Prix de l'énergie: les écoles britanniques se préparent à grelotter

Après deux rentrées scolaires plombées par la pandémie de Covid-19, les chefs d'établissements doivent désormais gérer cette nouvelle crise, avec des budgets fixés avant la guerre en Ukraine et la flambée des prix de l'énergie. (AFP)
Après deux rentrées scolaires plombées par la pandémie de Covid-19, les chefs d'établissements doivent désormais gérer cette nouvelle crise, avec des budgets fixés avant la guerre en Ukraine et la flambée des prix de l'énergie. (AFP)
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Publié le Dimanche 04 septembre 2022

Prix de l'énergie: les écoles britanniques se préparent à grelotter

  • Face à des factures d'énergie qui explosent, la situation devient inextricable pour les écoles publiques du Royaume-Uni, acculées à des solutions radicales
  • Alors que les ménages sont protégés par un plafond tarifaire imposé par les pouvoirs publics, qui doit toutefois augmenter de 80% en octobre, rien n'existe pour les entreprises et les établissements publics

LONDRES: Des élèves britanniques en gants et manteaux l'hiver prochain dans les classes? Face à des factures d'énergie qui explosent, la situation devient inextricable pour les écoles publiques du Royaume-Uni, acculées à des solutions radicales.

Une hausse "colossale": Rachael Warwick, qui dirige un groupe de trois écoles dans le sud de l'Angleterre ne trouve pas d'autre mot. En temps normal, son budget pour le gaz et l'électricité atteint 250 000 livres (289 000 euros) par an. Mais la hausse galopante des prix de l'énergie depuis un an a fait passer la facture à 1,1 million de livres (1,27 million d'euros).

"Nous sommes à la recherche de 900.000 livres supplémentaires, non budgétées, c'est une énorme pression", s'inquiète-t-elle auprès de l'AFP.

Le Royaume-Uni est déjà frappé par une inflation qui dépasse les 10%, le niveau le plus élevé dans les pays du G7, et la situation menace de s'aggraver face aux nouvelles hausses prévues des prix de l'énergie.

Alors que les ménages sont protégés par un plafond tarifaire imposé par les pouvoirs publics, qui doit toutefois augmenter de 80% en octobre, rien n'existe pour les entreprises et les établissements publics.

Des pubs aux hôpitaux, la crise touche tous les secteurs.

Après deux rentrées scolaires plombées par la pandémie de Covid-19, les chefs d'établissements doivent désormais gérer cette nouvelle crise, avec des budgets fixés avant la guerre en Ukraine et la flambée des prix de l'énergie.

"De ce que j'entends d'autres écoles, les prix vont au moins doubler ou tripler", s'inquiète Paul Gosling, directeur d'une école primaire à Exmouth (sud de l'Angleterre) et président du syndicat des directeurs d'établissements NAHT.

D'autant que les écoles doivent aussi financer, sans abondement supplémentaire de l'Etat, la hausse de 5% des salaires de leurs employés, annoncée cet été par le gouvernement.

"Les livres coûtent plus cher, la nourriture coûte plus cher, tout est plus cher", insiste Steve Chalke, fondateur du groupe d'école Oasis qui compte 52 établissements.

Conséquence, partout, les directeurs d'écoles cherchent des moyens de faire des économies. "Ce sont des choix difficiles", regrette-t-il, évoquant la possibilité d'augmenter la taille des classes, d'annuler les voyages scolaires, ou de baisser le chauffage d'un ou deux degrés.

"Certains suggèrent de passer à la semaine de 4 jours. De fermer l'école une journée. Mais nous ne pouvons pas faire ça (...) Sinon, comment les parents feront pour aller travailler?"

Un pull en plus 

Rachael Warwick prévoit de réduire de "20 à 30%" la consommation d'énergie dans ses écoles, avec des mesures "évidentes". "Nous allons baisser le chauffage, éteindre les lumières. Nous allons demander aux élèves et aux personnels de se vêtir plus chaudement. Mais ce n'est pas du tout à la hauteur des économies que nous devons faire", pointe-t-elle.

Tous en appellent donc au futur Premier ministre qui sera désigné lundi. "Tous les services publics auraient besoin d'un prix plafond", comme les particuliers, réclame Paul Gosling.

Il pointe, comme d'autres directeurs, des années d'austérité pour le financement de l'éducation.

"Si le gouvernement ne fait rien, les écoles vont chercher à équilibrer leur budget en coupant dans leurs dépenses", notamment en réduisant leurs effectifs, comme les assistants d'éducation. "Mais ce n'est pas une bonne chose car cela pénaliserait l'éducation que les enfants reçoivent", estime-t-il.

Au ministère de l'Education, on se dit "conscient des pressions inflationnistes auxquelles font face les écoles".

Le gouvernement a "augmenté ses financements de 4 milliards de livres cette année" et a également fourni aux écoles des recommandations sur les offres de fourniture d'énergie, rappelle-t-il dans une déclaration transmise à l'AFP.

Dans la campagne pour désigner le futur Premier ministre, les deux finalistes, Liz Truss et Rishi Sunak, ont promis d'aider les écoles face à ces coûts supplémentaires.

"Nous sommes dans cette situation parce que nous avons décidé de soutenir les Ukrainiens. En faisant cela, il y a bien sûr un prix à payer mais il n'y a pas de raison que ce soient les enfants qui le payent", lâche Steve Chalke.


L'UE appelle Israël à cesser son « escalade militaire» au Liban

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  • Israël doit cesser son "escalade militaire" au Liban et respecter "la souveraineté et l'intégrité territoriale" de ce pays
  • "Le peuple libanais a déjà enduré d’immenses épreuves. Il n’a pas choisi cette guerre, et cette guerre n’est pas la sienne"

BRUXELLES: Israël doit cesser son "escalade militaire" au Liban et respecter "la souveraineté et l'intégrité territoriale" de ce pays, où les autorités israéliennes envisagent d'établir dans le sud une zone sous contrôle militaire, a affirmé lundi un porte-parole de l'Union européenne.

"Le peuple libanais a déjà enduré d’immenses épreuves. Il n’a pas choisi cette guerre, et cette guerre n’est pas la sienne", a affirmé ce porte-parole, Anouar El Anouni.

 

 


Trump a renvoyé une proposition d'accord plus stricte à l'Iran 

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  • D'après le New York Times, citant samedi des responsables ayant connaissance des tractations, le président américain a durci certains termes de la proposition qui était sur la table et a adressé ce nouveau plan à Téhéran
  • Selon le site Axios, il souhaitait renforcer la position de Washington sur plusieurs aspects qu'il considère personnellement comme importants, notamment le sort des matériaux nucléaires iraniens

WASHINGTON: Donald Trump a renvoyé une nouvelle proposition d'accord plus stricte à l'Iran pour mettre fin à la guerre, alors qu'une entente semblait se rapprocher ces derniers jours, affirment samedi des médias américain.

D'après le New York Times, citant samedi des responsables ayant connaissance des tractations, le président américain a durci certains termes de la proposition qui était sur la table et a adressé ce nouveau plan à Téhéran.

Le média américain n'est pas en mesure de préciser les changements apportés par le républicain. Mais selon le site Axios, il souhaitait renforcer la position de Washington sur plusieurs aspects qu'il considère personnellement comme importants, notamment le sort des matériaux nucléaires iraniens.

M. Trump a maintes fois répété qu'il était exclu que Téhéran se dote de l'arme atomique, et exige que son stock d'uranium hautement enrichi soit détruit.

La question du nucléaire est l'un des principaux points de friction dans les négociations pour mettre fin à la guerre déclenchée le 28 février par l'offensive israélo-américaine contre la République islamique.

Parmi les autres priorités du président figurent la réouverture et le déminage du détroit d'Ormuz par l'Iran, qui en bloquant cette voie d'eau perturbe gravement les approvisionnements en carburant et l'économie mondiale en général.

Les modifications apportées par Donald Trump pourraient encore prolonger les négociations. Des sources américaines ont indiqué à l'AFP que le président n'avait pas décidé de signer la proposition sur son bureau vendredi, après une réunion de crise à la Maison Blanche.

Dans la soirée, un responsable de la présidence avait affirmé que Donald Trump ne signerait un accord "que s'il est bon pour l'Amérique et que ses lignes rouges sont satisfaites".


Les Etats-Unis et l'Iran s'attaquent mutuellement malgré le cessez-le-feu

Les Etats-Unis et l'Iran ont annoncé dans la nuit de dimanche à lundi une série d'attaques réciproques, portant un nouveau coup au cessez-le-feu au moment où leurs négociations pour mettre fin à la guerre patinent. (AFP)
Les Etats-Unis et l'Iran ont annoncé dans la nuit de dimanche à lundi une série d'attaques réciproques, portant un nouveau coup au cessez-le-feu au moment où leurs négociations pour mettre fin à la guerre patinent. (AFP)
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  • Les informations de médias américains pendant le week-end faisant état de nouvelles exigences américaines envers Téhéran ont refroidi les espoirs d'accord imminent, alimentés par Donald Trump lui-même
  • Et tandis que sur le front libanais Israël a intensifié son offensive, l'armée américaine a annoncé avoir mené samedi et dimanche une nouvelle vague de frappes "défensives" sur le sud de l'Iran, la troisième en un peu plus d'une semaine

TEHERAN: Les Etats-Unis et l'Iran ont annoncé dans la nuit de dimanche à lundi une série d'attaques réciproques, portant un nouveau coup au cessez-le-feu au moment où leurs négociations pour mettre fin à la guerre patinent.

Les informations de médias américains pendant le week-end faisant état de nouvelles exigences américaines envers Téhéran ont refroidi les espoirs d'accord imminent, alimentés par Donald Trump lui-même.

Et tandis que sur le front libanais Israël a intensifié son offensive, l'armée américaine a annoncé avoir mené samedi et dimanche une nouvelle vague de frappes "défensives" sur le sud de l'Iran, la troisième en un peu plus d'une semaine.

Ces bombardements ont visé des systèmes de radar et de contrôle de drones dans la ville de Goruk et l'île de Qeshm dans le détroit d'Ormuz, a précisé le Commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) dimanche soir sur X.

Ces opérations ont été menées "en réponse à des actions agressives de l'Iran, dont la destruction d'un drone américain MQ-1 qui opérait au-dessus des eaux internationales", a ajouté la même source.

Les Gardiens de la Révolution iraniens, peu après, ont affirmé avoir attaqué une base utilisée par l'armée américaine pour des frappes contre son territoire.

La localisation de cette base n'a pas été précisée dans le communiqué des Gardiens diffusé par les médias d'Etat.

L'armée du Koweït a annoncé de son côté faire face à une attaque de drones et missiles.

Washington et Téhéran s'étaient déjà accusés mutuellement jeudi de violer le cessez-le-feu en vigueur depuis le 8 avril, après des frappes américaines sur le sud de l'Iran suivies d'une attaque contre le Koweït.

Plus de fermeté 

La guerre a été déclenchée le 28 février par une offensive israélo-américaine, alors que Téhéran et Washington avaient repris des négociations sur le nucléaire. Le conflit, qui a fait des milliers de morts, ébranle l'économie mondiale en faisant grimper les prix du pétrole.

Alors que les deux pays semblaient ces derniers jours se rapprocher d'un accord, le New York Times a rapporté samedi, sans plus de détails, que le président américain avait durci sa proposition et envoyé une nouvelle version d'un possible protocole d'accord à Téhéran.

Selon le site américain Axios, M. Trump, dont la priorité déclarée est de mettre fin au programme nucléaire iranien et de rétablir le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz, souhaite plus de fermeté des négociateurs de Washington.

La chaîne CBS a rapporté dimanche soir que la nouvelle proposition américaine prévoit une prolongation du cessez-le-feu de 60 jours avec des clauses prévoyant la réouverture d'Ormuz et un cadre pour une reprise des négociations sur le nucléaire.

"Nous n'approuverons aucun accord tant que nous n'aurons pas la certitude que les droits du peuple iranien ont été pleinement garantis", a averti dimanche le principal négociateur iranien, le président du Parlement Mohammad Bagher Ghalibaf.

L'Iran, qui revendique son droit à mener un programme nucléaire civil, a toujours démenti vouloir se doter de l'arme atomique, malgré les soupçons en ce sens des Etats-Unis et de nombreux pays.

Il souhaite aborder ce dossier dans un second temps en cas d'accord avec Washington et exige une levée immédiate des sanctions le frappant.

Site stratégique 

Donald Trump a insisté dimanche sur Truth Social que le projet d'accord "stipule très clairement que l'Iran n'aura pas d'arme nucléaire", et ce "en des termes très fermes".

Téhéran insiste aussi pour que tout accord inclue la fin des hostilités au Liban, où Israël veut "éliminer" le Hezbollah pro-iranien.

Mais sur ce front, l'armée israélienne continue à avancer dans le sud du pays où elle a mené de nouvelles frappes, et le Hezbollah poursuit ses attaques notamment dans le nord israélien, malgré la trêve en vigueur depuis le 17 avril, mais non respectée.

L'armée israélienne s'est emparée dimanche de la forteresse médiévale de Beaufort, un site stratégique où elle avait établi une base pendant les deux décennies de l'occupation israélienne, achevée en 2000.

Pour les Etats-Unis, c'est au Hezbollah de cesser les tirs en premier, en contrepartie de quoi Israël "s'abstiendrait de toute escalade à Beyrouth", selon un plan rapporté par un responsable américain à la suite d'entretiens menés dimanche par le chef de la diplomatie Marco Rubio avec le président libanais Joseph Aoun et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

La France a demandé une réunion d'urgence au Conseil de sécurité, qui se tiendra lundi, selon des sources diplomatiques à l'AFP.