La Californie va interdire la vente de voitures à essence d'ici 2035

La Californie avec ses plus de 40 millions de consommateurs est le plus grand marché des Etats-Unis (Photo, AFP).
La Californie avec ses plus de 40 millions de consommateurs est le plus grand marché des Etats-Unis (Photo, AFP).
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Publié le Vendredi 26 août 2022

La Californie va interdire la vente de voitures à essence d'ici 2035

  • Ainsi en 2026, un tiers des ventes de voitures en Californie devra concerner des véhicules «zéro émission»
  • La Californie avec ses plus de 40 millions de consommateurs est le plus grand marché des Etats-Unis

LOS ANGELES: Les voitures neuves vendues en Californie devront être à "zéro émission" polluante, à partir de 2035 au plus tard, selon un texte adopté jeudi dans cet Etat à la pointe des efforts pour une transition énergétique du pays.

"L'accélération rapide du nombre de véhicules à zéro émission sur nos routes et autoroutes permettra de réduire drastiquement les émissions et la pollution pour tous les Californiens", a souligné dans un communiqué Liane Randolph, présidente du Bureau californien chargé de la qualité de l'air (CARB), qui a approuvé la mesure.

Le texte, qui va interdire de fait la vente de voitures neuves diesel ou à essence à partir de 2035, officialise les objectifs fixés en septembre 2020 par le gouverneur démocrate de l'Etat, Gavin Newsom.

Dès 2026, un tiers des ventes de voitures en Californie devra concerner des véhicules "zéro émission", autrement dit des véhicules roulant à l'électricité, à l'hydrogène et certains véhicules hybrides, et il devra s'agir des deux tiers des ventes d'ici 2030.

"Le calendrier est ambitieux mais atteignable: lorsqu'un enfant né cette année sera en âge d'aller au collège, seuls des véhicules à zéro émission et un nombre limité de véhicules hybrides rechargeables seront disponibles à la vente pour les voitures neuves en Californie", a noté le CARB.

Le bureau estime également que d'ici 2037, la nouvelle norme permettra une réduction de 25% des brouillards de pollution émanant de véhicules légers.

"Cela bénéficiera à tous les Californiens mais particulièrement aux communautés les plus accablées en matière économique et environnementale, le long des autoroutes et des autres voies à forte circulation", a ajouté le CARB.

Le CARB argue également que, de 2026 à 2040, la nouvelle réglementation permettra d'éviter notamment 1.290 décès issus de maladies cardiopulmonaires.

Le gouverneur démocrate de l'Etat, Gavin Newsom, a salué l'adoption de cette mesure. La réduction du nombre de véhicules polluants sur les routes représente l'équivalent des "émissions causées par 915 millions de barils de pétrole".

Plus grand marché des Etats-Unis

La Californie, avec ses plus de 40 millions de consommateurs, est le plus grand marché des Etats-Unis et ses normes ont un impact sur la production manufacturière à travers le pays.

General Motors avait déjà annoncé en janvier 2021 son intention de ne plus construire d'ici 2035 de voitures à émissions polluantes même si le groupe ne s'est pas ouvertement engagé à n'offrir que des véhicules électriques dans 13 ans.

L'adoption de cette mesure en Californie intervient alors que le président Joe Biden a promulgué la semaine dernière un vaste plan d'investissement sur le climat et la santé, qui comprend une enveloppe de 370 milliards de dollars pour réduire les émissions de gaz à effet de serre de 40% d'ici à 2030.

Ces dernières années, de nombreux pays ont tenté de limiter la pollution venant du secteur automobile.

Le Royaume-Uni, Singapour et Israël se sont engagés à la fin des ventes de nouveaux véhicules essence et diesel d'ici à 2030, et la Norvège a pris cet engagement pour 2025.

L'activité humaine, notamment l'usage des énergies fossiles, a conduit selon les scientifiques au réchauffement de la planète, qui a à son tour contribué à rendre plus fréquents et violents les phénomènes météorologiques extrêmes.

Une des solutions pour lutter contre ce réchauffement consiste donc à limiter les émissions polluantes issues des énergies fossiles, affirment les experts.


Le patron de TotalEnergies voit la Syrie comme une «route alternative» pour le pétrole

  • "Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas"
  • "C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient"

DAMAS: La Syrie peut devenir un "pays de transit important pour le pétrole qui vient d'Irak vers la Méditerranée", et offrir des "routes alternatives" au détroit d'Ormuz, a déclaré mardi à Damas le patron de TotalEnergies Patrick Pouyanné, en marge de la visite d'Emmanuel Macron.

"Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas", a-t-il dit à des journalistes juste avant l'annonce de l'explosion de deux bombes à proximité de l'hôtel où le président français avait passé la nuit.

"C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient", a-t-il ajouté.

Selon lui, "ce qui vient de passer avec le détroit d'Ormuz" dans le Golfe, bloqué durant la guerre américano-israélienne contre l'Iran, "lui donne également plus d'importance", "puisqu'on voit bien que maintenant, si on veut investir au Moyen-Orient, il va falloir qu'on trouve des routes alternatives".

Début avril, l'Irak avait annoncé avoir commencé à transporter du pétrole par camion à travers la Syrie en vue de sa réexportation, en raison de la fermeture du détroit d'Ormuz. L'Irak et la Syrie ont récemment évoqué un projet de restauration de l'oléoduc reliant les deux pays, fermé depuis des décennies.

TotalEnergies a conclu un mémorandum d'entente avec la Syrie pour un bloc d'exploration offshore en Méditerranée, mais n'a pas encore d'autre projet spécifique dans le pays, a souligné Patrick Pouyanné.

Sa visite à Damas, la première depuis la fin de la guerre civile en 2024, vise à "rencontrer les autorités" pour "des prises de contact", a-t-il précisé.

"Laissons au gouvernement le temps de prendre le contrôle de ce pays. Il ne faut pas trop demander" après plus de 13 ans de guerre civile, "il faut être un peu patient", a-t-il ajouté.


Saudia clarifie la vente d’anciens avions Boeing dans un contexte de rapports sur des sanctions

Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
  • Saudia affirme que des Boeing 777-200 ont été vendus légalement à une société étrangère
  • La compagnie dit n’avoir aucun lien avec les appareils depuis la vente de juin 2023

RIYAD : Le transporteur national saoudien Saudia a clarifié samedi des informations circulant dans les médias et sur les réseaux sociaux concernant le transfert d’avions Boeing 777-200 qu’il possédait auparavant à une compagnie aérienne faisant l’objet de sanctions internationales.

Dans un communiqué publié sur la plateforme sociale X, la compagnie a indiqué que les appareils avaient été vendus le 7 juin 2023 à une société enregistrée en dehors de l’Arabie saoudite, et que la transaction avait été réalisée conformément à toutes les procédures commerciales et juridiques applicables.

« Depuis la finalisation de la vente, Saudia n’a plus aucun lien opérationnel ou commercial avec ces avions », a déclaré la compagnie, sans identifier l’acheteur ni fournir davantage de détails.

Cette déclaration intervient après des rapports et publications en ligne ayant lié d’anciens appareils de Saudia à un transporteur sanctionné, poussant la compagnie à prendre publiquement ses distances avec toute utilisation ultérieure de ces avions.

Saudia, anciennement connue sous le nom de Saudi Arabian Airlines, a été fondée en septembre 1945 et est la plus ancienne compagnie aérienne du Royaume. Selon son site internet, elle exploite actuellement une flotte d’environ 149 avions de passagers.

Sa flotte comprend 95 avions Airbus des familles A320, A321 et A330, ainsi que 54 appareils Boeing incluant les séries 777 et 787 Dreamliner. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


France: la production industrielle recule de 0,1% en mai

Un des moteurs de l'économie française, la production industrielle de la France a légèrement reculé en mai, de 0,1% sur un mois, pénalisée par la production manufacturière dont la baisse est nettement plus marquée (-1%), a indiqué l'Insee vendredi. (AFP)
Un des moteurs de l'économie française, la production industrielle de la France a légèrement reculé en mai, de 0,1% sur un mois, pénalisée par la production manufacturière dont la baisse est nettement plus marquée (-1%), a indiqué l'Insee vendredi. (AFP)
  • "Le moteur de l'économie française commence à perdre de sa vigueur", a souligné Charlotte de Montpellier, économiste chez ING, dans une note
  • En revanche, la production des industries extractives, énergie, eau a rebondi (+3,2%)

PARIS: Un des moteurs de l'économie française, la production industrielle de la France a légèrement reculé en mai, de 0,1% sur un mois, pénalisée par la production manufacturière dont la baisse est nettement plus marquée (-1%), a indiqué l'Insee vendredi.

En avril, la production industrielle avait augmenté de 0,3% et la production manufacturière de 0,6%, après révision à la hausse.

Dans l'industrie manufacturière, la production est en repli dans tous les principaux secteurs, a précisé l'Institut national de la statistique et des études économiques: les matériels de transport (-2,8%) dont l'automobile (-4,7%), les biens d'équipement électriques, électroniques et informatiques (-2,3%), la cokéfaction et le raffinage (-9,0%), les "autres produits industriels comme la métallurgie, chimie et pharmacie (-0,4%) ainsi que les industries agro-alimentaires (-0,3%).

"Le moteur de l'économie française commence à perdre de sa vigueur", a souligné Charlotte de Montpellier, économiste chez ING, dans une note.

En revanche, la production des industries extractives, énergie, eau a rebondi (+3,2%). "La hausse qui concerne à la fois l'électricité et le gaz est due à une augmentation de la consommation liée aux températures fraîches en milieu de mois, puis à l'épisode caniculaire en fin de mois", a expliqué l'Insee.

Sur les trois derniers mois (mars à mai), par rapport à la même période en 2025, la production a augmenté de 2,4% dans l'industrie et de 2,2% dans l'industrie manufacturière.

Dans la construction, la production a progressé de 1,2% en mai sur un mois, mais elle s'inscrit en baisse de 2,3% sur les trois mois allant de mars à mai par rapport aux mêmes trois mois de l'an dernier.

Dans les prochains mois, "certains facteurs temporaires qui avaient bénéficié à l'industrie française, notamment la mise à l'arrêt de la production chez certains concurrents asiatiques, vont progressivement s'estomper avec l'apaisement de la situation au Moyen-Orient", a analysé Charlotte de Montpellier.

"D'autres facteurs continueront toutefois de soutenir l'activité, notamment la forte demande dans l'aéronautique et la hausse des dépenses de défense, qui bénéficie largement aux 5% de l'industrie française orientés vers l'armement", a-t-elle ajouté.

Selon elle, "l'industrie française devrait continuer à surperformer le secteur des services", affecté notamment par la faible confiance des ménages, "mais avec un peu moins d’élan qu’en début d’année", avec des répercussions sur la croissance.