Afghanistan: un dignitaire religieux taliban et son frère tués dans un attentat suicide

Un combattant taliban monte la garde devant un temple sikh après une attaque par des hommes armés à Kaboul. (Photo, AFP)
Un combattant taliban monte la garde devant un temple sikh après une attaque par des hommes armés à Kaboul. (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 11 août 2022

Afghanistan: un dignitaire religieux taliban et son frère tués dans un attentat suicide

  • Rahimullah Haqqani, qui s'était récemment prononcé publiquement en faveur de l'autorisation de la scolarisation des filles en Afghanistan, avait survécu à au moins deux précédentes tentatives d'assassinat
  • Le porte-parole du gouvernement, Bilal Karimi, a confirmé sa mort « dans une attaque menée par un ennemi lâche», mais n'a pas donné plus de détails

KABOUL : Un haut dignitaire religieux taliban, connu pour ses discours enflammés contre le groupe djihadiste État islamique, et l'un de ses frères ont été tués jeudi à Kaboul dans un attentat suicide, revendiqué dans la soirée par l'EI.

Rahimullah Haqqani, qui s'était récemment prononcé publiquement en faveur de l'autorisation de la scolarisation des filles en Afghanistan, avait survécu à au moins deux précédentes tentatives d'assassinat, dont une au Pakistan en octobre 2020.

"La madrassa du cheikh Rahimullah a été prise pour cible aujourd'hui et, de ce fait, lui et l'un de ses frères sont tombés en martyrs", a déclaré à l'AFP Khalid Zadran, porte-parole de la police de Kaboul, ajoutant que trois autres personnes ont été blessées dans l'explosion.

Il avait auparavant déclaré que seul Haqqani avait été tué et que quatre autres personnes avaient été blessées.

Le porte-parole du gouvernement, Bilal Karimi, a confirmé sa mort "dans une attaque menée par un ennemi lâche", mais n'a pas donné plus de détails.

Dans un communiqué cité par le SITE Intelligence Group, organisme spécialisé dans la surveillance des sites internet islamistes, le groupe EI a revendiqué l'attentat suicide.

Le kamikaze "a réussi à pénétrer dans le bureau de l'un des plus éminents défenseurs des talibans et l'un des plus grands d'entre eux à inciter à combattre" les membres de l'Etat islamique, avant de faire détoner sa "veste explosive", est-il écrit.

Selon des sources talibanes, même s'il n'occupait aucune fonction officielle, Rahimullah Haqqani était une personnalité influente qui avait enseigné à de nombreux membres du groupe au fil des ans.

Des dizaines de membres et de responsables talibans ont exprimé leurs condoléances sur les réseaux sociaux.

"Vous vous êtes acquitté de vos responsabilités. Le destin ne peut être empêché, mais la communauté musulmane est devenue orpheline", a ainsi tweeté Mobin Khan, ancien porte-parole de la police de Kaboul.

Le religieux était connu pour ses discours rageurs contre le groupe djihadiste Etat islamique (EI), qui a revendiqué plusieurs attentats en Afghanistan depuis le retour au pouvoir des talibans il y a un an.

Ces derniers mois, Rahimullah Haqqani avait également soutenu le droit des filles à aller à l'école.

"Il n'y a aucune justification dans la charia pour dire que l'éducation des femmes n'est pas autorisée, aucune justification du tout", avait-il déclaré à la BBC dans une interview en mai.

Depuis qu'ils ont pris le pouvoir, les talibans ont imposé de sévères restrictions aux filles et aux femmes afin de les soumettre à leur conception intégriste de l'islam.

Ils ont notamment fermé en mars des écoles secondaires pour filles dans de nombreuses régions, juste après leur réouverture pourtant annoncée de longue date.


Trump dit vouloir «beaucoup aider» le Liban en recevant le président Aoun

Le président libanais Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase. (AFP)
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  • M. Aoun a exprimé sa "profonde gratitude pour l'amitié du président Trump et le soutien que les Etats-Unis apportent au Liban", à l'issue de la rencontre dans le livre d'or de la Maison Blanche
  • "Nous allons l'aider. Nous allons beaucoup l'aider", avait auparavant affirmé Donald Trump aux côtés de son homologue libanais devant la presse réunie dans le Bureau ovale

WASHINGTON: Le président libanais Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase.

M. Aoun a exprimé sa "profonde gratitude pour l'amitié du président Trump et le soutien que les Etats-Unis apportent au Liban", à l'issue de la rencontre dans le livre d'or de la Maison Blanche.

"Nous allons l'aider. Nous allons beaucoup l'aider", avait auparavant affirmé Donald Trump aux côtés de son homologue libanais devant la presse réunie dans le Bureau ovale.

Peu après la rencontre, le président républicain a annoncé sur son réseau Truth Social la reprise des vols commerciaux directs entre les Etats-Unis et le Liban, suspendus depuis plus de quarante ans, invitant les Américains à "visiter ce magnifique pays".

L'interdiction avait été prononcée en 1985, en réaction au détournement d'un avion et de la prise en otage de 39 passagers américains par des Libanais chiites réclamant la libération de centaines de prisonniers en Israël.

Cette première rencontre entre les deux chefs d'Etat intervient au moment où Washington fait pression sur Beyrouth pour désarmer le Hezbollah pro-iranien, condition d'Israël pour se retirer du sud du Liban.

Mardi, l'armée libanaise s'est déployée dans le village de Zawtar al-Gharbiya, en vertu d'un accord-cadre qui prévoit l'établissement de "zones pilotes" évacuées par Israël.

Mais signe de l'instabilité de la situation, elle a accusé plus tard les forces israéliennes d'avoir tiré "près de ses troupes" dans le secteur.


Grèce: deux touristes agressés au couteau à l'entrée de l'Acropole

Un couple de touristes américains d'origine grecque a été victime d'une agression au couteau à l'entrée du site archéologique de l'Acropole à Athènes mardi matin, a indiqué la police grecque, les médias évoquant le geste d'un déséquilibré. (AFP)
Un couple de touristes américains d'origine grecque a été victime d'une agression au couteau à l'entrée du site archéologique de l'Acropole à Athènes mardi matin, a indiqué la police grecque, les médias évoquant le geste d'un déséquilibré. (AFP)
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  • Selon la police grecque, un homme a attaqué au couteau ce couple vers 08h05, blessant légèrement à la main la femme tandis que l’homme a été plus grièvement touché à la jambe
  • Tous deux ont été hospitalisés, rapporte l'agence de presse grecque Ana

ATHENES: Un couple de touristes américains d'origine grecque a été victime d'une agression au couteau à l'entrée du site archéologique de l'Acropole à Athènes mardi matin, a indiqué la police grecque, les médias évoquant le geste d'un déséquilibré.

Selon la police grecque, un homme a attaqué au couteau ce couple vers 08h05, blessant légèrement à la main la femme tandis que l’homme a été plus grièvement touché à la jambe. Tous deux ont été hospitalisés, rapporte l'agence de presse grecque Ana.

Des policiers motorisés sont arrivés rapidement sur les lieux, ont posé un garrot à l'homme pour arrêter l’hémorragie et immobilisé l'attaquant qui a ensuite été arrêté, précise Ana.

D'après les médias grecs, l'auteur de l'agression, un Grec d'une soixantaine d'années, semble avoir des problèmes psychologiques.


Analyse : Que signifie « Rahm Emanuel 2.0 » pour le Moyen-Orient ?

Longtemps considéré comme un critique virulent des dirigeants palestiniens, Rahm Emanuel envisagerait une candidature à la présidence américaine. (AFP)
Longtemps considéré comme un critique virulent des dirigeants palestiniens, Rahm Emanuel envisagerait une candidature à la présidence américaine. (AFP)
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  • L’ancien maire de Chicago a dévoilé une nouvelle vision de la paix au Moyen-Orient alors que les spéculations sur une candidature à la Maison-Blanche en 2028 s’intensifient
  • Autrefois connu comme un soutien indéfectible à Israël, Emanuel affirme désormais que les États-Unis doivent utiliser leur influence pour relancer la diplomatie

CHICAGO : En politique moyen-orientale, la paix ne se construit pas entre amis, mais entre ennemis. Cela signifie que les adversaires les plus acharnés ont parfois davantage de chances de parvenir à un accord que ceux qui se présentent comme des alliés.

Cette réalité a façonné certaines des avancées les plus importantes de la région, du traité de paix israélo-égyptien de 1979 aux accords d’Oslo de 1993, en passant par l’accord de paix entre la Jordanie et Israël en 1994.

Chacun de ces accords était imparfait, chacun a laissé la question centrale palestinienne sans réponse, mais tous reflétaient une même vérité difficile : les progrès n’ont généralement été possibles que lorsque les adversaires ont accepté de s’asseoir à la même table. 

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Une colonne de fumée s’élève après une frappe israélienne contre une zone industrielle de Gaza City. (AFP)

Aujourd’hui, Rahm Emanuel — fin stratège politique, ancien chef de cabinet de la Maison-Blanche et ancien maire de Chicago, ainsi que l’un des alliés américains d’Israël les plus connus — apparaît comme une voix qui estime que le cycle de l’hostilité peut être brisé.

Longtemps considéré comme un opposant farouche aux dirigeants palestiniens, Emanuel envisagerait une candidature présidentielle fondée en partie sur la promesse de restaurer l’influence américaine dans la région et de réengager les deux parties dans un véritable processus de paix.

Fort d’une carrière marquée par plusieurs succès politiques, Emanuel réfléchit à une candidature à la présidence en 2028 sous les couleurs du Parti démocrate, se présentant comme une personnalité capable d’aider Israéliens et Palestiniens à revenir à la table des négociations.