Le gouvernement néerlandais gèle un plan d'aide pour KLM

Air France-KLM a subi une perte nette de 1,6 milliard d'euros au cours du troisième trimestre, alors que ses bénéfices atteignaient 363 millions d'euros au troisième trimestre 2019 (Photo, AFP)
Air France-KLM a subi une perte nette de 1,6 milliard d'euros au cours du troisième trimestre, alors que ses bénéfices atteignaient 363 millions d'euros au troisième trimestre 2019 (Photo, AFP)
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Publié le Dimanche 01 novembre 2020

Le gouvernement néerlandais gèle un plan d'aide pour KLM

  • KLM a présenté au ministère des Finances un plan d'austérité qui prévoit des coupes de 15 % dans les dépenses et la suppression de 5.000 emplois
  • « Nous avions un accord avec KLM le 1er octobre, et maintenant (le gouvernement) recule sur cet accord »

LA HAYE : Le gouvernement néerlandais a gelé samedi le déblocage d'une aide publique de 3,4 milliards d'euros destinée à la compagnie aérienne KLM face à la crise du coronavirus, après le refus des syndicats de signer un accord sur cinq ans.

« L'aide prévue ne passe pas. C'est décevant mais c'est un fait », a déclaré à des journalistes le ministre néerlandais des Finances Wopke Hoekstra.

Auparavant, des syndicats de la compagnie néerlandaise avaient refusé de signer cet accord, dénonçant des changements « de dernière minute » sur la question de la baisse des salaires.

M. Hoekstra avait donné à la direction et aux syndicats de KLM jusqu'à samedi 11H00 GMT pour signer cet accord censé débloquer l'aide, sous forme de prêts, à la branche néerlandaise d'Air France-KLM.

Alors que les pourparlers se poursuivent avec plusieurs syndicats, le syndicat des pilotes néerlandais VNV a refusé de signer une clause de l'accord demandant au personnel d'accepter des baisses de salaires au cours des cinq prochaines années.

Cette semaine, KLM a présenté au ministère des Finances un plan d'austérité qui prévoit des coupes de 15 % dans les dépenses et la suppression de 5.000 emplois à la suite de l'impact de la pandémie du coronavirus sur le transport aérien.

Le plan comprend un accord avec les syndicats prévoyant une baisse des salaires des pilotes jusqu'en mars 2020 et  du personnel naviguant et au sol jusqu'au début 2023.

« Nous n'avons pas signé », a déclaré un représentant de VNV après l'expiration du délai.

« Nous avions un accord avec KLM le 1er octobre, et maintenant (le gouvernement) recule sur cet accord », a déclaré le syndicaliste qui a refusé d'être nommé.

Des discussions se poursuivent également avec le syndicat FNV qui a accusé le gouvernement de « créer une grande incertitude avec des changements à la onzième heure ».

« Nous ne comprenons pas pourquoi KLM et le gouvernement exigent des engagements supplémentaires à la dernière minute », a déclaré FNV.

Mais, a-t-il ajouté, « comme FNV, nous ne mettrons jamais en danger l'avenir de KLM ».

Quelque 3.000 pilotes devraient être particulièrement touchés, avec des baisses de salaires allant jusqu'à 20 %, selon les medias néerlandais.

D'autres syndicats ont cependant signé l'accord, notamment celui des personnels de cabine et celui des techniciens, estimant que la survie de la compagnie était la priorité.

Air France-KLM a subi une perte nette de 1,6 milliard d'euros au cours du troisième trimestre, alors que ses bénéfices atteignaient 363 millions d'euros au troisième trimestre 2019.

KLM connaît « sa pire crise en 101 ans d'existence », a déclaré la compagnie dans un communiqué.

La signature de l'accord « était le dernier pas à faire pour l'approbation par le gouvernement. Sans ce prêt, KLM ne se sortira pas de cette passe difficile », a affirmé le patron de la compagnie, Pieter Elbers, cité dans le communiqué.

« Cela rend cette impasse extrêmement alarmante », a-t-il ajouté.


L'univers crypto joue sur le terrain des banques, au grand dam des régulateurs             

Début septembre, la plateforme d'échanges de devises numériques Coinbase a porté sur la place publique ses échanges avec le gendarme américain des marchés, la SEC, qui la menace d'une action en justice si elle ne renonce pas à lancer son offre de compte rémunéré.(AFP).
Début septembre, la plateforme d'échanges de devises numériques Coinbase a porté sur la place publique ses échanges avec le gendarme américain des marchés, la SEC, qui la menace d'une action en justice si elle ne renonce pas à lancer son offre de compte rémunéré.(AFP).
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  • En juillet, les procureurs de plusieurs Etats américains avaient déjà demandé à une autre plateforme, BlockFi, de renoncer à son propre compte rémunéré, qui annonce un taux d'intérêt allant jusqu'à 8% par an
  • Début septembre, la plateforme d'échanges de devises numériques Coinbase a porté sur la place publique ses échanges avec le gendarme américain des marchés, la SEC, qui la menace d'une action en justice si elle ne renonce pas à lancer son offre

NEW YORK: Comptes rémunérés ou prêts, de plus en plus de jeunes sociétés de l'univers des cryptomonnaies proposent des services proches de ceux des banques traditionnelles, une évolution pas du goût des régulateurs, qui veulent reprendre la main sur ce milieu peu régulé.


Début septembre, la plateforme d'échanges de devises numériques Coinbase a porté sur la place publique ses échanges avec le gendarme américain des marchés, la SEC, qui la menace d'une action en justice si elle ne renonce pas à lancer son offre de compte rémunéré.


Coinbase Lend permettrait à un utilisateur de mettre à disposition ses devises numériques moyennant intérêts, un service déjà proposé par d'autres acteurs "crypto" depuis plusieurs années.


En juillet, les procureurs de plusieurs Etats américains avaient déjà demandé à une autre plateforme, BlockFi, de renoncer à son propre compte rémunéré, qui annonce un taux d'intérêt allant jusqu'à 8% par an, quand la plupart des banques traditionnelles se contentent aujourd'hui de 0,01%.


"La crypto est un nouveau système bancaire parallèle", a déclaré au New York Times la sénatrice Elizabeth Warren. "Elle assure beaucoup des mêmes services, mais sans la protection des consommateurs ou la stabilité financière qui soutiennent le système traditionnel."


"Ils offrent des produits bancaires, mais la loi bancaire américaine ne s'applique pas à Coinbase", explique Dan Awrey, professeur de droit et de régulation financière à l'université Cornell.


Ces plateformes n'ont, en effet, pas le statut de banque ou d'établissement de crédit et ne sont pas rattachées à la Banque centrale américaine (Fed) ou sous la supervision de l'OCC (Office of the Comptroller of the Currency), principal régulateur bancaire.


En revanche, selon lui, les textes qui régissent la SEC s'appliquent bien aux plateformes de cryptomonnaies, ce que soutient le président de l'autorité de régulation, Gary Gensler.


Alors que les élus du Congrès n'en sont encore qu'à rédiger des propositions de lois et que les banquiers centraux s'interrogent, cet ancien banquier d'affaires de Goldman Sachs est à la manoeuvre.


Lors d'une audition devant la commission bancaire du Sénat, mardi, le responsable a dit s'intéresser "particulièrement aux prêts" de cryptomonnaies. "Franchement, pour moi, cela ressemble plus au Far West qu'à autre chose."

« Loi mal taillée »
"Ce n'est qu'une question de temps avant que les questionnaires de la SEC ne parviennent à toutes les sociétés" qui opèrent dans la cryptosphère, reconnaît Antoni Trenchev, co-fondateur de la plateforme Nexo, bien que sa société soit basée en Angleterre.


Nexo propose à ses utilisateurs de les rémunérer jusqu'à 12%, pour prêter leurs devises numériques, mais aussi d'emprunter de l'argent avec comme garantie leurs avoirs en cryptomonnaies.


"Je ne vois pas ça comme une tentative de contrôler notre industrie", dit-il des mises en garde de régulateurs et autorités judiciaires. "C'est simplement un moyen de protéger les consommateurs, ce qui est leur raison d'être."


Pour l'entrepreneur, cela "montre que notre industrie est en train de devenir grand public", et si elle est "davantage régulée, elle pourra croître encore davantage."


Néanmoins, beaucoup regrettent que la SEC se soit, pour l'instant, bornée à refuser la mise sur le marché de certains produits.


"Dans un monde idéal, la SEC produirait des recommandations spécifiques" sur les services financiers offerts par les plateformes crypto, commente Hailey Lennon, avocate du cabinet Anderson Kill et ancienne juriste en charge des questions de régulation chez Coinbase. "Mais elle considère que les règles sont déjà claires."


Si le gendarme des marchés semble bien compétent, les mesures qu'il peut imposer sont limitées, selon Dan Awrey, et ne concernent principalement que la transparence, sur les risques principalement.


Pour Hailey Lennon, les acteurs des cryptomonnaies devraient davantage mettre en avant les risques que prennent leurs utilisateurs.


Mais ces règles ne sont pas adaptées à des épargnants qui voudraient utiliser ces plateformes comme un bon vieux compte épargne, lequel fait l'objet d'une protection des dépôts dans le système bancaire traditionnel, ce qui n'est pas du tout le cas ici, fait valoir l'universitaire.


"Il y a une loi mal taillée qui s'applique sans doute à Coinbase" et aux autres opérateurs de cryptomonnaies, plaide Dan Awrey, "et une loi qui serait tout à fait adaptée (la loi bancaire) mais qui n'est pas applicable".


Beaucoup de plateformes comme Nexo ne sont pas basées aux Etats-Unis et le modèle même des cryptomonnaies, décentralisé, nécessiterait donc une régulation mondiale.


Malgré tout, "le régulateur à suivre, en ce moment, c'est la SEC", souligne Antoni Trenchev. "Parce que si les Etats-Unis adoptent une législation sur les cryptomonnaies, beaucoup d'autres pays suivront."

                


Les banquiers centraux se préparent à ranger leurs lances à incendie

Une photo prise le 15 janvier 2020 montre la façade de l'immeuble de la Banque de France à Paris. STEPHANE DE SAKUTIN / AFP
Une photo prise le 15 janvier 2020 montre la façade de l'immeuble de la Banque de France à Paris. STEPHANE DE SAKUTIN / AFP
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  • Les braises de la crise fument encore sur l'économie mondiale mais l'heure est au remballage, à petits pas, des énormes soutiens accordés par les banques centrales depuis le début de la pandémie
  • Et les banquiers centraux rivalisent d'expressions pour suggérer que le resserrement sera lent

PARIS : Les braises de la crise fument encore sur l'économie mondiale mais l'heure est au remballage, à petits pas, des énormes soutiens accordés par les banques centrales depuis le début de la pandémie.

"Le retrait des mesures de soutien monétaire et budgétaire est inévitable. La seule question à se poser est celle du calendrier", commente Eva Sun-Wai, co-gérante pour la société d'investissement M&G.

La Fed américaine a évoqué la possibilité de lancer le mouvement d'ici la fin d'année, mais entretient jusqu'ici le suspense sur le calendrier. La BCE a renvoyé à décembre la discussion sur le sien.

Et les banquiers centraux rivalisent d'expressions pour suggérer que le resserrement sera lent. Dernière en date, la patronne de la BCE, Christine Lagarde, a pris des accents thatchériens selon les observateurs pour affirmer début septembre: "the lady is not tapering", soit "la dame ne resserre pas".


Le pétrole oscille toujours au-dessus de $70 le baril après un arrêt de production aux États-Unis

(Photo, Shutterstock)
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  • Le Brent a baissé de 54 cents, ou 0,7%, à $74,92 le baril, tandis que le WTI a reculé de 67 cents, ou 0,9%, à $71,94 le baril
  • Une augmentation liée à l'impact des ouragans Nicholas et Ida sur la production offshore américaine

RIYAD : Les prix du pétrole se négocient toujours au-dessus de $70 malgré l’augmentation de la production de l'OPEP+ et celle des exportations du pétrole saoudien, à cause de l'impact des ouragans Nicholas et Ida sur la production offshore américaine.

Le brut de référence Brent a baissé de 54 cents, ou 0,7%, à $74,92 le baril, tandis que le West Texas Intermediate (WTI) a reculé de 67 cents, ou 0,9%, à $71,94 après avoir atteint son plus haut niveau depuis le 2 août, ce mercredi.

Les compagnies énergétiques américaines du Golfe du Mexique ont pu rétablir le service du pipeline et de l'électricité rapidement après le passage de l'ouragan Nicholas au Texas au début de cette semaine, leur permettant de se concentrer sur les efforts pour réparer les dommages causés quelques semaines plus tôt par l'ouragan Ida.

Qatar Petroleum a fixé les prix officiels de vente du brut d'Al-Shaheen, en novembre, au prix le plus bas depuis 5 mois.

Les prix de vente des expéditions de brut qatari qui devraient arriver en novembre prochain avec un coût moyen supplémentaire de $1,53 $ le baril par rapport aux prix de Dubaï.

La Libye

La compagnie pétrolière nationale libyenne (NOC) a déclaré jeudi que les exportations avaient repris à partir de plusieurs terminaux pétroliers dans l'est du pays après que de jeunes manifestants exigeant des emplois ont mis fin aux blocages là-bas.

«On annonce la reprise des opérations d'exportation de pétrole brut dans les ports d'Al-Sidra et de Ras Lanuf après qu'un groupe de jeunes a mis fin à son sit-in à l'intérieur des ports, qui a duré plusieurs jours», a indiqué la compagnie pétrolière nationale libyenne (NOC), dans un communiqué.

Les prix du pétrole russe ESPO au plus haut depuis 21 mois

Un rebond de la demande du pétrole brut en Chine a fait grimper les prix d'une qualité russe appréciée des raffineurs indépendants chinois au plus haut en 21 mois, ont signalé jeudi plusieurs sources commerciales.

La société russe Surgutneftegaz a vendu trois cargaisons de brut ESPO pour le mois de novembre à des couts moyens de $4,10 à $4,20 $ le baril aux cotations de Dubaï, ont indiqué les mêmes sources, les plus élevées depuis janvier 2020.

La Malaisie

Les exportations du pétrole brut phare de la Malaisie, Kimanis, chuteront en octobre et en novembre à la suite d'un problème de production dans un champ pétrolier offshore exploité par la Royal Dutch  Shell, ont déclaré à Reuters trois sources proches du dossier.

La Petroleum Brunei, l'une des parties intéressées, a annulé un appel d'offres pour vendre une cargaison de brut Kimanis qui devait être chargée en début novembre en raison du problème de production dans un champ pétrolier offshore, a souligné l'une des sources à Reuters.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com