Algérie: Le bilan des incendies dans plusieurs villes monte à 26 morts

Les collines boisées de Kabylie, à l'est de la capitale algérienne Alger prennent feu (Photo, AFP).
Les collines boisées de Kabylie, à l'est de la capitale algérienne Alger prennent feu (Photo, AFP).
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Publié le Jeudi 18 août 2022

Algérie: Le bilan des incendies dans plusieurs villes monte à 26 morts

  • Des images télévisées impressionnantes montrent des habitants de cette ville fuyant leurs maisons face aux flammes
  • Plusieurs personnes souffrent de brûlures ou de difficultés respiratoires mais aucun nouveau chiffre officiel n'a été donné sur le nombre de blessés

ALGER: Vingt-six personnes ont péri et plusieurs dizaines ont été blessées dans des feux de forêt qui touchaient mercredi 14 départements du nord de l'Algérie, ravivant le spectre de l'été 2021, le plus meurtrier de l'histoire moderne du pays.

"Vingt-six personnes sont mortes: deux à Sétif (est) et 24 à El Tarf (est)", près de la frontière avec la Tunisie, a annoncé le ministre de l'Intérieur Kamel Beldjoud lors du journal télévisé de 20H00 (19H00 GMT).

Plusieurs personnes souffrent de brûlures ou de difficultés respiratoires mais aucun nouveau chiffre officiel n'a été donné sur le nombre de blessés.

Un précédent bilan de la protection civile faisait état de quatre personnes brûlées à divers degrés et 41 autres souffrant de difficultés respiratoires à Souk Ahras, autre ville frontalière de la Tunisie.

Des images télévisées impressionnantes montrent des habitants de cette ville fuyant leurs maisons face aux flammes.

Selon les médias locaux, plus de 350 familles ont fui leurs logements à Souk Ahras.

La gendarmerie a fermé plusieurs routes à cause des incendies.

"Trente-neuf incendies dans 14 wilayas (préfectures) sont en cours", avait indiqué dans l'après-midi la protection civile, en précisant que la wilaya d'El Tarf enregistrait le plus grand nombre d'incendies avec 16 feux, dont un bon nombre toujours en cours.

Selon la télévision privée Ennahar, une cinquantaine de personnes sont hospitalisées à El Tarf, une ville d'environ 100.000 habitants.

Des hélicoptères bombardiers d'eau sont intervenus dans trois préfectures dont Souk Ahras, localité d'environ 500.000 habitants. Ceux de la protection civile sont épaulés par des hélicoptères de l'armée.

L'Algérie a affrété un avion bombardier d'eau russe Beriev BE 200. Mais après être intervenu sur différents incendies, il a subi une panne et ne sera à nouveau opérationnel qu'à partir de samedi, selon M. Beldjoud.

Ces incendies ravivent des plaies et le débat sur l'absence d'avions bombardiers d'eau en nombre suffisant, qui avait déjà agité le pays l'été dernier.

Annulation de contrat

Selon le site Mena Defense, à la suite de leur brouille avec l'Espagne, les autorités algériennes ont annulé un contrat avec la société espagnole Plysa, filiale spécialisée de la compagnie aérienne Air Nostrum, pour la fourniture de sept avions bombardiers d'eau.

Fin juin, l'Algérie a suspendu un "traité d'amitié, de bon voisinage et de coopération" conclu en 2002 avec l'Espagne, après le revirement de Madrid sur le dossier du Sahara occidental pour s'aligner sur la position du Maroc.

Aucun plan B n'a été prévu pour remplacer l'ensemble de ces avions espagnols, selon différents médias.

Depuis le début du mois d'août, 106 incendies ont éclaté en Algérie, détruisant 800 hectares de forêt et 1.800 hectares de taillis, a précisé le ministre de l'Intérieur.

"Certains de ces incendies sont provoqués", a affirmé M. Beldjoud.

Avec les 26 morts de mercredi, le bilan de l'été 2022 grimpe à 30 morts.

Pays le plus étendu d'Afrique, l'Algérie ne compte que 4,1 millions d'hectares de forêts, avec un maigre taux de reboisement de 1,76%.

Chaque année, le nord du pays est touché par des feux de forêt, mais ce phénomène s'accentue d'année en année sous l'effet du changement climatique.

L'été 2021 a été le plus meurtrier: au moins 90 personnes sont mortes dans des feux de forêt qui ont ravagé le Nord, où plus de 100.000 hectares de taillis sont partis en fumée.

Le réchauffement du climat augmente la probabilité des canicules et des sécheresses et par ricochet, des incendies.


Sommets saoudiens: Le président chinois promet une coopération en matière de sécurité et d'énergie

Cette photo distribuée par le Palais royal jordanien montre des dirigeants posant pour une photo commémorative lors du Sommet arabo-chinois dans la capitale saoudienne Riyad, le 9 décembre 2022 (Photo, AFP).
Cette photo distribuée par le Palais royal jordanien montre des dirigeants posant pour une photo commémorative lors du Sommet arabo-chinois dans la capitale saoudienne Riyad, le 9 décembre 2022 (Photo, AFP).
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  • Pékin soutient le droit de l'Arabie saoudite à défendre sa stabilité et rejette l'ingérence étrangère et les attaques contre les civils et les intérêts saoudiens
  • Le roi Hamad ben Isa al-Khalifa de Bahreïn a salué les efforts du roi Salmane pour accueillir les trois sommets, invoquant le rôle stratégique de l'Arabie saoudite dans la région et dans le monde

RIYAD: Le président chinois, Xi Jinping, a souligné vendredi les relations étroites en matière de sécurité et d'énergie avec les pays du Golfe lors de réunions du sommet dans la capitale saoudienne.

Il a participé à des sommets avec des dirigeants saoudiens, du Golfe et d'autres pays arabes, décrivant les discussions comme une étape historique pour les relations avec le Moyen-Orient, riche en énergie.

«La Chine continuera à soutenir fermement les pays du CCG dans le maintien de leur propre sécurité et à créer un cadre de sécurité collective pour le Golfe», a déclaré Xi au début du sommet Chine-CCG.

L'Arabie saoudite et la Chine ont promis d’accorder la priorité aux relations dans le cadre de leur politique étrangère et d'établir un modèle de coopération et de solidarité pour les pays en développement, selon une déclaration commune publiée à l'issue du sommet saoudo-chinois.

Les deux pays ont réaffirmé qu'ils continueront à soutenir fermement les intérêts fondamentaux mutuels, à se soutenir dans le maintien de la souveraineté et de l'intégrité territoriale et à déployer des efforts conjoints afin de défendre le principe de non-ingérence dans les affaires intérieures des États, les règles du droit international et les principes fondamentaux des relations internationales.

Pékin a exprimé son soutien à Riyad pour le maintien de la sécurité et de la stabilité et a affirmé son opposition à toute action qui interférerait dans les affaires intérieures du Royaume, condamnant toute attaque visant les civils et les intérêts saoudiens.

Les deux nations ont souligné l'importance de renforcer la coopération par le biais d'un comité conjoint saoudo-chinois de haut niveau afin d'atteindre des objectifs communs, d'intensifier la communication entre le gouvernement et les secteurs privés des deux pays, de discuter des opportunités économiques, commerciales et d'investissement en les transformant en partenariats concrets et de renforcer la coopération en vue de consolider les relations économiques et de développement.

Lors du sommet Golfe-Chine de Riyad pour la coopération et le développement, Xi a rencontré les dirigeants des six pays du Conseil de coopération du Golfe.

«Les pays du Golfe et la Chine peuvent réaliser une intégration économique et industrielle», a indiqué Xi aux dirigeants du Golfe, mentionnant que le CCG a réussi à surmonter les défis mondiaux.

Xi a promis le soutien indéfectible de la Chine à la sécurité des pays du Golfe et leur a assuré que le géant asiatique continuera d'importer du pétrole du Golfe en grandes quantités.

Le prince héritier, Mohammed ben Salmane, a affirmé que le sommet reflétait la volonté commune de renforcer la coopération entre les pays du Golfe et la Chine. Il a ajouté que la création d'une zone de libre-échange CCG-Chine a également été discutée.

S'adressant au sommet arabo-chinois de Riyad pour la coopération et le développement, Xi a qualifié les discussions de «moment historique» dans les relations arabo-chinoises.

Le prince héritier a précisé que les pays arabes cherchent à améliorer la coopération avec la Chine et attendent avec impatience une nouvelle étape de partenariat.

Le roi Hamad ben Isa al-Khalifa de Bahreïn a salué les efforts du roi Salmane pour accueillir les trois sommets, invoquant le rôle stratégique de l'Arabie saoudite dans la région et dans le monde.

Les trois sommets reflètent la volonté des pays du CCG, des pays arabes frères et de la Chine amie d'intensifier la coopération et la coordination conjointes dans divers domaines «pour l’intérêt et le bien de nos pays et du monde entier», a-t-il jugé.

Les rues de Riyad étaient décorées avec des drapeaux nationaux de l'Arabie saoudite, des États du Golfe, des États arabes ainsi que de la Chine.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: Bassil se tourne vers le patriarche maronite pour solliciter son soutien dans l’impasse politique

À la lumière du conflit politique avec le Hezbollah, le député libanais Gebran Bassil s’est tourné vers le patriarche maronite, Bechara Boutros al-Raï, pour tenter de renforcer sa position (Photo, AFP).
À la lumière du conflit politique avec le Hezbollah, le député libanais Gebran Bassil s’est tourné vers le patriarche maronite, Bechara Boutros al-Raï, pour tenter de renforcer sa position (Photo, AFP).
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  • «Certains obstacles entravent cette option», affirme Al-Raï lors de son entretien avec le chef du CPL
  • À la lumière du conflit politique avec le Hezbollah, Bassil s’est tourné vers Al-Raï pour tenter de renforcer sa position

BEYROUTH: Le patriarche maronite, Bechara Boutros al-Raï, a laissé entendre vendredi que certains obstacles entravaient le dialogue visant à mettre fin à l’impasse politique liée à la vacance présidentielle.

Les propos d’Al-Raï ont été tenus lors de son entretien avec le député libanais Gebran Bassil, gendre du président sortant Michel Aoun et chef du parti du Courant patriotique libre (CPL).

À la lumière du conflit politique avec le Hezbollah, Bassil s’est tourné vers le patriarche pour tenter de renforcer sa position.

Bassil refuse également la tenue de sessions du Conseil des ministres par un gouvernement intérimaire dans un contexte de vide présidentiel.

«Les décrets émis par le gouvernement chargé d’expédier les affaires courantes constituent un coup dur pour la position du président», a déclaré Bassil à l’issue de la réunion.

«Plus de 10 décrets portant atteinte à cette position ont été publiés. Le mécanisme de signature de ces décrets annule la formule de partenariat.»

Bassil a soulevé la question de l’approche de l’élection présidentielle avec Al-Raï à Bkerké quelques heures avant que Michel Aoun ne s’y rende en tant que non-président.

Le CPL et les autres forces chrétiennes appréhendent toute démarche politique qui contredit leurs positions, car ils estiment que cela pourrait menacer leur existence, comme l’ont souligné à plusieurs reprises le CPL, ainsi que le parti des Forces libanaises (FL).

Le CPL n’était pas d’accord avec les approches du Hezbollah concernant les candidats à la présidence.

Le différend est apparu récemment après que le Hezbollah a manifesté son soutien à Sleiman Frangieh, qu’il considère comme un allié.

Le CPL rejette Frangieh et cherche à jouer le rôle de décideur dans la course à la présidence puisque son bloc compte la plus grande représentation chrétienne au Parlement.

«J’ai achevé avec Al-Raï ce que nous avions commencé concernant la présidence, à savoir trouver une personnalité qui bénéficie du soutien des deux tiers des voix du Parlement», a indiqué Bassil.

Bassil a également souligné la nécessité d’un dialogue entre chrétiens pour parvenir à un accord sur un ou plusieurs candidats à présenter aux élections.

«Le CPL est ouvert au dialogue, quelles que soient les positions des autres forces, et si les autres ne sont pas ouverts, nous ne pouvons pas les forcer», a-t-il lancé.

L’appel au dialogue entre chrétiens est intervenu le lendemain de l’appel lancé par le président du Parlement, Nabih Berri, aux blocs parlementaires représentant toutes les sectes pour qu’ils tiennent des discussions, à partir de jeudi prochain afin de concilier les points de vue et de désigner un président consensuel.

Jusqu’à présent, le Hezbollah et ses alliés s’en tiennent au vote blanc, et le CPL ne veut plus faire de même.

Les votes du CPL sont allés à plusieurs candidats lors de la dernière séance de vote, dans le but d’envoyer un message politique au Hezbollah.

Après son entretien avec Bassil, Bechara Boutros al-Raï a rappelé qu’il appelait au dialogue depuis 2009.

Il a soutenu la position de Bassil selon laquelle la réunion du Cabinet n’aurait pas dû avoir lieu, surtout en l’absence de nombreux ministres.

«Nous avons toujours prôné le dialogue, et aucune solution n’est possible sans un dialogue entre les parties; soit par un dialogue bilatéral entre moi-même et chaque partie, soit par un dialogue inclusif, mais certains obstacles entravent cette option.»

Le chef des FL, Samir Geagea, a indirectement commenté l’appel de Bassil dans un tweet, en disant: «Le dialogue nécessite des personnes aptes au dialogue.»

Richard Kouyoumjian, chef de l’unité des relations extérieures des FL et ancien ministre, a remis en question le départ de Bassil de l’axe du Hezbollah, malgré le différend qui les oppose.

«Si son attaque contre le parti et sa défense du christianisme sont sincères, alors il devrait laisser Geagea être candidat à la présidence», dit-il. 

Le dialogue n’est pas nécessaire car nos positions en tant que FL sont claires, a déclaré Kouyoumjian.

«Nous avons préservé autant que possible notre réconciliation avec le CPL mais ce sont eux qui l’ont gâchée.»

Le ministre sortant de l’Information, Ziad Makari, affilié à Frangieh, a souligné que Bassil savait que sa candidature ne faisait pas l’objet d'un consensus, même parmi ses alliés.

«Ses chances sont nulles. Frangieh a plus de chances que Bassil», précise-t-il.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L'agression israélienne contre les Palestiniens menace d’une nouvelle vague de violence, prévient la Jordanie

Des manifestants palestiniens se mettant à l'abri lors d'affrontements vendredi avec des soldats israéliens en Cisjordanie occupée. La Jordanie a averti que cette escalade militaire d'Israël contre les Palestiniens menaçait de déclencher une nouvelle vague de violence. (AFP)
Des manifestants palestiniens se mettant à l'abri lors d'affrontements vendredi avec des soldats israéliens en Cisjordanie occupée. La Jordanie a averti que cette escalade militaire d'Israël contre les Palestiniens menaçait de déclencher une nouvelle vague de violence. (AFP)
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  • Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères a déclaré que la violence ne faisait que générer davantage de violence
  • Le ministère des Affaires étrangères et des expatriés a dénoncé les incursions israéliennes actuelles et les attaques répétées contre des villes palestiniennes

AMMAN: Vendredi, la Jordanie a mis en garde contre l’escalade militaire d'Israël contre les Palestiniens, qui menace de déclencher une nouvelle vague de violence où toutes les parties seront perdantes. 

Le ministère des Affaires étrangères et des expatriés a dénoncé les incursions israéliennes actuelles et les attaques répétées contre des villes palestiniennes, dont la dernière en date à Jénine jeudi en début de journée.

Sinan Majali, porte-parole du ministère, a déclaré que la violence ne ferait que générer davantage de violence, a rapporté vendredi l'Agence de presse jordanienne.

Il a ajouté que les incursions israéliennes ne faisaient que perpétuer l'occupation, et que la stagnation du processus de paix poussait la région vers une escalade dangereuse dont Israël porterait la responsabilité.

Majali a appelé Israël à cesser toutes ses opérations militaires contre les Palestiniens et toutes ses mesures illégales compromettant la solution à deux États et les chances de parvenir à la paix.

Il a appelé la communauté internationale à fournir immédiatement une protection au peuple palestinien et à lancer un nouvel élan en faveur d'une paix juste qui mette fin à l'occupation et permette la création d'un État palestinien indépendant avec Jérusalem pour capitale, conformément aux résolutions adéquates de la légitimité internationale et de l'initiative de paix arabe.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com