Algérie: des mesures incitatives pour le développement de l’e-commerce

Les spécialistes du numérique rappellent que d’autres défis restent à relever dans le domaine de l’e-commerce, comme la sécurisation des données en ligne ou la mise en place d’un cadre organisationnel destiné à éviter les fraudes en ligne. Photo fournie
Les spécialistes du numérique rappellent que d’autres défis restent à relever dans le domaine de l’e-commerce, comme la sécurisation des données en ligne ou la mise en place d’un cadre organisationnel destiné à éviter les fraudes en ligne. Photo fournie
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Publié le Mardi 30 août 2022

Algérie: des mesures incitatives pour le développement de l’e-commerce

  • Durant la pandémie de Covid-19, les transactions commerciales et les achats en ligne des particuliers ont fortement augmenté
  • En 2018, les autorités publiques algériennes ont adopté un cadre juridique en matière de commerce électronique

PARIS: Durant la pandémie de Covid-19, les transactions commerciales et les achats en ligne des particuliers ont fortement augmenté. L’essor de l’e-commerce a permis aux consommateurs algériens d’accéder à une large gamme de produits et de services et les entreprises ont poursuivi leurs activités. Le télétravail et l’enseignement à distance ont stimulé la vente des équipements domestiques ainsi que celle du matériel informatique et bureautique. «La pandémie a servi d’accélérateur au développement de l’e-commerce», explique Sofiane Maghlaoui, directeur marketing de Jumia Algérie, le leader de l’e-commerce en Algérie et en Afrique.

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Selon les chiffres officiels, au 1er trimestre 2022, les transactions commerciales en ligne ont enregistré 2 876 milliards de dinars algériens (ou DA; 1 euro = 141 DA). Parmi les secteurs qui appliquent ces dispositifs, on trouve les télécommunications, les transports, les assurances, l’électricité, le gaz, l’eau ainsi que les différents services administratifs et la vente de marchandises. «L’e-paiement facilite les transactions commerciales et réduit la circulation de la monnaie, assurant ainsi aux institutions financières davantage de liquidités, tout en offrant des garanties aux consommateurs», assure Mohammedi Redouane, directeur de contrôle des pratiques commerciales et anticoncurrentielles au ministère du Commerce et de la Promotion des exportations.

Professionnaliser les activités
Selon le rapport annuel de la Conférence des nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced) de février 2021, l’Algérie a progressé de vingt-neuf places au niveau mondial dans le domaine de l’e-commerce, passant du 109e au 80e rang. Malgré cette évolution, les spécialistes du secteur considèrent que le pays est loin d’atteindre son objectif. Selon eux, avec plus de 26 millions d’internautes, soit 56,6% de la population globale, l’e-commerce devrait poursuivre son évolution dans les prochaines années.

Dans le cadre de la stratégie nationale de la transformation numérique, menée sous l’égide du gouvernement, de nombreuses mesures ont été mises en place pour professionnaliser et réguler les activités liées au commerce électronique. Pour l’expert financier Mohamed Haïchour, l’État encourage la généralisation de l’utilisation de l’e-paiement par les opérateurs économiques et par les particuliers. «Le commerce électronique représente un relais de croissance, de productivité́ et de compétitivité́; son caractère transversal a un réel impact sur l’ensemble des secteurs de l’économie», explique-t-il à Arab News en français. Les technologies de l’information et de la communication connaissent une grande mutation en Algérie. Grâce à elles, à Internet, aux solutions de paiement dématérialisées, aux nouveaux outils de communication et de commerce, un réel changement a eu lieu dans la plupart des secteurs, le commerce ou l’industrie par exemple.»

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Pour l’expert financier Mohamed Haïchour, l’État encourage la généralisation de l’utilisation de l’e-paiement par les opérateurs économiques et par les particuliers. Photo fournie.

Cadre juridique
En 2018, les autorités publiques algériennes ont adopté un cadre juridique en matière de commerce électronique. La loi 18-05 définit l’e-commerce comme l’activité par laquelle un e-fournisseur propose ou assure à un e-consommateur, à distance, la fourniture de biens et de services. Un fichier national des e-fournisseurs est mis à la disposition des e-consommateurs avec une inscription aux registres du commerce ou de l’artisanat et des métiers.

«La loi impose à l'ensemble des professionnels de l’e-commerce d'obtenir un nom de domaine, doté d'une extension “.dz” pour conférer une légitimité à leurs activités et apporter de plus grandes garanties aux consommateurs», confirme Mohammedi Redouane.

De leur côté, les spécialistes du numérique rappellent que d’autres défis restent à relever dans le domaine de l’e-commerce, comme la sécurisation des données en ligne ou la mise en place d’un cadre organisationnel destiné à éviter les fraudes en ligne.

 


Engie revoit à la hausse ses perspectives 2026 grâce à l’électrification et les infrastructures

Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
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  • Engie relève ses objectifs 2026, porté par l’électrification, les renouvelables et l’acquisition de UK Power Networks
  • Le groupe affiche un bénéfice net semestriel en hausse de 13,7 % à 3,3 milliards d’euros

PARIS: Engie a revu à la hausse ses perspectives pour l’année 2026 après un premier semestre au cours duquel l'énergéticien a été porté par l’accélération de l’électrification et l’acquisition du distributeur britannique d’électricité UK Power Networks.

"Partout où nous opérons, l'électrification s'accélère, les besoins en infrastructure, en flexibilité, en solution bas carbone continuent de croître", a déclaré Catherine MacGregor, la directrice générale lors d’une conférence téléphonique vendredi. "Et tous les métiers d'Engie sont au coeur de ces transformations".

"Qu'il s'agisse des renouvelables, des batteries, des réseaux électriques, des infrastructures locales ou encore des offres dédiées aux +data centers+, nous accélérons nos investissements dans les activités qui répondent justement aux évolutions structurelles du système énergétique", a-t-elle ajouté.

Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice net a progressé de 13,7% à 3,3 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires en revanche a reculé de 3,6% à 36,7 milliards d’euros.

Le groupe a bénéficié de sa dynamique opérationnelle lors de ces six mois et estime que son plan de performance en cours a contribué pour 304 millions d’euros à l'amélioration des résultats.

Il a également été porté par l’activité gaz soutenue par des conditions de marché favorables.

Côté perspectives, Engie a revu à la hausse son objectif de résultat net récurrent pour 2026 à un niveau compris entre 4,9 et 5,5 milliards d’euros (contre une fourchette de 4,6 à 5,2 milliards d’euros annoncée précédemment). Au premier semestre, cet indicateur qui exclut les activités exceptionnelles, s'est établi à 3 milliards d'euros.

L’Ebit (résultat opérationnel ajusté) hors nucléaire est quant à lui attendu dans une fourchette indicative de 9,2 à 10,2 milliards d’euros (contre 8,7 à 9,7 milliards d’euros auparavant).

"Nos activités de génération et nos infrastructures gazières jouent un rôle déterminant dans la sécurité du système et la maîtrise de son coût", a souligné Catherine MacGregor.

"C'est bien la cohérence stratégique associée à la solidité de nos modèles intégrés et à notre capacité d'exécution qui nous permet d'aborder la suite de l'année avec confiance et de relever notre +guidance+", a-t-elle conclu.


Saint-Gobain: bénéfice et ventes en recul au premier semestre mais des signes de croissance retrouvés

Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
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  • Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français
  • En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique

PARIS: Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance.

Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français.

"Après un premier trimestre marqué par l'impact de conditions climatiques défavorables dans l'hémisphère nord, le chiffre d'affaires à données comparables renoue avec la croissance au deuxième trimestre dans toutes les régions, y compris en volumes: en Europe grâce au marché de la construction neuve, en Amérique avec une normalisation des conditions climatiques en Amérique du Nord, et en Asie-Pacifique qui poursuit sa forte croissance", décrypte Saint-Gobain, qui emploie plus de 162.000 personnes dans 81 pays.

En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique.

C'est la zone Amériques qui tire le chiffre d'affaires vers le bas avec -7,2% sur le semestre. En ne prenant en compte que le deuxième trimestre, les ventes sont restées stables (+0,4%).

En 2025, la zone représentait plus du quart du chiffre d'affaires global de Saint-Gobain.

L'Ebitda (excédent brut d'exploitation), un indicateur de rentabilité, atteint 3,6 milliards d'euros "affecté par l'effet de change", mais "bénéficiant du retour à la croissance au deuxième trimestre", explique Saint-Gobain.

L'entreprise a confirmé ses perspectives de croissance, malgré "un environnement macroéconomique contrasté et géopolitiquement incertain", selon Benoît Bazin, PDG du groupe, lors d'un point presse.

Saint-Gobain anticipe une croissance de ses ventes au deuxième semestre 2026 dans toutes les zones, "contrastées par pays" en Europe, "dans un contexte incertain" dans les Amériques et "tirée par l'Inde et l'Asie du sud-est" pour la zone Asie-Pacifique.


Veolia renforce sa performance opérationnelle et relève ses objectifs pour 2026

Laboratoire et contrôle des déchets réceptionnés site Veolia Courrières. (Photo by Mathieu Dréan / Veolia)
Laboratoire et contrôle des déchets réceptionnés site Veolia Courrières. (Photo by Mathieu Dréan / Veolia)
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  • Veolia confirme une dynamique de croissance solide, avec des résultats financiers en hausse et une meilleure performance opérationnelle
  • Le groupe relève ses ambitions 2026, soutenu par ses activités internationales et ses marchés d’avenir

DUBAI: Veolia a signé un premier semestre 2026 solide, porté par une amélioration de sa rentabilité et une croissance de ses principaux indicateurs financiers. Fort de ces résultats, le groupe relève ses objectifs pour l'ensemble de l'année et confirme la trajectoire de son plan stratégique GreenUp.

Le chiffre d'affaires atteint 22,2 milliards d'euros, en hausse de 1,5 %, tandis que l'EBITDA progresse de 5 % pour s'établir à 3,55 milliards d'euros. La marge d'EBITDA s'améliore de 70 points de base, reflet des efforts continus du groupe en matière d'efficacité opérationnelle. Le résultat net courant part du groupe s'élève à 837 millions d'euros, en progression de 10,4 %, dépassant le rythme de croissance initialement attendu.

Cette performance repose sur la bonne tenue des activités Eau et Énergie, sur une croissance soutenue à l'international, notamment dans les Amériques et en Asie, ainsi que sur des gains d'efficacité de 195 millions d'euros réalisés au premier semestre. Veolia continue de bénéficier d'une forte demande pour ses services liés à la gestion de l'eau, de l'énergie et des déchets, tout en maintenant une discipline stricte sur ses coûts et ses investissements.

Le groupe poursuit également sa transformation avec la finalisation de l'acquisition de Clean Earth, qui renforce sa position sur le marché américain du traitement des déchets dangereux. Cette opération s'inscrit dans la stratégie de développement international de Veolia et devrait contribuer à sa croissance à partir de 2027.

Parallèlement, Veolia accélère son développement sur les marchés liés aux centres de données, à la microélectronique et aux solutions numériques. Le groupe vise un milliard d'euros de chiffre d'affaires annuel sur ces activités d'ici 2030 et entend accroître le rôle de l'intelligence artificielle dans l'amélioration de son efficacité opérationnelle.

Au vu de ces performances, Veolia relève son objectif de croissance du résultat net courant pour 2026 à un minimum de 8 %, contre une prévision précédente plus prudente, et confirme l'ensemble des ambitions de son plan GreenUp. Ces résultats illustrent la capacité du groupe à conjuguer croissance, amélioration de la rentabilité et investissements dans ses relais de développement.