Le rappeur Gims chante l'un des hymnes du Mondial-2022 au Qatar

Le rappeur Gims interprète l'une des chansons officielles de la Coupe du monde de football 2022 au Qatar intitulée "Arhbo". (Photo, AFP)
Le rappeur Gims interprète l'une des chansons officielles de la Coupe du monde de football 2022 au Qatar intitulée "Arhbo". (Photo, AFP)
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Publié le Samedi 20 août 2022

Le rappeur Gims chante l'un des hymnes du Mondial-2022 au Qatar

  • Sur ce morceau, le rappeur congolais ayant vécu en France presque toute sa vie est en duo avec le chanteur portoricain de trap latino et de reggaeton Ozuna
  • La Coupe du monde qatarienne, du 20 novembre au 18 décembre, sera la première à se tenir dans un pays arabe

DOHA : Le rappeur Gims interprète l'une des chansons officielles de la Coupe du monde de football 2022 au Qatar intitulée "Arhbo", dont le clip a été dévoilé samedi sur Youtube par la Fédération internationale (Fifa).

Sur ce morceau, le rappeur congolais ayant vécu en France presque toute sa vie est en duo avec le chanteur portoricain de trap latino et de reggaeton Ozuna.

Un premier hymne officiel, "Hayya Hayya (Better Together)" par la chanteuse américaine de R&B Trinidad Cardona, le Nigériano-Américain Davido, star de l'afrobeat, et la Qatarienne Aisha, avait été diffusé en avril.

La Coupe du monde qatarienne, du 20 novembre au 18 décembre, sera la première à se tenir dans un pays arabe.

L'hymne le plus connu d'un Mondial reste "Waka Waka (This Time for Africa)" par Shakira et le groupe sud-africain Freshlyground, musique officielle de la Coupe du monde 2010 en Afrique du Sud.


Du «tchaï» à la baguette de pain, l'Unesco désigne ses lauréats du patrimoine immatériel

Le logo de l'Unesco est vu au siège de l'Unesco à Paris, le 12 novembre 2021 (Photo, AFP).
Le logo de l'Unesco est vu au siège de l'Unesco à Paris, le 12 novembre 2021 (Photo, AFP).
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  • Présidé par le Maroc, le Comité du patrimoine culturel immatériel de l'Unesco examinera de lundi à samedi 56 demandes d’inscription, dont quatre nécessitant une sauvegarde urgente
  • Les résultats seront publiés sur les comptes Twitter de l'Unesco à partir de mardi après-midi

RABAT: La baguette française, le raï algérien, la "slivo" serbe ou encore la harissa tunisienne: l'Unesco examine à partir de lundi à Rabat les candidatures d’inscription aux listes du patrimoine immatériel de l'humanité.

Présidé par le Maroc, le Comité du patrimoine culturel immatériel de l'Unesco examinera de lundi à samedi 56 demandes d’inscription, dont quatre nécessitant une sauvegarde urgente, comme l'art de la poterie au peuple Cham au Vietnam, a précisé l'organisation.

C'est la première fois qu'il se retrouve en présentiel après deux sessions annuelles successives (2020 et 2021) tenues en ligne en raison de la pandémie de Covid-19.

Les résultats seront publiés sur les comptes Twitter de l'Unesco à partir de mardi après-midi.

Parmi les dossiers les plus en vue: la baguette de pain (France), le chant populaire raï (Algérie), les fêtes foraines (France et Belgique), la culture du "tchaï/thé" (Azerbaïdjan et la Turquie), les techniques traditionnelles de transformation du thé (Chine), le rubab, luth d'Asie centrale (Iran/Tadjikistan/Afghanistan), ou encore le savoir-faire et les pratiques culinaires autour de la harissa, le condiment traditionnel tunisien.

Afin d'éviter les controverses, l’Unesco honore avant tout des traditions, des pratiques et des savoir-faire à sauvegarder.

Aussi elle ne reconnaîtra pas que la baguette de pain appartient au patrimoine mondial immatériel mais que "les savoir-faire artisanaux et la culture de la baguette" en font partie.

Quant au raï algérien, il ne sera pas intégré sur la liste comme musique mais en tant que tradition entourant ce genre musical.

"C'est du patrimoine vivant. La grande différence entre cette liste du patrimoine immatériel et la liste du patrimoine (matériel) mondial, c’est qu’ici ce sont des communautés qui sont représentées et qui sont les protagonistes de cette sauvegarde", a expliqué à l'AFP Ernesto Ottone, sous-directeur général pour la culture de l'Unesco.

Ainsi un patrimoine immatériel peut-être partagé entre plusieurs pays, comme en 2020 l’inscription du couscous avait été le résultat d’une candidature conjointe de quatre pays d’Afrique du Nord: l’Algérie, la Mauritanie, le Maroc et la Tunisie.

L'ambassadeur du Maroc auprès de l'Unesco, Samir Addahre, a regretté de "ne pas avoir pu présenter un dossier commun" avec l' Algérie pour le raï, en raison de la rupture des relations diplomatiques entre les deux voisins, mais il a dit espérer d'autres candidatures communes "quand les circonstances s'amélioreront un jour".

Adoptée en octobre 2003 et ratifiée par 180 pays, la Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel promeut la sauvegarde des connaissances et savoir-faire nécessaires à l’artisanat traditionnel.

Outil de la diplomatie culturelle, elle récompense également des "pratiques culturelles transmises de génération en génération, comme les traditions orales, les arts du spectacle, les pratiques sociales, rituels et événements festifs ou encore les connaissances et pratiques concernant la nature et l’univers".

La liste du patrimoine culturel immatériel de l’humanité compte aujourd'hui 530 éléments inscrits, dont 72 nécessite une sauvegarde urgente.


«Neymar haters»: quand la fracture politique au Brésil déborde sur la Coupe du monde

Les fans du Brésil réagissent en regardant la diffusion en direct du match de football du groupe G de la Coupe du monde Qatar 2022 entre le Brésil et la Suisse, au FIFA Fan Fest sur la plage de Copacabana, Rio de Janeiro, au Brésil, le 28 novembre 2022 (Photo, AFP).
Les fans du Brésil réagissent en regardant la diffusion en direct du match de football du groupe G de la Coupe du monde Qatar 2022 entre le Brésil et la Suisse, au FIFA Fan Fest sur la plage de Copacabana, Rio de Janeiro, au Brésil, le 28 novembre 2022 (Photo, AFP).
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  • Le Brésil a souvent souffert sans Neymar, subissant notamment l'humiliante élimination 7-1 par l'Allemagne, sur son propre sol
  • À Copacabana, Charleo Luis, partisan de Lula, aimerait simplement que la politique et le football soient séparés

RIO DE JANEIRO: En temps normal, la blessure du joueur vedette d'une équipe de football est une terrible nouvelle pour tous ses supporteurs. Mais lors du match contre la Suisse lundi, certains Brésiliens ont eu du mal à regretter l'absence de leur icône Neymar, qui avait promis de dédier son premier but en Coupe du monde au président sortant d'extrême droite Jair Bolsonaro.

Tout en regardant le match dans un bar bondé du centre de Rio de Janeiro, où les supporteurs parés de jaune et de vert attendent nerveusement ce qui s'avérera être le seul but de la rencontre (marqué à la 83e minute par Casemiro et synonyme de qualification pour le Brésil), Henrique Melo, un étudiant en droit de 23 ans, explique son dilemme.

"En tant que joueur, Neymar est incroyable. C'est un artiste. En tant que personne, il laisse beaucoup à désirer. Pas seulement à cause de ses opinions politiques, mais en raison de qui il est. Au lieu de mener un style de vie bling-bling, il pourrait investir dans l'éducation, les projets sociaux, donner l'exemple aux enfants", estime le jeune homme.

En tant qu'amateur de football, il aurait désespérément voulu que Neymar se remette de la blessure à la cheville qui l'a mis sur la touche jeudi lors du match contre la Serbie (remporté 2-0 par le Brésil), au cours duquel il a brillé sans toutefois inscrire de but.

"Il manque à l'équipe", constate Melo et arborant fièrement le maillot de la nation férue de football. En même temps, le fait que le footballeur le plus cher du monde n'ait pas encore marqué dans le tournoi "est le meilleur résultat que le Brésil ait eu en Coupe du monde", car "tous les supporteurs de Bolsonaro l'auraient célébré", plaisante ce fervent partisan du président élu de gauche Luiz Inacio Lula da Silva.

«Génial de le voir échouer!»

Sur la célèbre plage de Copacabana à Rio, où une foule immense suit le match sur un écran géant, Tainara Santana, vendeuse de 29 ans, ressent le même dilemme. "J'aime le football, donc je veux que (Neymar) joue parce qu'il est bon. Mais je ne peux pas dire que je suis triste qu'il n'ait pas marqué. C'est génial de voir Neymar échouer", lâche-t-elle dans un rire.

Avec ses millions de followers sur les réseaux sociaux, Neymar est l'une des plus grandes célébrités du sport mondial. Mais sa magie a parfois été ternie.

Sur le terrain, les critiques accusent l'attaquant du Paris Saint-Germain, âgé de 30 ans, de jouer la comédie et de ne pas être à la hauteur quand il le faut. En dehors du terrain, Neymar a été accusé de faire la fête de façon éhontée, de frauder le fisc et de se comporter comme un enfant gâté.

"C'est un crétin", lâche Tainara Santana. "Pas seulement pour ses opinions politiques, mais pour son machisme, son ego, son manque total d'humilité".

La quête par le Brésil de sa sixième Coupe du monde, ce qui serait un record, arrive quelques semaines après une élection présidentielle hyper-polarisée dans le pays. Neymar a pris parti pour Bolsonaro au détriment de Lula, s'attirant un torrent d'injures d'une armée de "haters" en ligne. 

Une autre légende du football brésilien, le double champion du monde Ronaldo, a pris la défense de son collègue.  Au sein de l'équipe du Brésil, Casemiro et Raphinha ont également soutenu Neymar, affirmant qu'il ne méritait pas toute cette opprobre en ligne.

Le Brésil a souvent souffert sans Neymar, subissant notamment l'humiliante élimination 7-1 par l'Allemagne, sur son propre sol, en demi-finale de la Coupe du monde 2014 alors que son attaquant vedette était blessé au dos.

À Copacabana, Charleo Luis, partisan de Lula, aimerait simplement que la politique et le football soient séparés.

Ceux qui détestent Neymar "sont des idiots qui ne connaissent rien au football", affirme ce vendeur de rue de 24 ans. "Qui se soucie de savoir s'il soutient Bolsonaro ? C'est un grand joueur. Je suis un grand fan, je l'adore. Je l'encourage à se rétablir." La Coupe du monde, ajoute-t-il, "est l'occasion pour nous d'applaudir comme une grande famille."


Une journaliste de Fox News supprime une vidéo après que ses propos sont dénoncés par une journaliste d’Arab News

«Disons que je ne me sens pas si spéciale», déclare Jenny Taft après avoir franchi une porte strictement réservée aux femmes au Qatar. (TikTok: @JennyTaft via Twitter: @lama_lha)
«Disons que je ne me sens pas si spéciale», déclare Jenny Taft après avoir franchi une porte strictement réservée aux femmes au Qatar. (TikTok: @JennyTaft via Twitter: @lama_lha)
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  • «J’ai dû franchir une porte spéciale réservée aux femmes… Disons que je ne me sens pas si spéciale», déclare Jenny Taft de Fox Sports dans la vidéo, affichant un air sarcastique et suffisant
  • «En tant que journalistes, nous devons enquêter sur un sujet avant de diffuser des informations erronées ou un discours biaisé, comme vous le faites dans cette vidéo», lui répond la journaliste d’Arab News

LONDRES: Une journaliste de Fox Sports, qui a publié une vidéo sur TikTok pour se moquer des entrées et des contrôles de sécurité séparés pour les hommes et les femmes dans les stades où se déroule la Coupe du monde au Qatar, a supprimé sa vidéo après que ses propos ont été dénoncés par une journaliste d’Arab News lundi.

«J’ai dû franchir une porte spéciale réservée aux femmes… Disons que je ne me sens pas si spéciale», déclare Jenny Taft de Fox Sports dans la vidéo, affichant un air sarcastique et suffisant.

La journaliste d’Arab News, Lama Alhamawi, en a expliqué les raisons à Jenny Taft, remettant rapidement la journaliste américaine à sa place.

«En tant que collègue journaliste plus jeune que vous et ayant voyagé dans différents pays pour couvrir divers sujets à travers le monde, permettez-moi de vous donner quelques conseils», déclare-t-elle.

«En tant que journalistes, nous avons des responsabilités à assumer. Nous devons faire preuve de prudence pour bien évaluer une situation et enquêter sur un sujet avant de diffuser des informations erronées ou un discours biaisé, comme vous le faites dans cette vidéo.»

«Maintenant, parlons de la porte spéciale que vous évoquez… un mot explique parfaitement cette situation: le respect. Il s’agit de respecter les limites, les principes et les croyances religieuses d’autrui. Une femme ne veut pas être fouillée par des hommes et vice versa.»

«Il est donc simplement question de respecter les croyances religieuses de quelqu’un et d’assurer son confort lorsqu’il entre dans ce pays. Vous faites allusion à la discrimination ou au sexisme. Il ne s’agit certainement pas de cela, il s’agit de respect. Le mot “respect” est celui qui décrit au mieux la situation.»

La journaliste d’Arab News indique à son homologue de Fox News que le but est de respecter les autres personnes et non de faire preuve de discrimination.

«Quand je regarde votre vidéo, il me semble que le mot “respect” vous est étranger. C’est un concept que vous ne comprenez peut-être pas très bien.»

Lama Alhamawi a reçu des éloges et du soutien après avoir dénoncé les propos de la journaliste sportive chevronnée.

«Absolument parfait! J’en ai marre de voir des gens ignorants critiquer», écrit un utilisateur.
«Merci Lama d’avoir mis cela en lumière et d’avoir répliqué de la meilleure façon possible», écrit un autre.
Un autre commentaire indique: «Magnifiquement dit. Merci d’avoir éduqué tout le monde avec tant de grâce.»

Après la diffusion de la vidéo de la journaliste d’Arab News et des innombrables commentaires de soutien qu’elle a reçus, Jenny Taft a supprimé sa vidéo.
Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com