«Apocalypse»: désolation dans un village soudanais touché par des inondations

Des Soudanais traversent une route inondée dans la ville d'Iboud, à 250 km au sud de la capitale Khartoum, le 22 août 2022. (Photo, AFP)
Des Soudanais traversent une route inondée dans la ville d'Iboud, à 250 km au sud de la capitale Khartoum, le 22 août 2022. (Photo, AFP)
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Publié le Mardi 23 août 2022

«Apocalypse»: désolation dans un village soudanais touché par des inondations

Des Soudanais traversent une route inondée dans la ville d'Iboud, à 250 km au sud de la capitale Khartoum, le 22 août 2022. (Photo, AFP)
  • «Cela fait des années que nous n'avions pas vu des pluies et des inondations de cette importance», lance un Soudanais de 53 ans, qui s'est empressé de venir sauver ce qu'il restait de sa maison
  • Cette année, quelque 80 personnes sont mortes et des dizaines de milliers de logements ont été détruits ou endommagés dans ces inondations, selon des chiffres officiels

MAKAYLAB: Dans le village soudanais de Makaylab, Mohammed Tigani fouille dans les décombres de sa maison en terre, détruite par de fortes inondations, dans l'espoir de trouver des matériaux pour se reconstruire un logement. 

"On aurait dit l'apocalypse", lance M. Tigani, dont la maison dans l'Etat du Nil (nord-est) a été emportée en quelques heures par les inondations provoquées par les pluies diluviennes qui se sont récemment abattues sur le pays. 

"Cela fait des années que nous n'avions pas vu des pluies et des inondations de cette importance", ajoute ce Soudanais de 53 ans, qui s'est empressé de venir sauver ce qu'il restait de sa maison après que les eaux se sont retirées de son village. 

Il est à la recherche de tout ce qui pourrait être récupéré afin de construire une nouvelle maison pour son fils et son épouse enceinte. 

La saison des pluies a habituellement lieu au Soudan entre mai et octobre, causant de graves inondations qui endommagent les habitations, les infrastructures et les récoltes. 

Cette année, quelque 80 personnes sont mortes et des dizaines de milliers de logements ont été détruits ou endommagés dans ces inondations, selon des chiffres officiels. 

Dimanche, les autorités ont même déclaré l'état d'urgence dans l'Etat du Nil et cinq autres Etats. 

Risque sanitaire 

Comme Mohammed, d'autres habitants de Makaylab se démènent pour récupérer leurs biens ou tout ce qui pourrait les aider à reconstruire leurs maisons. Tout est bon, même du bois cassé, mais certains n'ont pas de chance. 

"Nous essayons de trouver quelque chose, mais tout est détruit", déplore Haidar Abdelrahman, assis sur le tas de gravats qui reste de sa maison. 

M. Abdelrahman craint par ailleurs que l'eau stagnante des flaques n'apporte avec elle son lot d'insectes et de maladies. 

"Les gens ont peur que les fortes pluies apportent des scorpions, des serpents et d'autres problèmes", dit-il. 

"Les gens ont sérieusement besoin d'une aide contre les insectes et les moustiques", comme des pulvérisations d'insecticides, estime de son côté Seifeddine Soliman, 62 ans. 

Yasser Hachem, fonctionnaire du ministère de la Santé, se veut rassurant. 

Selon lui, "les autorités ont lancé des campagnes de pulvérisation d'insecticides pour empêcher la prolifération de moustiques", dit-il. 

Les autorités maîtrisent la situation "jusqu'à présent", ajoute-t-il. Selon lui, sur les quelque 3 000 habitants de Makaylab, les autorités sanitaires n'ont reçu que quelques cas par jour de personnes souffrant de diarrhée. 

En attendant, beaucoup d'habitants sont à la rue. 

Après la destruction de leurs maisons, "les gens n'ont aucun endroit où aller", s'alarme M. Abdelrahman. 


Le président libanais en route pour Washington où il doit rencontrer Donald Trump

Le président libanais Joseph Aoun prononce une allocution télévisée à la nation depuis le palais présidentiel de Baabda, à l'est de Beyrouth, le 17 avril 2026. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun prononce une allocution télévisée à la nation depuis le palais présidentiel de Baabda, à l'est de Beyrouth, le 17 avril 2026. (AFP)
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  • Le président libanais Joseph Aoun est à Washington pour rencontrer le président américain Donald Trump et discuter du cessez-le-feu et du retrait israélien du sud du Liban
  • Les négociations entre le Liban et Israël se poursuivent sous médiation américaine, tandis que les tensions persistent avec de nouvelles frappes israéliennes dans le sud

BEYROUTH: Le président libanais a quitté Beyrouth samedi matin pour Washington, où il doit rencontrer Donald Trump, alors que son pays négocie avec Israël le retrait des zones du sud du Liban qu'il occupe depuis sa dernière guerre avec le Hezbollah pro-iranien.

Il s'agira de la première visite d'un chef d'Etat libanais aux Etats-Unis depuis 2009, lorsque Michel Sleiman avait été reçu par Barack Obama.

Outre le "sommet libano-américain" prévu à la Maison Blanche, Joseph Aoun doit s'entretenir "avec plusieurs responsables américains de la situation au Liban et des moyens de consolider le cessez-le-feu", notamment dans le sud, ainsi que du "retrait d'Israël des régions libanaises qu'il occupe", a précisé la présidence dans un communiqué.

Le Liban et Israël ont entamé en avril des négociations inédites depuis des décennies, sous l'égide des Etats-Unis, afin de mettre un terme à l'état de guerre entre eux.

Ils ont conclu un accord-cadre le 26 juin à Washington, qui prévoit le déploiement de l'armée libanaise dans des "zones pilotes" évacuées par Israël, qui occupe une partie du sud du pays, sous réserve du désarmement du Hezbollah.

A l'issue d'une sixième session de négociations tenue à Rome, les deux pays sont parvenus "à un accord sur la structure et les lignes directrices" de ce processus, selon un responsable américain.

En parallèle, l'armée libanaise a commencé à renforcer ses patrouilles dans plusieurs villages jouxtant les zones occupées par les forces israéliennes dans le sud, avait indiqué une source militaire libanaise à l'AFP.

L'accord-cadre a été conclu après l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu fragile dans la nouvelle guerre qui a éclaté entre le Hezbollah et l'armée israélienne.

Le mouvement chiite avait entraîné le Liban dans la guerre le 2 mars en bombardant Israël en soutien à l'Iran, son allié.

L'armée israélienne poursuit toutefois des frappes limitées dans le sud et procède à des destructions dans les villages qu'elle occupe, selon les médias officiels libanais.

Samedi, l'Agence nationale d'information (Ani) a fait état de nouvelles frappes contre deux localités situées en bordure de la zone occupée, dans les régions de Tyr et de Nabatiyé.

Dans un contexte de tensions régionales, l'ambassade des Etats-Unis au Liban a conseillé vendredi à ses ressortissants de "ne pas voyager au Liban".


Bahreïn et le Koweït affirment avoir contré des attaques iraniennes

Bahreïn et le Koweït ont affirmé jeudi avoir contré des attaques iraniennes, après de nouvelles frappes américaines contre l'Iran. (AFP)
Bahreïn et le Koweït ont affirmé jeudi avoir contré des attaques iraniennes, après de nouvelles frappes américaines contre l'Iran. (AFP)
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  • "L'Iran poursuit sa politique hostile systématique à travers ses attaques criminelles visant les civils", a déclaré l'armée bahreïnie dans un communiqué, en affirmant avoir " intercepté et détruit plusieurs attaques aériennes"
  • Des sirènes d'alerte aérienne ont retenti dans la nuit de mercredi à jeudi à Manama, la capitale du royaume, où des explosions ont été entendues

MANAMA: Bahreïn et le Koweït ont affirmé jeudi avoir contré des attaques iraniennes, après de nouvelles frappes américaines contre l'Iran.

"L'Iran poursuit sa politique hostile systématique à travers ses attaques criminelles visant les civils", a déclaré l'armée bahreïnie dans un communiqué, en affirmant avoir " intercepté et détruit plusieurs attaques aériennes".

Des sirènes d'alerte aérienne ont retenti dans la nuit de mercredi à jeudi à Manama, la capitale du royaume, où des explosions ont été entendues, a rapporté une journaliste de l'AFP.

L'état-major koweïtien a également indiqué dans la nuit avoir répondu à "des attaques hostiles de drones" iraniens. Il a précisé que les explosions entendues étaient le résultat d'interceptions aériennes.

Les forces iraniennes ont annoncé avoir visé "des systèmes de radar, un système de défense antiaérienne Patriot et des sites de stockage de carburant" sur la base aérienne Ali al-Salem  au Koweït, ainsi que des installations militaires américaines sur la base aérienne de Cheikh Isa à Bahreïn.

Téhéran mène des attaques quasi quotidiennes dans ces deux pays du Golfe depuis la reprise des hostilités le 7 juillet avec les Etats-Unis, en disant cibler des intérêts militaires américains.

Les autorités bahreïnie et koweïtienne accusent toutefois leur voisin de viser aussi des sites civils.

Dimanche, le Koweït a affirmé que trois postes-frontières et une plateforme pétrolière offshore avaient été ciblés, sans préciser leur origine.

La confrontation a repris après des attaques contre des navires dans le Golfe, imputées à l'Iran. Les frappes menées depuis sont sans précédent au Moyen-Orient depuis le cessez-le-feu du 8 avril.


La Syrie dit avoir saisi des armes en provenance d'Irak destinées au Hezbollah

"Les unités spécialisées ont déjoué une tentative d'introduction d'une cargaison d'armes sophistiquées et de missiles via la frontière syro-irakienne", a indiqué une source du ministère de l'Intérieur, citée par l'agence officielle Sana. (AFP)
"Les unités spécialisées ont déjoué une tentative d'introduction d'une cargaison d'armes sophistiquées et de missiles via la frontière syro-irakienne", a indiqué une source du ministère de l'Intérieur, citée par l'agence officielle Sana. (AFP)
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  • Le pouvoir syrien est hostile au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad
  • Il a annoncé à plusieurs reprises avoir saisi des armes destinées au mouvement pro-iranien près de la frontière libanaise, mais c'est la première fois qu'il mentionne la frontière avec l'Irak

DAMAS: La Syrie a annoncé jeudi avoir déjoué une tentative de faire passer des armes destinées au Hezbollah pro-iranien au Liban, dont des missiles, via sa frontière avec l'Irak.

"Les unités spécialisées ont déjoué une tentative d'introduction d'une cargaison d'armes sophistiquées et de missiles via la frontière syro-irakienne", a indiqué une source du ministère de l'Intérieur, citée par l'agence officielle Sana.

"Les premières investigations ont établi que la cargaison était destinée à transiter par la Syrie au profit de la milice terroriste du Hezbollah", a ajouté cette source.

Le pouvoir syrien est hostile au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad.

Il a annoncé à plusieurs reprises avoir saisi des armes destinées au mouvement pro-iranien près de la frontière libanaise, mais c'est la première fois qu'il mentionne la frontière avec l'Irak.

Cette annonce intervient alors que le président américain Donald Trump met la pression sur la Syrie pour qu'elle intervienne au Liban contre le Hezbollah.

Depuis qu'une coalition islamiste a pris le pouvoir en Syrie en 2024, les autorités ont affirmé avoir démantelé des cellules liées à la formation pro-iranienne qui préparaient des attentats en Syrie, mais le Hezbollah a toujours démenti.

Le groupe est affaibli par la nouvelle guerre qu'il a menée contre Israël depuis mars pour soutenir l'Iran.

Le président syrien Ahmad al-Chareh dit refuser d'intervenir militairement au Liban contre le Hezbollah, comme l'a suggéré à plusieurs reprises Donald Trump.