Calais: jusqu'a six heures d'attente pour le retour des vacanciers britanniques

Une photo aérienne prise le 25 mars 2022 montre une vue du port de Calais, dans le nord de la France. (AFP).
Une photo aérienne prise le 25 mars 2022 montre une vue du port de Calais, dans le nord de la France. (AFP).
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Publié le Dimanche 04 septembre 2022

Calais: jusqu'a six heures d'attente pour le retour des vacanciers britanniques

  • «Nous nous excusons sincèrement pour les temps d'attente au port de Calais aujourd'hui. (...) Cela est du à des files d'attente aux contrôles frontaliers»
  • La compagnie maritime P&O ferries a assuré avoir organisé dans la nuit «deux départs supplémentaires» pour transporter les passagers ayant raté leur bateau

LILLE : Des Britanniques rentrant de vacances ont dû patienter jusqu'à six heures dans la nuit de samedi à dimanche au port de Calais, du fait d'attentes aux contrôles frontaliers, selon les transporteurs maritimes qui avertissaient leurs clients de nouveaux retards dimanche.

"Nous nous excusons sincèrement pour les temps d'attente au port de Calais aujourd'hui. (...) Cela est du à des files d'attente aux contrôles frontaliers", a tweeté dans la nuit la compagnie maritime P&O ferries, qui effectue des traversées entre Calais et Douvres.

Elle a assuré avoir organisé dans la nuit "deux départs supplémentaires" pour transporter les passagers ayant raté leur bateau.

Dimanche à la mi-journée, la compagnie évaluait la durée d'attente à "45 à 60 minutes". Dans la soirée de samedi, elle l'avait estimé à trois heures, mais plusieurs usagers assuraient sur Twitter avoir du patienter plus longtemps, cinq heures et plus.

La compagnie maritime danoise DFDS a elle fait état dans un tweet samedi soir de "temps d'attente allant jusqu'à 6 heures pour effectuer tous les contrôles". Dimanche à 13H00, la DFDS évaluait l'attente à 45 minutes.

"Nous nous attendons à ce que le port soit très fréquenté aujourd'hui. Veuillez donc prévoir autant de temps que possible pour passer toutes les files d'attente aux contrôles", a averti P&0. La DFDS recommandait de prévoir en ce "week-end chargé" au moins "120 minutes" pour les différents contrôles.

"Des renforts de la border force britannique" ont été mis en place samedi soir et "si ces renforts sont maintenus dans la journée, la situation devrait être plus fluide", a indiqué dimanche le port de Calais à un correspondant de l'AFP.

Le week-end dernier déjà, alors que de longues files de voitures s'étaient formées aux abords du port de Calais, la société d'exploitation des ports du détroit (SEPD) avait indiqué que les difficultés étaient concentrées au niveau des points de contrôle britanniques où il n'y avait "pas assez d'aubettes ouvertes pour absorber le trafic".

En juillet, des embouteillages monstrueux au port de Douvres avaient provoqué des tensions entre la France et le Royaume-Uni, ce dernier accusant les autorités françaises de "ruiner les vacances" de nombreuses familles, faute de personnel suffisant aux postes de contrôle.

Côté français, le préfet de région Georges-François Leclerc avait assuré que l'augmentation du trafic du week-end "avait bien évidemment été anticipée", mais mis en cause un "incident technique imprévisible au tunnel sous la Manche". Ce lien de cause à effet avait ensuite été contesté par Eurotunnel.

Responsables syndicaux, portuaires et autorités françaises avaient également mis en avant l'impact du Brexit.


Frappes iraniennes: la France prête à «participer» à la défense des pays du Golfe et de la Jordanie

 La France est "prête" à "participer" à la défense des pays du Golfe et de la Jordanie, cibles de frappes de l'Iran, "conformément aux accords qui la lie à ses partenaires et au principe de légitime défense collective", a déclaré lundi son ministre des Affaires étrangères. (AFP)
La France est "prête" à "participer" à la défense des pays du Golfe et de la Jordanie, cibles de frappes de l'Iran, "conformément aux accords qui la lie à ses partenaires et au principe de légitime défense collective", a déclaré lundi son ministre des Affaires étrangères. (AFP)
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  • "Près de 400.000 Français sont résidents ou de passage dans la douzaine de pays de la région", a ajouté le ministre. "A notre connaissance, aucune victime française n'est à déplorer à ce stade", a-t-il ajouté
  • "Notre dispositif est déjà organisé localement pour faciliter les sorties par voie terrestre lorsque c'est possible, ce qui n'est pas le cas dans tous les pays concernés", a-t-il détaillé

PARIS: La France est "prête" à "participer" à la défense des pays du Golfe et de la Jordanie, cibles de frappes de l'Iran, "conformément aux accords qui la lie à ses partenaires et au principe de légitime défense collective", a déclaré lundi son ministre des Affaires étrangères.

"Aux pays amis qui ont été ciblés délibérément par les missiles et les drones des Gardiens de la révolution et entraînés dans une guerre qu'ils n'avaient pas choisie -Arabie Saoudite, Émirats arabes unis, Qatar, Irak, Bahreïn, Koweït, Oman et Jordanie- la France exprime son soutien entier et sa pleine solidarité. Elle se tient prête (...) à participer à leur défense", a affirmé Jean-Noël Barrot lors d'une conférence de presse.

"Près de 400.000 Français sont résidents ou de passage dans la douzaine de pays de la région", a ajouté le ministre. "A notre connaissance, aucune victime française n'est à déplorer à ce stade", a-t-il ajouté.

"Notre dispositif est déjà organisé localement pour faciliter les sorties par voie terrestre lorsque c'est possible, ce qui n'est pas le cas dans tous les pays concernés", a-t-il détaillé.

Le ministre a appelé à la "désescalade". "L'escalade militaire doit cesser au plus vite", a-t-il répété. "La prolongation indéfinie des opérations militaires sans but précis emporte le risque d'un engrenage qui entraînerait l'Iran et la région dans une longue période d'instabilité".

"Au Liban, le Hezbollah a commis une lourde faute, dont la population a payé ce matin le prix avec des dizaines de morts et des dizaines de milliers de déplacés, en rejoignant un conflit dans lequel les autorités, comme le peuple libanais, refusent d'être entraînées", a-t-il poursuivi, appelant le Hezbollah à "mettre immédiatement un terme à ces opérations".

 


France - Liban: Report de la conférence de soutien aux forces libanaises

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  • À l’issue de leurs discussions, les deux chefs d’État ont décidé de reporter au mois d’avril la conférence internationale de soutien aux Forces armées libanaises et aux Forces de sécurité intérieure libanaises
  • Les deux dirigeants ont souligné que la gravité de la situation renforce la nécessité de préserver la stabilité libanaise, de soutenir les institutions légitimes du pays et d’assurer le rétablissement complet de sa souveraineté

PARIS: Le président du Liban, Joseph Aoun, et son homologue de la France, Emmanuel Macron, se sont entretenus le 1er mars afin d’examiner les derniers développements affectant la sécurité régionale, y compris celle de pays alliés, selon un communiqué conjoint.

À l’issue de leurs discussions, les deux chefs d’État ont décidé de reporter au mois d’avril la conférence internationale de soutien aux Forces armées libanaises et aux Forces de sécurité intérieure libanaises, initialement prévue le 5 mars à Paris. Les conditions actuelles, marquées par une conjoncture régionale tendue, n’étaient pas réunies pour maintenir l’événement à la date prévue.

Les deux dirigeants ont souligné que la gravité de la situation renforce la nécessité de préserver la stabilité libanaise, de soutenir les institutions légitimes du pays et d’assurer le rétablissement complet de sa souveraineté.

Ils ont également affirmé que Beyrouth, Paris et leurs partenaires internationaux continueront à coordonner leurs efforts afin de soutenir ces objectifs dans un contexte régional jugé particulièrement sensible.


Iran: la France va rehausser sa «posture» militaire dans le Golfe

La France va rehausser sa "posture" de défense au Moyen-Orient pour y protéger ses ressortissants et ses bases et soutenir les pays de la région visés par l'Iran en riposte à l'offensive israélo-américaine, a annoncé dimanche soir Emmanuel Macron. (AFP)
La France va rehausser sa "posture" de défense au Moyen-Orient pour y protéger ses ressortissants et ses bases et soutenir les pays de la région visés par l'Iran en riposte à l'offensive israélo-américaine, a annoncé dimanche soir Emmanuel Macron. (AFP)
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  • Tous les pays du Golfe ont été ciblés par des frappes iraniennes, notamment les Émirats arabes unis où un hangar d'une base française a aussi été "touché dans une attaque de drone" sur le port d'Abu Dhabi
  • La France est également en train de s'organiser pour "pouvoir rapatrier (ses ressortissants) dès que les espaces aériens seront ouverts"

PARIS: La France va rehausser sa "posture" de défense au Moyen-Orient pour y protéger ses ressortissants et ses bases et soutenir les pays de la région visés par l'Iran en riposte à l'offensive israélo-américaine, a annoncé dimanche soir Emmanuel Macron.

"Tout cela nous conduit à rehausser notre posture et notre accompagnement défensif pour être au côté de ceux avec lesquels nous avons des traités de défense", a dit le chef de l'Etat au début du deuxième conseil de défense consacré au conflit en Iran en deux jours.

Il faut "adapter la posture à l'évolution des dernières heures que rien ne justifie et que nous ne laisserons pas passer", a-t-il martelé, suggérant une possible augmentation des moyens militaires français déployés dans la région.

Tous les pays du Golfe ont été ciblés par des frappes iraniennes, notamment les Émirats arabes unis où un hangar d'une base française a aussi été "touché dans une attaque de drone" sur le port d'Abu Dhabi, sans faire de victime, a rappelé Emmanuel Macron.

La France est également en train de s'organiser pour "pouvoir rapatrier (ses ressortissants) dès que les espaces aériens seront ouverts", a-t-il ajouté.

"Nous sommes prêts à procéder aux évacuations pour nos compatriotes qui le demanderaient quand la situation le permettra", avait déjà indiqué la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon.

Au deuxième jour des frappes menées par Israël et les États-Unis sur l'Iran et de la riposte de Téhéran notamment sur les pays du Golfe, Maud Bregeon a aussi assuré que la France ne pouvait "que se satisfaire" de la mort du guide suprême, Ali Khamenei.