Macron «  salue » le discours de Scholz sur la souveraineté européenne

Emmanuel Macron lors de son discours aux ambassadeurs français rassemblés à l'Elysée. (AFP).
Emmanuel Macron lors de son discours aux ambassadeurs français rassemblés à l'Elysée. (AFP).
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Publié le Jeudi 01 septembre 2022

Macron «  salue » le discours de Scholz sur la souveraineté européenne

  • Dressant le bilan du premier quinquennat, Emmanuel Macron a affirmé avoir réussi à faire "du renforcement de la souveraineté européenne une réalité tangible"
  • «Nous avons posé le cadre et j'ai plaisir à constater que ce cadre s'est généralisé»

PARIS: Emmanuel Macron a "salué" jeudi le discours prononcé lundi par le chancelier allemand Olaf Scholz sur l'avenir de l'Union européenne, qui "s'inscrit dans le droit fil" de sa stratégie sur la souveraineté européenne.

"Je salue le discours prononcé" par Olaf Scholz à Prague, "qui s'inscrit complètement dans le droit fil" de la stratégie promue par la France pour rendre l'UE "plus forte" et "plus puissante", a déclaré le président au début de son discours aux ambassadeurs français rassemblés à l'Elysée.

Dressant le bilan du premier quinquennat, Emmanuel Macron a affirmé avoir réussi à faire "du renforcement de la souveraineté européenne une réalité tangible", après avoir présenté sa stratégie dans un discours en septembre 2017 à la Sorbonne. "Nous avons posé le cadre et j'ai plaisir à constater que ce cadre s'est généralisé. Il a été progressivement adopté par l'Europe entière et il est maintenant assumé par l'Allemagne", a-t-il ajouté.

Dans son discours en République Tchèque, qui préside actuellement l'UE, Olaf Scholz a livré un plaidoyer en faveur d'un élargissement de l'UE jusqu'à "30 ou 36 membres", et la fin d'un droit de veto rimant avec risque de paralysie des institutions.

Le dirigeant social-démocrate, à la tête d'une coalition pro-européenne formée avec écologistes et libéraux, veut aussi s'attaquer au "rétrécissement non coordonné des forces armées européennes et des budgets de défense", mis à nu par l'invasion russe de l'Ukraine.

Il a en outre réitéré son soutien à la proposition d'Emmanuel Macron d'une "Communauté politique européenne".

Macron «assume» de poursuivre le dialogue avec la Russie

Emmanuel Macron a prôné la poursuite du dialogue avec la Russie, estimant qu'"il faut "assumer de pouvoir toujours continuer à parler à tout le monde", "surtout ceux avec qui nous ne sommes pas d'accord".

"Qui a envie que la Turquie soit la seule puissance du monde qui continue à parler à la Russie ?", a lancé le président devant les ambassadeurs français réunis à l’Élysée.

"Il ne faut céder à aucune forme de fausse morale qui nous +impuissanterait+", a poursuivi M. Macron, répétant que "le métier de diplomate c'est bien de parler à tout le monde et surtout aux gens avec qui nous ne sommes pas d'accord".

"Et donc nous continuerons de le faire", "en cohérence avec nos alliés", a-t-il ajouté, rappelant que "la division de l'Europe" était "un des buts de guerre de la Russie".

Le président français est l'un des rares dirigeants européens à s'être entretenu avec le président russe Vladimir Poutine après l'invasion de l'Ukraine par la Russie le 24 février, une stratégie qui a été critiquée.

L’Élysée a toujours affirmé avoir agi avec l'accord du président Volodymyr Zelensky, et les contacts se sont raréfiés après la révélation des crimes de guerre imputés à la Russie, notamment à Boutcha, en banlieue de Kiev.

Le dernier contact téléphonique entre le président français et son homologue russe remonte au 19 août, et concernait la situation à la centrale nucléaire de Zaporijjia et l'organisation d'une mission de l'Agence internationale de l’Énergie atomique.

De son côté, le président turc Recep Tayyip Erdogan a endossé le rôle de "facilitateur" entre Moscou et Kiev depuis le début de la guerre, et l'accord sur la sortie des navires de céréales depuis les ports de la mer Noire a été conclu en juillet à Istanbul.

«La division de l'Europe est un des buts de guerre de la Russie»

"La division de l'Europe est un des buts de guerre de la Russie" en Ukraine, a affirmé jeudi le président français Emmanuel Macron, en estimant que "l'unité des Européens" était "clé" sur ce dossier.

"On ne doit pas laisser l'Europe se diviser" et "c'est un défi de chaque jour", a ajouté le chef de l'Etat au cours d'un discours devant les ambassadeurs français à l'Elysée.


La France va signer un accord de partenariat stratégique avec l'Arménie

Emmanuel Macron et Nikol Pachinian vont signer un partenariat stratégique consacrant "les efforts de défense inédits" et ouvrant de "nouvelles pages économiques" entre les deux pays, a esquissé le chef de l'Etat. (AFP)
Emmanuel Macron et Nikol Pachinian vont signer un partenariat stratégique consacrant "les efforts de défense inédits" et ouvrant de "nouvelles pages économiques" entre les deux pays, a esquissé le chef de l'Etat. (AFP)
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  • La France, où vit la plus grande diaspora arménienne après celles en Russie et aux Etats-Unis, avec 400.000 personnes, a une longue histoire d'amitié et de solidarité avec ce petit pays très francophile de trois millions d'habitants
  • Le président français y a d'ailleurs été accueilli par de nombreuses marques de sympathie, des plus hauts dirigeants de l'Etat aux badauds qui l'ont applaudi dans les rues d'Erevan aux cris de "Vive l'Arménie ! Vive la France!"

EREVAN: Emmanuel Macron achève mardi une visite d'Etat en Arménie, ex-république soviétique partagée entre aspirations européennes et liens historiques avec la Russie, par la signature d'un partenariat et de contrats destinés à intensifier une relation bilatérale déjà dense.

La France, où vit la plus grande diaspora arménienne après celles en Russie et aux Etats-Unis, avec 400.000 personnes, a une longue histoire d'amitié et de solidarité avec ce petit pays très francophile de trois millions d'habitants.

Le président français y a d'ailleurs été accueilli par de nombreuses marques de sympathie, des plus hauts dirigeants de l'Etat aux badauds qui l'ont applaudi dans les rues d'Erevan aux cris de "Vive l'Arménie ! Vive la France!"

Au premier jour de la visite lundi, Emmanuel Macron a rappelé cette "relation singulière", l'accueil à Marseille (sud de la France) des réfugiés fuyant les massacres d'Arméniens perpétrés par l'Empire ottoman lors de la Première guerre mondiale, la mobilisation de la France lors du tremblement de terre de 1988 en Arménie, l'influence du chanteur Charles Aznavour dans les deux pays.

La chanson française était d'ailleurs à l'honneur au dîner d'Etat : Emmanuel Macron a entonné la "Bohême" de Charles Aznavour avec le président arménien Vahagn Khatchatourian au piano et le Premier ministre Nikol Pachinian à la batterie. Son homologue a aussi interprété les "Feuilles mortes" d'Yves Montand.

"La Russie pas là"

La France a aussi toujours soutenu l'Arménie dans son combat meurtrier face à l'Azerbaïdjan après la chute de l'URSS en 1991. "Beaucoup en Europe nous regardaient comme des bêtes étranges" quand d'autres préféraient cultiver leurs relations énergétiques et commerciales avec Bakou, a raconté le président français.

Au plus fort de la guerre autour de l'enclave séparatiste du Karabakh en 2023, la Russie qui compte encore 4.000 soldats en Arménie, "n'était pas là, pas plus qu'elle n'est là pour le Venezuela quand il a des problèmes (...) ou le régime malien lorsqu'il est bousculé par les terroristes", a-t-il lancé.

Le président a aussi salué le choix de l'Arménie et de son Premier ministre, Nikol Pachinian, de "se tourner vers l'Europe", malgré les avertissements à peine voilés de la Russie.

Une aspiration consacrée par la tenue lundi du sommet de la Communauté politique européenne, avec une quarantaine de dirigeants de toute l'Europe, et du premier sommet UE-Arménie mardi à Erevan.

"Le choix que vous avez fait de l'indépendance pleine et entière, de la paix, de la stabilité dans cette région, le choix de l'Europe et de la prospérité sont ceux que nous soutenons (...). Nous voulons être de cette aventure", a lancé M. Macron lors du dîner en son honneur au palais présidentiel.

Le rapprochement avec l'UE reste toutefois entravé par les liens forts unissant Erevan et Moscou, tous deux membres de l'Organisation du traité de sécurité collective, alliance militaire dont fait toujours partie l'Arménie malgré le gel de sa participation en 2024.

L'Arménie, enclavée entre l'Azerbaïdjan, l'Iran, la Géorgie et la Turquie, avec laquelle la frontière est toujours fermée, mise sur la paix pour développer ses connexions terrestres, énergétiques et commerciales et sortir de son isolement.

Efforts de défense 

"Cette nouvelle ère de coopération régionale peut mettre le Caucase encore plus au milieu d'un carrefour entre l'Europe et l'Asie", souligne l'Elysée.

Dans ce contexte, Emmanuel Macron et Nikol Pachinian vont signer un partenariat stratégique consacrant "les efforts de défense inédits" et ouvrant de "nouvelles pages économiques" entre les deux pays, a esquissé le chef de l'Etat.

La coopération de défense inclut déjà un volet aérien avec la commande de trois radars français et la formation par la France de soldats arméniens. L'Arménie a aussi passé commande de 36 canons Caesar en 2024.

Des contrats vont également être signés dans le domaine des transports, a indiqué l'Elysée, évoquant des "prospects potentiels pour Airbus" ainsi que "l'engagement de l'Etat français" dans la construction d'un tunnel sur l'axe routier arménien nord-sud.

Le président s'inclinera dans la matinée au Mémorial commémorant les massacres d'Arméniens à Erevan. Il visitera le musée Matenadaran qui renferme une vaste collection de manuscrits anciens arméniens et va conclure un accord de coopération avec la Bibliothèque nationale de France.

Le président Macron et le Premier ministre Pachinian se rendront aussi à Gyumri, ville martyr du tremblement de terre qui fit quelque 25.000 morts le 7 décembre 1988 dans le nord-ouest du pays.


Macron dénonce les frappes iraniennes «inacceptables» contre les Emirats

Le président français Emmanuel Macron a qualifié d'"inacceptables" les frappes iraniennes contre les Emirats arabes unis. (AFP)
Le président français Emmanuel Macron a qualifié d'"inacceptables" les frappes iraniennes contre les Emirats arabes unis. (AFP)
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  • "Les frappes iraniennes aujourd'hui (lundi) contre des infrastructures civiles émiriennes sont injustifiées et inacceptables"
  • Il a de nouveau appelé à la réouverture du détroit d'Ormuz et à des garanties de sécurité pour les pays de la région

PARIS: Le président français Emmanuel Macron a qualifié d'"inacceptables" les frappes iraniennes contre les Emirats arabes unis, qui ont fait état lundi des premières attaques de Téhéran en plus d'un mois dans la guerre au Moyen-Orient, avec des drones et des missiles de croisière.

"Les frappes iraniennes aujourd'hui (lundi) contre des infrastructures civiles émiriennes sont injustifiées et inacceptables", a dénoncé M. Macron tôt mardi sur X, assurant les Emirats du soutien de la France et appelant de nouveau à la réouverture du détroit d'Ormuz et à des garanties de sécurité pour les pays de la région.

Les frappes iraniennes aujourd’hui contre des infrastructures civiles émiriennes sont injustifiées et inacceptables.

Comme elle l’a fait depuis le début du conflit, la France continuera de soutenir ses alliés aux Émirats et dans la région pour la défense de leur territoire.…

— Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) May 4, 2026

Seine-saint-Denis: un homme fuyant un contrôle de police mortellement percuté sur l'autoroute

 Un homme qui aurait tenté d'échapper en courant à un contrôle de police à Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) a été mortellement percuté par un véhicule, lundi, sur une autoroute qu'il tentait de traverser. (AFP)
Un homme qui aurait tenté d'échapper en courant à un contrôle de police à Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) a été mortellement percuté par un véhicule, lundi, sur une autoroute qu'il tentait de traverser. (AFP)
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  • L'accident mortel a eu lieu en début d'après-midi sur l'A86, où l'homme a été percuté par le véhicule d'un particulier
  • L'homme avait pris la fuite après avoir refusé de se prêter à un contrôle de police, aux abords d'un restaurant, sur une artère à proximité de l'autoroute

BOBIGNY: Un homme qui aurait tenté d'échapper en courant à un contrôle de police à Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) a été mortellement percuté par un véhicule, lundi, sur une autoroute qu'il tentait de traverser, a-t-on appris de source policière, confirmant une information du Parisien.

L'accident mortel a eu lieu en début d'après-midi sur l'A86, où l'homme a été percuté par le véhicule d'un particulier.

Il a été déclaré mort par le Samu (service d'aide médicale d'urgence) peu après 15H30. Des policiers avaient tenté de le ranimer avant l'arrivée de pompiers, selon la même source policière.

Selon cette source, l'homme avait pris la fuite après avoir refusé de se prêter à un contrôle de police, aux abords d'un restaurant, sur une artère à proximité de l'autoroute.