Riyad réaffirme son soutien total à la stabilité du Yémen

La session du Conseil des ministres a été présidée par le roi Salmane au palais Al-Salam à Djeddah (Photo, SPA).
La session du Conseil des ministres a été présidée par le roi Salmane au palais Al-Salam à Djeddah (Photo, SPA).
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Publié le Mercredi 10 août 2022

Riyad réaffirme son soutien total à la stabilité du Yémen

  • Le Conseil des ministres a apprécié les efforts de l'ONU concernant le cessez-le-feu au Yémen
  • Riyad considère la stabilité et l'équilibre des marchés pétroliers comme l'un des piliers de la stratégie énergétique du Royaume

DJEDDAH: Le Conseil des ministres saoudien a réaffirmé mardi le soutien ferme du Royaume à toute action pouvant contribuer à garantir la sécurité et la stabilité du Yémen et de son peuple.

La session a été présidée par le roi Salmane au palais Al-Salam à Djeddah. Les membres du Cabinet ont exprimé leur appréciation des efforts de l'ONU pour le maintien du cessez-le-feu au Yémen. Une initiative saoudienne annoncée en mars de l'année dernière, qui vise à mettre fin à la crise dans le pays et parvenir à une résolution politique durable.

Les ministres ont également exprimé leur espoir que le Forum humanitaire international de Riyad, organisé par le Centre d'aide humanitaire et de secours roi Salmane (KSRelief) en partenariat avec les Nations unies et qui aura lieu en février, contribuera aux efforts visant à trouver des solutions innovantes et pratiques pouvant aider à fournir une aide humanitaire répondant aux normes les plus élevées et à atteindre les objectifs de développement durable des Nations unies.

En Bref

Les ministres ont exprimé leur espoir que le Forum humanitaire international de Riyad, organisé par KSRelief en partenariat avec les Nations unies et qui aura lieu en février, contribuera aux efforts pour trouver des solutions pouvant aider à fournir une aide humanitaire et à atteindre les objectifs de développement durable des Nations unies.

Les ministres ont également réitéré l'affirmation du Royaume, faite ce mois-ci lors de la 10e Conférence d'examen des parties au Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires, de soutenir les efforts internationaux visant à empêcher l'Iran d'acquérir des armes nucléaires et à placer ses installations nucléaires sous un système de garanties généralisées sous les auspices de l'Agence internationale de l'énergie atomique.

Le Conseil a affirmé qu'il considère la stabilité et l'équilibre des marchés pétroliers comme l'un des piliers de la stratégie énergétique du Royaume.

Un sujet crucial pour la croissance de l'économie mondiale, comme en témoigne le rôle central de l'Arabie saoudite dans l'établissement et le maintien de l'accord Opep+ sur les quotas de production. Les membres ont souligné l'importance du respect total de ces quotas par tous les pays membres de l'Opep+.

La session du Conseil s'est terminée par l'approbation de plusieurs décisions. Le président du Conseil d'administration de l'Autorité saoudienne pour les données et l'intelligence artificielle a été chargé de négocier avec la Banque internationale pour la Reconstruction et le Développement, un projet d'accord administratif entre l'Arabie saoudite et la banque concernant un fonds fiduciaire multi-donateurs pour un partenariat de développement numérique.

Le ministre de l'Énergie et le ministre du Tourisme ont été chargés de rédiger et de signer un accord de coopération entre leurs ministères et leurs homologues thaïlandais dans les domaines de l'énergie et du tourisme.

Un protocole d'accord sur la coopération en matière de travail entre le ministère saoudien des Ressources humaines et du Développement social et le ministère azerbaïdjanais du Travail et de la Protection sociale de la population a été approuvé, de même que deux protocoles d'accord pour la coopération dans le secteur du transport et de la logistique entre le ministère du Transport et des Services logistiques du Royaume et le ministère français de la Transition écologique. Les ministres ont également approuvé un protocole d'accord pour la coopération entre l'Autorité générale saoudienne des statistiques et l'Office britannique des statistiques nationales.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


«Flottille pour Gaza»: Israël prolonge la détention des militants jusqu'à dimanche 

La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
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  • L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne
  • La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien

ASHKELON: La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah.

L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne. La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien, ce que les deux hommes contestent.

 


Un accord de sécurité avec Israël doit précéder toute rencontre avec Netanyahu déclare Joseph Aoun

Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé lundi qu'un accord de sécurité avec Israël et la "fin des agressions israéliennes" devaient précéder toute rencontre avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, que les Etats-Unis le pressent de tenir. (AFP)
Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé lundi qu'un accord de sécurité avec Israël et la "fin des agressions israéliennes" devaient précéder toute rencontre avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, que les Etats-Unis le pressent de tenir. (AFP)
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  • L'ambassade américaine à Beyrouth avait appelé jeudi à une rencontre entre M. Aoun et Netanyahu, deux semaines après que le président américain Donald Trump eut annoncé un cessez-le-feu
  • Une telle rencontre "facilitée par le président Trump", serait une "occasion historique" pour le Liban "de forger son avenir en tant que nation véritablement souveraine et indépendante", avait-elle souligné

BEYROUTH: Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé lundi qu'un accord de sécurité avec Israël et la "fin des agressions israéliennes" devaient précéder toute rencontre avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, que les Etats-Unis le pressent de tenir.

M. Aoun a réitéré que "le moment n'était pas approprié pour une réunion" avec le dirigeant israélien, selon un comuniqué de la présidence.

"Il faut parvenir d'abord à un accord de sécurité" et obtenir "l'arrêt des agressions israéliennes" contre le Liban, a-t-il ajouté.

Il a cependant assuré que la décision d'engager des négociations avec Israël, rejetée par le Hezbollah, était "sans retour", répétant que le processus visait à obtenir "le retrait israélien des territoires libanaise occupés et le retour des prisonniers" libanais.

Une troisième session de "discussions préliminaires" en vue de ces négociations est attendue "ces prochains jours", a indiqué le communiqué de la présidence.

L'ambassade américaine à Beyrouth avait appelé jeudi à une rencontre entre M. Aoun et Netanyahu, deux semaines après que le président américain Donald Trump eut annoncé un cessez-le-feu dans la guerre entre Israël et le mouvement Hezbollah pro-iranien.

Une telle rencontre "facilitée par le président Trump", serait une "occasion historique" pour le Liban "de forger son avenir en tant que nation véritablement souveraine et indépendante", avait-elle souligné.

Les ambassadeurs d'Israël et du Liban aux Etats-Unis se sont rencontrés à deux reprises à Washington au cours des dernières semaines, pour la première fois depuis des décennies, en vue de l'ouverture de négociations directes entre les deux pays, en état de guerre depuis 1948.

Le chef du Hezbollah Naïm Qassem a répété lundi son opposition à des négociations directes avec Israël, estimant qu'elles seraient "une concession gratuite, sans résultat".

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en lançant une attaque contre Israël, qui poursuit ses frappes sur le pays malgré la trêve.

Cette guerre dévastatrice a fait près de 2.700 morts et plus d'un million de déplacés.


Reprise des frappes iraniennes contre les Emirats

Une vue d'ensemble de la 5e édition du salon « Make it in the Emirates » à Abu Dhabi, le 4 mai 2026. (Photo : FADEL SENNA / AFP)
Une vue d'ensemble de la 5e édition du salon « Make it in the Emirates » à Abu Dhabi, le 4 mai 2026. (Photo : FADEL SENNA / AFP)
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  • Une attaque de drone a provoqué un incendie sur le site pétrolier de Fujaïrah, près du détroit d'Ormuz sous blocus
  • Le ministère de la Défense a ensuite indiqué que des missiles de croisière avaient été tirés vers "différentes zones du pays"

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont annoncé avoir été visés lundi par une attaque de drones iraniens et avoir intercepté des missiles de croisière, dans les premières frappes de Téhéran en plus d'un mois, qui fragilisent la trêve dans la guerre au Moyen-Orient.

Une attaque de drone a provoqué un incendie sur le site pétrolier de Fujaïrah, près du détroit d'Ormuz sous blocus, voie maritime stratégique au coeur des tensions entre les Etats-Unis et l'Iran. Trois personnes ont été blessées dans cette attaque, selon les autorités locales.

Le ministère de la Défense a ensuite indiqué que des missiles de croisière avaient été tirés vers "différentes zones du pays". "Trois ont été interceptés au-dessus des eaux territoriales, tandis qu'un est tombé en mer", a-t-il poursuivi dans un message sur ses réseaux sociaux.

"Ces attaques représentent une escalade dangereuse et une transgression inacceptable", a réagi le ministère émirati des Affaires étrangères, ajoutant que le pays "se réservait pleinement le droit légitime de répondre à ces attaques".

Les autorités émiraties ont diffusé plusieurs alertes sur téléphones portables, une première depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu irano-américain le 8 avril, qui avait stoppé les attaques iraniennes menées dans le Golfe, en représailles à l'attaque israélo-américaine du 28 février contre Téhéran.

Deux personnes ont par ailleurs été blessées dans l'attaque d'un immeuble résidentiel dans la ville côtière de Bukha, à Oman, sur le détroit d'Ormuz, a rapporté un média d'Etat, sans préciser l'origine ou la forme de l'attaque.

Alliés de Washington aux portes de l'Iran, les Emirats ont été ciblés par plus de 2.800 missiles et drones depuis le début du conflit, essuyant l'essentiel des salves iraniennes.

A Fujaïrah, qui abrite un important port, un oléoduc et d'autres installations permettant de contourner le détroit d'Ormuz, les équipes de secours s'employaient en début de soirée à maîtriser l'incendie, selon le bureau des médias de l'émirat.

Trois travailleurs indiens ont été hospitalisés pour des blessures modérées, a-t-il précisé.

Ces attaques surviennent au lendemain de l'annonce par Donald Trump du lancement d'une opération américaine visant à permettre une reprise de la navigation dans le détroit d'Ormuz.

Elles interviennet aussi alors que les Emirats accueillent à Abou Dhabi une importante conférence consacrée à l'industrie nationale et à la résilience économique.

Signe de l'impact du conflit sur l'économie, les autorités ont indiqué que le trafic de passagers à l'aéroport de Dubaï, grand hub international, avait chuté des deux tiers en mars sur un an.

Un pétrolier émirati a par ailleurs été touché par des drones dans le détroit d'Ormuz tard dimanche, suscitant une vive condamnation du ministère des Affaires étrangères.