Un prêtre orthodoxe blessé par balles à Lyon: ce que l'on sait

A l'arrière du bâtiment, un homme prend la fuite laissant le prêtre grièvement blessé. Le religieux est hospitalisé en urgence et son pronostic vital était toujours « réservé » dimanche, a indiqué à l'AFP le parquet de Lyon.  (AFP)
A l'arrière du bâtiment, un homme prend la fuite laissant le prêtre grièvement blessé. Le religieux est hospitalisé en urgence et son pronostic vital était toujours « réservé » dimanche, a indiqué à l'AFP le parquet de Lyon.  (AFP)
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Publié le Lundi 02 novembre 2020

Un prêtre orthodoxe blessé par balles à Lyon: ce que l'on sait

  • Vers 16H00 samedi, des riverains de l'église et une patrouille de la police municipale entendent deux détonations aux abords de l'église orthodoxe grecque du 7e arrondissement de Lyon
  • Dimanche, l'office qui devait avoir lieu à 10H00 a été annulé et l'accès de l'Eglise de l'Annonciation de la Vierge était interdit par des scellés

LYON : Un prêtre orthodoxe de nationalité grecque a été grièvement blessé par balles samedi, une agression perpétrée par un homme seul, en fuite, et dont le mobile restait inconnu dimanche.

Que s'est-il passé ?

Vers 16H00 samedi, des riverains de l'église et une patrouille de la police municipale entendent deux détonations aux abords de l'église orthodoxe grecque du 7e arrondissement de Lyon.

A l'arrière du bâtiment, un homme prend la fuite laissant le prêtre grièvement blessé. Le religieux est hospitalisé en urgence et son pronostic vital était toujours « réservé » dimanche, a indiqué à l'AFP le parquet de Lyon. 

Il a été touché par un tir de fusil à canon scié, à bout touchant, dans le foie. Au moment de l'agression, il était vêtu en tenue civile et fermait la porte de l'église.

Dimanche, l'office qui devait avoir lieu à 10H00 a été annulé et l'accès de l'Eglise de l'Annonciation de la Vierge était interdit par des scellés, a constaté un journaliste de l'AFP.

 Qui est la victime ?

Nikolaos Kakavelakis, 52 ans, est un représentant officiel de l'église grecque orthodoxe à Lyon.

Au vu de son état de santé, il « n'a pas encore pu être entendu par les enquêteurs », selon le parquet.

Selon un responsable du culte orthodoxe de la ville, ce membre du clergé grec « ne célébrait plus dans cette église depuis plus d'un mois », mais il « habitait encore au-dessus où il y a un logement ». 

Certaines sources policières évoquent la personnalité « controversée » du prêtre. 

Où en est l'enquête ?

Un homme avait été interpellé dans un autre quartier de Lyon peu après les faits, car « pouvant correspondre au signalement donné par les premiers témoins ». 

Mais sa garde à vue a été levée dimanche en début d'après-midi, rien ne permettant de le relier aux faits. Il n'était pas porteur d'une arme au moment de son interpellation. 

Cet homme - sans domicile fixe, selon une source proche de l'enquête -  a été vu par un médecin qui a jugé son état de santé incompatible avec la garde à vue et a préconisé son hospitalisation en psychiatrie.

Une enquête a été ouverte par le parquet de Lyon pour « tentative d'assassinat » et confiée à la direction interrégionale de la police judiciaire, dont les « investigations se poursuivent activement ».

Absence de revendication

Vu le contexte, la piste terroriste n'a pas été officiellement écartée mais 24 heures après les faits, le Parquet national antiterroriste (PNAT) n'était toujours pas saisi.

« Il n'y a pas de revendication aujourd'hui terroriste », a souligné le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin dimanche sur BFMTV au sortir d'une messe à Tourcoing.

Les enquêteurs prenaient aussi en compte l'historique de tensions dans la communauté, attestées par plusieurs témoignages.

La victime avait un différend notoire datant de plusieurs années avec un fidèle, qui avait donné lieu à des signalements réciproques à la police. L'ex-fidèle, devenu persona non grata de l'église où officiait la victime, a été condamné en 2018 pour diffamation par le tribunal correctionnel de Lyon.

 


Macron affirme que «les Européens ne sont pas les prédateurs» du XXIe siècle en Afrique

Le président français Emmanuel Macron, qui ouvre lundi à Nairobi un sommet franco-africain, défend les Européens qui "ne sont pas les prédateurs de ce siècle" en Afrique, par opposition notamment à la Chine, dans un entretien publié par Jeune Afrique et The Africa Report. (AFP)
Le président français Emmanuel Macron, qui ouvre lundi à Nairobi un sommet franco-africain, défend les Européens qui "ne sont pas les prédateurs de ce siècle" en Afrique, par opposition notamment à la Chine, dans un entretien publié par Jeune Afrique et The Africa Report. (AFP)
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  • Face aux critiques visant les ex-puissances coloniales, il assure que "le paradoxe est que les Européens ne sont pas les prédateurs de ce siècle"
  • "L'Europe défend l'ordre international, le multilatéralisme efficace, l’État de droit, le commerce libre et ouvert", tandis que les États-Unis et la Chine "sont dans une logique de confrontation commerciale", sans respect des règles

NAIROBI: Le président français Emmanuel Macron, qui ouvre lundi à Nairobi un sommet franco-africain, défend les Européens qui "ne sont pas les prédateurs de ce siècle" en Afrique, par opposition notamment à la Chine, dans un entretien publié par Jeune Afrique et The Africa Report.

Dans cette interview, M. Macron rappelle avoir "condamné avec force la colonisation" dès 2017, année de son arrivée au pouvoir.

"Mais je ne lui imputerai pas tout" (à la colonisation), car "on ne doit pas non plus exonérer de toute responsabilité les sept décennies qui ont suivi les indépendances" de la plupart des anciennes colonies européennes en Afrique, ajoute-t-il, appelant les dirigeants africains à "améliorer la gouvernance".

Face aux critiques visant les ex-puissances coloniales, il assure que "le paradoxe est que les Européens ne sont pas les prédateurs de ce siècle". "L'Europe défend l'ordre international, le multilatéralisme efficace, l’État de droit, le commerce libre et ouvert", tandis que les États-Unis et la Chine "sont dans une logique de confrontation commerciale", sans respect des règles, dit-il.

Sur les minerais critiques et les terres rares, "la Chine, pour la citer, est dans une logique prédatrice: elle transforme chez elle" et crée "des dépendances avec le reste du monde", estime-t-il. "Ce n’est pas ce que nous proposons", insiste le président français, défendant une "stratégie d'autonomie pour l'Europe comme pour l'Afrique" pour ne "pas dépendre d’un nouvel empire, quel qu'il soit".

Il prône une fois de plus une transformation de "l’architecture financière internationale", notamment afin de "mettre en place un système de garanties financières pour faire venir les investisseurs privés" en Afrique - son cheval de bataille avec le président kényan William Ruto, qui sera mardi au menu du second jour du sommet Africa Forward à Nairobi.

Interrogé sur les militaires qui ont pris le pouvoir dans trois pays sahéliens (Mali, Burkina Faso et Niger) entre 2020 et 2023, précipitant le divorce avec la France et le départ de l'armée française, Emmanuel Macron répond: "J'ai la conviction qu’il faut laisser ces États et leurs dirigeants, même putschistes, tracer leur propre chemin".

Il réitère que la France était présente militairement au Sahel à la demande de ces pays pour combattre la menace jihadiste. "Quand notre présence n’a plus été souhaitée, après les coups d’État, nous sommes partis. Cela n'a pas été une humiliation, mais une réponse logique à une situation donnée", assure-t-il.

"Une ère nouvelle va s’ouvrir. Le Sahel retrouvera un jour une gouvernance normale" avec des dirigeants "démocratiquement élus, qui se soucient véritablement de leur peuple", selon le chef de l’État français.


Départ de Vallaud: Faure appelle le PS à «avancer d'un même pas», «le congrès permanent ce n'est pas possible»

Boris Vallaud, président du groupe parlementaire « Socialistes et Apparentes », assiste à une séance de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, la chambre basse du Parlement français, à Paris, le 16 décembre 2025. (AFP)
Boris Vallaud, président du groupe parlementaire « Socialistes et Apparentes », assiste à une séance de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, la chambre basse du Parlement français, à Paris, le 16 décembre 2025. (AFP)
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  • Olivier Faure a appelé lundi les socialistes "à avancer d'un même pas"
  • "Je ne suis pas un fanatique de quelque processus que ce soit. Je veux un processus qui soit commun à tous, qui permette de se mettre d'accord sur la façon d'arriver à un candidat commun"

PARIS: Olivier Faure a appelé lundi les socialistes "à avancer d'un même pas", jugeant que "le congrès permanent, ce n'est pas possible" après le départ fracassant de Boris Vallaud de la direction du PS sur fond d'opposition à une primaire pour désigner le candidat de la gauche hors LFI à la présidentielle.

"Je ne suis pas un fanatique de quelque processus que ce soit. Je veux un processus qui soit commun à tous, qui permette de se mettre d'accord sur la façon d'arriver à un candidat commun", a réagi M. Faure, partisan de la primaire, sur franceinfo.

 

 

 


Une Française rapatriée du MV Hondius positive à l'hantavirus, 22 cas contacts en France

Sur les cinq Français rapatriés et placés à l'isolement à Paris, l'état de santé d'une femme s'est "malheureusement dégradé cette nuit" et les "tests sont revenus positifs", a dit la ministre française de la Santé sur la radio France Inter. (AFP)
Sur les cinq Français rapatriés et placés à l'isolement à Paris, l'état de santé d'une femme s'est "malheureusement dégradé cette nuit" et les "tests sont revenus positifs", a dit la ministre française de la Santé sur la radio France Inter. (AFP)
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  • "Nous demandons" à ces 14 passagers "qu'ils nous contactent parce qu'il faut qu'on puisse renforcer l'isolement", a dit Stéphanie Rist
  • Une croisiériste néerlandaise infectée par le virus et depuis décédée avait voyagé à bord du vol Sainte-Hélène-Johannesbourg

PARIS: Une passagère française, rapatriée du bateau de croisière MV Hondius, a été testée positive à l'hantavirus, a annoncé lundi la ministre de la Santé Stéphanie Rist, faisant également état de 22 cas contacts identifiés en France.

Parmi les croisiéristes déjà évacués, un Américain et cette Française ont été testés positifs à l'hantavirus, contre lequel n'existe aucun vaccin ni traitement et qui peut provoquer un syndrome respiratoire aigu.

La crise à bord du MV Hondius, qui doit repartir pour les Pays-Bas lundi, a suscité l'inquiétude, ravivant les souvenirs de la pandémie de Covid, même si à ce stade l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) ne recense que six cas confirmés d'hantavirus parmi huit cas suspects, comprenant trois personnes décédées de ce virus connu mais rare.

Sur les cinq Français rapatriés et placés à l'isolement à Paris, l'état de santé d'une femme s'est "malheureusement dégradé cette nuit" et les "tests sont revenus positifs", a dit la ministre française de la Santé sur la radio France Inter.

Les cinq passagers "sont hospitalisés dans des chambres avec des flux d'air qui permettent d'éviter la contamination", "ils sont évidemment isolés dans cet hôpital et y resteront jusqu'à nouvel ordre", au minimum 15 jours, a-t-elle ajouté.

Concernant les cas contacts, elle a confirmé qu'une vingtaine de Français avaient été identifiés : huit parmi les passagers du vol du 25 avril entre Sainte-Hélène et Johannesbourg, qui "ont été mis à l'isolement rapidement", et 14 à bord du vol Johannesbourg-Amsterdam.

"Nous demandons" à ces 14 passagers "qu'ils nous contactent parce qu'il faut qu'on puisse renforcer l'isolement", a dit Stéphanie Rist.

Une croisiériste néerlandaise infectée par le virus et depuis décédée avait voyagé à bord du vol Sainte-Hélène-Johannesbourg. Elle était aussi brièvement montée à bord de l'avion pour Amsterdam, mais n'avait finalement pas voyagé à son bord.

Le Premier ministre Sébastien Lecornu "tiendra une nouvelle réunion" lundi après-midi "pour suivre au plus près l'évolution de la situation" sur le virus hantavirus, a annoncé la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon.

"Nous suivons la situation avec la plus grande vigilance, sur la base d'un virus que l'on connaît, d'où les 42 jours d'isolement qui ont été décidés et un objectif qui reste le même, protéger les Françaises et les Français", a-t-elle ajouté sur BFMTV.

Elle a appelé à "ne pas créer de panique", "nous n'en sommes absolument pas à avoir ces discussions-là" comme lors de l'épidémie de Covid-19.

La variante du virus détectée à bord du navire MV Hondius, l'hantavirus Andes, est une souche rare qui peut se transmettre d'homme à homme avec un délai d'incubation pouvant aller jusqu'à six semaines.