Les entreprises saoudiennes exportent au CCG leur expertise en chaîne d’approvisionnement

Les entreprises du Royaume sont désormais prêtes à exporter leurs capacités de chaîne d’approvisionnement (fournie)
Les entreprises du Royaume sont désormais prêtes à exporter leurs capacités de chaîne d’approvisionnement (fournie)
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Publié le Dimanche 07 août 2022

Les entreprises saoudiennes exportent au CCG leur expertise en chaîne d’approvisionnement

  • SMSCMC gère la chaîne d’approvisionnement et la logistique de certaines des plates-formes de défense de BAE Systems dans le Royaume, notamment les avions Typhoon, Hawk et Tornado
  • L’entreprise a réussi à présenter à temps tous ses indicateurs-clés de performance et à respecter ses accords contractuels sans aucun problème de 2020 jusqu’à cette année

RIYAD: Cinq ans après que l’Arabie saoudite a fait part de son objectif de localiser 50% de ses industries militaires d’ici à 2030, les entreprises du Royaume sont désormais prêtes à exporter leurs capacités de chaîne d’approvisionnement.

Saudi Maintenance and Supply Chain Management Co., une entreprise basée à Riyad, œuvre à élargir son réseau avec des entreprises du monde entier.

Elle est actuellement en pourparlers avec les pays du Golfe pour discuter de «la portée du travail qu’ils peuvent fournir et signer des accords», déclare Ali Alshehri, responsable des relations publiques et de la communication chez SMSCMC, à Arab News.

Ali Alshehri (fournie)
Ali Alshehri (fournie)

«Nous avons fait de bons progrès avec certains des pays du Conseil de coopération du Golfe. Nous ne pouvons rien divulguer pour le moment, mais nous avons déjà établi des contacts et des relations. Espérons qu’à l'avenir, nous pourrons annoncer quelque chose de spécifique», dit-il à la lumière de la sensibilité des pourparlers et des restrictions gouvernementales.

Cette décision intervient après que l’entreprise publique Saudi Arabian Military Industries a révélé à Arab News qu’elle envisageait des possibilités avec des pays alliés pour exporter des capacités saoudiennes en dehors du Royaume.

SMSCMC gère la chaîne d’approvisionnement et la logistique de certaines des plates-formes de défense de BAE Systems dans le Royaume, notamment les avions Typhoon, Hawk et Tornado.

Outre la capitale, SMSCMC opère à Dhahran, Taïf et Tabuk avec les mêmes services aériens.

«Nous aimerions élargir nos activités pour prendre en charge toute technologie ou service terrestre avec de grandes entreprises en Arabie saoudite, au Royaume-Uni et en Europe en général», déclare M. Alshehri.

«Nous sommes actuellement en très bonne position pour soutenir l’initiative Vision 2030. SMSCMC a connu une croissance rapide et la saoudisation de notre personnel est maintenant de 72% qui travaillent dans la chaîne d’approvisionnement, secteur très critique mais relativement nouveau en Arabie saoudite», ajoute-t-il.

Partenariats stratégiques

M. Alshehri affirme avoir également travaillé en étroite collaboration avec des partenaires et des organismes nationaux spécialisés dans la mise en place de l’initiative Vision 2030 du Royaume pour augmenter les achats locaux, notamment l’Autorité générale des industries militaires – le régulateur de la défense du Royaume – et l’entreprise Sami.

M. Alshehri ajoute que SMSCMS, qui compte plus de 300 employés et traite plus de 12 000 demandes de chaîne d’approvisionnement par an, a acquis plusieurs normes de gouvernance élevées, notamment des licences de l’Organisation internationale de normalisation et de la Réglementation sur le trafic d’armes au niveau international.

En bref

Saudi Maintenance and Supply Chain Management Co., une entreprise basée à Riyad, œuvre à élargir son réseau avec des entreprises du monde entier.

Elle est actuellement en pourparlers avec les pays du Golfe pour discuter de «la portée du travail qu’ils peuvent fournir et signer des accords»

SMSCMC gère la chaîne d’approvisionnement et la logistique de certaines des plates-formes de défense de BAE Systems dans le Royaume, notamment les avions Typhoon, Hawk et Tornado.

Outre la capitale, SMSCMC opère à Dhahran, Taïf et Tabuk avec les mêmes services aériens.

M. Alshehri précise que SMSCMC a également reçu une «autorisation d’établissement» de Gami, qui leur donnera la permission d’aller au-delà des contrats de BAE Systems après avoir été auparavant sous l’égide du programme de coopération saoudo-britannique en matière de défense.

En ayant à cœur la vision du Royaume, M. Alshehri dit que l’entreprise avait obtenu des «certificats d’or» pour soutenir l’autonomisation des femmes, des jeunes et des personnes handicapées dans leur environnement de travail et a mis en place un comité de diversité et d’inclusion pour mener à bien ces objectifs, parmi lesquels figurent la présence de femmes à des postes de direction d’ici à cinq ans.

«Nous avons maintenant des femmes qui travaillent dans nos bureaux à Riyad dans la chaîne d’approvisionnement. Nous avons également des femmes qui travaillent dans nos opérations logistiques à Dhahran. Nous soutenons donc l’initiative Vision 2030 non seulement en nombre, mais également dans la culture que nous essayons de créer au sein de notre organisation et dans l’autonomisation des gens», dit-il.

«Nous avons des objectifs pour augmenter le nombre de ressortissants saoudiens dans l’organisation, en particulier dans des rôles essentiels comme, par exemple, la livraison de dispositifs de simulation», poursuit-il.

Il y a soixante cadres à SMSCMC, dont vingt-six ressortissants saoudiens et trente-quatre expatriés. L’objectif est d’augmenter le nombre de citoyens saoudiens à quarante d’ici à 2025 et de réduire le nombre d’expatriés à trente. De plus, 72% des effectifs de l’entreprise sont des ressortissants saoudiens et il est prévu d’augmenter ce nombre à 75% d’ici à 2025.

SMSCMC a signé le mois dernier un accord de défense avec General Electric Aviation à Riyad pour de nouvelles possibilités en Arabie saoudite et au-delà, qui comprendra la formation et le transfert de technologies dans les opérations de la chaîne d’approvisionnement à l’échelle régionale et la création d’emplois pour les ressortissants saoudiens au sein du Royaume.

«Puisque nous avons établi des capacités au niveau de la chaîne d’approvisionnement et de la défense de SMSCMC, General Electric souhaite signer cet accord avec nous pour utiliser nos capacités en vue de les soutenir et d’accroître l’efficacité de leurs activités en Arabie saoudite», soutient M. Alshehri.

Initiatives de formation

SMSCMC offre une large gamme de programmes de formation, dont certains sur le long terme, et a également signé des accords avec de grandes sociétés mondiales de formation pour transférer technologies et savoir-faire.

M. Alshehri poursuit en disant: «La formation se fera via SMSCMC et BAE Systems puisque ce dernier a une grande expérience dans la chaîne d’approvisionnement.»

«Certains de nos employés travaillent dans les opérations de BAE Systems au Royaume-Uni. Ils y passent quelques mois puis retournent en Arabie saoudite avec ces connaissances.»

SMSCMC a un bureau au Royaume-Uni, une société enregistrée avec environ 80 employés soutenant les opérations de la société en Arabie saoudite. Une grande partie de l’approvisionnement en Grande-Bretagne et en Europe en général est facilitée et les marchandises peuvent être acheminées plus rapidement vers le Royaume.

Les répercussions négatives de la pandémie de Covid-19 sur les chaînes d’approvisionnement et la logistique dans le monde, dit M. Alshehri, n’a affecté SMSCMC que sur le plan des opérations. Cependant, l’entreprise a réussi à présenter à temps tous ses indicateurs-clés de performance et à respecter ses accords contractuels sans aucun problème de 2020 jusqu’à cette année, ce qui a été très difficile à respecter pour de nombreuses grandes entreprises.

«Bien sûr, il y a des défis au niveau de l’économie mondiale en termes de nouvelles possibilités commerciales, mais en matière de livraison, de continuité et de durabilité, SMSCMC a fourni ces indicateurs au cours d’une période très difficile, ce dont nous sommes fiers.»

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Bercy met le frein à la hausse des dépenses pour 2027

Le ministre français de l’Économie, des Finances et de l’Industrie, Roland Lescure (à gauche), et le ministre délégué chargé des Comptes publics, David Amiel (à droite), quittent le palais de l’Élysée à Paris après la réunion hebdomadaire du Conseil des ministres, le 20 mai 2026. (AFP)
Le ministre français de l’Économie, des Finances et de l’Industrie, Roland Lescure (à gauche), et le ministre délégué chargé des Comptes publics, David Amiel (à droite), quittent le palais de l’Élysée à Paris après la réunion hebdomadaire du Conseil des ministres, le 20 mai 2026. (AFP)
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  • Le gouvernement français présente un projet de budget 2027 visant à limiter fortement la hausse des dépenses de l’État (+0,4% hors défense), avec une priorité donnée à la défense, à l’écologie, à l’éducation et à la recherche
  • Le plan suscite des critiques : syndicats et oppositions dénoncent une politique d’austérité, tandis que Bercy insiste sur la nécessité de réduire le déficit public et de préserver les choix démocratiques

PARIS: Le gouvernement a publié jeudi son projet de dépenses pour un budget 2027 "de sauvegarde républicaine", selon le ministre des Comptes publics David Amiel, marqué par une hausse des dépenses de l'Etat quatre fois inférieure à l'inflation, hors défense et intérêts de la dette.

Bercy a publié jeudi ce document annuel fixant les "plafonds de dépenses du projet de loi de finances pour 2027", le "tiré à part" en jargon budgétaire.

En juin, le Premier ministre Sébastien Lecornu avait écrit aux ministres pour leur demander de revoir à la baisse leurs demandes initiales.

Résultat, hormis la hausse des dépenses de Défense (+6,4 milliards d'euros), le gouvernement affiche l'ambition de limiter l'an prochain la progression des dépenses ministérielles à 0,4%, "soit quatre fois moins que l'inflation attendue en 2027".

Ainsi, hors Défense, les crédits des ministères n'augmenteront que de 1,5 milliard d'euros au total, à raison de 1,5 milliard d'euros pour l'écologie, notamment après les épisodes de canicule, 0,8 pour l'enseignement scolaire, 0,6 pour la recherche et l'enseignement supérieur, 0,6 pour "les sécurités" ou 0,4 pour la justice.

- "Livre ouvert" -

En revanche, la mission "travail" perdrait 2,8 milliards, l'aide publique au développement, 0,3, les missions "agriculture" et "santé", 0,1 milliard chacune.

"Les crédits de l'apprentissage seront préservés, par les temps qui courent, c'est un choix fort !", s'est défendu dans les Echos le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou, qui reconnaît néanmoins un nouveau coup de vis sur le compte personnel de formation (CPF) ainsi que la poursuite de la lutte contre la fraude à la formation professionnelle, et à l'apprentissage. Le ministre du Travail évoque ainsi "une nouvelle version du référentiel Qualiopi (...) officialisée la semaine prochaine".

Au total, les dépenses de l'administration centrale sont fixées à 708,4 milliards d'euros pour l'an prochain.

Mais celles de la Sécurité sociale "croîtront plus vite que l'inflation", remarque le document, pour progresser de 17 milliards d'euros, à 838,3 milliards.

Le gouvernement demandera également aux collectivités territoriales, dont il ne maîtrise pas les budgets, de ne pas augmenter leurs dépenses de fonctionnement au-delà de l’inflation en 2027, tandis que leurs dépenses d'investissement devraient reculer légèrement, en année post-municipales.

"Un budget de sauvegarde républicaine, a dit David Amiel, protège l'avenir sans confisquer les choix démocratiques", avec des mesures "réversibles".

Le "tiré à part", a souligné le ministre, n'est pas "un point d'arrivée mais un point de départ, et constitue la base d'un dialogue que nous voulons conduire jusqu'à la rentrée".

Il a confirmé que le gouvernement avait l'intention de déposer le projet de budget le mercredi 30 septembre, revenant à "la pratique habituelle", alors que les deux budgets post-dissolution avaient débordé sur octobre pour leur présentation, et sur l'année suivante pour leur adoption.

"On nous parle de budget de sauvegarde républicaine, mais on ne parle pas d'anticipation, encore une fois, on est sur des mesures d'économies", a réagi auprès de l'AFP Nathalie Bazire, secrétaire confédérale de la CGT.

"Cela ne peut que ne pas nous convenir, nous ne comprenons pas pourquoi les arbitrages vont dans ce sens-là", a réagi de son côté Patricia Drevon, secrétaire confédérale de FO, dénonçant "encore un mauvais coup".

- "Science-fiction" -

Cette année, Bercy a procédé de manière "inédite", en confiant à quatre économistes reconnus le soin d'examiner les comptes publics "à livre ouvert" depuis fin mai, a rappelé M. Amiel.

Leur rapport rendu public mercredi signale que le déficit public, prévu à 5% du PIB cette année - et donc bien supérieur aux 3% exigés par Bruxelles - pourrait déraper jusqu'à 6,8% en 2030, à "politique économique inchangée".

Ils préconisent un effort de 126 milliards d'euros d'ici à la fin du prochain quinquennat à entamer impérativement dès 2027, sans exclure qu'il faille recourir aussi à des hausses d'impôts pour réduire le déficit.

Un point qu'a soulevé le président de la Commission des Finances Eric Coquerel (LFI), regrettant que le gouvernement ne semble pas disposé à toucher aux recettes, "et notamment aux cadeaux fiscaux faits aux ultra-riches".

M. Coquerel a remarqué aussi qu'en tenant compte de l'inflation, les crédits hors défense prévus pour 2027 seraient en baisse de 6 milliards d'euros, et non en hausse de 0,4%.

Il a considéré également que la promesse du gouvernement de revenir à 3% du PIB de déficit public en 2029 relevait désormais "de la science-fiction".

Sur ce point, "il appartiendra aux candidats de définir leur trajectoire de finances publiques 2028 et 2029", a éludé M. Amiel.


Le pétrole accentue sa flambée après de nouvelles frappes en Iran

L'armée américaine a mené une troisième nuit consécutive de frappes contre l'Iran lundi, tandis que le président américain Donald Trump a rétabli un blocus du transport maritime iranien et proposé d'imposer une redevance de 20 % pour assurer la protection du détroit d'Ormuz. (Shutterstock)
L'armée américaine a mené une troisième nuit consécutive de frappes contre l'Iran lundi, tandis que le président américain Donald Trump a rétabli un blocus du transport maritime iranien et proposé d'imposer une redevance de 20 % pour assurer la protection du détroit d'Ormuz. (Shutterstock)
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  • Le pétrole bondit après de nouvelles frappes en Iran et l'annonce du retour du blocus des ports iraniens
  • Les tensions autour d'Ormuz renforcent les craintes pour l'approvisionnement mondial

LONDRES: Les cours du pétrole accélèrent mardi leur ascension, après de nouvelles frappes en Iran, à quelques heures du rétablissement du blocus naval des ports iraniens annoncé par Donald Trump, qui a aussi dit vouloir de mettre en place un péage sur le détroit d'Ormuz.

En pleine escalade militaire entre Téhéran et Washington, les autorités locales ont rapporté de nouveaux bombardements américains sur la ville portuaire de Bouchehr, où se trouve la seule centrale nucléaire d'Iran, et au sud-ouest du pays, dans une zone pétrolifère proche de l'Irak et du Koweït.

Peu après avoir brièvement pris plus de 5%, le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en septembre, montait de 4,93% à 87,41 dollars vers 10H55 GMT (12H55 à Paris). Celui de son équivalent américain, le West Texas Intermediate (WTI), pour livraison en août, progressait de 3,75% à 81,07 dollars.

Les deux références du brut ont atteint mardi des prix inédits depuis mi-juin, après s'être envolées jusqu'à plus de 10% la veille.

Le président américain a annoncé lundi sur Truth Social que les Etats-Unis prendraient le contrôle du détroit d'Ormuz, avec la mise en place d'un nouveau blocus des ports iraniens, qui doit entrer en vigueur mardi à 20H00 GMT, selon l'armée américaine.

"La perte de pétrole brut iranien, qui a représenté en moyenne 2% de la demande mondiale depuis la signature du protocole d'accord" entre Washington et Téhéran le 17 juin - qui s'était traduit par la levée du précédent blocus - "se fera sentir sur les marchés mondiaux", note Vivek Dhar, de CBA.

L'analyste estime qu'environ 40 à 50% du pétrole ayant quitté le détroit d'Ormuz depuis le 18 juin est attribuable à l'Iran, contre une part de 10 à 15% avant la guerre.

"La véritable inconnue est la réaction de l'offre non iranienne" selon lui, car la République islamique "est désormais fortement incitée à rétablir son propre blocus".

Tout comme Téhéran souhaite instaurer un péage pour traverser Ormuz, Donald Trump a aussi dit vouloir percevoir en échange de la protection du détroit "une rémunération correspondant à 20% de la valeur des cargaisons", contraire au droit international censé garantir la liberté de navigation.

Pour l'association d'armateurs Bimco, "le surcoût qui en résulterait constituerait un frein supplémentaire au transit" via Ormuz.

"Un tournant extraordinaire des événements est en train de se jouer au Moyen-Orient", résume John Evans, de PVM Energy, qui constate que "cette dégradation de la diplomatie et cette accélération des échanges de tirs ont pris le marché quelque peu de court".

Mais Donald Trump tout de même estimé, devant la presse à la Maison Blanche, qu'un accord avec l'Iran était encore "possible", les consultations avec les médiateurs se poursuivant selon la diplomatie iranienne.


Le pétrole bondit après les déclarations Trump sur la fin du cessez-le-feu avec l'Iran

Les contrats à terme sur le Brent ont progressé de 3,82 dollars, soit 5,15 %, pour atteindre 77,98 dollars le baril à 11h32 (heure saoudienne). (Shutterstock)
Les contrats à terme sur le Brent ont progressé de 3,82 dollars, soit 5,15 %, pour atteindre 77,98 dollars le baril à 11h32 (heure saoudienne). (Shutterstock)
  • Les prix du pétrole ont bondi de plus de 6 % après les déclarations de Donald Trump annonçant la fin du cessez-le-feu avec l’Iran
  • La reprise des tensions au détroit d’Ormuz ravive les craintes sur l’approvisionnement mondial en pétrole, malgré la poursuite possible des négociations

LONDRES: Les cours du pétrole bondissent mercredi après les déclarations de Donald Trump affirmant mettre fin au cessez-le-feu avec l'Iran, dans la foulée d'une reprise des hostilités à la suite d'attaques de bateaux dans le détroit d'Ormuz.

Vers 09H15 GMT (11H15 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en septembre, s'envolait de 6,45% à 78,94 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en août, grimpait de 6,49% à 75,01 dollars.

Les deux références du brut évoluaient à leurs plus hauts niveaux depuis deux semaines.

Le président américain a affirmé mercredi à Ankara que le cessez-le-feu avec l'Iran était "terminé", qualifiant les Iraniens de "menteurs".

"En ce qui me concerne, c'est terminé (...) c'est juste une perte de temps de négocier avec eux, ce sont des menteurs", a-t-il affirmé, interrogé sur le cessez-le-feu avec l'Iran, qu'il a qualifié de pays "malade".

Le locataire de la Maison Blanche a toutefois laissé entendre que les négociateurs pourraient poursuivre les discussions.

Si "le prix du baril a fortement progressé" ce matin, il n'est pas revenu à ses plus hauts atteints durant la guerre, tempère John Plassard, analyste chez Cité Gestion, interrogé par l'AFP.

L'analyste voit davantage une "pause" du cessez-le-feu que sa fin, car si le président américain dit qu'il "est terminé, c'est aussi un moyen de mettre de la pression".

Donald Trump n'a, selon lui, "aucun intérêt à ce que les discussions s'arrêtent totalement", pour des raisons électorales, après avoir mis en avant les prix bas à la pompe dans sa campagne.

Trois navires ont été frappés en 24 heures dans le détroit d'Ormuz, a rapporté l'agence de sécurité maritime britannique UKMTO mardi. Le Qatar et l'Arabie saoudite ont imputé deux de ces attaques à l'Iran.

Dénonçant des "attaques iraniennes" et une "violation flagrante du cessez-le-feu", l'armée américaine a lancé une série de "frappes puissantes" contre l'Iran, touchant plus de 80 cibles, dont des systèmes iraniens de défense antiaérienne.

Ces tirs américains ont déclenché mercredi des représailles de Téhéran, qui a dit avoir attaqué des bases américaines au Koweït et à Bahreïn.

Washington a également rétabli ses sanctions économiques sur le pétrole iranien.

Le protocole d'accord, signé le 17 juin pour mettre fin à la guerre déclenchée le 28 février par l'offensive américano-israélienne contre la République islamique, prévoit la réouverture du passage stratégique d'Ormuz ainsi que la levée des sanctions américaines sur le pétrole iranien.