À Londres, l'immobilier attire les investisseurs du Moyen-Orient sur fond de dépréciation de la livre sterling

«Les personnes fortunées des pays du Golfe désireuses de diversifier leurs actifs se tournent depuis toujours vers Londres, qui compte parmi les marchés immobiliers les plus résilients et les plus transparents au monde.» (Shutterstock)
«Les personnes fortunées des pays du Golfe désireuses de diversifier leurs actifs se tournent depuis toujours vers Londres, qui compte parmi les marchés immobiliers les plus résilients et les plus transparents au monde.» (Shutterstock)
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Publié le Mercredi 10 août 2022

À Londres, l'immobilier attire les investisseurs du Moyen-Orient sur fond de dépréciation de la livre sterling

  • Les acquéreurs étrangers ont tout intérêt à profiter des avantages que procure le taux de change actuel
  • Il semble que les acheteurs du Moyen-Orient se soient tournés vers le quartier huppé de Kensington, à Londres

LONDRES: En raison de la baisse de la valeur de la livre sterling, Londres offre désormais des opportunités financières aux investisseurs du Moyen-Orient, selon le cabinet de conseil en immobilier JLL.

Pour acheter des propriétés à Londres, les paiements en livres sterling (1 livre sterling = 1,18 euro) sont actuellement supérieurs de 35% à leur moyenne il y a huit ans. En revanche, les paiements en dollars (1 dollar = 0,98 euro) ont baissé de 3,8%.

Au mois de juin 2014, un acheteur américain aurait acheté 1,7 million de dollars une propriété à Londres qui valait 1 million de livres sterling. Compte tenu de la dépréciation de la monnaie du Royaume-Uni, une propriété d'1 million de livres sterling à Londres coûtait seulement 1,2 million de dollars, selon les chiffres enregistrés à la fin du mois de juin dernier.

Par ailleurs, Oxford Economics prévoit un renforcement de la livre par rapport au dollar d'ici à 2026. Les acquéreurs étrangers ont donc tout intérêt à profiter des avantages que procure le taux de change actuel.

Une analyse des flux de passagers qui arrivent à l'aéroport Heathrow de Londres révèle que le nombre de visiteurs en provenance du Moyen-Orient a repris son niveau d'avant la pandémie. En effet, ce nombre était supérieur d’1% à la moyenne d'avant la pandémie au mois de mai, et de 2% en juin.

«La dépréciation de la livre sterling et du statut de valeur refuge [que l'on associe habituellement au secteur immobilier britannique] encourage et continuera d'encourager les investissements dans le pays», affirme Alex Carr, de JLL.

La reprise de la demande étrangère observée actuellement se manifeste en particulier auprès des acheteurs originaires des pays du Golfe, qui reviennent au Royaume-Uni pour la première fois depuis deux ans.

«Les personnes fortunées des pays du Golfe désireuses de diversifier leurs actifs se tournent depuis toujours vers Londres, qui compte parmi les marchés immobiliers les plus résilients et les plus transparents du monde.»

Il semble que les acheteurs du Moyen-Orient se soient tournés vers le quartier huppé de Kensington, à Londres, où le nombre de demandes de renseignements et de candidatures a considérablement augmenté.

«La demande a nettement augmenté au mois de mai; les acheteurs potentiels [du Moyen-Orient] ont été plus nombreux à entrer en contact avec nous, parce qu'ils se préparaient à revenir au Royaume-Uni après deux ans de restrictions sur les voyages», explique Thomas Middleditch, de JLL.

«Parmi ces personnes, nombreuses sont celles qui ont maintenu le contact au cours de la pandémie pour se tenir informées de la situation du marché. Cependant, comme la plupart sont des acheteurs réels, ils ont attendu de retourner eux-mêmes au Royaume-Uni pour se renseigner sur les propriétés qui les intéressent.»

«Le quartier de Kensington a toujours été très prisé des acheteurs du Moyen-Orient. Ils y voient un investissement peu risqué en raison de son emplacement et de son adresse reconnue de tous.»

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le géant des médias Bertelsmann-RTL renonce à céder M6

Le géant des médias Bertelsmann, maison mère de RTL Group, a décidé de conserver sa participation majoritaire de 48,3% dans le Groupe M6 ( Photo, AFP)
Le géant des médias Bertelsmann, maison mère de RTL Group, a décidé de conserver sa participation majoritaire de 48,3% dans le Groupe M6 ( Photo, AFP)
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  • Le groupe Bertelsmann cherchait à vendre sa participation majoritaire au capital de M6 (détenteur des chaînes M6, W9, 6ter, Gulli et Paris Première et des radios RTL, RTL2 et Fun Radio) après l'échec de la fusion avec TF1
  • L'autorisation de diffusion de M6 sur la TNT doit être renouvelée en mai 2023 par le régulateur de l'audiovisuel, l'Arcom

PARIS: Le géant des médias Bertelsmann, maison mère de RTL Group, a décidé de conserver sa participation majoritaire de 48,3% dans le Groupe M6, malgré plusieurs offres "financièrement attractives", a-t-il annoncé lundi dans un communiqué.

Le groupe Bertelsmann cherchait à vendre sa participation majoritaire au capital de M6 (détenteur des chaînes M6, W9, 6ter, Gulli et Paris Première et des radios RTL, RTL2 et Fun Radio) après l'échec de la fusion avec TF1, abandonnée à cause des réticences de l'Autorité de la concurrence.

Son dirigeant Thomas Rabe a expliqué lundi ce revirement par "les risques légaux et les incertitudes" liés à l'autorisation de la vente de la part des différentes autorités de régulations et de la concurrence.

L'autorisation de diffusion de M6 sur la TNT doit être renouvelée en mai 2023 par le régulateur de l'audiovisuel, l'Arcom, après quoi tout changement de contrôle de la fréquence sera impossible pendant cinq ans, comme le prévoit la loi.

"Le calendrier est plus qu'ultra serré", avait déclaré mercredi dernier son président Roch-Olivier Maistre, auditionné par la commission de la Culture du Sénat, à laquelle le président de l'Autorité de la concurrence, Benoît Coeuré, avait tenu le même discours mardi dernier.

Deux offres de rachat étaient toutefois sur les rangs, selon plusieurs sources.

La première, qui valorisait la participation de Bertelsmann dans M6 autour de 1,2 milliard d'euros, provenait de FL Entertainment, groupe coté de production audiovisuelle et de paris sportifs contrôlé par le Français Stéphane Courbit, associé notamment pour l'occasion à Rodolphe Saadé, le patron du géant du transport maritime CMA-CGM.

La seconde proposition était signée du milliardaire Xavier Niel (groupe Iliad), présent à la fois dans la production via le groupe Mediawan et la distribution de contenus via l'opérateur Free. L'homme d'affaires s'était associé pour l'occasion avec la famille Berlusconi qui contrôle le groupe MediaForEurope (ex-Mediaset).

Malgré sa décision de conserver sa participation au capital de M6, "RTL Group reste convaincu que la consolidation du marché est nécessaire pour concurrencer les plateformes technologiques mondiales - et que la consolidation du marché se produira tôt ou tard sur les marchés européens de la télévision", a-t-il souligné dans son communiqué.

"Avec une forte présence à travers la télévision, la radio et le streaming, le Groupe M6 jouera un rôle clé dans toute nouvelle consolidation de l'industrie télévisuelle française", a-t-il encore ajouté.


UE: ouverture mardi d'une négociation sur le télétravail, en vue d'une directive

69% des cadres interrogés estiment que les pratiques de télétravail ne protègent pas des durées excessives de travail, et autant souhaiteraient disposer d'un droit effectif à la déconnexion pour protéger leur vie privée et leur santé. (Photo, AFP)
69% des cadres interrogés estiment que les pratiques de télétravail ne protègent pas des durées excessives de travail, et autant souhaiteraient disposer d'un droit effectif à la déconnexion pour protéger leur vie privée et leur santé. (Photo, AFP)
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  • L'objectif est de remettre à jour l'accord européen de 2002 sur le sujet, pour aboutir en juin à la rédaction d'une directive qui devra être transposée dans le droit des États membres dans les deux ans, a affirmé Nayla Glaise, présidente d'Eurocadres
  • Un des points durs de la négociation sera la question de la prise en charge des frais liés au télétravail, à l'heure où les employeurs peuvent être tentés d'encourager cette pratique pour diminuer les coûts énergétiques des entreprises

MONTREUIL: Une négociation européenne sur le télétravail s'ouvre mardi à Bruxelles, avec pour objectif la rédaction d'une directive, à l'heure où cette pratique s'est "accélérée" avec le Covid-19, a indiqué lundi Nayla Glaise, présidente d'Eurocadres, l'organisation syndicale européenne des cadres. 

Autour de la table, les représentants du patronat européen et ceux de la Confédération européenne des syndicats (CES) à laquelle est associée Eurocadres, pilote de la négociation. 

L'objectif est de remettre à jour l'accord européen de 2002 sur le sujet, pour aboutir en juin à la rédaction d'une directive qui devra être transposée dans le droit des États membres dans les deux ans, a affirmé Mme Glaise au cours d'une conférence de presse au siège de la CGT à Montreuil (région parisienne). 

"Ce qui est important pour nous, c'est de ne pas perdre ce qui a été gagné en 2002", a dit Mme Glaise, citant le principe du "volontariat" des salariés, "l'obligation de négocier un accord avant la mise en place du télétravail", la "responsabilité des employeurs en matière de santé et sécurité", la "prise en charge des équipements", la "formation", la "question de la surveillance, la protection des données". 

"C'est aussi l'occasion de gagner de nouveaux droits": un "réel droit à la déconnexion", le droit pour les représentants des travailleurs d'utiliser les messageries professionnelles, de meilleures garanties concernant la "prévention des risques" (sentiment d'isolement, violences conjugales), a-t-elle énuméré. 

Un des points durs de la négociation sera la question de la prise en charge des frais liés au télétravail, à l'heure où les employeurs peuvent être tentés d'encourager cette pratique pour diminuer les coûts énergétiques des entreprises. 

Cette conférence de presse était organisée à l'initiative de l'Ugict-CGT, le syndicat des cadres de la CGT, dont la secrétaire nationale Sophie Binet a rappelé qu'il avait été moteur dans la défense du droit à la déconnexion. 

L'Ugict-CGT a publié récemment une enquête réalisée avec l'institut Viavoice, dont les résultats "confirment qu'il y a urgence à encadrer le télétravail", a-t-elle souligné. 

Ainsi 69% des cadres interrogés estiment que les pratiques de télétravail ne protègent pas des durées excessives de travail, et autant souhaiteraient disposer d'un droit effectif à la déconnexion pour protéger leur vie privée et leur santé (+4 points par rapport à 2021). 

En outre, 61% des cadres considèrent que les pratiques de télétravail sont insuffisamment encadrées (+5 points par rapport à 2021), selon cette enquête. 


Le secrétaire général du CCG insiste sur l’importance de renforcer la coopération avec la Chine

Lors d’une rencontre avec l’ambassadeur de Chine en Arabie saoudite à Riyad, Nayef Falah al-Hajraf a présenté ses meilleurs vœux au gouvernement et au peuple chinois à l’occasion de la Fête nationale du pays. (Arab News).
Lors d’une rencontre avec l’ambassadeur de Chine en Arabie saoudite à Riyad, Nayef Falah al-Hajraf a présenté ses meilleurs vœux au gouvernement et au peuple chinois à l’occasion de la Fête nationale du pays. (Arab News).
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  • Lors d’une rencontre avec l’ambassadeur de Chine en Arabie saoudite à Riyad, Nayef Falah al-Hajraf a présenté ses meilleurs vœux au gouvernement et au peuple chinois à l’occasion de la Fête nationale du pays
  • Les deux responsables ont discuté de sujets d’intérêt commun, notamment les événements régionaux et internationaux

RIYAD: Le secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe (CCG) a souligné dimanche qu’il était important de renforcer les perspectives de coopération conjointe entre le bloc et la Chine au service des intérêts communs.

Lors d’une rencontre avec l’ambassadeur de Chine en Arabie saoudite, Chen Weiqing, à Riyad, Nayef Falah al-Hajraf a présenté ses meilleurs vœux au gouvernement et au peuple chinois à l’occasion de la Fête nationale du pays, samedi dernier.

Les deux responsables ont discuté de sujets d’intérêt commun, notamment les événements régionaux et internationaux. Ils ont également passé en revue les relations de coopération entre le CCG et la Chine dans le but d’atteindre des intérêts mutuels.

Ils ont par ailleurs évoqué les dernières évolutions au niveau des négociations de libre-échange entre les deux parties et leur intérêt à renforcer les relations commerciales et économiques.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com