Maroc: Près de 200 personnes manifestent contre les frappes d'Israël à Gaza

Des manifestants agitent un drapeau palestinien géant lors d'une manifestation à Rabat, la capitale marocaine (Photo, AFP).
Des manifestants agitent un drapeau palestinien géant lors d'une manifestation à Rabat, la capitale marocaine (Photo, AFP).
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Publié le Mardi 09 août 2022

Maroc: Près de 200 personnes manifestent contre les frappes d'Israël à Gaza

  • Cette normalisation s'accompagne d'un flux de plus en plus régulier de délégations israéliennes au Maroc
  • Ils scandaient des slogans contre le rétablissement de relations diplomatiques entre Israël et le Maroc

RABAT: Près de 200 personnes ont manifesté lundi à Rabat en solidarité avec les Palestiniens, suite aux affrontements meurtriers entre Israël le groupe armé Jihad islamique à Gaza, réclamant aussi la "chute" de la normalisation entre Rabat et l'Etat hébreu.

Les manifestants, réunis devant le parlement au centre de la capitale du royaume, ont brandi des pancartes condamnant "l'agression sioniste contre la bande de Gaza", a constaté un journaliste de l'AFP.

Ils scandaient également des slogans contre le rétablissement de relations diplomatiques entre Israël et le Maroc.

"Le peuple veut la chute de la normalisation", clamaient les protestataires, issus en majorité de partis d'extrême gauche et islamistes.

Un drapeau d'Israël a été brulé lors de cette manifestation qui intervient au lendemain d'une trêve, entre le groupe armé palestinien Jihad islamique et l'État hébreu, obtenue grâce à une médiation de l'Égypte.

Au cours de trois jours d'hostilités, 44 Palestiniens, dont des enfants, ont péri dans des frappes israéliennes sur la bande de Gaza.

Liban: Un responsable local du Fatah tué dans un camp palestinien

Un responsable du mouvement palestinien Fatah a été tué par balles lundi dans le camp de réfugiés palestiniens d'Aïn el-Héloué dans le sud du Liban, a indiqué un chef local du Fatah.

Saïd Alaeddine avait le rang d'officier dans le mouvement Fatah du président Mahmoud Abbas, en charge des relations avec les forces de sécurité libanaises, selon le chef militaire local Mounir al-Maqdah.

Il a été tué par un inconnu qui a ouvert le feu sur lui plusieurs fois alors qu'il priait chez un ami dans le camp, a précisé la même source.

L'inconnu a ensuite pris la fuite et ses motivations restent inconnues, selon la même source.

Saïd Alaeddine a été transporté à l'hôpital où il est décédé.

Plusieurs coups de feu ont retenti dans le camp après le meurtre, selon un journaliste de l'AFP.

Israël et le Maroc ont normalisé leurs relations diplomatiques en décembre 2020 dans le cadre des accords d'Abraham, un processus entre l'État hébreu et plusieurs pays arabes, soutenu par Washington.

En contrepartie, l'administration Trump avait reconnu la souveraineté du Maroc sur le territoire disputé du Sahara occidental.

Cette normalisation s'accompagne d'un flux de plus en plus régulier de délégations israéliennes au Maroc.

La semaine dernière, le chef de la police israélienne Yaakov Shabtai a effectué une visite officielle au royaume.


Le guide suprême de l'Iran n'aurait plus de contact direct en raison des craintes d'une attaque

Une photo obtenue par l'agence de presse iranienne ISNA montre Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême iranien Ayatollah Ali Khamenei, lors d'un rassemblement à Téhéran, en Iran. (Reuters)
Une photo obtenue par l'agence de presse iranienne ISNA montre Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême iranien Ayatollah Ali Khamenei, lors d'un rassemblement à Téhéran, en Iran. (Reuters)
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  • Mojtaba Khamenei communiquerait via des intermédiaires de confiance
  • Il ne ferait que donner des orientations générales sur les négociations, selon le rapport

DUBAI : Le guide suprême iranien Mojtaba Khamenei opère depuis un lieu tenu secret avec un accès limité au monde extérieur, s'appuyant sur un réseau de courriers pour relayer les messages, alors que les dirigeants du pays craignent de nouvelles frappes ciblées, selon une exclusivité de CBS News citant des responsables américains familiers avec le renseignement.

Le rapport de dimanche affirmait que les problèmes de communication au sein de la direction de l'Iran étaient devenus un obstacle majeur dans les négociations avec l'administration de Donald Trump, les responsables iraniens autorisés à dialoguer avec Washington ayant du mal à communiquer même au sein de leur propre système.

Des responsables américains ont déclaré à CBS que lorsque des propositions étaient envoyées à Téhéran, des délais importants s'écoulaient avant que les réponses ne soient reçues, car les messages devaient d'abord passer par des intermédiaires pour parvenir au dirigeant suprême.

Selon CBS, les dirigeants iraniens ont adopté des mesures de sécurité extrêmes à la suite des frappes américaines et israéliennes menées dans le cadre de l'opération Epic Fury, qui, selon les services de renseignement, ont permis de cibler et de tuer plusieurs personnalités iraniennes de haut rang.

La plupart des hauts responsables passeraient désormais des semaines à l'intérieur de bunkers lourdement fortifiés, évitant tout contact direct et limitant les communications, sauf en cas de nécessité.

Le rapport ajoute que même les hauts responsables iraniens ne savent pas exactement où se trouve le guide suprême ou n'ont pas de ligne de communication directe avec lui.

Les messages sont transmis par l'intermédiaire de courriers de confiance spécialement utilisés pour dissimuler sa position, et il ne donnerait que des indications générales sur les questions qui peuvent être négociées et celles qui restent hors de portée.

M. Khamenei, qui a succédé à son père assassiné, l'ayatollah Ali Khamenei, n'est pas apparu en public depuis le début de la guerre.


Piratée, l'application de Tunisie Telecom envoie un message critique du pouvoir

Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante". (AFP)
Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante". (AFP)
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  • L'opérateur a d'abord publié un communiqué parlant seulement de maintenance sur son application
  • Puis il a reconnu l'attaque dans un deuxième communiqué, publié dans la nuit de samedi à dimanche

TUNIS: Au lieu d'une offre promotionnelle, un message critique du pouvoir: à la suite d'une cyberattaque, des clients de Tunisie Telecom ont reçu, via l'application de l'opérateur public tunisien, un texte dénonçant la situation politique et économique du pays.

Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante".

"Des promesses et des slogans, pour quel résultat?", demandait-il.

Incrédules et surpris, de nombreux Tunisiens ont aussitôt partagé des captures d'écran sur Facebook.

Il n'a pas été possible de confirmer combien de personnes avaient reçu ce message.

L'opérateur a d'abord publié un communiqué parlant seulement de maintenance sur son application.

Puis il a reconnu l'attaque dans un deuxième communiqué, publié dans la nuit de samedi à dimanche.

"Tunisie Telecom confirme que son application numérique MyTT a fait l'objet d'une cyberattaque aujourd'hui, qui a été détectée immédiatement et neutralisée avec succès en un temps record grâce aux mécanismes de protection et de surveillance mis en place, sans aucun impact sur la sécurité des données ni sur la continuité du service", a écrit l'opérateur.

"Par ailleurs, Tunisie Telecom souligne que la notification reçue par certains clients est sans lien avec les activités de l'entreprise ni avec les objectifs de cette application purement commerciale, conçue avant tout pour servir nos clients", a-t-il ajouté.

Des ONG tunisiennes et internationales dénoncent un recul des droits et libertés en Tunisie depuis le coup de force, en juillet 2021, du président Kais Saied, à la suite duquel il s'est octroyé de très larges pouvoirs.


Sud du Liban: Israël annonce la mort d'un de ses soldats

Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
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  • Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails
  • Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi la mort d'un de ses soldats survenue la veille dans le Sud du Liban, portant à 23 le nombre de morts dans ses rangs depuis le déclenchement le 2 mars de la guerre avec le Hezbollah.

Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails.

Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah.