France 2030: 100 millions pour accompagner la transition de l'automobile

Des voitures garées à Saint-Nazaire, dans l'ouest de la France, le 5 juillet 2022. (Photo, AFP)
Des voitures garées à Saint-Nazaire, dans l'ouest de la France, le 5 juillet 2022. (Photo, AFP)
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Publié le Lundi 01 août 2022

France 2030: 100 millions pour accompagner la transition de l'automobile

Des voitures garées à Saint-Nazaire, dans l'ouest de la France, le 5 juillet 2022. (Photo, AFP)
  • Cet appel à manifestation d’intérêt appelé «Rebond industriel» prévoit d'un côté le déploiement d’un «appui en ingénierie» pour les intercommunalités, pendant trois mois, à hauteur de 10 millions d'euros au total
  • Opéré par la Banque des Territoires pour son volet ingénierie, et par Bpifrance pour son volet financement, ce dispositif devrait accompagner une dizaine de territoires par an jusqu’en 2026

PARIS: Le ministère de l'Economie a annoncé lundi la mise en place d'un dispositif d'aide doté de 100 millions d'euros pour « accompagner les territoires confrontés aux mutations de la  filière automobile ». 

Cet appel à manifestation d’intérêt appelé « Rebond industriel » prévoit d'un côté le déploiement d’un « appui en ingénierie » pour les intercommunalités, pendant trois mois, à hauteur de 10 millions d'euros au total. 

Il devra « faciliter l’identification et la concrétisation de nouveaux projets industriels (...) et l’élaboration d’une feuille de route de rebond industriel à moyen terme ». 

Des subventions et avances remboursables à hauteur de 90 millions d'euros viendront ensuite appuyer « les projets industriels détectés et jugés prioritaires, en particulier les projets créateurs d’emplois et concourant à la transition écologique du territoire ». 

Opéré par la Banque des Territoires pour son volet ingénierie, et par Bpifrance pour son volet financement, ce dispositif devrait accompagner une dizaine de territoires par an jusqu’en 2026. 

« Pour accompagner les territoires les plus exposés aux bouleversements des chaînes de valeur de certaines filières, dans l'automobile notamment, nous faisons le choix de nous appuyer sur une intervention concentrée, simplifiée et intégrée qui met de nouveaux moyens à disposition des acteurs locaux », a indiqué Roland Lescure, ministre délégué chargé de l’Industrie, dans un communiqué. 

« Le dispositif Rebond industriel doit leur permettre d'identifier et d'accélérer de nouveaux projets industriels créateurs de valeur, de sorte que l'industrie reste une perspective d’avenir pour ces territoires », a-t-il ajouté. 

« Nous avons déjà apporté des soutiens massifs en mettant en place un plan diesel pour accompagner la reconversion de la filière et les salariés », a expliqué le ministre de l'Economie Bruno Le Maire. 

« Nous avons mis en place un plan automobile dans le cadre de France Relance. Maintenant, nous avons le troisième étage de la fusée : le plan France 2030 annoncé par le président de la République avec un objectif, 2 millions de véhicules électrifiés en France en 2030 », a noté le ministre de l'Economie. 


Gazprom suspend ses livraisons à l'Italien Eni à cause d'un « problème» en Autriche

Les exportations de gaz russe vers l'Europe sont en baisse constante depuis le début des sanctions contre la Russie. (Photo, AFP)
Les exportations de gaz russe vers l'Europe sont en baisse constante depuis le début des sanctions contre la Russie. (Photo, AFP)
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  • « Gazprom nous a communiqué ne pas pouvoir confirmer la livraison des volumes demandés pour aujourd'hui (samedi, NDLR) en invoquant l'impossibilité de transporter le gaz à travers l'Autriche», a indiqué Eni
  • L'essentiel du gaz russe livré à l'Italie passe par l'Ukraine, à travers le gazoduc TAG qui arrive à Tarvisio dans le nord du pays, à la frontière avec l'Autriche

ROME : Gazprom a totalement suspendu ses livraisons de gaz pour la journée de samedi à Eni en invoquant l'"impossibilité de transporter le gaz à travers l'Autriche", a annoncé le géant italien des hydrocarbures dans un communiqué.

"Gazprom nous a communiqué ne pas pouvoir confirmer la livraison des volumes demandés pour aujourd'hui (samedi, NDLR) en invoquant l'impossibilité de transporter le gaz à travers l'Autriche", a indiqué Eni.

Ce samedi, "par conséquent, les flux de gaz russe destinés à Eni à travers le point d'entrée de Tarvisio seront nuls", a-t-il ajouté.

L'essentiel du gaz russe livré à l'Italie passe par l'Ukraine, à travers le gazoduc TAG qui arrive à Tarvisio dans le nord du pays, à la frontière avec l'Autriche.

Selon un porte-parole d'Eni cité par l'agence de presse italienne AGI, "Gazprom affirme ne pas être en mesure de respecter les règles nécessaires pour obtenir le service de répartition du gaz en Autriche là où il devrait le livrer, alors qu'il nous résulte que l'Autriche continue de recevoir du gaz au point de la livraison à la frontière slovaco-autrichienne".

"Nous travaillons en vue de vérifier avec Gazprom s'il est possible de réactiver les flux vers l'Italie", a-t-il précisé.

Les exportations de gaz russe vers l'Europe sont en baisse constante depuis le début des sanctions contre la Russie.

Dans la foulée de l'invasion de l'Ukraine par la Russie, Eni avait annoncé début mars céder sa part de 50% dans le gazoduc Blue Stream, qu'il contrôle à égalité avec le géant russe Gazprom.


Le ministre des Finances britannique défend son mini-budget malgré le chaos financier

Le chancelier de l'Échiquier britannique, Kwasi Kwarteng, arrive au 10 Downing Street, dans le centre de Londres, le 7 septembre 2022, avant une réunion du nouveau cabinet du gouvernement. (AFP).
Le chancelier de l'Échiquier britannique, Kwasi Kwarteng, arrive au 10 Downing Street, dans le centre de Londres, le 7 septembre 2022, avant une réunion du nouveau cabinet du gouvernement. (AFP).
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  • Le gouvernement a dévoilé le 23 septembre une série de mesures budgétaires mêlant aides massives aux factures énergétiques et baisses d'impôts ciblant les plus aisés, dont le coût vertigineux a affolé les marchés financiers
  • Après l'annonce du «mini-budget», la livre sterling a atteint un plus bas historique lundi, le Fonds monétaire international a demandé au Royaume-Uni de revoir sa copie et la banque centrale est même intervenue en urgence pour tenter de calmer le jeu

LONDRES :Après une semaine de chaos sur les marchés financiers, le ministre des Finances britannique Kwasi Kwarteng a défendu son "mini-budget" à base de baisses d'impôts massives, affirmant qu'il n'y avait "pas d'autre choix" au moment où l'inflation bat des records au Royaume-Uni.

Le gouvernement a dévoilé le 23 septembre une série de mesures budgétaires mêlant aides massives aux factures énergétiques et baisses d'impôts ciblant les plus aisés, dont le coût vertigineux a affolé les marchés financiers.

"Bien sûr qu'il s'agit d'une intervention onéreuse, mais quel choix avions-nous? Imaginez le prix pour l'économie britannique du chômage de masse, un effondrement de la consommation et des entreprises qui mettent la clé sous la porte", a tenté de se défendre le chancelier de l'Echiquier dans les colonnes du Telegraph vendredi soir. "Ne rien faire n'était pas une option. Le prix de l'inaction aurait été bien plus grand que le coût de ce plan."

Après l'annonce du "mini-budget", la livre sterling a atteint un plus bas historique lundi, le Fonds monétaire international a demandé au Royaume-Uni de revoir sa copie et la banque centrale est même intervenue en urgence pour tenter de calmer le jeu.

Dernière déconvenue en date pour le gouvernement en poste depuis à peine trois semaines : l'agence de notation Standard and Poor's a revu à la baisse vendredi sa prévision pour la dette souveraine britannique, passant de "stable à "négative" la perspective de conserver la note "AA".

"Nous ne devons pas perdre de vue notre engagement à des finances publiques viables", a voulu rassurer Kwasi Kwarteng, assurant qu'il présenterait le 23 novembre "un plan crédible pour faire baisser la dette" avec "un engagement à la discipline en matière de dépenses".

De son côté, la Première ministre Liz Truss, plus impopulaire que jamais, a concédé qu'il y avait eu des "perturbations" mais a exclu une marche arrière. "Ça va être un hiver difficile mais je suis déterminée à faire tout ce qu'il faut pour aider les familles et l'économie", a-t-elle affirmé vendredi.

Les ménages britanniques sont étranglés par une inflation à près de 10% et s'inquiètent de savoir s'ils pourront se chauffer ou rembourser leur prêt immobilier cet hiver. Malgré l'annonce d'un gel du plafond des prix de l'énergie, ces derniers ont quand même doublé en un an. Et les baisses d'impôts annoncées vont d'abord bénéficier aux plus riches.


Mobileye, la filiale de technologies de conduite autonome d'Intel, veut entrer en Bourse

Amnon Shashua, fondateur et patron de Mobileye. (AFP)
Amnon Shashua, fondateur et patron de Mobileye. (AFP)
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  • Dans le document déposé vendredi auprès de la SEC, le gendarme des marchés financiers, Mobileye n'indique ni le nombre d'actions qui seront mises en circulation ni leur prix
  • Fondée en 1999, et rachetée par Intel pour 15,3 milliards de dollars en 2017, la société israélienne a mis au point des équipements et logiciels de conduite autonomes

SAN FRANCISCO: Intel veut faire entrer en Bourse Mobileye, sa filiale israélienne spécialisée dans les technologies de conduite autonome, pour se recentrer sur ses activités principales sans perdre le contrôle stratégique de l'entreprise.

Dans le document déposé vendredi auprès de la SEC, le gendarme des marchés financiers, Mobileye n'indique ni le nombre d'actions qui seront mises en circulation ni leur prix.

Elle précise en revanche qu'Intel, le géant américain des puces électroniques, gardera les actions de classe B, qui donnent dix fois plus de pouvoir lors des votes.

Fondée en 1999, et rachetée par Intel pour 15,3 milliards de dollars en 2017, la société israélienne a mis au point des équipements et logiciels de conduite autonomes.

Grâce à ses partenariats avec des dizaines de constructeurs (dont Audi, BMW, Volkswagen, General Motors et Ford), ses technologies d'assistance à la conduite sont utilisées sur plus de 800 modèles différents, relate Amnon Shashua, le fondateur et patron de Mobileye, dans sa lettre de présentation.

Il y explique avoir fondé sa société par "foi" dans l'idée que les technologies d'intelligence artificielle et de vision par ordinateur pouvaient "empêcher des accidents de la route et sauver des vies".

"D'ici 2030 nous prévoyons que nos systèmes d'assistance à la conduite seront déployés sur 266 millions de véhicules", en plus des 113 millions déjà équipés, ajoute-t-il.

Mobileye a réalisé 1,4 milliard de dollars de chiffre d'affaires en 2021, soit 43% de croissance sur un an. Et l'entreprise a réduit ses pertes nettes à 75 millions l'année dernière, contre 328 millions en 2019, et 196 millions en 2020.

Intel lance cette opération alors que l'appétit pour les entrées en Bourse s'est largement réduit face à la volatilité sur les marchés, l'inflation, les incertitudes macroéconomiques et le durcissement monétaire.

Le groupe cherche à se recentrer sur son cœur de métier. Le Congrès américain a adopté cet été une loi pour subventionner la production de semi-conducteurs aux Etats-Unis et financer la recherche et le développement dans le secteur.

Mais Intel souffre des difficultés sur la chaîne d'approvisionnement et du ralentissement de l'activité mondiale.

La société est tombée dans le rouge au deuxième trimestre et a dû revoir à la baisse ses prévisions pour l'année, évoquant des "problèmes d'exécution".