches, le premier bilan de la Tunisie n'est pas tout à fait à la hauteur des émotions que la sélection lui procure. 

"Chaque fois que j'entends l'hymne national retentir, ce sont des frissons...", a confié Talbi, se remémorant aussi le sentiment "grandiose" après son but égalisateur en septembre contre le Brésil, au Parc des Princes, en match de préparation, malgré la sévère défaite (5-1). 

Le match contre la France lui donnera peut-être d'aussi belles émotions et s'il sait qu'empêcher les Bleus de marquer sera sa principale responsabilité, il s'en délecte d'avance. 

"C'est un peu cette responsabilité qui me fait vivre tous les jours", a-t-il assuré. 


Sécurité alimentaire et santé, les deux priorités du gouvernement en 2023

Culture céréale dans le sahara algérien. (Photo, fournie)
Culture céréale dans le sahara algérien. (Photo, fournie)
Laboratoire Merinal, Algérie. (Photo, fournie)
Laboratoire Merinal, Algérie. (Photo, fournie)
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  • Le Premier ministre algérien, Aïmene Benabderrahmane, a affirmé que ces deux secteurs étaient «une priorité» de l’État
  • «Nous savons depuis toujours que l’Algérie est un pays aride et semi-aride, mais la solution réside dans l’agriculture saharienne»

PARIS: L’année 2023 sera consacrée au renforcement de la sécurité alimentaire et sanitaire. Dans son allocution lors de l’ouverture du Forum de l’export, en octobre 2022, le Premier ministre algérien, Aïmene Benabderrahmane, a affirmé que ces deux secteurs étaient «une priorité» de l’État, qui compte «développer l’industrie locale en vue d’assurer une couverture globale des besoins nationaux en produits de base». En effet, ces derniers «connaissent actuellement de grandes fluctuations sur les marchés internationaux qui peuvent enregistrer, dans l’avenir, une pénurie en raison des changements géopolitiques susceptibles de survenir sur la scène internationale».

Une nouvelle polyclinique dans la commune de Beni Messous dans les alentours de la capitale
Une nouvelle polyclinique dans la commune de Beni Messous dans les alentours de la capitale. (Photo, fournie)

Selon les chiffres officiels, l’Algérie couvre 70% de ses besoins en produits agricoles et ambitionne d’atteindre 80% en 2023. Le gouvernement envisage de mettre en place une stratégie axée sur l’apport des centres, des instituts de recherches et des laboratoires nationaux qui pourront valoriser le patrimoine génétique national, ce qui permettra d’améliorer la productivité de trois filières essentielles: les céréales, les légumineuses et la production du lait.

Un des fondements de la souveraineté nationale

Considérant la sécurité alimentaire comme l’un des fondements de la souveraineté nationale, le chef de l’exécutif a affirmé que le pays «dispose de compétences scientifiques nationales, d’un nombre important de diplômés des instituts agricoles, mais aussi de superficies agricoles, des ressources hydriques nécessaires et d’un riche patrimoine génétique».

De son côté, Mohamed Abdelhafid Henni, ministre de l’Agriculture et du Développement rural, a indiqué que des investisseurs nationaux et étrangers étaient intéressés par les diverses potentialités des filières agricoles. «Nous savons depuis toujours que l’Algérie est un pays aride et semi-aride, mais la solution réside dans l’agriculture saharienne.» Il indique que l’État met à leur disposition l’exploitation des terres agricoles sous forme de concessions d’une durée de quarante ans renouvelables. Le ministre de tutelle affirme que le gouvernement assure aux futures exploitations agricoles du Sud un réseau de transport dense et diversifié avec l’apport de milliers de semi-remorques et grâce au réseau de chemin de fer, qui continue de se développer dans toutes les régions du pays. 

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Le Président de la République Abdelmadjid Tebboune et l’Émir du Qatar Cheikh Tamim Ben Hamad Al-Thani lors de la pose de la première pierre pour la construction d'un hôpital algéro-qatari-allemand, le 1er novembre 2022. (Photo, fournie)

Programmes et objectifs

«Les enjeux sur la sécurisation de l’alimentation et la santé de la population deviennent des priorités qu’il faudra traiter avec diligence et pragmatisme. Des programmes d’appui à l’agriculture sont mis en place, comme dans la filière céréalière, avec un important soutien destiné à améliorer le rendement des récoltes. À ce sujet, le président de la république a mis la barre très haut en demandant que la production atteigne neuf millions de tonnes par an avec des exploitations de trois millions d’hectares», nous explique Abderrahmane Hadef, expert en développement économique.

Le secteur de la santé n’est pas en reste. De nombreux hôpitaux de petite ou moyenne capacité sont en cours de construction dans différentes villes.
Le 2 novembre dernier, la première pierre d’un grand hôpital algéro-qatari-allemand a été posée par le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, et l’émir du Qatar, cheikh Tamim ben Hamad al-Thani, lors du déplacement de ce dernier à Alger. D’une capacité de quatre cents lits, le bâtiment sera construit conformément aux normes internationales et permettra la prise en charge de la majorité des interventions chirurgicales qui nécessitaient un transfert vers l’étranger.

Futur complexe Biopharm de Oued El Berdi, dans la wilaya de Bouira
Le futur complexe Biopharm de Oued El Berdi, dans la wilaya de Bouira. (Photo, fournie)

L’expert nous explique qu’il est important que «les partenaires et les investisseurs partagent la vision de l’Algérie sur ces filières stratégiques, qui représentent aujourd’hui des enjeux de souveraineté alimentaire, sanitaire et énergétique aujourd’hui incontournables. Il rappelle que des progrès importants ont lieu dans le secteur pharmaceutique. «L’Algérie table sur une autosuffisance de l’ordre de 70% en matière de production de l’industrie pharmaceutique et ambitionne à moyen terme d’exporter ses produits sur les marchés africains. L’année 2023 sera celle de la relance économique des secteurs prioritaires, dont la locomotive est la filière énergétique. Ce sont des objectifs clairs qui sont à la portée de l’Algérie», conclut-il.