Un été glorieux pour le football féminin fait rêver les nations arabes

L’entraîneuse allemande Monika Staab a été chargée de diriger la nouvelle équipe internationale féminine saoudienne (Photo, AFP).
L’entraîneuse allemande Monika Staab a été chargée de diriger la nouvelle équipe internationale féminine saoudienne (Photo, AFP).
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Publié le Mardi 02 août 2022

Un été glorieux pour le football féminin fait rêver les nations arabes

  • L’Euro féminin de l’UEFA 2022 et d’autres tournois exposent les défis que les footballeuses arabes doivent surmonter
  • Créé en 2019, le département du football féminin de la Fédération saoudienne de football transforme ce sport

DUBAÏ: Les confettis se sont envolés dans le ciel de Wembley après que le pays hôte, l’Angleterre, a remporté l’Euro féminin de l’UEFA 2022.

Grâce à une victoire 2-1 après prolongation, les Lionnes ont remporté le premier titre de leur histoire et le premier trophée pour l’Angleterre depuis la fameuse victoire des hommes à la Coupe du monde de 1966 contre l’Allemagne de l’Ouest, à Wembley également.

Le football féminin a connu un été glorieux, voire une année glorieuse, dans le monde entier.

Un jour avant le triomphe de l’Angleterre, l’équipe féminine du Brésil avait remporté le titre de la Copa America Femenina après avoir battu la Colombie 1-0. De plus, il y a seulement deux semaines, l’Afrique du Sud avait vaincu le Maroc, pays hôte, pour remporter la Coupe d’Afrique des nations féminine.

En janvier, la Chine avait été couronnée championne de la Coupe d’Asie féminine de football après avoir battu la Corée du Sud 3-2 à Mumbai.

Le football féminin continue de briser les barrières.

L'équipe féminine du Brésil célèbre sa victoire (Photo, AFP).

Les yeux se tournent déjà vers la Coupe du monde féminine de football 2023 qui se déroulera l’année prochaine en Australie et en Nouvelle-Zélande du 20 juillet au 20 août. Cependant, tout le monde ne s’est pas joint à la fête. Du moins, pas encore.

À l’heure où la positivité envahit le football féminin, ces tournois — même leurs phases de qualification — exposent les défis que les footballeuses arabes doivent surmonter avant de pouvoir se joindre à la fête.

Seul le Maroc, qui a atteint les demi-finales de la Coupe d’Afrique des nations féminine, est qualifié pour la Coupe du monde de l’année prochaine.

Les raisons de la faible participation arabe au plus haut niveau sont nombreuses, qu’elles soient politiques, sportives ou culturelles. Le moment n’est pas encore venu de comparer le football féminin de cette partie du monde à celui de l’Europe et des Amériques.

Toutefois, on peut faire preuve d’un optimisme prudent, car les fédérations de football, en fonction de leurs moyens, s’intéressent de plus en plus au football féminin.

En termes de participation et de performances, les nations arabes africaines restent loin de leurs sœurs asiatiques. La Tunisie et le Maroc, pays hôte, ont participé à la Coupe d’Afrique des nations 2022, tandis qu’aucune nation arabe n’a pris part à la Coupe d’Asie féminine de football en Inde en janvier dernier.

L'équipe nationale du Maroc, le 23 juillet (Photo, AFP).

Les derniers classements mondiaux de la FIFA confirment cette tendance. Les meilleures nations arabes d’Afrique sont la Tunisie (72), le Maroc (77), l’Algérie (79) et l’Égypte (94).

Par ailleurs, en Asie, les trois meilleures équipes féminines sont la Jordanie (65), Bahreïn (84) et les Émirats arabes unis (106).

En Bref

* La fédération saoudienne Sports For All a lancé la Ligue de football féminin en 2020.

 

*  SAFF a officiellement créé la Ligue régionale de football en novembre 2021.

 

* Al-Mamlaka est devenu le tout premier vainqueur du Championnat national de football d’Arabie saoudite le 8 janvier 2022

Jusqu’à présent, les résultats — et par conséquent les classements — sont généralement corrélés à la longévité et à l’histoire. Mais même là, la participation officielle des nations arabes africaines a précédé de quelques années celle de leurs homologues asiatiques.

Le Maroc, l’Algérie et l’Égypte ont tous joué leurs premiers matches internationaux féminins en 1998, tandis que la Tunisie n’a suivi qu’en 2006. En Asie, les Jordaniennes ont fait leurs débuts en 2005, tout comme les Bahreïniennes, tandis qu’une équipe des Émirats arabes unis, composée essentiellement d’expatriées, a disputé son tout premier match international en 2010.

Si l’on considère que ces matches ont tous eu lieu assez récemment, le mérite doit revenir à ces femmes pionnières qui ont ouvert la voie à celles qui ont suivi.

Entraînement de l'équipe jordanienne à Amman (Photo, AFP).

Cependant, les choses devraient changer, l’histoire du football devenant un facteur moins important. Un financement accru, la mise en place de programmes et d’installations d’entraînement accessibles sont l’avenir.

Dans cette optique, l’Arabie saoudite, qui n’est pas encore membre de la FIFA, cherche à accélérer le développement du football féminin. Le département du football féminin de la Fédération saoudienne de football (SAFF) n’a été créé qu’en 2019, mais a depuis dirigé un programme d’une rapidité impressionnante.

En 2020, alors que le monde sortait des confinements causés par la pandémie de Covid-19, la fédération saoudienne Sports For All a lancé la Ligue de football féminin, à laquelle participent plusieurs équipes féminines établies de longue date, mais qui n’avaient jamais pris part à une compétition régulière organisée.

Entraînement de l'équipe féminine saoudienne (Photo, AFP).

Mais c’est en novembre 2021 que la SAFF a officiellement créé la Ligue régionale de football, une compétition à 16 équipes qui permettra aux huit meilleurs clubs du pays, principalement de Riyad, Djeddah et Dammam, de se qualifier pour un championnat national à élimination directe début janvier.

La ligue est répartie sur trois régions : une région centrale à six équipes, une région occidentale à six équipes et une région orientale à quatre équipes. Le tournoi est disputé en toutes rondes, à domicile et à l’extérieur.

Les trois meilleures équipes des régions centrale et occidentale, ainsi que les deux meilleures de la région orientale, se qualifieront pour les championnats nationaux, où un prix de 133 000 dollars (1 dollar = 0,97 euro) attend les éventuels vainqueurs.

Al-Yamamah, Jeddah Eagles et Eastern Flames ont été couronnés champions des divisions centrale, occidentale et orientale, respectivement, et ont été rejoints en quarts de finale par Miraas, The Storm, Sama, Al-Mamlaka et Challenge.

Les Jeddah Eagles célèbrent leur victoire (Photo fournie).

Le 8 janvier, à près de 23 heures, Al-Mamlaka est devenu le tout premier vainqueur du Championnat national de football d’Arabie saoudite après avoir écrasé Challenge 7-0 au stade roi Abdallah de Djeddah.

Cette journée a marqué un tournant pour la toute nouvelle scène du football féminin dans le Royaume. La compétition n’a pas été sans difficultés, mais son succès global est indéniable.

La SAFF a également pris une mesure importante en engageant 12 femmes arbitres asiatiques de haut niveau pour arbitrer les matchs de la ligue de football féminin, et en formant les femmes saoudiennes qui souhaitent s’engager dans cette voie. Aujourd’hui, des cours de formation ont été mis en place pour les nouvelles femmes arbitres, et 63 responsables ont été approuvées par la SAFF jusqu’à présent.

Mais la nomination la plus importante est sans doute celle de l’entraîneuse allemande Monika Staab, qui a été chargée de diriger la nouvelle équipe internationale féminine saoudienne, formée en 2021, et de superviser le développement du jeu à tous les niveaux dans le Royaume.

Entraînement de l'équipe saoudienne, dirigé par Monika Staab (Photo, AFP).

Staab a connu une belle carrière, au cours de laquelle elle a joué en France et en Angleterre avant de revenir en Allemagne et de joindre la Bundesliga féminine. En tant qu’entraîneuse, elle a mené le 1. FFC Francfort (aujourd’hui Eintracht Francfort) à quatre titres de champion d’Allemagne, quatre coupes d’Allemagne et, en 2002, à la Coupe d’Europe féminine (aujourd’hui Ligue des champions féminine de l’UEFA).

Après un parcours d’entraîneuse qui l’a amenée à visiter plus de 80 pays, dont Bahreïn, l’Iran et le Qatar, au cours des quatre dernières décennies, Staab était la candidate idéale pour la SAFF. Jusqu’à présent, elle s’est avérée être un choix judicieux.

Staab a dirigé le tout premier match international de l’équipe nationale féminine d’Arabie saoudite, une victoire 2-0 sur les Seychelles lors d’un match amical au stade national des Maldives, le 20 février.

Cet événement historique a été salué par des personnalités du monde du football, dont la légende brésilienne Pelé, qui a adressé un message de félicitations aux Faucons féminins sur Twitter.

Plusieurs joueuses saoudiennes commencent déjà à se faire un nom (Photo, AFP).

Il est encourageant de constater que des programmes d’entraînement nationaux, mis en place par Staab et son équipe, cherchent à dénicher des talents féminins saoudiens pour intégrer la ligue régionale de football et, à terme, l’équipe nationale.

En outre, 40 cours de formation d’entraîneurs (Licence D) ont été dispensés dans des écoles du Royaume, permettant à 857 enseignantes d’obtenir leur certificat d’entraîneuse, tandis que 15 cours d’arbitrage permettront à 544 enseignantes d’arbitrer la Girls Schools League, dont le lancement est prévu en septembre 2022.

Plusieurs joueuses commencent déjà à se faire un nom. Al-Bandari Mubarak a marqué le tout premier but de l’Arabie saoudite lors de la victoire contre les Seychelles. Elle est considérée comme un élément essentiel de l’équipe nationale, tout comme la gardienne et capitaine Sara Khaled, qui joue pour Al-Mamlaka.

L'Arabie saoudite est l’une des quatre nations qui cherchent à accueillir la Coupe d’Asie féminine de football 2026 (Photo, SPA).

Farah Jafri, des Jeddah Eagles, est un autre talent destiné à devenir une star. Quant à Leen Mohammed, elle s’est imposée comme la vedette de l’équipe nationale féminine saoudienne de futsal (créée en 2019), qui a accueilli le championnat féminin de futsal 2022 de la Fédération d’Asie de l’Ouest de football (WAFF) et a terminé en deuxième position.

Il y en a beaucoup d’autres. Le premier objectif de Staab est de permettre à l’équipe nationale saoudienne d’entrer dans le classement mondial de la FIFA, puis de participer à des compétitions officielles, aux niveaux régional et international.

Il semble que cela pourrait arriver plus tôt que prévu. Lundi, il a été annoncé que l’Arabie saoudite est l’une des quatre nations qui cherchent à accueillir la Coupe d’Asie féminine de football 2026.

Le football féminin est en plein essor (Photo, SPA).

«L’Arabie saoudite s’est ouverte au football féminin. Lorsque je parle aux filles dans tout le Royaume, je vois leur enthousiasme pour le jeu», indique Staab. 

«La Coupe d’Asie féminine de football 2026 est une occasion sans précédent d’inspirer une génération de filles à réaliser leurs rêves de football.»

Il ne fait aucun doute qu’il faudra travailler dur dans les années à venir. Mais si la candidature de l’Arabie saoudite à l’organisation du tournoi est retenue, nous pourrions voir les scènes de joie de Wembley se répéter plus près de chez nous dans trois ans.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


La nouvelle saison de l’IMA démarre, par un événement dédié au mariage dans le Maghreb

La présidente de l'IMA, Anne-Claire Legendre, a dévoilé le contenu de la saison 2026/2027, conçu « sous le signe de la jeunesse », selon ses termes. (Photo Arlette Khouri)
La présidente de l'IMA, Anne-Claire Legendre, a dévoilé le contenu de la saison 2026/2027, conçu « sous le signe de la jeunesse », selon ses termes. (Photo Arlette Khouri)
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  • Au-delà de cette parade spectaculaire, la saison 2026/2027 de l’Institut du monde arabe s’inscrit dans une ambition plus large qui est de faire de l’institution un lieu pleinement ouvert, vivant, et tourné vers les nouvelles générations
  • Sous l’impulsion de Legendre, cette programmation entend conjuguer héritage et création contemporaine, transmission et innovation, dans un dialogue constant entre les cultures

PARIS: Le 4 juillet prochain, les rues de Paris, ou du moins celles reliant l’Institut du monde arabe (IMA) au Grand Palais, deux bâtiments emblématiques de la capitale française, vibreront au rythme du Maghreb.

Des voitures de mariage décorées selon les traditions des différents pays du Maghreb sillonneront les rues reliant les deux institutions ainsi que celles de plusieurs communes périphériques, avec à la clé des cérémonies de henné, de la musique orientale et des concerts de youyous.

C’est l’innovation la plus originale et la plus cocasse de la saison 2026-2027 de l’IMA, dont la présidente, Anne-Claire Legendre, a dévoilé le contenu, conçu « sous le signe de la jeunesse », selon ses termes.

Un événement festif

Il s’agit d’un événement festif, reflet des joies de la vie réelle, imaginé par Mohamed Bourouissa, plasticien algérien qui s’est inspiré des rituels du mariage pour concevoir une création mêlant mémoire, musique et célébration collective.

Au-delà de cette parade spectaculaire, la saison 2026-2027 de l’Institut du monde arabe s’inscrit dans une ambition plus large : faire de l’institution un lieu pleinement ouvert, vivant et tourné vers les nouvelles générations.

Sous l’impulsion d’Anne-Claire Legendre, cette programmation entend conjuguer héritage et création contemporaine, transmission et innovation, dans un dialogue constant entre les cultures.

Dès l’été, l’IMA investira son vaste parvis, conçu par Jean Nouvel, en le transformant en un espace de convivialité accessible à tous, avec du mobilier urbain, une offre de restauration légère et des espaces de détente invitant les visiteurs à s’approprier ce lieu comme un véritable espace de rencontre.

Ce dispositif s’accompagnera d’une programmation estivale riche, notamment à l’occasion de la Fête de la musique, revisitée à travers une création poétique et musicale inspirée de l’écrivain libanais Gibran Khalil Gibran.

L’été sera également rythmé par une offre renforcée de médiation culturelle, ouverte dès le plus jeune âge. Des ateliers de calligraphie, des contes, des carnets de voyage ou encore des stages linguistiques viendront compléter cette volonté d’ancrer l’IMA dans une dynamique familiale.

La promenade du « Paris arabe historique », organisée chaque semaine, prolongera cette immersion en dehors des murs de l’institution.

Mais au cœur de la saison, un premier grand axe intitulé « Héritage et circulation » mettra en lumière les continuités culturelles entre passé et présent.

Trois expositions majeures

Trois expositions majeures structureront cette réflexion. La première, consacrée aux rituels du mariage en Algérie, au Maroc et en Tunisie, prolongera la parade inaugurale en explorant les traditions et leur réinterprétation par des artistes contemporains.

Des costumes, des objets et des témoignages constitueront le socle d’une programmation de débats et de rencontres autour des réalités sociales du mariage.

IMA
L'exposition sur les rituels du mariage en Algérie, au Maroc et en Tunisie, prolongera la parade inaugurale en explorant les traditions et leur réinterprétation par des artistes contemporains. (Photo Arlette Khouri)

Une seconde exposition immersive plongera les visiteurs dans les splendeurs de l’Alhambra. À travers objets, reconstitutions et dispositifs sensoriels, elle offrira une exploration des arts nasrides, de la calligraphie aux jeux d’eau en passant par les motifs géométriques.

Enfin, une troisième exposition, en partenariat avec l’Alliance internationale pour la protection du patrimoine, rappellera l’urgence de préserver les sites culturels menacés, de Mossoul à Alep, en passant par Beyrouth.

Dans cette même logique de transmission, l’IMA valorisera sa riche photothèque, forte de plus de 86 000 clichés, dont une sélection consacrée à la Palestine. Cette initiative s’inscrit dans un effort plus large de numérisation et d’accessibilité du patrimoine.

Parallèlement, la saison fera la part belle aux « nouvelles scènes » du monde arabe. Littérature, poésie, musique, cinéma, design et mode seront réunis dans une programmation foisonnante.

Une semaine dédiée à la langue arabe, en décembre, mettra à l’honneur auteurs, traducteurs et éditeurs, tandis que le Prix de la littérature arabe gagnera en visibilité, notamment auprès des lycéens.

La poésie occupera une place centrale, avec des rencontres régulières et un événement inédit, « Poésie sous les étoiles », parrainé par le grand poète Adonis, qui mettra en lumière une nouvelle génération de poétesses.

Côté musique, l’IMA poursuivra son exploration des traditions arabo-andalouses sous la houlette de l’ancien ambassadeur François Gouyette, tout en lançant un nouveau festival, « Arab Touch », consacré aux expressions contemporaines, du rap à l’électro.

Le cinéma constituera également un pilier de cette saison, avec des avant-premières régulières et de nouveaux partenariats, notamment autour de l’adaptation d’œuvres littéraires.

Le spectacle vivant ne sera pas en reste, avec le retour du festival « L’IMA fait son festival » et une programmation mêlant théâtre, danse et humour.

Les figures marquantes seront également à l’honneur avec l’inauguration de la bibliothèque Leila Shahid, ancienne ambassadrice de la Palestine, ainsi qu’une soirée dédiée au musicien Ziad Rahbani, avec la participation de Toufic Farroukh, son ami de longue date et musicien lui aussi.

Dans le domaine des industries créatives, l’IMA renforcera sa présence lors des grands rendez-vous parisiens. Prix du design, prix de la mode et lancement d’un prix d’art contemporain du monde arabe témoigneront de cette volonté de soutenir les talents émergents et de créer des passerelles professionnelles.

La langue arabe

Troisième pilier de la saison, la « Fabrique des savoirs » proposera un éclairage sur les grandes questions historiques et contemporaines. Les Journées de l’histoire seront consacrées aux sciences arabes, tandis que des débats aborderont les enjeux géopolitiques et sociétaux actuels.

Mais c’est l’attention portée à la jeunesse qui constitue la véritable nouveauté de cette saison. Pour la première fois, une exposition entièrement dédiée aux enfants permettra de découvrir le monde arabe de manière ludique et pédagogique.

Des projets participatifs, notamment avec le dramaturge et ancien directeur du Théâtre de la Colline, Wajdi Mouawad, offriront aux jeunes un espace d’expression et de réflexion.

Cette ouverture se veut également sociale et territoriale. L’IMA multipliera les actions en direction des publics éloignés, notamment à travers des programmes d’art-thérapie ou des dispositifs adaptés aux personnes en situation de handicap.

Enfin, la question de la langue arabe occupe une place stratégique dans cette programmation. L’IMA ambitionne de contribuer à son enseignement à l’échelle nationale en proposant des formations certifiées et en accompagnant les bibliothèques dans le développement de fonds en langue arabe.

Plus que jamais, affirme Anne-Claire Legendre, l’Institut entend être « ce lieu singulier où les récits se croisent sans se confondre » et où la culture « fait ce qu’elle sait faire le mieux : maintenir vivant ce qui nous relie », en dépit des vents contraires.


L’Arabie saoudite renforce sa présence dans les discussions mondiales sur la mode à Milan

Le RLC Fashion Summit a abordé les réalités auxquelles sont confrontées les industries de la mode et du luxe. (Photo fournie)
Le RLC Fashion Summit a abordé les réalités auxquelles sont confrontées les industries de la mode et du luxe. (Photo fournie)
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  • La Commission saoudienne de la mode a participé comme partenaire principal du RLC Fashion Summit 2026 à Milan, soulignant le rôle croissant du Royaume dans l’industrie mondiale de la mode
  • Les discussions ont porté sur les principaux enjeux du secteur : intelligence artificielle, évolution des consommateurs, investissements, commerce multimarque et émergence de nouveaux marchés

DHAHRAN : Des dirigeants mondiaux de la mode et du luxe se sont réunis à Milan début juin à l’occasion du Retail Leaders Circle (RLC) Fashion Summit 2026, dans le cadre du rayonnement international croissant du RLC Global Forum, dont le rendez-vous phare annuel se tient en Arabie saoudite.

Organisé au Four Seasons Hotel Milano, le RLC Fashion Summit a abordé les défis actuels auxquels font face les secteurs de la mode et du luxe : fragmentation géopolitique, évolution des attentes des consommateurs, discipline en matière d’investissement, intelligence artificielle, avenir du commerce multimarque et influence croissante des nouveaux marchés.

L’initiative Fashion Futures de la Commission saoudienne de la mode a participé au sommet en tant que partenaire principal, illustrant le rôle grandissant du Royaume dans les discussions internationales portant sur la mode, le commerce de détail, l’investissement et le développement des secteurs innovants.

« Notre priorité est de mettre en place les conditions d’une croissance durable pour l’ensemble du secteur de la mode en Arabie saoudite », a déclaré Burak Cakmak, directeur général de la Commission saoudienne de la mode, dans un communiqué. « Alors que l’industrie poursuit sa transformation, nous travaillons à multiplier les opportunités pour les marques internationales, les fabricants, les investisseurs et les partenaires du secteur afin qu’ils puissent s’engager sur le marché saoudien et contribuer à son développement. »

La participation de la commission reflète également la dynamique plus large du secteur de la mode saoudien, alors que le Royaume poursuit ses investissements dans les secteurs innovants, le développement des talents, les infrastructures commerciales et les partenariats internationaux.

« Il est rare de voir un tel niveau de leadership réuni au même endroit pour une journée entière d’échanges authentiques et ouverts », a déclaré Panos Linardos, président du RLC Global Forum.

Outre son forum annuel dédié au commerce de détail à Riyad, le RLC Global Forum organise un calendrier d’événements de premier plan à travers le monde, notamment le CEO Summit à New York et le RLC Fashion Summit à Milan.


À Dubaï, la mode se met au service de l’éducation grâce au partenariat entre OnTheList et Dubai Cares

La plateforme de ventes privées de luxe OnTheList a annoncé un partenariat stratégique avec Dubai Cares, l’organisation philanthropique mondiale basée aux Émirats arabes unis, dans le cadre d’une initiative visant à soutenir le développement humain et l’autonomisation des jeunes à travers le monde. (AFP)
La plateforme de ventes privées de luxe OnTheList a annoncé un partenariat stratégique avec Dubai Cares, l’organisation philanthropique mondiale basée aux Émirats arabes unis, dans le cadre d’une initiative visant à soutenir le développement humain et l’autonomisation des jeunes à travers le monde. (AFP)
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  • Pour marquer le lancement de cette collaboration, OnTheList organisera une vente caritative de mode au Dubai Design District (d3) du 9 au 12 juin
  • L’intégralité des bénéfices générés par cet événement sera reversée à Dubai Cares afin de soutenir ses programmes éducatifs et humanitaires à l’international

DUBAÏ: La plateforme de ventes privées de luxe OnTheList a annoncé un partenariat stratégique avec Dubai Cares, l’organisation philanthropique mondiale basée aux Émirats arabes unis, dans le cadre d’une initiative visant à soutenir le développement humain et l’autonomisation des jeunes à travers le monde.

Pour marquer le lancement de cette collaboration, OnTheList organisera une vente caritative de mode au Dubai Design District (d3) du 9 au 12 juin. L’intégralité des bénéfices générés par cet événement sera reversée à Dubai Cares afin de soutenir ses programmes éducatifs et humanitaires à l’international.

Cette opération réunira plusieurs marques du groupe BESTSELLER, dont JACK & JONES, VERO MODA, ONLY, Name It et Selected. Les visiteurs pourront accéder à une sélection de vêtements et d’accessoires pour hommes, femmes et enfants à des prix fortement réduits.

Créée pour offrir à ses membres un accès privilégié à des marques premium, OnTheList poursuit ainsi sa stratégie d’engagement social dans la région. Pour l’entreprise, ce partenariat avec Dubai Cares s’inscrit dans une volonté de donner davantage de sens à l’expérience d’achat.

« Lorsqu’on construit une marque dans cette région, il est essentiel d’aller au-delà de la simple transaction commerciale. Ce partenariat avec Dubai Cares reflète cette vision : chaque achat contribue désormais à une cause qui dépasse largement l’acte de consommation », a déclaré Delphine Lefay, cofondatrice d’OnTheList.

De son côté, Amal Al Redha, directrice des partenariats chez Dubai Cares, a salué une initiative qui démontre que commerce et responsabilité sociale peuvent se renforcer mutuellement.

« Cette collaboration offre une opportunité concrète de mobiliser une communauté de consommateurs désireux de contribuer positivement à la société. Nous sommes ravis d’accueillir OnTheList parmi nos partenaires », a-t-elle indiqué.

Depuis sa création, Dubai Cares affirme avoir impacté plus de 117 millions de personnes dans plus de 60 pays en développement grâce à ses programmes dédiés à l’éducation, à la jeunesse et au développement durable.

Alors qu’OnTheList continue d’étendre sa présence aux Émirats arabes unis, cette initiative illustre une tendance croissante au sein du secteur de la mode : mettre le pouvoir d’achat au service de causes sociales et humanitaires à l’échelle mondiale.