Les Houthis blâmés pour l’absence de protection des journalistes

Un combattant houthi surveille un rassemblement à Sanaa, au Yémen (Reuters / Fichier Photo)
Un combattant houthi surveille un rassemblement à Sanaa, au Yémen (Reuters / Fichier Photo)
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Publié le Mercredi 04 novembre 2020

Les Houthis blâmés pour l’absence de protection des journalistes

  • Le Syndicat des journalistes yéménites réclame une enquête sur une menace de mort à l’encontre d’un journaliste
  • 44 journalistes yéménites ont été tués et plusieurs centaines ont été détenu depuis 2010

AL-MUKALLA: Le Syndicat des journalistes yéménites a condamné une menace de mort à l’encontre d’un journaliste chevronné basé à Sanaa, sous le contrôle des Houthis. Le syndicat exige que le groupe soutenu par l’Iran lui accorde sa protection et trouve ceux qui sont derrière la menace.

Le syndicat a déclaré que la menace contre Abdul Bari Taher devait faire l'objet d'une enquête. «Le groupe Houthi, l'autorité de facto à Sanaa, porte l'entière responsabilité de ces actes. Il devrait protéger le journaliste, enquêter sur ce crime et en punir les auteurs». Taher a été ciblé en raison de ses «positions et opinions courageuses», a ajouté le syndicat.

Né dans la province occidentale de Hodeidah en 1941, Taher est un membre fondateur du syndicat dans les années 1970. Il a dirigé un nombre de journaux publics et privés au cours des cinq dernières décennies.

Il est actuellement chroniqueur dans des journaux locaux et régionaux. En octobre 2018, les Houthis l'ont détenu pendant une courte période avec 19 autres journalistes pour avoir participé à un événement «non autorisé» à Sanaa.

Les politiciens et les militants yéménites exigent que les Houthis identifient rapidement les personnes qui ont menacé de tuer Taher, ainsi que celles qui ont tué plusieurs politiciens très appréciés à Sanaa au cours des cinq dernières années.

«Quiconque menace Abdul Bari Taher menace tous les Yéménites libres qui n'appartiennent pas aux Houthis», a tweeté Mustapha Noman, ancien ministre et diplomate.

Des centaines de journalistes, d'activistes et de personnalités de l'opposition yéménites ont été contraints de fuir vers des zones contrôlées par le gouvernement, ou de chercher l'exil en raison de la répression en cours depuis 6 ans.

Le groupe Houthi les a jugés par contumace, confisqué leurs maisons et gelé leurs comptes bancaires après leur départ.

Les journalistes et les écrivains restés à Sanaa et qui conservent leur liberté de penser sont régulièrement harcelés par les Houthis.

En avril, les Houthis ont enlevé Khaled Al-Ruwaishan, ancien ministre de la Culture yéménite et écrivain connu pour son franc-parler. Il avait critiqué la gestion des inondations soudaines qui ont frappé Sanaa et d’autres régions du nord du Yémen.

Le même mois, un tribunal dirigé par les Houthis a condamné à mort quatre journalistes reconnus coupables d’avoir contacté des ennemis. Ils faisaient partie d'un groupe de 10 journalistes enlevés dans un hôtel de Sanaa en 2015.

Dans un rapport publié à l'occasion de la Journée internationale pour mettre fin à l'impunité des crimes contre les journalistes, célébrée le 2 novembre, le syndicat affirme que 44 journalistes yéménites ont été tués et plusieurs centaines ont été détenu depuis 2010.

Le Ministre de l’information du Yémen, Muammar Al-Aryani, a exhorté les groupes de défense des droits à faire pression sur les Houthis pour qu’ils cessent de harceler les journalistes et libèrent ceux qui sont emprisonnés.

«Nous nous souvenons avec une profonde douleur de nos collègues journalistes dans les prisons houthistes, condamnés à mort pour leurs opinions politiques. Les Houthis ont refusé de les libérer dans le (dernier) accord d'échange de prisonniers (afin) d'exploiter leurs souffrances et celles de leurs familles à des fins de pression politique et de chantage», a tweeté mardi le ministre.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Soudan: deux enfants tués et 12 blessés dans une frappe de drones sur une école 

Deux enfants ont été tués mercredi et 12 blessés dans une frappe de drone au Soudan sur une école située dans une ville de la région du Kordofan tenue par l'armée, a déclaré une source médicale à l'AFP. (AFP)
Deux enfants ont été tués mercredi et 12 blessés dans une frappe de drone au Soudan sur une école située dans une ville de la région du Kordofan tenue par l'armée, a déclaré une source médicale à l'AFP. (AFP)
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  • La frappe de drone a touché une école coranique de la ville d'Al-Rahad, selon un témoin qui affirme avoir vu 12 blessés, attribuant l'attaque aux paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR)
  • Le Kordofan, vaste région fertile et riche en pétrole, est aujourd'hui le front le plus disputé du conflit qui déchire le Soudan depuis près de trois ans, opposant l'armée régulière et les FSR

KHARTOUM: Deux enfants ont été tués mercredi et 12 blessés dans une frappe de drone au Soudan sur une école située dans une ville de la région du Kordofan tenue par l'armée, a déclaré une source médicale à l'AFP.

La frappe de drone a touché une école coranique de la ville d'Al-Rahad, selon un témoin qui affirme avoir vu 12 blessés, attribuant l'attaque aux paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR).

Le Kordofan, vaste région fertile et riche en pétrole, est aujourd'hui le front le plus disputé du conflit qui déchire le Soudan depuis près de trois ans, opposant l'armée régulière et les FSR.

Al-Rahad se trouve près d'El-Obeid, ville stratégique sur la route reliant l'ouest du pays à la capitale Khartoum, et dont les FSR cherchent désormais à s'emparer, après la prise en octobre d'El-Facher, dernier bastion de l'armée dans la région occidentale du Darfour.

Plus de 115.000 personnes ont depuis fui le Kordofan, selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).

La guerre au Soudan a fait plusieurs dizaines de milliers de morts et déraciné environ 11 millions de personnes, provoquant ce que l'ONU qualifie de "pire crise humanitaire au monde".


Le prince William explore AlUla et la réserve de Sharaan

Le prince William de Grande-Bretagne en visite à la réserve naturelle de Sharaan à AlUla. (Reuters)
Le prince William de Grande-Bretagne en visite à la réserve naturelle de Sharaan à AlUla. (Reuters)
Le prince William de Grande-Bretagne et le prince Badr ben Abdullah ben Farhane, ministre saoudien de la Culture, en compagnie d’un garde du programme de conservation de la faune et de protection de la biodiversité dans la réserve naturelle de Sharaan à AlUla. (Reuters)
Le prince William de Grande-Bretagne et le prince Badr ben Abdullah ben Farhane, ministre saoudien de la Culture, en compagnie d’un garde du programme de conservation de la faune et de protection de la biodiversité dans la réserve naturelle de Sharaan à AlUla. (Reuters)
Le prince William de Grande-Bretagne aux côtés du prince Badr ben Abdullah ben Farhane, ministre saoudien de la Culture, lors d’une visite à AlUla. (Reuters)
Le prince William de Grande-Bretagne aux côtés du prince Badr ben Abdullah ben Farhane, ministre saoudien de la Culture, lors d’une visite à AlUla. (Reuters)
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  • Le prince William a terminé sa visite en Arabie saoudite par une étape à AlUla, où il a visité la réserve naturelle de Sharaan et rencontré des gardes engagés dans la protection de la biodiversité
  • AlUla, qui abrite le site UNESCO de Hégra, est au cœur des efforts saoudiens pour développer le tourisme culturel et de luxe

RIYAD : Le prince William de Grande-Bretagne a achevé la dernière journée de sa visite officielle en Arabie saoudite par une tournée à AlUla, où il s’est rendu au programme de conservation de la faune et de protection de la biodiversité dans la réserve naturelle de Sharaan.

Le prince Badr ben Abdullah ben Farhane, ministre saoudien de la Culture, a accompagné l’héritier du trône britannique, âgé de 43 ans et fervent défenseur de l’environnement, durant cette visite. Le prince William a également rencontré des gardes œuvrant à la préservation de la faune locale.

AlUla abrite le site archéologique de Hégra, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO et réputé pour ses tombes nabatéennes antiques disséminées au cœur de montagnes et vallées de grès préservées.

Ces dernières années, les autorités saoudiennes ont redoublé d’efforts pour faire d’AlUla une destination de premier plan pour le tourisme de luxe et les expositions artistiques.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le prince William arrive à AlUla pour la prochaine étape de sa tournée en Arabie saoudite

Le prince William de Grande-Bretagne est arrivé mardi à AlUla pour la prochaine étape de sa visite officielle en Arabie saoudite. (SPA)
Le prince William de Grande-Bretagne est arrivé mardi à AlUla pour la prochaine étape de sa visite officielle en Arabie saoudite. (SPA)
Le prince William de Grande-Bretagne est arrivé mardi à AlUla pour la prochaine étape de sa visite officielle en Arabie saoudite. (SPA)
Le prince William de Grande-Bretagne est arrivé mardi à AlUla pour la prochaine étape de sa visite officielle en Arabie saoudite. (SPA)
Le prince William de Grande-Bretagne est arrivé mardi à AlUla pour la prochaine étape de sa visite officielle en Arabie saoudite. (SPA)
Le prince William de Grande-Bretagne est arrivé mardi à AlUla pour la prochaine étape de sa visite officielle en Arabie saoudite. (SPA)
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  • Accueilli à l’aéroport international d’AlUla par le prince Salmane ben Sultane ben Abdulaziz, gouverneur de la région de Médine

ALULA : Le prince William de Grande-Bretagne est arrivé mardi à AlUla pour la prochaine étape de sa visite officielle en Arabie saoudite, a rapporté l’Agence de presse saoudienne.

Il a été accueilli à l’aéroport international d’AlUla par le prince Salmane ben Sultane ben Abdulaziz, gouverneur de la région de Médine.

Le comité d’accueil comprenait également le général de division Yousef ben Abdullah Al-Zahrani, directeur de la police régionale, Ibrahim ben Abdullah Barri, directeur du Bureau du protocole royal, ainsi que d’autres hauts responsables.

Plus tôt mardi, le prince William s’était rendu à Riyad, où il a rencontré des joueuses de football, joué aux jeux vidéo et échangé avec des clients dans un café.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com