Arrêté avec une arbalète à Noël à Windsor, il est inculpé pour menace à la reine

La monarque de 96 ans (95 à l'époque) y passait Noël, son premier depuis la mort de son époux Philip, après avoir renoncé à se rendre comme d'habitude pour les fêtes dans sa résidence de Sandringham, dans l'est de l'Angleterre, en raison d'une résurgence de Covid-19. (Photo, AFP)
La monarque de 96 ans (95 à l'époque) y passait Noël, son premier depuis la mort de son époux Philip, après avoir renoncé à se rendre comme d'habitude pour les fêtes dans sa résidence de Sandringham, dans l'est de l'Angleterre, en raison d'une résurgence de Covid-19. (Photo, AFP)
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Publié le Mardi 02 août 2022

Arrêté avec une arbalète à Noël à Windsor, il est inculpé pour menace à la reine

La monarque de 96 ans (95 à l'époque) y passait Noël, son premier depuis la mort de son époux Philip, après avoir renoncé à se rendre comme d'habitude pour les fêtes dans sa résidence de Sandringham, dans l'est de l'Angleterre, en raison d'une résurgence de Covid-19. (Photo, AFP)
  • Jaswant Singh Chail, 20 ans, est poursuivi en vertu de l'article 2 du « Treason Act » de 1842 qui punit les tentatives de «blesser ou nuire à Sa Majesté»
  • En pull à capuche noir et en masque blanc, il manipule l'arbalète et dit: «Je suis désolé pour ce que j'ai fait et ce que je vais faire. Je vais tenter d'assassiner la reine Elizabeth»

LONDRES: L'intrus armé d'une arbalète arrêté le jour de Noël dans le territoire du château de Windsor, à l'ouest de Londres, où se trouvait Elizabeth II, a été inculpé pour menace à la souveraine britannique, des poursuites rarissimes. 

Jaswant Singh Chail, 20 ans, est poursuivi en vertu de l'article 2 du « Treason Act » de 1842 qui punit les tentatives de « blesser ou nuire à Sa Majesté » et prévoit soit la prison soit un bannissement de sept ans, a indiqué la Metropolitan Police mardi dans un communiqué. 

Il est également inculpé de menace de mort et de possession illégale d'arme. 

Actuellement détenu, il comparaîtra le 17 août à la Westminster Magistrates' Court de Londres. 

Le jeune homme, vivant à Southampton (sud de l'Angleterre), avait été interpellé le 25 décembre, vers 08H30 locales, quelques instants après avoir pénétré sur les terres du château, devenu ces dernières années la résidence principale d'Elizabeth II. 

La monarque de 96 ans (95 à l'époque) y passait Noël, son premier depuis la mort de son époux Philip, après avoir renoncé à se rendre comme d'habitude pour les fêtes dans sa résidence de Sandringham, dans l'est de l'Angleterre, en raison d'une résurgence de Covid-19. 

Elle avait été rejointe ce jour-là par plusieurs membres de la famille, comme ses fils Charles et Edward et les épouses de ces derniers. 

La police avait souligné à l'occasion de l'arrestation que les procédures de sécurité avaient été « déclenchées quelques instants après l'entrée de l'homme sur le site » et qu'il n'était « entré dans aucun bâtiment ». L'homme avait alors été interné en soins psychiatriques et la police n'a pas donné de précisions mardi sur son état psychologique. 

Intrusions 

Le tabloïd The Sun avait publié des images d'une vidéo présentée comme publiée sur le compte Snapchat du suspect quelques minutes avant sa tentative d'intrusion. 

En pull à capuche noir et en masque blanc, il manipule l'arbalète et dit: « Je suis désolé pour ce que j'ai fait et ce que je vais faire. Je vais tenter d'assassiner la reine Elizabeth ». 

Avec des références apparentes à la saga Star Wars, il se présente comme un Indien sikh et dit chercher « revanche » pour un massacre commis en 1919 par les troupes britanniques contre des manifestants en Inde. 

Si les arbalètes sont considérées comme des armes létales au Royaume-Uni, leur port ne nécessite aucune licence ni aucun enregistrement. 

Les tentatives d'intrusion à Windsor comme au palais de Buckingham, résidence de la reine au coeur de Londres, ne sont pas exceptionnelles. 

La plus spectaculaire remonte à 1982, à Buckingham, quand un trentenaire, Michael Fagan, avait réussi à se frayer un chemin jusqu'à la chambre à coucher de la reine, qui se trouvait au lit. 

Le 10 mai dernier, un homme souffrant de problèmes mentaux avait été vu escaladant l'enceinte des Royal Mews, les écuries de la famille royale britannique, puis la repassant dans le sens inverse vers la rue peu après. Il s'était fait arrêter rapidement avec de la cocaïne et un couteau de cuisine. 

Elizabeth II ne s'y trouvait pas. 

Mais les recours au « Treason Act » sont rarissimes. Le cas le plus célèbre remonte à 1981 quand Marcus Sarjaent avait été condamné à cinq ans de prison après avoir plaidé coupable d'avoir tiré cinq coups à blanc en direction d'Elizabeth II lors d'une parade. 


L'Iran annonce avoir saisi deux navires dans le détroit d'Ormuz malgré la prolongation de la trêve

Cette photo fournie par la Marine américaine et publiée le 21 avril 2026 par le service des relations publiques du Commandement central américain montre des forces américaines en patrouille dans la mer d'Oman, près du Touska, un cargo battant pavillon iranien, le 20 avril 2026. (AFP)
Cette photo fournie par la Marine américaine et publiée le 21 avril 2026 par le service des relations publiques du Commandement central américain montre des forces américaines en patrouille dans la mer d'Oman, près du Touska, un cargo battant pavillon iranien, le 20 avril 2026. (AFP)
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  • Les Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de l'Iran, ont annoncé avoir intercepté deux navires qui tentaient de franchir le stratégique détroit, soumis à un double blocus américain et iranien
  • "Les deux navires en infraction ont été saisis par les forces navales des Gardiens de la Révolution et dirigés vers la côte iranienne", ont-ils indiqué dans un communiqué

TEHERAN: L'Iran a annoncé mercredi avoir saisi deux navires dans le détroit d'Ormuz, au coeur du bras de fer avec Washington, quelques heures après la prolongation de la trêve décidée unilatéralement par Donald Trump.

Le pouvoir iranien ne s'est toujours pas exprimé sur cette prolongation. Mais Téhéran en "étudie différents aspects", selon la télévision d'Etat iranienne.

Côté américain, le président a jugé "possible" une reprise des discussions entre les belligérants dans les prochains jours. "C'est possible! Président DJT", a-t-il écrit en réponse à un texto d'une journaliste du New York Post, qui l'interrogeait sur la probabilité que des discussions se tiennent dans les prochaines "36 à 72 heures", soit d'ici vendredi.

En attendant, la tension reste forte dans le détroit d'Ormuz, passage crucial pour le transport mondial d'hydrocarbures et enjeu majeur du conflit déclenché le 28 février par des frappes israélo-américaines sur l'Iran.

Les Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de l'Iran, ont annoncé avoir intercepté deux navires qui tentaient de franchir le stratégique détroit, soumis à un double blocus américain et iranien.

"Les deux navires en infraction ont été saisis par les forces navales des Gardiens de la Révolution et dirigés vers la côte iranienne", ont-ils indiqué dans un communiqué.

Selon Téhéran, les navires doivent obtenir une autorisation pour quitter ou entrer dans le Golfe via le détroit d'Ormuz.

Un troisième bateau a essuyé des tirs alors qu'il se trouvait à 8 milles nautiques à l'ouest de l'Iran, selon l'agence de sécurité maritime britannique UKTMO, mais il a pu quitter le détroit en direction du port saoudien de Jeddah, selon le site Marinetraffic.

Ces incidents illustrent la précarité de la trêve entrée en vigueur le 8 avril, d'autant que les discussions entre Washington et Téhéran n'ont toujours pas repris.

Islamabad en attente 

Les pourparlers, qui étaient censés se tenir en début de semaine après une première session le 11 avril, visent à trouver une fin durable à une guerre régionale qui a fait des milliers de morts -essentiellement en Iran et au Liban- et ébranlé l'économie mondiale.

Donald Trump a prolongé sine die le cessez-le-feu avec l'Iran mardi soir, à quelques heures de l'expiration annoncée, afin, a-t-il dit, de laisser davantage de temps aux Iraniens pour joindre les négociations de paix sous l'égide des médiateurs pakistanais.

Il a parlé d'une extension jusqu'à ce que "l'Iran présente une proposition et que les discussions soient conclues, d'une manière ou d'une autre".

En attendant, aucune délégation ne s'est encore envolée pour Islamabad, bouclée et sous haute surveillance depuis le début de la semaine, provoquant la lassitude d'habitants privés d'écoles et limités dans leur déplacements.

Le Premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, a dit espérer que les deux parties parviendraient "à conclure un +accord de paix+ lors du deuxième cycle de négociations prévu à Islamabad". Il a reçu mercredi matin l'ambassadeur iranien à Islamabad.

Trois morts au Liban 

Sur l'autre front principal de la guerre, trois personnes ont été tuées mercredi dans des frappes israéliennes au Liban malgré la trêve, qui expire dimanche, et dont Beyrouth va demander l'extension lors de pourparlers prévus jeudi entre les deux pays à Washington.

"Le Liban demandera l'extension pour un mois de la trêve, le strict respect du cessez-le-feu et l'arrêt par Israël des opérations de dynamitage et de destruction dans les zones où il est présent", a indiqué une source libanaise officielle à l'AFP.

Israël a affirmé avant ces discussions ne pas avoir de "désaccords sérieux" avec le Liban, l'appelant à "travailler ensemble" contre le Hezbollah pro-iranien.

Selon le dernier bilan officiel, au moins 2.454 personnes ont été tuées au Liban en six semaines de guerre.

Par ailleurs, le président français Emmanuel Macron a annoncé mercredi la mort d'un 2e militaire français de la force de paix de l'ONU au Liban, Finul, blessé dans une embuscade samedi au cours de laquelle un premier Casque Bleu français avait été tué. Paris a attribué l'attaque au Hezbollah, ce que le groupe islamiste chiite a nié.


Londres accueille des discussion sur la mission à Ormuz

Le Royaume-Uni a annoncé qu'il allait accueillir mercredi et jeudi des militaires d'une trentaine de pays pour discuter de la formation d'une mission dirigée par le Royaume-Uni et la France afin de protéger la navigation dans le détroit d'Ormuz. (AFP)
Le Royaume-Uni a annoncé qu'il allait accueillir mercredi et jeudi des militaires d'une trentaine de pays pour discuter de la formation d'une mission dirigée par le Royaume-Uni et la France afin de protéger la navigation dans le détroit d'Ormuz. (AFP)
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  • Cette conférence permettra de "faire progresser la planification détaillée" de la réouverture du détroit dès que les conditions le permettront, à la suite des "avancées" réalisées lors des pourparlers de Paris la semaine dernière
  • "L'objectif aujourd'hui et demain est de traduire le consensus diplomatique en un plan commun pour garantir la liberté de navigation dans le détroit et soutenir un cessez-le-feu durable"

LONDRES: Le Royaume-Uni a annoncé qu'il allait accueillir mercredi et jeudi des militaires d'une trentaine de pays pour discuter de la formation d'une mission dirigée par le Royaume-Uni et la France afin de protéger la navigation dans le détroit d'Ormuz.

Cette conférence permettra de "faire progresser la planification détaillée" de la réouverture du détroit dès que les conditions le permettront, à la suite des "avancées" réalisées lors des pourparlers de Paris la semaine dernière, a précisé le ministère britannique de la Défense.

"L'objectif aujourd'hui et demain est de traduire le consensus diplomatique en un plan commun pour garantir la liberté de navigation dans le détroit et soutenir un cessez-le-feu durable", a déclaré le ministre britannique de la Défense John Healey, cité dans un communiqué.

Il s'est dit confiant que "des progrès concrets puissent être accomplis".

Ces discussions intervient dans la foulée de pourparlers sur ce détroit stratégique, ayant réuni vendredi à Paris plus de 40 pays sous la houlette du Premier ministre britannique Keir Starmer et du président français Emmanuel Macron.

M. Starmer a indiqué que la France et le Royaume-Uni dirigeraient une mission multinationale pour assurer la liberté de navigation dans le détroit "dès que les conditions le permettront".

La Grande-Bretagne et la France ont insisté sur le fait que cette force serait exclusivement défensive et ne serait déployée qu'une fois la paix durable dans la région instaurée.

Les Etats-Unis et l'Iran, parties belligérantes, n'ont pas participé aux pourparlers.

Avant la réunion de Paris, Downing Street avait annoncé la tenue d'un sommet de planification militaire cette semaine, sans donner plus de précisions.

 


Iran: le médiateur pakistanais salue la prolongation du cessez-le-feu annoncée par Trump

Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont le pays joue un rôle de médiateur dans le conflit opposant les Etats-Unis à l'Iran, a salué mercredi l'extension du cessez-le-feu annoncée par Donald Trump. (AFP)
Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont le pays joue un rôle de médiateur dans le conflit opposant les Etats-Unis à l'Iran, a salué mercredi l'extension du cessez-le-feu annoncée par Donald Trump. (AFP)
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  • "Je remercie sincèrement le président Trump d'avoir gracieusement accepté notre demande de prolongation du cessez-le-feu afin de permettre aux efforts diplomatiques en cours de se poursuivre"
  • Un nouveau round de discussions initialement annoncé pour le début de semaine à Islamabad a toutefois lui aussi été ajourné sine die

ISLAMABAD: Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont le pays joue un rôle de médiateur dans le conflit opposant les Etats-Unis à l'Iran, a salué mercredi l'extension du cessez-le-feu annoncée par Donald Trump.

"Je remercie sincèrement le président Trump d'avoir gracieusement accepté notre demande de prolongation du cessez-le-feu afin de permettre aux efforts diplomatiques en cours de se poursuivre", a indiqué sur X M. Sharif, précisant s'exprimer également au nom du chef d'état-major, le maréchal Asim Munir.

"Fort de la confiance qui lui est accordée, le Pakistan poursuivra ses efforts en vue d'un règlement négocié du conflit", a ajouté le dirigeant.

Donald Trump a annoncé mardi une extension sine die du cessez-le-feu dont il avait précédemment fixé l'expiration à mercredi soir, disant vouloir donner davantage de temps à la diplomatie.

Un nouveau round de discussions initialement annoncé pour le début de semaine à Islamabad a toutefois lui aussi été ajourné sine die.

"J'espère sincèrement que les deux parties continueront à respecter le cessez-le-feu et parviendront à conclure un +accord de paix+ global lors du deuxième cycle de négociations prévu à Islamabad, afin de mettre définitivement fin au conflit", a souligné M. Sharif mercredi.