Le Conseil de sécurité des Nations unies va se réunir pour discuter de l'attaque israélienne contre Gaza

Des Palestiniens inspectent une maison touchée par une frappe aérienne israélienne à Gaza, le 6 août 2022. (Reuters)
Des Palestiniens inspectent une maison touchée par une frappe aérienne israélienne à Gaza, le 6 août 2022. (Reuters)
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Publié le Dimanche 07 août 2022

Le Conseil de sécurité des Nations unies va se réunir pour discuter de l'attaque israélienne contre Gaza

Des Palestiniens inspectent une maison touchée par une frappe aérienne israélienne à Gaza, le 6 août 2022. (Reuters)
  • Mansour a souligné la responsabilité du Conseil de sécurité de condamner, d’arrêter l'agression israélienne et d'assurer la protection internationale du peuple palestinien.
  • Lynn Hastings, coordinatrice humanitaire des Nations unies : « La situation humanitaire à Gaza est déjà désastreuse et ne peut que s'aggraver avec cette dernière escalade »

NEW YORK : L'ambassadeur de la Palestine à l'ONU a déclaré que le Conseil de sécurité de l'ONU tiendrait une réunion lundi pour discuter de l'agression brutale israélienne sur la bande de Gaza, a rapporté l'agence Palestine News and Info (WAFA).

L'ambassadeur Riyad Mansour a souligné que le Conseil de sécurité est chargé de maintenir la paix et la sécurité internationales, ainsi que de condamner et mettre un terme à l'agression israélienne et fournir une protection internationale au peuple palestinien.

La coordinatrice humanitaire des Nations unies, Lynn Hastings, a publié samedi un communiqué qui exprime sa profonde inquiétude face à la situation, qui a fait au moins 31 tués et plus de 253 blessés palestiniens.

« La situation humanitaire à Gaza est déjà désastreuse et ne peut que s'aggraver avec cette dernière escalade », a-t-elle déclaré.

« Il est essentiel de maintenir le fonctionnement des services de base tels que les hôpitaux, les écoles, les entrepôts et les abris désignés pour les personnes déplacées, or il est maintenant en danger », a-t-elle averti.

Un porte-parole de la compagnie d'électricité a déclaré que l'unique centrale électrique de Gaza a suspendu son activité samedi après avoir manqué de carburant, cinq jours après la fermeture par Israël du point de passage des marchandises avec l'enclave palestinienne, rapporte l'AFP.

Hastings a ajouté que la circulation et l'accès du personnel humanitaire, des cas médicaux critiques et des biens essentiels, tels que la nourriture et le carburant à Gaza ne doivent pas être entravés afin de répondre aux besoins humanitaires.

Le président palestinien Mahmoud Abbas doit également prononcer un important discours devant l'Assemblée générale des Nations unies à New York le 23 septembre, rapporte WAFA.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


L'envoyé américain pour le climat salue la tenue de la COP28 aux EAU

L'envoyé américain pour le climat, John Kerry. (Getty)
L'envoyé américain pour le climat, John Kerry. (Getty)
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  • Les économies de combustibles fossiles devraient être encouragées à mener la transition vers les énergies propres, déclare John Kerry
  • Il a salué l'annonce de trente plans climatiques nationaux améliorés ainsi que l'accord phare du sommet sur les «pertes et dommages»

WASHINGTON: Les États-Unis ont salué la décision de tenir la 28e conférence des Nations unies sur le changement climatique l'année prochaine aux Émirats arabes unis (EAU).

L'envoyé spécial du président pour le climat, John Kerry, a déclaré que les économies de combustibles fossiles devraient être encouragées à mener la transition vers les énergies propres, a rapporté jeudi l’agence de presse officielle émiratie.                

«Le fait que les Émirats arabes unis, membres de l'Opep, accueillent la COP28, est très stimulant. Il est vraiment important qu'un pays producteur de pétrole et de gaz se mobilise et dise que nous comprenons le défi de la crise climatique», a-t-il déclaré à Reuters.

«Les dirigeants des EAU ont pris des mesures très judicieuses parce qu'ils savent que ce qui sort du sol n'est pas éternel, que ce soit physiquement ou politiquement, et ils regardent à quoi ressemblera le nouveau monde.»

«S'il doit y avoir de nouvelles formes d'énergie, ils veulent être parmi leurs fournisseurs, tout comme ils le sont aujourd'hui.»

Kerry a indiqué que la conférence COP27 de cette année, qui s'est tenue le mois dernier en Égypte, a rapproché le monde de l'objectif de l'accord de Paris de 2015 de limiter la hausse des températures mondiales à 1,5oC au-dessus de l'époque préindustrielle.

Il a salué l'annonce de trente plans climatiques nationaux améliorés ainsi que l'accord phare du sommet sur les «pertes et dommages» pour aider les pays vulnérables sous le choc des conditions météorologiques extrêmes et de la montée des mers.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Afghanistan: 27 personnes fouettées en public, au lendemain d'une première exécution Charikar

Un taliban monte la garde alors que les gens assistent à la flagellation publique de femmes et d'hommes dans un stade de football de la ville de Charikar (Photo, AFP).
Un taliban monte la garde alors que les gens assistent à la flagellation publique de femmes et d'hommes dans un stade de football de la ville de Charikar (Photo, AFP).
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  • Les raisons évoquées de ce châtiment sont entre autres: la sodomie, l'adultère, le faux témoignage, la débauche, la fuite du domicile conjugal
  • Le porte-parole des talibans Zabihullah Mujahid, a qualifié ces réactions d'ingérences

CHARIKAR: Vingt-sept personnes ont été fouettées devant la foule jeudi en Afghanistan, au lendemain de la première exécution publique ordonnée depuis le retour au pouvoir du régime taliban qui a qualifié "d'ingérence" les critiques internationales.

Jeudi, à Charikar, capitale de la province de Parwan (Ouest de l'Afghanistan), "27 criminels, dont 18 hommes et 9 femmes, ont été fouettés sur ordre des tribunaux de la charia (loi islamique) de ladite province", explique la Cour suprême dans un communiqué.

Les raisons évoquées de ce châtiment sont entre autres: la sodomie, l'adultère, le faux témoignage, la débauche, la fuite du domicile conjugal ou encore le vol ainsi que la vente et détention de drogue.

"Chacun de ces criminels a avoué ses crimes devant le tribunal sans avoir eu recours à la force et a été satisfait de la punition donnée par le tribunal", assure la même source.

Un témoin a déclaré à l'AFP que plus d'un millier de personnes avaient assisté à la flagellation organisée dans un stade de la ville. "Le public scandait +Allah Akbar+ et +nous voulons que la loi de Dieu soit appliquée sur notre sol+", a-t-il rapporté.

"Les personnes fouettées ont reçu de 20 à 39 coups de canne donnés par une équipe de talibans qui changeaient de place à mesure qu'ils se fatiguaient". "La plupart des hommes se tordaient, tandis que les femmes poussaient des cris de douleur", selon ce témoin.

Mercredi, pour la première fois depuis leur retour au pouvoir en août 2021, les talibans ont procédé à l'exécution d'une homme accusé de meurtre devant plusieurs centaines de personnes à Farah (Ouest).

Le condamné à mort a été tué de trois balles tirées par le père de sa victime, en vertu de la loi du talion.

Cette sentence a été vivement critiquée notamment par les Etats-Unis et la France.

Washington l'a qualifiée d'"odieuse" et a déploré que les talibans ne tiennent pas leurs promesses envers le reste du monde.

"Cela montre, selon nous, que les talibans cherchent à revenir à leurs pratiques rétrogrades et violentes des années 1990", a déclaré le porte-parole du département d'Etat américain, Ned Price.

Sous le premier régime des talibans (1996-2001), ces derniers punissaient en public les auteurs de vols, d'enlèvements ou d'adultères, avec des peines telles que l'amputation d'un membre et la lapidation.

"La France condamne avec la plus grande fermeté l'exécution publique effectuée ce jour par les talibans en Afghanistan", avait de son côté réagi le ministère français des Affaires étrangères dans un communiqué.

Le porte-parole des talibans Zabihullah Mujahid, a qualifié ces réactions "d'ingérences".

Le fait que l'Afghanistan soit critiqué "montre que certains pays et organisations" ont "un problème avec l'islam et ne respectent pas les croyances et les lois des musulmans", a-t-il dénoncé dans un communiqué.

A leur retour au pouvoir, les talibans avaient promis de se montrer plus souples dans l'application de la charia, mais ils sont largement revenus à l'interprétation ultra-rigoriste de l'islam qui avait marqué leur premier passage au pouvoir.

Mi-novembre, le chef suprême des talibans, Hibatullah Akhundzada a ordonné aux juges d'appliquer tous les aspects de la loi islamique, notamment les exécutions publiques, les lapidations et les flagellations, ainsi que l'amputation de membres pour les voleurs.


Iran: les cinq principaux auteurs de l'attentat de Chiraz risquent la mort

Les funérailles des victimes d'une fusillade de masse dans un sanctuaire après la mort d'une douzaine de fidèles, dans la ville de Chiraz, dans le sud de l'Iran (Photo, AFP).
Les funérailles des victimes d'une fusillade de masse dans un sanctuaire après la mort d'une douzaine de fidèles, dans la ville de Chiraz, dans le sud de l'Iran (Photo, AFP).
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  • Le chef de l'Autorité judiciaire de cette province Kazem Moussavi, cité par l'agence Mizan online, a annoncé jeudi leur inculpation
  • Le terme takfiri désigne en Iran et dans plusieurs pays les groupes sunnites opposés au régime

TEHERAN: Les cinq principaux accusés de l'attentat sanglant, qui a visé le 26 octobre un sanctuaire chiite à Chiraz, dans le sud de l'Iran, faisant au moins 13 morts ont été inculpés de "corruption sur terre" ce qui équivaut à la peine de mort.

Le chef de l'Autorité judiciaire de cette province Kazem Moussavi, cité par l'agence Mizan online, a annoncé jeudi leur inculpation pour l'attentat contre le mausolée Shahcheragh, principal sanctuaire musulman chiite du sud de l'Iran.

Outre la "corruption sur Terre", ils sont accusés "d'appartenance au groupe terroriste Etat islamique" et de "complot contre la sécurité du pays".

"Après une supervision judiciaire spéciale, le dossier a été transmis au tribunal révolutionnaire de Chiraz", a-t-il dit. Une fois le verdict prononcé, les accusés pourront faire appel devant la Cour suprême.

L'auteur de l'attaque, que les médias locaux ont identifié comme étant Hamed Badakhshan, a succombé à des blessures reçues lors de son arrestation, avait annoncé un responsable local.

Le ministère des Renseignements avait annoncé le mois dernier que "26 terroristes takfiris (originaires) d'Azerbaïdjan, du Tadjikistan et de l'Afghanistan" avaient été arrêtés. Le terme takfiri désigne en Iran et dans plusieurs pays les groupes sunnites.