Nouvelle-Calédonie: L'indépendantiste Roch Wamytan réélu à la tête du Congrès

L'indépendantiste Roch Wamytan (Photo, AFP).
L'indépendantiste Roch Wamytan (Photo, AFP).
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Publié le Mardi 30 août 2022

Nouvelle-Calédonie: L'indépendantiste Roch Wamytan réélu à la tête du Congrès

  • Roch Wamytan a demandé «aux élus du peuple de se sentir engagés (...) pour réduire les inégalités sociales, relancer l'économie et le pouvoir d'achat»
  • Il a été élu grâce aux trois élus du parti polynésien l'Eveil Océanien, à même de basculer entre les 26 élus indépendantistes et les 25 élus loyalistes

NOUMÉA: L'indépendantiste Roch Wamytan a été réélu mardi à la présidence du Congrès de Nouvelle-Calédonie grâce au soutien d'un petit parti, suscitant les critiques des non-indépendantistes, qui ont dénoncé "un déni de démocratie".

Cette élection annuelle ne change pas les rapports de force au sein de l'échiquier local.

M. Wamytan a demandé "aux élus du peuple de se sentir engagés (...) pour réduire les inégalités sociales, relancer l'économie et le pouvoir d'achat de nos concitoyens".

Pour la quatrième fois depuis le début de la mandature (2019-2024), Roch Wamytan, 71 ans – issu des rangs de l'UC-FLNKS (Union Calédonienne) – a été élu grâce aux trois élus du parti polynésien l'Eveil Océanien, à même de basculer entre les 26 élus indépendantistes et les 25 élus loyalistes.

Cette formation, émanation de la communauté wallisienne et futunienne de Calédonie, a justifié son vote par une volonté "d'alignement institutionnel du gouvernement et du Congrès" pour mener "des réformes structurelles" en matière de fiscalité, de protection sociale ou de logement.

Les deux groupes du FLNKS (UNI et UC) ont signé la semaine dernière avec l'Eveil Océanien (EO) un "accord de stabilité institutionnelle" jusqu'en 2024 portant également sur un partage de postes et une attribution de moyens humains et matériels.

Depuis juillet 2021, grâce à leur alliance avec l'EO, les indépendantistes président également le gouvernement collégial.

Gil Brial, candidat malheureux des loyalistes, a dénoncé "un déni de démocratie", faisant valoir que lors des élections territoriales de 2019 son camp était majoritaire en nombre de voix mais pas de sièges en raison du mode de scrutin proportionnel.

Les deux groupes affiliés au parti présidentiel Renaissance, Les Loyalistes et Calédonie Ensemble, ont salué "l'unité des non indépendantistes" à l'occasion de ce scrutin.

La réélection de Roch Wamytan intervient alors que des discussions avec l'Etat doivent s'ouvrir pour doter la Nouvelle-Calédonie d'un nouveau statut après trois référendums sur l'indépendance en 2018, 2020 et 2021, remportés par les pro-France, et qui ont marqué un terme à l'accord de Nouméa (1998).


Macron s'est entretenu lundi matin avec Netanyahu de la situation au Moyen-Orient et au Liban selon l'Elysée

Le président français avait déjà échangé mercredi dernier avec M. Netanyahu, pour la première fois depuis l'été 2025, alors qu'Israël poursuit ses frappes contre l'Iran mais aussi Beyrouth, dont la partie sud est le bastion du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
Le président français avait déjà échangé mercredi dernier avec M. Netanyahu, pour la première fois depuis l'été 2025, alors qu'Israël poursuit ses frappes contre l'Iran mais aussi Beyrouth, dont la partie sud est le bastion du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
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  • Emmanuel Macron s'est entretenu lundi matin avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de la situation au Moyen-Orient et au Liban, a indiqué l'Elysée
  • Emmanuel Macron se rendra lundi après-midi à bord du porte-avions Charles de Gaulle, qui se trouve au large de la Crète, en Méditerranée orientale, où il a été dépêché pour faire face à la situation au Moyen-Orient

PAPHOS: Emmanuel Macron s'est entretenu lundi matin avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de la situation au Moyen-Orient et au Liban, a indiqué l'Elysée.

Le président français avait déjà échangé mercredi dernier avec M. Netanyahu, pour la première fois depuis l'été 2025, alors qu'Israël poursuit ses frappes contre l'Iran mais aussi Beyrouth, dont la partie sud est le bastion du Hezbollah pro-iranien.

 

 

 


Liban: Macron condamne une "attaque inacceptable" contre une position de l'ONU

Le président français Emmanuel Macron photographié au palais de l’Élysée à Paris le 3 mars 2026. (AFP)
Le président français Emmanuel Macron photographié au palais de l’Élysée à Paris le 3 mars 2026. (AFP)
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  • Le président français Emmanuel Macron condamne une attaque contre une position de la Finul au sud du Liban et réaffirme le rôle stabilisateur de la force onusienne
  • Il exprime le soutien de la France à la souveraineté et à la sécurité de la Syrie, du Liban et de l’Irak, tout en appelant à éviter que le conflit régional ne s’étende

PARIS: Le président français Emmanuel Macron a condamné vendredi une "attaque inacceptable" contre une position de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) dans le sud du pays, après s'être entretenu avec ses homologues libanais Joseph Aoun et syrien Ahmad Al-Chareh.

"La France œuvre avec ses partenaires à éviter que le conflit ne se propage davantage dans la région", a affirmé sur le réseau social X le chef de l'Etat, soulignant le "rôle clé de stabilisation au sud du Liban" joué par la Finul.

Emmanuel Macron a assuré que son pays resterait "engagé" dans cette force qui compte quelque 700 Français et assuré que "la souveraineté et l'intégrité territoriale de la Syrie et du Liban, comme de chaque pays dans la région, devait être respectée".

Une position de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (Finul) a été ciblée vendredi dans le sud du pays, faisant des blessés parmi les Casques bleus ghanéens, selon l'Agence nationale d'information (Ani) libanaise, alors que la guerre déclenchée le week-end dernier par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran s'est étendue au Liban.

Israël a répliqué à des tirs du Hezbollah pro-iranien par des bombardements au Liban, notamment dans son fief de la partie sud de Beyrouth.

Le chef de l'Etat français a discuté auparavant avec le Premier ministre irakien Mohamed Chia al-Soudani, à qui il a exprimé la "pleine solidarité" de la France, après l'attaque par des drones de l'aéroport de Bassora et de deux installations pétrolières dans le sud de l'Irak.

"J'ai renouvelé mon appui à son action résolue pour que l'Irak ne soit pas entraîné dans le conflit", a-t-il ajouté, estimant que la stabilité de ce pays "est essentielle pour toute la région".

"La France soutient le plein respect de la souveraineté, de la sécurité, et de l’intégrité territoriale de l’Irak", a-t-il également assuré.

Le gouvernement irakien et le gouvernement de la région autonome du Kurdistan ont affirmé que l'Irak ne devait pas servir de base pour lancer des attaques contre des pays voisins, alors que des informations font état de la possibilité que des combattants kurdes traversent la frontière avec l'Iran.

L'Iran a menacé, pour sa part, de prendre pour cible "toutes les installations" de la région du Kurdistan en Irak si des combattants kurdes parvenaient à entrer sur le territoire de la République islamique.


Guerre au Moyen-Orient : le porte-avions français Charles de Gaulle est arrivé en Méditerranée

Le porte-avions Charles de Gaulle, envoyé par la France au Moyen-Orient pour protéger ses ressortissants et ses alliés frappés par l'Iran, est entré vendredi en tout début d'après-midi en mer Méditerranée en franchissant le détroit de Gibraltar, a constaté un journaliste de l'AFP. (AFP)
Le porte-avions Charles de Gaulle, envoyé par la France au Moyen-Orient pour protéger ses ressortissants et ses alliés frappés par l'Iran, est entré vendredi en tout début d'après-midi en mer Méditerranée en franchissant le détroit de Gibraltar, a constaté un journaliste de l'AFP. (AFP)
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  • Emmanuel Macron, qui estime que l'offensive américano-israélienne est menée "en dehors du droit international", avait assuré mardi que la France était dans une posture "strictement défensive"
  • Il a annoncé le déploiement d'importants moyens militaires, dont le porte-avions Charles de Gaulle, en Méditerranée orientale car la France doit "prendre des dispositions pour sa sécurité, celle de ses ressortissants et de ses bases"

TARIFA: Le porte-avions Charles de Gaulle, envoyé par la France au Moyen-Orient pour protéger ses ressortissants et ses alliés frappés par l'Iran, est entré vendredi en tout début d'après-midi en mer Méditerranée en franchissant le détroit de Gibraltar, a constaté un journaliste de l'AFP.

Le bâtiment, qui a encore plusieurs jours de trajet devant lui avant d'être sur zone, était déployé dans le nord de l'Europe dans le cadre d'une mission de l'Otan quand le président français Emmanuel Macron a annoncé son envoi au Moyen-Orient.

Emmanuel Macron, qui estime que l'offensive américano-israélienne est menée "en dehors du droit international", avait assuré mardi que la France était dans une posture "strictement défensive".

Il a annoncé le déploiement d'importants moyens militaires, dont le porte-avions Charles de Gaulle, en Méditerranée orientale car la France doit "prendre des dispositions pour sa sécurité, celle de ses ressortissants et de ses bases ainsi que celle de ses alliés dans la région".

La France est notamment liée par des accords de défense avec le Qatar, le Koweït et les Emirats.