Pologne: au bord de l'Oder, des poissons morts et la détresse des entrepreneurs

Entre 200 et 300 kilogrammes de poissons ont été repêchés à Cigacice ces deux derniers jours, sur 300 tonnes au total dans l'Oder depuis début août, selon les autorités polonaises et allemandes. (Photo, AFP)
Entre 200 et 300 kilogrammes de poissons ont été repêchés à Cigacice ces deux derniers jours, sur 300 tonnes au total dans l'Oder depuis début août, selon les autorités polonaises et allemandes. (Photo, AFP)
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Publié le Samedi 27 août 2022

Pologne: au bord de l'Oder, des poissons morts et la détresse des entrepreneurs

Entre 200 et 300 kilogrammes de poissons ont été repêchés à Cigacice ces deux derniers jours, sur 300 tonnes au total dans l'Oder depuis début août, selon les autorités polonaises et allemandes. (Photo, AFP)
  • Après que la pollution d'origine toujours inconnue a pratiquement détruit la vie dans l'Oder, sa petite entreprise de tours en bateau, située à Cigacice près de Zielona Gora (ouest), a vu ses réservations chuter de 90%
  • Au petit port touristique de Cigacice, des pompiers en canoë pneumatique repêchent toujours des poissons morts, tandis que les employés des services de protection de l'environnement prélèvent des échantillons d'eau pour des analyses

CIGACICE: Les traits tirés par la fatigue et le stress, Piotr Wloch, scrute, abattu, le fleuve Oder dévasté ces dernières semaines par une pollution sans précédent, et ses barques pour touristes immobiles, vides. 

Après que la pollution d'origine toujours inconnue a pratiquement détruit la vie dans l'Oder, sa petite entreprise de tours en bateau, située à Cigacice près de Zielona Gora (ouest), a vu ses réservations chuter de 90%, comme de nombreux entrepreneurs de la région. 

« Je commence seulement à réaliser l'ampleur de ce qui s'est passé », déclare-t-il. « Hier, j'ai dormi toute la journée parce que j'étais déprimé, incapable de bouger », raconte-il. 

300 tonnes de poisson mort 

Au petit port touristique de Cigacice, des pompiers en canoë pneumatique repêchent toujours des poissons morts, tandis que les employés des services de protection de l'environnement prélèvent des échantillons d'eau pour des analyses. 

L'odeur de poisson mort empeste l'air. 

Entre 200 et 300 kilogrammes de poissons ont été repêchés à Cigacice ces deux derniers jours, sur 300 tonnes au total dans l'Oder depuis début août, selon les autorités polonaises et allemandes. 

Le port touristique de Cigacice reste vide. 

« Tout le monde a peur. Seuls quelques curieux passent pour jeter un coup d'oeil, mais la vie s'est arrêtée », déplore Lukasz Duch, directeur de la base de loisirs de Cigacice. 

« Avant la pollution, un bon week-end, Cigacice attirait entre 5 000 et 10 000 touristes, indique-t-il. « Cet endroit grouillait de vie (…) Maintenant, les entreprises ne gagnent rien, en haute saison ». 

Si les premiers signes de pollution sont apparus dans le bas Oder fin juillet, la zone de Cigacice a été frappée le 8 août. 

Des milliers de poissons morts ont commencé à flotter dans l'eau. Dans toute la région, habitants et pompiers locaux ont accouru, avec les moyens du bord, nettoyer le fleuve. Le gouvernement n'a réagi que le 12 août, s'attirant une vague de critiques de la part des autorités locales et du voisin allemand. 

« Si nous avions eu cette information deux semaines plus tôt, nous aurions été préparés », explique Wojciech Soltys, maire de Sulechow, commune dont dépend Cigacice. 

« Aujourd'hui, nous attendons davantage d'informations claires et concrètes: qu'est-ce qui s'est passé? Quand pourrons-nous à nouveau nous approcher du fleuve? », demande-t-il. 

Jusqu'à la fin des années 1990, l'Oder, qui naît en République tchèque, avant de passer en Pologne, ou se met à marquer la frontière naturelle avec l'Allemagne, et se jeter dans la Baltique, était extrêmement pollué, un héritage de l'industrie de l'époque communiste. 

En 1997, à la suite d'une inondation massive, le fleuve s'est auto-nettoyé, et les gens ont commencé à revenir sur ses berges. 

Piotr Wloch a impulsé ce mouvement. « Nous avons travaillé longtemps pour que les gens viennent se baigner dans le fleuve, s'y détendre. Dans les années 80 et 90, il avait un aspect terrible ». 

« Aujourd'hui, les gens ont à nouveau peur du fleuve. Il sera difficile de rétablir cette confiance », juge tristement ce cinquantenaire aux cheveux gris, qui a vu douze années de travail disparaître en un clin d'œil. 

« L'Oder ressemble à un canal d'égout industriel », constate de son côté Krzysztof Fedorowicz, propriétaire d'un vignoble situé à Laz, à un kilomètre de l'Oder. 

Nombreux sont ceux qui s'attendaient à une catastrophe. 

Bombe à retardement 

« L'Oder était une bombe à retardement. On savait très bien que de nombreuses installations industrielles en Silésie y déversent directement les eaux usées », dit-il en dénonçant les services de l'Etat. 

« Nous avons des inspections environnementales, mais je pense qu'elles ne servent qu'à autoriser à rejeter les eaux usées directement dans la rivière », lance-t-il. 

Les autorités polonaises et allemandes estiment que cette catastrophe pourrait être liée à une mini-algue toxique, dont l'apparition serait due à des déversements de déchets industriels côté polonais. 

« La pollution incontrôlée a conduit à une chaîne d'événements qu'il est déjà impossible d'appréhender », explique le professeur Grzegorz Gabrys, chef du département de zoologie à l'Université de Zielona Gora. 

« En plus des poissons, nous avons observé la mort de nombreux organismes filtrant, comme les palourdes. S'il s'avère que tous ces organismes ont disparu de l'écosystème, les conséquences de la catastrophe peuvent s'étaler sur de nombreuses années », alerte-t-il. 

Le spécialiste remet en cause l'approche générale de la protection de l'eau en Pologne. 

« Beaucoup de gens considèrent les rivières comme des infrastructures techniques ». 

Selon lui, face aux enjeux climatiques, le slogan de campagne autrefois célèbre de Bill Clinton, « l'économie, idiot! », devrait être aujourd'hui « la nature, idiot! ». 

 


Le savoir-faire français à l’international : Gulfood 2026, tremplin pour l’export

L’édition 2026 de Gulfood a facilité le dialogue direct entre acteurs français et partenaires du Moyen-Orient, accélérant le développement de franchises et d’exportations. (Photo: Arab News en français)
L’édition 2026 de Gulfood a facilité le dialogue direct entre acteurs français et partenaires du Moyen-Orient, accélérant le développement de franchises et d’exportations. (Photo: Arab News en français)
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  • Gulfood 2026 confirme la puissance du savoir-faire français à l’international, avec 110 entreprises françaises mobilisées à Dubaï
  • De la restauration rapide premium à l’artisanat sucré, en passant par la fusion culinaire franco-émiratie, la France séduit le Moyen-Orient par la qualité, l’innovation et l’adaptabilité

DUBAÏ: Du 26 au 30 janvier 2026, Dubaï a une nouvelle fois confirmé son statut de carrefour mondial de l’alimentation à l’occasion de GULFOOD 2026, salon international du sourcing et de l’innovation Food & Beverage. Réparti entre Dubai Expo City et le Dubai World Trade Center, l’événement a rassemblé des milliers de professionnels venus échanger et développer des opportunités commerciales au sein de l’industrie.

Cette édition a marqué une présence française forte, avec 110 entreprises tricolores mobilisées sous l’impulsion de Business France, organisateur du pavillon national. Une ambition claire : réunir les acteurs français, émiratis et régionaux, faciliter l’accès aux marchés du Moyen-Orient et nourrir un dialogue durable dans une région à la scène gastronomique en pleine effervescence.

La restauration française à la conquête du Moyen-Orient

Parmi les acteurs présents, le groupe Delineo illustre la dynamique d’expansion de la restauration rapide premium française. « Il existe une vraie appétence au Moyen-Orient pour une restauration rapide, mais de qualité, portée par l’art de vivre à la française », explique Nicolas Richard, responsable du développement international du groupe.

Avec ses trois enseignes – La Croissanterie, Maison Pradier et Roberta Caffè – Delineo exploite près de 300 points de vente, dont une soixantaine à l’international. Déjà implanté en Afrique, en Europe de l’Est et en Arabie saoudite, le groupe voit en Gulfood un accélérateur stratégique pour identifier un master franchisé capable de déployer ses concepts dans l’ensemble de la zone Moyen-Orient. Standardisation des produits emblématiques, adaptation des recettes aux goûts locaux et accompagnement à 360° des partenaires sont au cœur du modèle.

L’artisanat sucré français séduit les marchés du Golfe

La Maison de Florentins, artisan depuis 1965, participait pour la première fois à Gulfood. Reprise il y a cinq ans par Emma Ducarouge et son mari Yann, l’entreprise est spécialisée dans le florentin, décliné aujourd’hui en huit parfums, ainsi qu’en une gamme de florentines à base de macaron.

Déjà présente en Arabie saoudite, la marque vise une clientèle large – grande distribution, boutiques spécialisées, hôtellerie – malgré les contraintes logistiques liées au chocolat. « La qualité artisanale française reste un argument fort, même sur des marchés très concurrentiels », souligne la dirigeante.

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La Maison de Florentins, artisan depuis 1965. (Photo: Arab News en français)

Le goût de la Bretagne à l’export

Autre facette du pavillon français : le patrimoine régional. Régals de Bretagne, entreprise familiale spécialisée dans les spécialités bretonnes, faisait le déplacement pour explorer de nouveaux horizons. « Notre objectif est d’aller sur les marchés du grand export, notamment les Émirats et le Moyen-Orient, que nous connaissons encore peu », confie Marie-Aude Honoré, directrice des ventes.

Kouign-amann, gâteaux bretons, biscuits feuilletés ou crêpes : tous les produits sont fabriqués en France, avec une grande capacité d’adaptation. Recettes sans alcool, parfums spécifiques comme la datte ou le miel, flexibilité sur les volumes… autant d’atouts pour séduire des marchés exigeants en quête d’authenticité et de premium.

Le miel français, entre gourmandise et bien-être

Même logique pour Les Abeilles de Malescot, jeune entreprise familiale du Lot-et-Garonne spécialisée dans les préparations à base de miel français. « Gulfood était l’occasion idéale de rencontrer des distributeurs locaux et de tester l’appétence du marché », souligne Clara Charle, cofondatrice.

Miels aromatisés à la fleur d’oranger, à la rose, confiseries artisanales, préparations bien-être : la marque mise sur des produits naturels, transformés sur un seul site, sans intermédiaires. L’objectif à terme : intégrer les rayons des supermarchés de la région et co-construire, avec des partenaires locaux, des recettes adaptées aux goûts du Golfe.

Quand la gastronomie devient un terrain de fusion culturelle

Au-delà des produits, Gulfood 2026 a aussi été un espace d’échange culinaire. Huit expériences gastronomiques ont rythmé le pavillon France, réunissant chefs français et émiratis, dont Christophe Prud’homme, Ahmed Darweesh et Inès Chatti.

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Le chef Christophe Prud’homme lors d’une session culinaire au pavillon France à Gulfood 2026. (Photo: Arab News en français)

Chef émirati influent, Ahmed Darweesh incarne cette nouvelle génération qui revisite la cuisine traditionnelle à travers les médias. « L’idée de mêler cuisine émiratie et techniques françaises m’a tout de suite séduit. C’est nouveau, et le public adore voir ces échanges culturels en direct », explique-t-il.

Cette fusion s’est incarnée dans une collaboration avec la cheffe pâtissière française Inès Chatti, fondatrice de Ines Chatti Pâtisserie, basée à Dubaï. Ensemble, ils ont imaginé des propositions gourmandes mêlant pâte à choux, cardamome, pistache, fleur d’oranger, safran et rose. « Ma pâtisserie est très florale, très gastronomique. J’aime tisser des ponts entre cultures, savoir-faire et univers, comme je le fais déjà avec des maisons de luxe », confie-t-elle.

À travers la diversité de ses entreprises, de ses chefs et de ses territoires, la France a affirmé à Gulfood 2026 une vision claire : innovation, qualité, adaptabilité et dialogue interculturel. Dans une région où la gastronomie est un marché stratégique, l’édition 2026 confirme que l’avenir de l’alimentation se construit collectivement — et résolument à l’international.


Alimentation durable: les principaux distributeurs français «à la traîne» 

Concernant la "transition protéinique", Carrefour, plus qu'avant et que ses concurrents, "met le paquet pour" vendre "plus de légumineuses" ou de "produits céréaliers complets", mais le groupe français "continue à avoir des pratiques (promotions, publicités, etc.) qui incitent à la consommation. (AFP)
Concernant la "transition protéinique", Carrefour, plus qu'avant et que ses concurrents, "met le paquet pour" vendre "plus de légumineuses" ou de "produits céréaliers complets", mais le groupe français "continue à avoir des pratiques (promotions, publicités, etc.) qui incitent à la consommation. (AFP)
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  • Du côté de la France, Carrefour est la seule "à avoir publié une feuille de route pour atteindre ses objectifs à court terme", tandis que "les plans climat de E.Leclerc et d'Intermarché ne sont pas encore concrets", estiment les auteurs de l'étude
  • Les Suisses Denner et Migros se classent respectivement 9e et 10e, devant le britannique Tesco (11e) et le suédois ICA (14e)

PARIS: Les principaux supermarchés français "sont à la traîne" sur le changement climatique et la transition vers une alimentation plus durable et végétale comparé à leurs homologues européens, Néerlandais en tête, selon un classement publié mardi par le centre de réflexion Questionmark.

Deux axes ont été retenus pour évaluer 27 enseignes: les actions engagées pour réduire les émissions de CO2 conformément à l'Accord de Paris sur le climat de 2015, et celles visant à rééquilibrer les ventes de protéines vers davantage d'aliments d'origine végétale plutôt qu'animale.

Aucune des trois françaises étudiées n'intègrent le Top 10: Carrefour se classe 12e et Intermarché 20e, tandis qu'E.Leclerc, premier distributeur de France en parts de marchés, arrive dernier (27e) selon l'étude du centre néerlandais Questionmark, soutenu par le Réseau Action Climat (RAC).

A l'inverse, les Pays-Bas s'illustrent en haut du tableau, avec la branche néerlandaise de Lidl (1e), puis les distributeurs Albert Heijn (3e) et Jumbo (4e), selon l'étude à laquelle ont également participé les associations Madre Brava, ProVeg International et WWF Pays-Bas.

Chez les bons élèves se trouvent aussi les enseignes de Lidl en Pologne (2e), Allemagne (5e) et Espagne (6e), suivies des supermarchés allemands Rewe (7e) et Aldi Süd (8e).

Les Suisses Denner et Migros se classent respectivement 9e et 10e, devant le britannique Tesco (11e) et le suédois ICA (14e).

Du côté de la France, Carrefour est la seule "à avoir publié une feuille de route pour atteindre ses objectifs à court terme", tandis que "les plans climat de E.Leclerc et d'Intermarché ne sont pas encore concrets", estiment les auteurs de l'étude.

"Les émissions totales de gaz à effet de serre de Carrefour France et Intermarché ont augmenté depuis qu'ils les publient", et "les progrès de E.Leclerc sont inconnus", seules les émissions de 2023 ayant été publiées, ajoutent-ils.

Concernant la "transition protéinique", Carrefour, plus qu'avant et que ses concurrents, "met le paquet pour" vendre "plus de légumineuses" ou de "produits céréaliers complets", mais le groupe français "continue à avoir des pratiques (promotions, publicités, etc.) qui incitent à la consommation, voire à la surconsommation de viande", a déclaré à l'AFP Benoît Granier, responsable alimentation du RAC.

Dans ce contexte, le RAC "exhorte le gouvernement" français "à renforcer l'encadrement du secteur de la grande distribution et à publier enfin la Stratégie nationale pour l'alimentation, la nutrition et le climat (SNANC)", attendue depuis plus de deux ans.


Maisonnave: Le secteur culturel de l'Arabie Saoudite est un nouveau moteur économique entre Riyad et Paris

M. Maisonnave a déclaré à Al-Eqtisadiah, lors de la cérémonie d'ouverture de La Fabrique, que la coopération culturelle avec l'Arabie saoudite est un élément important pour l'attractivité de ce pays dans les décennies à venir. AL-EQTISADIAH.
M. Maisonnave a déclaré à Al-Eqtisadiah, lors de la cérémonie d'ouverture de La Fabrique, que la coopération culturelle avec l'Arabie saoudite est un élément important pour l'attractivité de ce pays dans les décennies à venir. AL-EQTISADIAH.
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  • La Fabrique est un espace dédié à la créativité artistique et aux échanges culturels, lancé dans le cadre d'un partenariat entre le Riyadh Art program et l'Institut français de Riyad
  • Du 22 janvier au 14 février, l'initiative fournira un espace de travail ouvert qui permettra aux artistes de développer et de travailler sur leurs idées dans un cadre collaboratif

RIYAD: La culture est devenue un pilier fondamental des relations bilatérales entre la France et l'Arabie saoudite, selon l'ambassadeur de France au Royaume, Patrick Maisonnave.

Maisonnave a souligné son lien avec les secteurs du divertissement et du tourisme, ce qui en fait un nouveau moteur de la coopération économique entre Riyad et Paris.

Il a déclaré à Al-Eqtisadiah, lors de la cérémonie d'ouverture de La Fabrique dans le quartier Jax de Diriyah, que la coopération culturelle avec l'Arabie saoudite est un élément important pour son attractivité dans les décennies à venir.

La Fabrique est un espace dédié à la créativité artistique et aux échanges culturels, lancé dans le cadre d'un partenariat entre le Riyadh Art program et l'Institut français de Riyad.

Du 22 janvier au 14 février, l'initiative fournira un espace de travail ouvert qui permettra aux artistes de développer et de travailler sur leurs idées dans un cadre collaboratif.

Lancement de La Fabrique, un espace dédié à la créativité artistique

L'ambassadeur a souligné que le processus de transformation du Royaume dans le cadre de la Vision 2030 a contribué à l'émergence d'une nouvelle génération de jeunes artistes et créateurs, ainsi qu'à un désir croissant de la société saoudienne de se connecter à la culture et de s'intéresser à ce qui se passe dans le monde.

Il a affirmé que la relation entre les deux pays est "profonde, voire culturelle par excellence", l'intérêt de la partie saoudienne pour la culture française allant de pair avec l'intérêt croissant du public français et des institutions culturelles qui se développent dans le Royaume.

Selon les dernières estimations, l'économie de la culture représente environ 2,3 % du produit intérieur brut de la France, soit plus de 90 milliards d'euros (106,4 milliards de dollars) de recettes annuelles, d'après les données du gouvernement. Le secteur emploie directement plus de 600 000 personnes, ce qui en fait l'un des secteurs les plus créateurs d'emplois dans les domaines de la création, de l'édition, du cinéma et des arts visuels.

L'Arabie saoudite bénéficie de l'expérience française dans le domaine culturel

M. Maisonnave a expliqué que la France possède des institutions culturelles bien établies, tandis que l'Arabie saoudite est en train de construire un secteur culturel solide, ce qui ouvre la voie à des opportunités de coopération.

Cette initiative s'inscrit dans le prolongement de la signature, il y a un an, de dix accords culturels majeurs entre des institutions françaises et saoudiennes, visant à renforcer la coopération et à transférer l'expertise et les connaissances françaises afin de contribuer au développement du système culturel dans le Royaume.

Il a ajouté que des expériences telles que La Fabrique permettent de rencontrer la nouvelle génération de créateurs saoudiens, qui ont exprimé leur intérêt pour la mise en relation avec des institutions et des artistes français à Paris et en France.

La Fabrique offre un espace pour de multiples pratiques artistiques contemporaines, y compris les arts de la performance, les arts numériques et interactifs, la photographie, la musique et le cinéma, tout en permettant au public d'assister aux étapes de la production d'œuvres artistiques et d'interagir avec le processus de création.