Des organisations humanitaires incitent le Yémen à renouveler la trêve

Des personnes transportent l’aide alimentaire distribuée par le Comité international de la Croix-Rouge aux personnes déplacées dans la ville portuaire de Hodeïda, au Yémen. (Reuters)
Des personnes transportent l’aide alimentaire distribuée par le Comité international de la Croix-Rouge aux personnes déplacées dans la ville portuaire de Hodeïda, au Yémen. (Reuters)
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Publié le Mardi 02 août 2022

Des organisations humanitaires incitent le Yémen à renouveler la trêve

  • L’appel des organisations intervient au moment où l’ONU, les États-Unis et les pays de la région déploient des efforts de dernière minute pour prolonger la trêve
  • Antony Blinken a mis l’accent sur les avantages du renouvellement de la trêve et de l’ouverture de routes à Taïz

AL-MOUKALLA: Trente organisations qui mènent leurs activités au Yémen, un pays ravagé par les conflits, ont exhorté lundi les parties belligérantes à prolonger la trêve qui prend fin mardi. 

Des organisations humanitaires locales et internationales comme Oxfam, le Conseil norvégien pour les réfugiés et Save the Children ont publié un communiqué conjoint pour inciter les factions belligérantes au Yémen à maintenir la trêve et à la prolonger au-delà du 2 août afin de protéger les civils et d’éviter d’aggraver une situation humanitaire déjà catastrophique au Yémen. 

«Nous exhortons toutes les parties au conflit à prolonger la trêve pour une durée de six mois ou plus et à en respecter les clauses et à tenir leurs engagements en vertu du droit international en vue de protéger les civils et d’honorer tous les points de l’accord, y compris la réouverture des routes à Taïz», lit-on dans le communiqué. 

Rappelant aux parties les avantages de la trêve, les organisations ont déclaré que les pertes humaines avaient considérablement diminué. Par ailleurs, des milliers de passagers, y compris des malades et des étudiants, ont pris des avions à partir de la ville de Sanaa, sous le contrôle de la milice houthie, alors que les navires pétroliers qui sont entrés dans les ports de Hodeïda ont permis aux hôpitaux et aux entreprises de fonctionner normalement pendant la trêve. 

«Si la trêve n’est pas respectée et qu’elle n’est pas prolongée, ces gains importants seront perdus, et cela mettra en péril la vie de nombreuses personnes au Yémen», poursuit le communiqué. 

L’appel de ces organisations intervient au moment où l’ONU, les États-Unis et les pays de la région déploient des efforts de dernière minute pour prolonger la trêve et éviter que le pays ne sombre dans la violence. 

Le président du conseil présidentiel du Yémen, Rachad al-Alimi, a reçu dimanche un appel du secrétaire d’État américain, Antony Blinken, qui a mis l’accent sur les avantages du renouvellement de la trêve et de l’ouverture de routes à Taïz. 

Le dirigeant yéménite a dit au responsable américain que son gouvernement s’est engagé à rétablir la paix au Yémen et que les Houthis ont violé la trêve en refusant d’ouvrir des routes à Taïz, de payer les fonctionnaires dans les zones sous leur contrôle et de permettre à l’ONU de réparer le pétrolier en décomposition Safer, rapporte l’agence de presse officielle Saba. 

M. Al-Alimi a affirmé que son gouvernement ne paierait pas les salaires des fonctionnaires dans les zones contrôlées par les Houthis, à moins que ces derniers ne restituent les revenus des ports de Hodeïda. 

Selon le porte-parole du département d’État américain, Ned Price, M. Blinken aurait rappelé combien il était important de renouveler la trêve pour soulager les souffrances des Yéménites et ouvrir la voie à un accord de paix durable. Il a également part du soutien du président américain au conseil présidentiel du Yémen. 

À Sanaa, Mehdi al-Machat, président du Conseil politique suprême houthi, a soutenu lors d’une rencontre avec une délégation omanaise que les Houthis exigeaient trois conditions pour engager des pourparlers de paix avec leurs opposants et renouveler la trêve: mettre fin aux agressions, lever le blocus et payer les salaires du gouvernement. 

Le chef houthi faisait allusion aux opérations militaires de la Coalition pour restaurer la légitimité au Yémen, qui se sont complètement arrêtées pendant la trêve. 

Un groupe de médiateurs omanais est arrivé dimanche à Sanaa pour convaincre les Houthis de prolonger la trêve et d’ouvrir des routes à Taïz. 

De leur côté, les nouveaux gouverneurs d’Hadramaout et de Socotra ont prêté lundi le serment constitutionnel devant M. Al-Alimi dans la ville portuaire méridionale d’Aden. 

Dimanche dernier, M. Al-Alimi a nommé Mabkhout Moubarak ben Madhi nouveau gouverneur de la province, riche en pétrole, du sud-est de Hadramaout à la place du général Faraja al-Bahsani, qui conserverait son poste de membre du conseil présidentiel. 

Raafat Ali al-Thagali, chef provincial du Conseil de transition du Sud, favorable à l’indépendance, a été nommé gouverneur de l’île isolée de Socotra, située dans la mer d’Oman. 

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


Pourparlers entre les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie autour de l'escalade militaire dans la région

Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi des répercussions de l'escalade militaire dans la région. (SPA)
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  • L'impact de l'escalade militaire dans la région sur l'économie mondiale et la coordination des efforts conjoints pour renforcer la sécurité régionale ont été discutés
  • Les dirigeants ont souligné que la poursuite des attaques iraniennes contre les pays du Conseil de coopération du Golfe et la Jordanie, visant des infrastructures vitales et civiles, constitue une escalade dangereuse qui menace la sécurité et la stabilité

DJEDDAH : Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi à Djeddah des répercussions de l'escalade militaire dans la région et des risques qu'elle fait peser sur la liberté de navigation internationale et la sécurité des approvisionnements énergétiques, a rapporté l'Agence de presse saoudienne.

L'impact de l'escalade sur l'économie mondiale et la coordination des efforts conjoints pour renforcer la sécurité et la stabilité régionales ont également été discutés lors de la réunion organisée par le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman et à laquelle ont participé l'émir du Qatar Cheikh Tamim bin Hamad Al-Thani et le roi Abdallah II de Jordanie.

Les dirigeants ont souligné que la poursuite des attaques iraniennes contre les pays du Conseil de coopération du Golfe et la Jordanie, visant des infrastructures vitales et civiles, constitue une escalade dangereuse qui menace la sécurité et la stabilité de la région.

Cette réunion intervient alors que l'Iran continue de cibler le Royaume, le Qatar et la Jordanie avec des drones et des missiles.


L'armée israélienne dit frapper des cibles du Hezbollah à Beyrouth

Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars. (AFP)
Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars. (AFP)
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  • Une frappe a visé lundi la banlieue sud de Beyrouth après un avertissement lancé par l'armée israélienne aux habitants de sept quartiers, selon des images de l'AFPTV
  • Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi mener des frappes à Beyrouth contre des infrastructures du mouvement islamiste libanais Hezbollah, un allié de Téhéran, plus d'un mois après le début de la guerre au Moyen-Orient.

L'armée "a commencé à frapper des infrastructures du Hezbollah terroriste à Beyrouth", indique un court communiqué militaire.

Une frappe a visé lundi la banlieue sud de Beyrouth après un avertissement lancé par l'armée israélienne aux habitants de sept quartiers, selon des images de l'AFPTV.

Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars.

 

 

 


L'Iran confirme la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution

L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière. (AFP)
L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière. (AFP)
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  • L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière
  • Tangsiri, l'un des visages des forces armées les plus connus du grand public, "a succombé à des blessures graves", ont indiqué les Gardiens, l'armée idéologique iranienne, sur leur site Sepah News

TEHERAN: L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière.

Tangsiri, l'un des visages des forces armées les plus connus du grand public, "a succombé à des blessures graves", ont indiqué les Gardiens, l'armée idéologique iranienne, sur leur site Sepah News.