L’Arabie saoudite réalise sa plus grosse saisie de stupéfiants: près d’un milliard de dollars

Les autorités saoudiennes déjouent une opération de trafic de stupéfiants de plusieurs millions de dollars au cours de laquelle huit expatriés ont été arrêtés. (SPA)
Les autorités saoudiennes déjouent une opération de trafic de stupéfiants de plusieurs millions de dollars au cours de laquelle huit expatriés ont été arrêtés. (SPA)
Les autorités saoudiennes déjouent une opération de trafic de stupéfiants de plusieurs millions de dollars au cours de laquelle huit expatriés ont été arrêtés. (SPA)
Les autorités saoudiennes déjouent une opération de trafic de stupéfiants de plusieurs millions de dollars au cours de laquelle huit expatriés ont été arrêtés. (SPA)
Les autorités saoudiennes déjouent une opération de trafic de stupéfiants de plusieurs millions de dollars au cours de laquelle huit expatriés ont été arrêtés. (SPA)
Les autorités saoudiennes déjouent une opération de trafic de stupéfiants de plusieurs millions de dollars au cours de laquelle huit expatriés ont été arrêtés. (SPA)
Short Url
Publié le Jeudi 01 septembre 2022

L’Arabie saoudite réalise sa plus grosse saisie de stupéfiants: près d’un milliard de dollars

  • Il s’agit de la plus grande tentative connue de contrebande de ce type dans le Royaume
  • Six Syriens et deux Pakistanais ont été arrêtés après que les autorités ont trouvé les pilules cachées dans une importante cargaison de farine

RIYAD: Les autorités saoudiennes ont saisi des stupéfiants d’une valeur marchande atteignant près d’un milliard de dollars (1 dollar = 1 euro) et arrêté huit expatriés dans ce qui est considéré comme la plus importante saisie de drogue jamais réalisée dans le Royaume.

Les autorités ont découvert 47 millions de pilules d’amphétamine lors d’une descente dans un entrepôt à Riyad, a rapporté mercredi l’agence de presse officielle saoudienne.

À la revente, la valeur de ces stupéfiants se situe entre 470 millions de dollars et plus d’un milliard de dollars, selon les chiffres cités dans la revue International Addiction Review.

Il s’agit de la plus grande tentative connue de contrebande de ce type dans le Royaume, ajoute l’article.

Six Syriens et deux Pakistanais ont été arrêtés après que les autorités ont trouvé les pilules cachées dans une importante cargaison de farine, indique à l’agence de presse le major Mohammed al-Najidi, porte-parole de la direction saoudienne de contrôle des stupéfiants.

Le procureur général saoudien a lancé une enquête de suivi à la suite de la descente, précise l’article.

Ibrahim Bahathiq, chroniqueur au journal Al-Yaum, explique à Arab News que la contrebande et le trafic de drogue deviennent des marchés en expansion pour les criminels et autres groupes hors-la-loi.

image 4
Ibrahim Bahathiq, chroniqueur au journal Al-Yaum. (Photo fournie)

La violence et l’instabilité qui en résultent «compromettent la paix intérieure, la sécurité et l’État de droit dans les États ciblés par les trafiquants de drogue», dit-il.

M. Bahathiq affirme que la «coopération et la planification stratégique» entre les agences régionales de lutte contre la drogue sont essentielles pour poursuivre les trafiquants de drogue et démanteler les réseaux de contrebande.

Il souligne par ailleurs que la coopération et la coordination entre les autorités à tous les niveaux sont nécessaires pour contrôler la menace de la drogue.

M. Bahathiq note que la population jeune est la principale cible des trafiquants de drogue, avertissant que toute tolérance à l’égard du problème serait «dévastatrice non seulement pour les individus mais aussi pour les familles et les communautés».

Selon lui, la famille est le forum le plus important pour sensibiliser à la lutte contre les drogues illicites.

M. Bahathiq insiste enfin sur la nécessité de parler aux jeunes des risques posés par les stupéfiants, et «de se méfier de ce fléau, qui ne se limite pas à l’ostracisme sociétal mais peut entraîner la mort».

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Israël continuera à opérer dans le sud du Liban 

 L'armée israélienne a annoncé jeudi poursuivre ses opérations dans le sud du Liban face aux "menaces", après la signature par les Etats-Unis et l'Iran d'un accord visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, y compris sur le front libanais. (AFP)
L'armée israélienne a annoncé jeudi poursuivre ses opérations dans le sud du Liban face aux "menaces", après la signature par les Etats-Unis et l'Iran d'un accord visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, y compris sur le front libanais. (AFP)
Short Url
  • Depuis l'annonce lundi de l'accord entre Téhéran et Washington, signé mercredi soir par les présidents de deux pays, l'intensité des violences a drastiquement baissé dans le sud du Liban
  • Mais des échanges de tirs limités sont signalés et au moins huit personnes ont depuis été tuées dans des frappes israéliennes, dont trois sur la seule journée de jeudi selon un média d'Etat libanais

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé jeudi poursuivre ses opérations dans le sud du Liban face aux "menaces", après la signature par les Etats-Unis et l'Iran d'un accord visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, y compris sur le front libanais.

L'armée a publié une carte de ce qu'elle déclare être son "espace de sécurité", s'étendant sur une dizaine de kilomètres à l'intérieur du territoire libanais.

Elle indique que des troupes continueront d'y être déployées "afin d'éliminer les menaces et d'améliorer la défense des habitants du nord d'Israël".

Un responsable militaire israélien a précisé que l'armée pourrait également agir pour "neutraliser" les risques identifiés au-delà de la zone de sécurité, et appelé les civils libanais à ne pas y pénétrer.

Depuis l'annonce lundi de l'accord entre Téhéran et Washington, signé mercredi soir par les présidents de deux pays, l'intensité des violences a drastiquement baissé dans le sud du Liban et le Hezbollah pro-iranien n'a plus revendiqué d'attaques contre Israël.

Mais des échanges de tirs limités sont signalés et au moins huit personnes ont depuis été tuées dans des frappes israéliennes, dont trois sur la seule journée de jeudi selon un média d'Etat libanais.

L'armée israélienne a pour sa part annoncé la mort de l'un de ses soldats dans la nuit de mercredi à jeudi, lors d'un incident survenu dans le sud du Liban. Sept soldats ont également été blessés.

Le groupe armé Hezbollah soutenu par l'Iran a entraîné le Liban dans la guerre début mars en attaquant Israël pour venger l'assassinat du guide suprême de la République islamique au début de la campagne américano-israélienne.

Israël a riposté par de vastes frappes à travers le Liban et par le lancement d'une invasion terrestre dans le sud, région frontalière d'Israël et de longue date sous l'influence du Hezbollah.

Le Liban et Israël mènent depuis avril des pourparlers directs à Washington afin de tenter de mettre fin aux hostilités et de dissocier leur conflit de la guerre régionale.

"D'autres étapes sont en cours de discussion" dans le cadre de ces pourparlers, a déclaré jeudi la même source militaire, ajoutant que "les représentants se rencontreront à nouveau la semaine prochaine".

 


Iran: le guide suprême dit avoir approuvé l'accord avec les Etats-Unis, malgré une «opinion différente»

Le guide suprême iranien, l’ayatollah Mojtaba Khamenei, a déclaré jeudi avoir approuvé l'accord avec les États-Unis pour mettre fin à la guerre, malgré une "opinion différente" sur la question, sans plus de détails. (AFP)
Le guide suprême iranien, l’ayatollah Mojtaba Khamenei, a déclaré jeudi avoir approuvé l'accord avec les États-Unis pour mettre fin à la guerre, malgré une "opinion différente" sur la question, sans plus de détails. (AFP)
Short Url
  • "J'avais une opinion différente, mais j’ai donné mon autorisation en raison de l’engagement que le respectable président (iranien), en tant que président du Conseil suprême de sécurité nationale, a pris envers moi en son nom"
  • Selon lui, le président l'a aussi assuré que "si la partie américaine formule des exigences excessives" dans la suite des négociations en vue d'un accord final, "ils ne s’y soumettront pas"

TEHERAN: Le guide suprême iranien, l’ayatollah Mojtaba Khamenei, a déclaré jeudi avoir approuvé l'accord avec les États-Unis pour mettre fin à la guerre, malgré une "opinion différente" sur la question, sans plus de détails.

"J'avais une opinion différente, mais j’ai donné mon autorisation en raison de l’engagement que le respectable président (iranien), en tant que président du Conseil suprême de sécurité nationale, a pris envers moi en son nom et au nom des autres membres pour protéger les droits de la nation iranienne et du front de la résistance" à Israël, a déclaré Mojtaba Khamenei, dans un message écrit lu à la télévision d’État.

Selon lui, le président l'a aussi assuré que "si la partie américaine formule des exigences excessives" dans la suite des négociations en vue d'un accord final, "ils ne s’y soumettront pas".

"Il est évident que les négociations en face-à-face qui se tiendront à l'avenir ne présagent pas de l'acceptation du point de vue de l'ennemi", a souligné le guide suprême, dans cette première réaction à l’accord irano-américain visant à mettre fin à la guerre, signé tôt jeudi par les présidents américain Donald Trump et iranien Masoud Pezeshkian.

Le dirigeant n’a pas été vu en public depuis son entrée en fonction en mars, à la suite de l’assassinat de son père et prédécesseur, l’ayatollah Ali Khamenei, lors des premières frappes américano-israéliennes contre l’Iran, le 28 février, qui ont déclenché la guerre régionale.

Mojtaba Khamenei a encore affirmé que Donald Trump avait "par désespoir, actionné toutes sortes de leviers" pour obtenir cet accord avec l’Iran,  afin de mettre fin à la guerre.


Trump et Netanyahu sur le Liban, un « petit différend »

Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Short Url
  • "Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré
  • "Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend"

EVIAN: Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille.

"Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré.

"Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend".

Le président américain a indiqué que le protocole d'accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé "bientôt", "peut-être" jeudi ou vendredi.

La signature a été annoncée pour vendredi à Genève.

Interrogé sur son intention de rester en Europe pour la signature, il a répondu qu'il "pourrait" rester, tout en ajoutant: "Ce n'est pas le genre de document que je devrais signer".

Sur "la partie libanaise, c'est une chose sur laquelle il va falloir qu'on travaille un peu", a reconnu Donald Trump, alors que les Iraniens exigent qu'Israël cesse ses frappes contre le groupe armé pro-iranien Hezbollah au Liban.

"C'est en fait une toute petite pièce du puzzle, mais elle fait quand même beaucoup de bruit", a également commenté Donald Trump, estimant que "le vrai sujet, c'est l'accord avec l'Iran".

Car "c'est là qu'est l'argent, là que se trouvait le pouvoir", a-t-il ajouté.

Il a en outre répété que les Etats-Unis "prendront" l'uranium hautement enrichi de l'Iran même s'il est "sans valeur".

Le président américain a par ailleurs promis une discussion "parallèle" avec les pays du Golfe portant sur les missiles balistiques.

Ces pays ont été la cible des frappes de Téhéran durant la guerre américano-israélienne contre la République islamique iranienne.

Donald Trump était depuis lundi à Evian, station thermale des Alpes, pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de sept des plus grandes puissances industrialisées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

Il prolonge son séjour en France avec un dîner au château de Versailles avec Emmanuel Macron.