Fin de cavale en Belgique pour un escroc britannique recherché en France

Hendy-Freegard, 51 ans, a été arrêté par une patrouille de la police de la route de Flandre-orientale qui « a pu localiser sa voiture sur la base des caméras de reconnaissance des plaques d'immatriculation», a expliqué la porte-parole. (Photo, AFP)
Hendy-Freegard, 51 ans, a été arrêté par une patrouille de la police de la route de Flandre-orientale qui « a pu localiser sa voiture sur la base des caméras de reconnaissance des plaques d'immatriculation», a expliqué la porte-parole. (Photo, AFP)
Short Url
Publié le Samedi 03 septembre 2022

Fin de cavale en Belgique pour un escroc britannique recherché en France

Hendy-Freegard, 51 ans, a été arrêté par une patrouille de la police de la route de Flandre-orientale qui « a pu localiser sa voiture sur la base des caméras de reconnaissance des plaques d'immatriculation», a expliqué la porte-parole. (Photo, AFP)
  • Robert Hendy-Freegard, un escroc déjà condamné en Grande-Bretagne, a été interpellé par la police belge peu avant 17H00 locales à Grand-Bigard, près de Bruxelles
  • Bien connu en Grande-Bretagne, Robert Hendy-Freegard est le sujet du documentaire «The Puppetmaster: leçons de manipulation» et du film de fiction « Rogue Agent», diffusés sur Netflix

BRUXELLES: Fin de cavale pour  Robert Hendy-Freegard: cet escroc britannique recherché en France depuis plus d'une semaine pour avoir percuté deux gendarmes en fuyant un contrôle dans la Creuse, a été arrêté vendredi en Belgique, a annoncé samedi la police fédérale belge. 

Condamné en Grande-Bretagne pour tromperie et vol et sujet d'un documentaire Netflix, cet homme de 51 ans a été interpellé peu avant 17H00 (15H00 GMT) à Grand-Bigard, près de Bruxelles, sur l'autoroute E40, a indiqué à l'AFP une porte-parole de la police, confirmant une information de BFMTV. 

Il doit comparaître samedi devant un juge d'instruction saisi par le parquet de Hal-Vilvorde en Belgique pour exécuter le mandat d'arrêt européen délivré à son encontre. 

La police de la route de Flandre-orientale "a pu localiser sa voiture sur la base des caméras de reconnaissance des plaques d'immatriculation", selon la porte-parole. 

En France, il est suspecté d'avoir percuté deux gendarmes dans la localité de Vidaillat, dont l'un a été victime d'une fracture ouverte du nez, alors qu'il tentait de s'échapper en voiture durant un contrôle de l'élevage de chiens. 

Il tenait cet élevage dans une maison isolée avec sa compagne britannique, qui vivait là "dans des conditions terribles", "totalement recluse" et "complètement sous influence", selon des voisins. 

Depuis, il était en fuite et une information judiciaire pour "tentative d'homicide" a été confiée à un juge d'instruction de Limoges. 

"Maintenant ça va être le retour à la normale pour les habitants de Vidaillat. Il va pouvoir répondre de ses actes. On va suivre la suite, son procès et sa condamnation car c'était quand même un voisin", a indiqué samedi la maire Martine Laporte. 

L'édile de cette petite commune de 180 habitants, où le couple britannique était installé depuis 2015,  pensait toutefois "que sa cavale serait plus longue car c'était quelqu'un de très organisé". 

« Prochain épisode de Netflix » 

Pour Babette,  qui n'a pas souhaité donner son nom de famille et qui habite la maison mitoyenne du couple britannique, "c'est un ouf de soulagement". 

"Maintenant, il va être mis quelque temps hors d'état de nuire, ajoute-t-elle. Sandra (Clifton, la compagne du mis en cause, ndlr) et sa famille vont pouvoir entamer une reconstruction". 

Un autre voisin proche, Serge, qui n'a pas souhaité être identifié, "trouve ça bizarre qu'il ait traversé la France sans se faire repérer et direct en Belgique, il est interpellé. Je m'interroge car son véhicule était quand même assez distinctif. On ne sait pas où il a dormi, où il a fait le plein..." 

"Avec ma femme, on s'était dit qu'il essaierait sans doute de revenir en Angleterre par n'importe quel moyen. Peut-être qu'il était en chemin", a-t-il ajouté. "Un homme avec un tel état psychologique, on ne sait pas ce qu'il peut faire." 

"À suivre dans le prochain épisode de Netflix !", glisse-t-il. 

Bien connu en Grande-Bretagne, Robert Hendy-Freegard est le sujet du documentaire "The Puppetmaster: leçons de manipulation" et du film de fiction "Rogue Agent", diffusés sur cette plateforme de streaming. 

En 2005, il avait été condamné dans son pays à la prison à perpétuité pour enlèvement, tromperie, vol sur des étudiants et des femmes, à qui il avait soutiré plus d’un million de livres, en se faisant notamment passer pour un espion du MI5, le service de renseignement intérieur britannique. 

"Il parvenait à prendre le pouvoir et le contrôle sur la vie" de ses victimes, les forçant à vivre dans "un pauvreté abjecte", avait expliqué lors du procès un enquêteur. 

Il avait été libéré en 2009, après qu'une cour d'appel avait cassé la condamnation pour enlèvements. 


France: 12 ans de réclusion pour une docteure partie en Syrie avec ses trois enfants

Les forces de sécurité montent la garde près d'une entrée de la Cour d'assises de Paris, le13 mai 2025. (AFP)
Les forces de sécurité montent la garde près d'une entrée de la Cour d'assises de Paris, le13 mai 2025. (AFP)
Short Url
  • La cour d'assises spéciale de Paris a estimé dans son verdict que Camille F., qui comparaissait détenue, et son mari Sylvain M., décédé au printemps 2015, avaient "choisi sciemment d'amener leurs enfants dans une zone de guerre"
  • La peine n'a pas été assortie d'une période de sûreté, la cour relevant qu'il n'y avait "pas d'éléments de dangerosité" chez Camille F., incarcérée depuis trois ans

PARIS: Une docteure en épidémiologie de 45 ans a été condamnée mercredi à Paris à 12 ans de réclusion criminelle pour avoir rejoint avec ses trois enfants fin 2013 la Syrie où son mari combattait pour le groupe Etat islamique (EI).

La cour d'assises spéciale de Paris a estimé dans son verdict que Camille F., qui comparaissait détenue, et son mari Sylvain M., décédé au printemps 2015, avaient "choisi sciemment d'amener leurs enfants dans une zone de guerre".

La peine n'a pas été assortie d'une période de sûreté, la cour relevant qu'il n'y avait "pas d'éléments de dangerosité" chez Camille F., incarcérée depuis trois ans. La cour a par ailleurs assorti la peine de prison d'un suivi socio-judiciaire pendant cinq ans.

Son mari Sylvain M. était poursuivi des mêmes crime et délit connexe. Présumé mort et jugé par défaut, il a été condamné à la peine maximale de 20 ans de réclusion, conformément aux réquisitions du ministère public.

Pour Camille F., l'avocate générale avait requis 15 ans de réclusion criminelle, assortis d'une période de sûreté des deux tiers et d'un suivi socio-judiciaire.

"C'est une peine lourde, j'en conviens", a souligné le président en s'adressant à l'accusée, ajoutant que la cour ne "doutait pas" de sa réinsertion.

Camille F., 45 ans, avait quitté la France avec son mari et leurs trois enfants en 2011 pour s'installer dans un pays musulman, la Jordanie, alors qu'elle occupait un poste d'ingénieur à l'institut de radioprotection et sureté nucléaire.

Ils étaient mariés depuis 2005. Lui s'était converti à l'islam pour rapidement se radicaliser. Camille F. avait eu un cheminement personnel plus long dans sa conversion puis sa pratique de la religion musulmane.

Installés ensuite en Egypte, Sylvain M. était parti combattre en Syrie à l'été 2013 et Camille F, alors enceinte de leur quatrième enfant, l'avait rejoint avec les trois enfants, âgés de 10, 7 et 2 ans.

Après le décès de Sylvain M. au combat, Camille F. s'était remariée avec un haut fonctionnaire syrien, avec qui elle a eu son cinquième enfant. La docteure est restée en Syrie, sous les bombardements.

Elle a été rapatriée en France en octobre 2022, son second mari étant décédé en février 2019.


Erdogan met en garde contre toute menace visant Chypre-Nord après un accord entre la France et Chypre

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a mis en garde mercredi contre toute menace visant la République turque de Chypre-Nord (RTCN) après la signature lundi d'un accord entre la France et Chypre encadrant la présence de troupes françaises sur le territoire chypriote. (AFP)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan a mis en garde mercredi contre toute menace visant la République turque de Chypre-Nord (RTCN) après la signature lundi d'un accord entre la France et Chypre encadrant la présence de troupes françaises sur le territoire chypriote. (AFP)
Short Url
  • "Je veux qu'il soit bien clair que notre réponse sera très nette, et très ferme si l'on porte atteinte aux droits (...) de la Turquie et des Chypriotes turcs en Méditerranée orientale"
  • Le président turc Recep Tayyip Erdogan a mis en garde mercredi contre toute menace visant la République turque de Chypre-Nord (RTCN)

ISTANBUL: Le président turc Recep Tayyip Erdogan a mis en garde mercredi contre toute menace visant la République turque de Chypre-Nord (RTCN) après la signature lundi d'un accord entre la France et Chypre encadrant la présence de troupes françaises sur le territoire chypriote.

"Je veux qu'il soit bien clair que notre réponse sera très nette, et très ferme si l'on porte atteinte aux droits (...) de la Turquie et des Chypriotes turcs en Méditerranée orientale", a déclaré le chef de l'Etat turc devant les député de son parti au parlement turc.

 

 


Avant le G7, Macron organise une visioconférence jeudi incluant la Chine sur la "coopération" économique

Un passant marche devant un bâtiment dont les fenêtres ont été recouvertes de panneaux en bois installés pour protéger la façade avant les manifestations contre le sommet du G7 d’Évian, à Genève, le 4 juin 2026. (AFP)
Un passant marche devant un bâtiment dont les fenêtres ont été recouvertes de panneaux en bois installés pour protéger la façade avant les manifestations contre le sommet du G7 d’Évian, à Genève, le 4 juin 2026. (AFP)
Short Url
  • Emmanuel Macron organise une visioconférence réunissant le G7, la Chine et plusieurs pays émergents pour promouvoir une coopération économique mondiale et réduire les déséquilibres commerciaux
  • Cette initiative vise à préparer le sommet du G7 à Évian et à apaiser les tensions économiques entre l’Europe, la Chine et les États-Unis

PARIS: Emmanuel Macron va organiser jeudi, quatre jours avant le sommet du G7, une visioconférence entre les membres de ce forum de puissances industrialisées, la Chine et plusieurs autres pays émergents, afin de renforcer la "coopération" entre les grandes économies mondiales, a annoncé mardi l'Elysée.

Cette conférence, baptisée "sommet de convergence mondiale pour la croissance", "signale une disponibilité nouvelle de la Chine, des Etats-Unis et de l'Europe de s'engager dans une démarche économique coordonnée", a déclaré la présidence française dans un communiqué.

Elle réunira des représentants du G7 (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon, Royaume-Uni) mais aussi de la Chine et du Fonds monétaire international (FMI). Les pays déjà invités au sommet du G7, programmé du 15 au 17 juin à Evian, dans le centre-est de la France, participeront également à la visioconférence de jeudi (Brésil, Corée du Sud, Inde, Kenya et Egypte).

"Ce sommet vise à initier une coopération entre les économies systémiques et émergentes pour apaiser les tensions et créer les conditions d’une croissance équilibrée, durable et partagée", a expliqué l'Elysée, rappelant que "la résorption des déséquilibres macroéconomiques mondiaux est une priorité" du président français, Emmanuel Macron, pour le G7.

La France veut notamment "restaurer une industrie forte en Europe" et "équilibrer le commerce avec la Chine ainsi que les Etats-Unis".

- "Double problème" -

La lutte contre les déséquilibres est "dans l'intérêt aussi des pays les plus fragiles", estime la présidence française, qui voit dans ce rendez-vous "une contribution au G20" prévu en décembre aux Etats-Unis.

La Chine est membre du G20 mais pas du G7, à l'inverse des Etats-Unis et des plus grandes économies européennes qui appartiennent aux deux clubs.

Le chef de l'Etat français a proposé dès décembre une approche "coopérative" pour ce chantier, tout en laissant planer la menace de "droits de douane" européens "sur les produits chinois" si Pékin ne joue pas le jeu.

En janvier, il avait estimé que l'Europe avait, sur le commerce, "un double problème, l'agressivité chinoise et les tarifs américains", et "c'est un gros problème d'avoir les deux en même temps".

Mercredi, en autre préambule au sommet d'Evian, Emmanuel Macron va recevoir à l'Elysée "des représentants de la société civile, des partenaires sociaux, du monde économique, des fondations, des think tanks et de la jeunesse".

Leurs échanges "porteront sur les enjeux de développement et de partenariats internationaux, la sécurisation des chaînes de valeur pour les approvisionnements critiques, le numérique et l'intelligence artificielle, ainsi que sur la protection de l'État de droit, des libertés fondamentales, de l'espace civique et la place de la jeunesse dans nos démocraties", selon un autre communiqué.

Emmanuel Macron doit ensuite rencontrer le Premier ministre canadien, Mark Carney, vendredi soir à Paris, puis le chef du gouvernement indien, Narendra Modi, dimanche à Nice pour un événement autour de la tech.

Il accueillera ses homologues du G7 lundi soir à Evian, ville thermale des Alpes françaises sur les rives du lac Léman, pour un sommet de trois jours.