Deux pilotes s’endorment sur un vol d’Ethiopian Airlines et manquent l’atterrissage

Le pilote et son copilote assuraient la liaison entre Khartoum, au Soudan, et Addis-Abeba, en Éthiopie, à bord du vol ET343, lorsque l’incident s’est produit. (Photo, AFP)
Le pilote et son copilote assuraient la liaison entre Khartoum, au Soudan, et Addis-Abeba, en Éthiopie, à bord du vol ET343, lorsque l’incident s’est produit. (Photo, AFP)
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Publié le Vendredi 19 août 2022

Deux pilotes s’endorment sur un vol d’Ethiopian Airlines et manquent l’atterrissage

  • Un Boeing 737, en provenance du Soudan, a survolé sa destination Addis-Abeba à 37 000 pieds avant que le pilote automatique ne déclenche l’alarme
  • L’avion a atterri en toute sécurité 25 minutes plus tard après être retourné vers la piste et est resté au sol pendant environ deux heures et demie

LONDRES: Un pilote et un copilote se sont tous deux endormis sur un vol d’Ethiopian Airlines et ont manqué l’atterrissage prévu, suscitant des inquiétudes quant à la fatigue de l’équipage, a rapporté The Independent vendredi.

Ils assuraient la liaison entre Khartoum, au Soudan, et Addis-Abeba, en Éthiopie, à bord du vol ET343, lorsque l’incident s’est produit. Le Boeing 737, qui volait à une altitude de 37 000 pieds (soit environ 11300 mètres) avant d’arriver, était censé descendre pour s’approcher de la piste, mais la tour de contrôle a donné l’alerte lorsque l’avion a maintenu son altitude.

Les opérateurs ont tenté de contacter le pilote et le copilote, en vain. Cependant, après avoir dépassé l’aéroport de destination, le pilote automatique du Boeing s’est débrayé, déclenchant une alarme et réveillant les deux pilotes. L’avion a atterri en toute sécurité 25 minutes plus tard après être retourné vers la piste et est resté au sol pendant environ deux heures et demie avant son prochain vol.

«Le Boeing 737 d’Ethiopian Airlines était encore à une altitude de croisière de 37 000 pieds lorsqu’il a atteint Addis-Abeba. Pourquoi n’avait-il pas commencé à descendre pour atterrir? Les deux pilotes étaient endormis», a écrit Alex Macheras, expert en aviation, sur Twitter. «La fatigue des pilotes n’a rien de nouveau et constitue toujours l’une des menaces les plus importantes pour la sécurité aérienne au niveau international.»

«Espérons que les deux pilotes soient licenciés et que les autorités aéronautiques ouvrent une enquête sur les horaires de service des équipages de cette compagnie aérienne. Heureusement que rien de grave n’est arrivé», a tweeté un autre utilisateur. Un ancien employé de la tour de contrôle a noté la fréquence de ces incidents: «Croyez-moi quand je vous dis que c’est arrivé ici aussi.»

Un pilote de la compagnie italienne ITA Airways a été licencié en mai dernier après s’être endormi pendant un vol entre New York et Rome.

Le pilote et son copilote se seraient tous deux endormis, laissant ainsi la tour de contrôle dans l’incapacité de communiquer avec l’avion pendant plus de dix minutes.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Londres accueille des discussion sur la mission à Ormuz

Le Royaume-Uni a annoncé qu'il allait accueillir mercredi et jeudi des militaires d'une trentaine de pays pour discuter de la formation d'une mission dirigée par le Royaume-Uni et la France afin de protéger la navigation dans le détroit d'Ormuz. (AFP)
Le Royaume-Uni a annoncé qu'il allait accueillir mercredi et jeudi des militaires d'une trentaine de pays pour discuter de la formation d'une mission dirigée par le Royaume-Uni et la France afin de protéger la navigation dans le détroit d'Ormuz. (AFP)
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  • Cette conférence permettra de "faire progresser la planification détaillée" de la réouverture du détroit dès que les conditions le permettront, à la suite des "avancées" réalisées lors des pourparlers de Paris la semaine dernière
  • "L'objectif aujourd'hui et demain est de traduire le consensus diplomatique en un plan commun pour garantir la liberté de navigation dans le détroit et soutenir un cessez-le-feu durable"

LONDRES: Le Royaume-Uni a annoncé qu'il allait accueillir mercredi et jeudi des militaires d'une trentaine de pays pour discuter de la formation d'une mission dirigée par le Royaume-Uni et la France afin de protéger la navigation dans le détroit d'Ormuz.

Cette conférence permettra de "faire progresser la planification détaillée" de la réouverture du détroit dès que les conditions le permettront, à la suite des "avancées" réalisées lors des pourparlers de Paris la semaine dernière, a précisé le ministère britannique de la Défense.

"L'objectif aujourd'hui et demain est de traduire le consensus diplomatique en un plan commun pour garantir la liberté de navigation dans le détroit et soutenir un cessez-le-feu durable", a déclaré le ministre britannique de la Défense John Healey, cité dans un communiqué.

Il s'est dit confiant que "des progrès concrets puissent être accomplis".

Ces discussions intervient dans la foulée de pourparlers sur ce détroit stratégique, ayant réuni vendredi à Paris plus de 40 pays sous la houlette du Premier ministre britannique Keir Starmer et du président français Emmanuel Macron.

M. Starmer a indiqué que la France et le Royaume-Uni dirigeraient une mission multinationale pour assurer la liberté de navigation dans le détroit "dès que les conditions le permettront".

La Grande-Bretagne et la France ont insisté sur le fait que cette force serait exclusivement défensive et ne serait déployée qu'une fois la paix durable dans la région instaurée.

Les Etats-Unis et l'Iran, parties belligérantes, n'ont pas participé aux pourparlers.

Avant la réunion de Paris, Downing Street avait annoncé la tenue d'un sommet de planification militaire cette semaine, sans donner plus de précisions.

 


Iran: le médiateur pakistanais salue la prolongation du cessez-le-feu annoncée par Trump

Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont le pays joue un rôle de médiateur dans le conflit opposant les Etats-Unis à l'Iran, a salué mercredi l'extension du cessez-le-feu annoncée par Donald Trump. (AFP)
Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont le pays joue un rôle de médiateur dans le conflit opposant les Etats-Unis à l'Iran, a salué mercredi l'extension du cessez-le-feu annoncée par Donald Trump. (AFP)
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  • "Je remercie sincèrement le président Trump d'avoir gracieusement accepté notre demande de prolongation du cessez-le-feu afin de permettre aux efforts diplomatiques en cours de se poursuivre"
  • Un nouveau round de discussions initialement annoncé pour le début de semaine à Islamabad a toutefois lui aussi été ajourné sine die

ISLAMABAD: Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont le pays joue un rôle de médiateur dans le conflit opposant les Etats-Unis à l'Iran, a salué mercredi l'extension du cessez-le-feu annoncée par Donald Trump.

"Je remercie sincèrement le président Trump d'avoir gracieusement accepté notre demande de prolongation du cessez-le-feu afin de permettre aux efforts diplomatiques en cours de se poursuivre", a indiqué sur X M. Sharif, précisant s'exprimer également au nom du chef d'état-major, le maréchal Asim Munir.

"Fort de la confiance qui lui est accordée, le Pakistan poursuivra ses efforts en vue d'un règlement négocié du conflit", a ajouté le dirigeant.

Donald Trump a annoncé mardi une extension sine die du cessez-le-feu dont il avait précédemment fixé l'expiration à mercredi soir, disant vouloir donner davantage de temps à la diplomatie.

Un nouveau round de discussions initialement annoncé pour le début de semaine à Islamabad a toutefois lui aussi été ajourné sine die.

"J'espère sincèrement que les deux parties continueront à respecter le cessez-le-feu et parviendront à conclure un +accord de paix+ global lors du deuxième cycle de négociations prévu à Islamabad, afin de mettre définitivement fin au conflit", a souligné M. Sharif mercredi.


Trump dit prolonger le cessez-le-feu avec l'Iran jusqu'à nouvel ordre

Donald Trump a annoncé mardi la prolongation du cessez-le-feu avec l'Iran afin de donner plus de temps à Téhéran pour négocier, tout en maintenant le blocus des ports iraniens. (AFP)
Donald Trump a annoncé mardi la prolongation du cessez-le-feu avec l'Iran afin de donner plus de temps à Téhéran pour négocier, tout en maintenant le blocus des ports iraniens. (AFP)
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  • Le dirigeant républicain a souligné avoir pris cette décision face "aux graves divisions au sein du gouvernement iranien" et à la demande du Pakistan, principal pays médiateur
  • Il a toutefois indiqué avoir "ordonné à nos forces armées de maintenir le blocus" naval dans le détroit d'Ormuz

WASHINGTON: Donald Trump a annoncé mardi la prolongation du cessez-le-feu avec l'Iran afin de donner plus de temps à Téhéran pour négocier, tout en maintenant le blocus des ports iraniens.

S'exprimant sur sa plateforme Truth Social, le président américain a annoncé avoir décidé de "prolonger le cessez-le-feu jusqu'à ce que l'Iran présente une proposition et que les discussions soient conclues, d'une manière ou d'une autre".

Le dirigeant républicain a souligné avoir pris cette décision face "aux graves divisions au sein du gouvernement iranien" et à la demande du Pakistan, principal pays médiateur.

Il a toutefois indiqué avoir "ordonné à nos forces armées de maintenir le blocus" naval dans le détroit d'Ormuz.

L'annonce du président américain intervient alors que Washington et Téhéran ont affiché leur désaccord sur l'expiration de la trêve, les premiers parlant de mercredi soir, heure de Washington, tandis que les seconds ont évoqué ce mardi, à minuit GMT.

Par ailleurs, la Maison Blanche a confirmé en fin de journée que le vice-président JD Vance, chargé de mener d'éventuelles nouvelles discussions avec l'Iran au Pakistan, ne quitterait pas Washington mardi, comme initialement prévu.

"A la lumière du message du président Trump sur Truth Social, confirmant que les Etats-Unis attendent une proposition unifiée des Iraniens, le voyage au Pakistan n'aura pas lieu aujourd'hui", a indiqué un haut responsable de l'exécutif américain, dans une déclaration transmise à la presse.

La Maison Blanche n'avait jamais confirmé le déplacement du vice-président, mais a entretenu le flou sur le fait de savoir s'il quittait ou pas la capitale dans la journée de mardi.

Bientôt deux mois après le début des hostilités déclenchées par Israël et les Etats-Unis, Téhéran a menacé de son côté de reprendre les frappes en direction des pays du Golfe, mettant en péril l'approvisionnement pétrolier mondial.