Corée du Sud: Pelosi attendue à la frontière avec le Nord

La présidente de la Chambre des États-Unis, Nancy Pelosi, s'entretient avec le président de l'Assemblée nationale sud-coréenne, Kim Jin-pyo, lors de leur réunion à l'Assemblée nationale à Séoul le 4 août 2022. (AFP)
La présidente de la Chambre des États-Unis, Nancy Pelosi, s'entretient avec le président de l'Assemblée nationale sud-coréenne, Kim Jin-pyo, lors de leur réunion à l'Assemblée nationale à Séoul le 4 août 2022. (AFP)
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Publié le Jeudi 04 août 2022

Corée du Sud: Pelosi attendue à la frontière avec le Nord

  • Mme Pelosi, arrivée à Séoul mercredi soir, doit visiter la «zone démilitarisée» (DMZ), a indiqué un responsable sud-coréen
  • Elle serait ainsi le plus haut responsable américain à se rendre dans le village frontalier de Panmunjom depuis Donald Trump. En 2019, le président américain de l'époque y avait rencontré le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un

SEOUL: Après sa visite très médiatisée à Taïwan, Nancy Pelosi, la présidente de la Chambre des représentants américaine, doit se rendre jeudi à la frontière ultra-fortifiée qui sépare la Corée du Sud de son voisin du nord, a indiqué un représentant des autorités à l'AFP.

Mme Pelosi, arrivée à Séoul mercredi soir, doit visiter la "zone démilitarisée" (DMZ), a indiqué un responsable sud-coréen.

Elle serait ainsi le plus haut responsable américain à se rendre dans le village frontalier de Panmunjom depuis Donald Trump. En 2019, le président américain de l'époque y avait rencontré le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un.

Lors d'une rencontre avec le le président de l'Assemblée nationale sud-coréenne, Kim Jin-pyo, Mme Pelosi a évoqué les programmes d'armes nucléaires de la Corée du Nord.

Ils ont "exprimé leurs inquiétudes quant à aux menaces grandissantes que fait peser la Corée du Nord", selon une déclaration commune à l'issue de leur rencontre.

La Corée du Nord a réalisé cette année un nombre record d'essais d'armes.

Les deux parlementaires ont appelé à une "dissuasion forte et étendue contre la Corée du Nord", et affirmé qu'ils soutiendraient les efforts de leurs dirigeants pour amener Pyongyang à se dénucléariser.

Mme Pelosi doit s'entretenir par téléphone avec le président sud-coréen Yoon Suk-yeol, en vacances cette semaine, selon des responsables.

Les médias locaux ont critiqué l'attitude de M. Yoon vis à vis de Mme Pelosi, soulignant qu'il ne la rencontrera pas en personne et que son administration n'a pas envoyé de délégation pour l'accueillir à l'aéroport.

M. Yoon a pris ses fonctions en mai et s'est engagé à renforcer les liens avec les États-Unis, notamment en intensifiant les manoeuvres  militaires conjointes qui suscitent l'ire de Pyongyang.

Ces exercices, suspendus en raison notamment de la pandémie de Covid-19, débuteront à la fin du mois.

Lors d'une brève conférence de presse à Séoul, lors de laquelle elle n'a répondu à aucune question, Mme Pelosi a salué la relation "spéciale" entre Séoul et Washington - mais n'a pas évoqué sa visite à Taipei.

Le déplacement de Mme Pelosi, la plus haute responsable américaine élue à se rendre, depuis 25 ans, sur ce territoire revendiqué par la Chine, a déclenché la fureur de Pékin.

Pékin a démarré jeudi les plus importantes manoeuvres militaires de son histoire autour de Taïwan.

La Chine est l'alliée de longue date et le principal soutien économique de la Corée du Nord.

Mercredi, Pyongyang a qualifié cette visite d'"ingérence impudente" dans les affaires intérieures de la Chine et assuré Pékin de son "soutien total".


L'armée américaine dit avoir conclu une série de frappes en Iran contre «des dizaines de cibles»

  • L'armée américaine a affirmé avoir conclu dimanche une série de frappes contre "des dizaines de cibles" en Iran
  • Elle a "visé des systèmes iraniens de défense aérienne, des radars côtiers, des capacités de missiles et de drones, ainsi que de petites embarcations"

WASHINGTON: L'armée américaine a affirmé avoir conclu dimanche une série de frappes contre "des dizaines de cibles" en Iran, pour la deuxième journée consécutive, se disant prête à "garantir que la liberté de navigation reste assurée" dans le détroit d'Ormuz.

Les forces américaines "ont visé des systèmes iraniens de défense aérienne, des radars côtiers, des capacités de missiles et de drones, ainsi que de petites embarcations", a écrit le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) sur X.

 


Le chef de la diplomatie iranienne se rend à Oman au sujet du détroit d'Ormuz

La visite sera axée sur le détroit d'Ormuz et la sécurité de la navigation, a rapporté l'agence de presse officielle iranienne. (AFP)
La visite sera axée sur le détroit d'Ormuz et la sécurité de la navigation, a rapporté l'agence de presse officielle iranienne. (AFP)
  • Abbas Araghchi se rend à Oman pour des discussions sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime
  • Malgré le cessez-le-feu avec Washington, le contrôle du détroit d'Ormuz reste une source de tensions

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi va se rendre samedi à Oman pour une visite axée "sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime", a annoncé son porte-parole.

La visite "portera principalement sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime" et s'inscrit "dans le prolongement des consultations que nous avons entamées avec Oman depuis un mois ou deux", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, selon des propos rapportés par l'agence de presse officielle iranienne IRNA.

Malgré l'accord conclu le 17 juin entre les Etats-Unis et l'Iran pour mettre fin à la guerre déclenchée fin février par des attaques américano-israéliennes, la question du détroit demeure un point de contentieux majeur.

L'Iran a profité du conflit pour prendre le contrôle de ce point de passage clef pour le commerce mondial des hydrocarbures et refuse de revenir à la situation antérieure.

Téhéran veut imposer des droits de passage sur les bateaux et autorise uniquement une route longeant ses côtes, dans le nord. Des navires passant au sud, au large d'Oman, ont récemment été attaqués, ce qui a déclenché une reprise des hostilités avec les Etats-Unis.

En mai, le président Donald Trump avait menacé à la surprise générale de "pulvériser" le sultanat d'Oman s'il continuait de discuter avec Téhéran d'une gestion commune du détroit.

"Plusieurs séries de réunions techniques ont eu lieu jusqu'à présent, tant à Téhéran qu'à Mascate, et ce déplacement s'inscrit dans le prolongement de ces consultations, afin de contribuer à faciliter la circulation en toute sécurité dans le détroit d'Ormuz", a également fait savoir le porte-parole de la diplomatie iranienne.


Le prince héritier saoudien et Trump évoquent les pourparlers entre Washington et Téhéran et la sécurité dans le Golfe

  • Les dirigeants mettent l’accent sur la diplomatie et la sécurité maritime dans un contexte de regain des tensions au Moyen-Orient
  • Le ministre saoudien des Affaires étrangères et Marco Rubio discutent de leur coordination alors que les tensions entre Washington et Téhéran persistent

RIYAD : Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, et le président américain Donald Trump ont discuté vendredi, lors d’un entretien téléphonique, de la sécurité régionale, de la liberté de navigation maritime et des contacts en cours entre les États-Unis et l’Iran, alors que Riyad et Washington renforcent leur coordination diplomatique à la suite d’une nouvelle montée des tensions dans le Golfe.

Selon l’Agence de presse saoudienne (SPA), les deux dirigeants ont passé en revue la coopération bilatérale et les moyens de renforcer les relations dans divers secteurs. Ils ont également échangé leurs points de vue sur les évolutions régionales et internationales, notamment sur les discussions entre Washington et Téhéran.

Le prince héritier et Donald Trump ont souligné l’importance de garantir la sécurité de la navigation maritime, de protéger les voies maritimes internationales et de soutenir les efforts visant à renforcer la sécurité et la stabilité régionales.

Par ailleurs, le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, s’est entretenu par téléphone avec le secrétaire d’État américain Marco Rubio. Les deux responsables ont réaffirmé l’importance de poursuivre la coordination et les consultations afin de promouvoir la sécurité et la stabilité dans l’ensemble de la région, a rapporté la SPA.

Ces échanges interviennent après une nouvelle escalade entre les États-Unis et l’Iran, qui menace de compromettre les récents efforts diplomatiques visant à mettre fin à plusieurs mois d’hostilités.

La dernière crise a éclaté après que des forces iraniennes ont attaqué des pétroliers commerciaux transitant par le détroit d’Ormuz, malgré un accord de cessez-le-feu, entraînant des frappes aériennes américaines contre des cibles situées en Iran. Téhéran a ensuite riposté par des attaques de missiles et de drones contre des alliés des États-Unis dans le Golfe, ravivant les craintes d’un conflit régional de plus grande ampleur.

Cette reprise des violences a intensifié les appels de la communauté internationale en faveur d’un retour des États-Unis et de l’Iran à la table des négociations.

L’Égypte et le Qatar ont exhorté les deux parties à reprendre le dialogue et à mettre en œuvre le protocole d’accord conclu plus tôt cette année comme base d’un règlement plus large, tandis que le Pakistan a appelé à la retenue et proposé de poursuivre son rôle de médiateur entre les deux pays.

Vendredi, Donald Trump a déclaré que les États-Unis avaient accepté de poursuivre les discussions avec l’Iran, tout en estimant que le cessez-le-feu était, dans les faits, caduc après les derniers échanges d’attaques.

L’Arabie saoudite a constamment appelé à la retenue, au dialogue et à des solutions diplomatiques afin de préserver la stabilité régionale et de garantir la sécurité des routes maritimes internationales, en particulier à travers le détroit d’Ormuz, l’un des corridors énergétiques les plus stratégiques au monde. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com