Les Libanais-Arméniens se vengent du bourreau turc ancestral au Haut-Karabakh

1.	Le chef d'une mission de la Croix-Rouge a appelé à la fin des bombardements aveugles dans le conflit à la suite de la mort croissante de civils. (AFP)
1. Le chef d'une mission de la Croix-Rouge a appelé à la fin des bombardements aveugles dans le conflit à la suite de la mort croissante de civils. (AFP)
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Publié le Mercredi 04 novembre 2020

Les Libanais-Arméniens se vengent du bourreau turc ancestral au Haut-Karabakh

  • Les descendants du génocide ottoman se portent volontaires pour combattre, alors que l'Arménie et l'Azerbaïdjan restent enfermés dans un conflit meurtrier
  • Pour de nombreux membres de la diaspora arménienne, la guerre est plus qu'un simple conflit pour le territoire: c'est une agression contre leur identité ethnique

BEYROUTH: Kevork Hadjian était un chanteur d'opéra très apprécié, célèbre pour sa voix fascinante et l'attrait qu'il prêtait aux hymnes patriotiques arméniens. Né et élevé dans la vallée de la Bekaa, au sud du Liban, cet arménien de souche a vécu pendant un certain temps au Koweït avant de s'installer à Erevan, la capitale de l'Arménie, avec sa famille en 2004.

Fervent patriote, Hadjian réserve une place spéciale dans son cœur pour l'Artsakh, l'ancien nom arménien du Haut-Karabakh. Il y a combattu brièvement en 2016, dans ce qui est devenu la guerre des quatre jours.

Ainsi, lorsque l'Azerbaïdjan a ciblé la capitale de la région séparatiste, Stepanakert, le 27 septembre, le chanteur s'est à nouveau porté volontaire pour se battre pour son indépendance. Un peu plus d'une semaine plus tard, le 6 octobre, il est tué sur la ligne de front. Il avait 49 ans.

Hadjian fait partie des victimes les plus notables des récents combats. Leur mort est devenue une sorte de cri de ralliement pour les jeunes arméno-libanais tentés de suivre leurs traces.

Le Liban abrite une importante diaspora arménienne, descendante des 1,5 million d'arméniens de souche qui ont échappé au génocide il y a 100 ans, un crime que la Turquie refuse à ce jour de reconnaître.

Mais le temps n'a pas réussi à calmer la ferveur nationaliste arménienne, ravivée à nouveau par la guerre dans le Caucase du Sud. «Les Arméniens ont déjà assisté à un génocide», a déclaré Ishkhan Y., un Arménien né au Liban, à Arab News à Beyrouth. «C'est l'histoire qui se répète en Artsakh. En tant qu'Arméniens de la diaspora, nous sommes très préoccupés et bouleversés par ce qui se passe en Artsakh».

La rumeur qui court à Beyrouth et sur les réseaux sociaux parle d'arméniens qui ont quitté le Liban pour rejoindre la guerre, comme beaucoup d'autres dans la diaspora au sens large. A Bourj Hammoud, le quartier arménien de Beyrouth, de nombreux murs sont graffités de slogans critiquant à la fois la Turquie et l'Azerbaïdjan.

La même chose se passe dans la ville natale d’Hadjian, dans la vallée de la Bekaa, où les villageois disent que de jeunes hommes partent pour le Haut-Karabakh.«Il n'y a eu aucun appel du gouvernement arménien ou d'un parti politique pour qu'ils partent», a déclaré un villageois, qui ne voulait pas être nommé, à Arab News. «Ils sont partis parce qu'ils sentent qu'il était de leur devoir d'aller se battre».

Des combats ont éclaté fin septembre entre l'Azerbaïdjan et les Arméniens de souche dans le territoire contesté du Haut-Karabakh, ravivant le conflit vieux de plusieurs décennies. La Turquie est largement accusée d’encourager l’Azerbaïdjan à lancer la dernière offensive et a envoyé des armes et des fonds pour soutenir l’effort de guerre de Bakou.

Le Haut-Karabakh, une région montagneuse d'environ 150 000 habitants, est internationalement reconnue comme faisant partie de l'Azerbaïdjan, mais elle est revendiquée et gouvernée par les Arméniens de souche qui y vivent. Une solution diplomatique au différend a échappé aux parties en guerre depuis le cessez-le-feu de 1994.

Pendant que les anciennes républiques soviétiques s’accusent mutuellement d’attaques injustifiées, des villes et des villages ont depuis été bombardés sans discrimination, certains avec des bombes à fragmentation, interdites selon l’organisme de surveillance des droits d’Amnesty International. Des bâtiments entiers ont été réduits en décombres, obligeant des milliers de civils à quitter leurs foyers.

Deux accords de cessez-le-feu ont échoué, le premier négocié par la Russie le 10 octobre et un autre par les États-Unis le 18 octobre. Mike Pompeo, le secrétaire d'État américain, a tenu des réunions séparées avec les ministres des Affaires étrangères de l'Arménie et de l'Azerbaïdjan à Washington le 22 octobre, succédant aux tentatives antérieures de Moscou pour établir un dialogue efficace.

Selon une déclaration du ministère arménien de la Défense le 27 octobre, les forces azerbaïdjanaises ont bombardé les gardes-frontières arméniens près de la frontière sud-est du pays avec l’Iran, étendant le conflit à l’Arménie proprement dite.

Présentant le côté de Bakou du conflit dans une tribune dans Arab News le 2 octobre, Ramil Imranov, un diplomate azerbaïdjanais, a écrit: «L'Arménie continue d'essayer de légaliser les conséquences de la guerre et de rehausser le prestige international du régime séparatiste établi par l'Arménie dans la région azerbaïdjanaise occupée du Haut-Karabakh. En violant constamment le cessez-le-feu obtenu en 1994, l'Arménie tente d’affermir le statu quo existant.

Un membre de la diaspora arménienne, qui a demandé à rester anonyme, a déclaré: «Comme tous les Arméniens, nous, en tant que Libanais-Arméniens, pensons que la seule solution pour mettre fin à ce conflit reste sans doute une solution pacifique».  Mais pour de nombreux Arméniens, le conflit du Haut-Karabakh ne se limite pas au territoire lui-même: il fait partie d'une agression plus large contre l'essence de l'identité arménienne.

«Que ce soit la Turquie ou l'Azerbaïdjan, les deux États ont une tradition de révisionnisme historique envers les Arméniens», a-t-il déclaré. «La Turquie le fait avec le génocide arménien      et l'Azerbaïdjan l'a fait en ce qui concerne l'histoire des Arméniens vivant au Haut-Karabakh».

«Depuis les années 60, les autorités azerbaïdjanaises ont retransmis une histoire révisionniste du peuple arménien, affirmant que tout ce qui est lié à l'histoire arménienne sur la terre azerbaïdjanaise est en fait lié aux Albanais du Caucase», ajoute-t-il. «Le même révisionnisme historique s’étend à l’idée que les Azéris ont de l’Arménie et de ses territoires, qui, selon eux, appartiennent tous à l’Azerbaïdjan. Les Azéris nient notre juste place dans l’histoire».

De nombreux Arméniens affirment qu'Ankara a un agenda néo-ottoman et travaille main dans la main avec l'Azerbaïdjan pour les exterminer, soulignant les remarques télévisées du président turc Recep Tayyip Erdogan en juillet: «Nous continuerons à remplir la mission que nos grands-pères ont accompli pendant des siècles dans le Caucase».

L'artiste arméno-libanaise Manuella Guiragossian, dont la grand-mère a survécu au génocide, estime que la politique du gouvernement turc est imprégnée de sentiments anti-arméniens.

«Si vous pouvez imaginer ce qu'ils ont fait à mes grands-parents pendant le génocide, vous pouvez également imaginer ce qu'ils vont faire à toute une population arménienne aujourd'hui», a-t-elle déclaré. «L’objectif de la Turquie est de faire ce qu’elle a fait pendant l’Empire ottoman et de prendre plus de terres, d’unir l’Azerbaïdjan et la Turquie et d’effacer totalement l’Arménie de la carte».

Ankara et Bakou ont tous deux nié les accusations selon lesquelles des mercenaires des régions de la Syrie et de la Libye contrôlées par la Turquie seraient impliqués dans le conflit, mais les rapports faisant état de victimes syriennes de la guerre du Haut-Karabakh selon plusieurs sources.

Certains membres de la diaspora arménienne souhaitent que la communauté internationale prenne la situation au Haut-Karabakh beaucoup plus au sérieux. La mondaine américaine Kim Kardashian West, d'origine arménienne, a fait don d'un million de dollars au Fonds Arménie basé en Californie pour soutenir l'effort humanitaire.

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Le Liban abrite une importante communauté arménienne. (AFP). 

«Même si la planète entière ne soutient pas les Arméniens, un nombre massif d’entre eux se lèvent partout dans le monde en ce moment, à Los Angeles et Boston ainsi qu’à Londres et Paris", a déclaré Guiragossian.

Pour les arméno-libanais comme Ishkhan, la seule façon d'arrêter les combats reste toujours la pression internationale. «La paix et la sécurité ne peuvent être garanties que par la reconnaissance d'un Artsakh libre et indépendant par la communauté internationale», a-t-il déclaré.

«Les Arméniens méritent de vivre librement, en toute sureté et en toute sécurité. Les enfants doivent aller à l’école, les mères ne doivent pas pleurer sur leurs fils et maris perdus à cause d’une guerre insensée qui repose sur les ambitions, les moyens financiers et la technologie militaire de la Turquie, en plus d’être alimentée par leurs alliés».

Jusque-là, de nombreux jeunes Arméniens nés au Liban sont convaincus, à tort ou à raison, que leur meilleure option est de suivre l'exemple de Hadjian.

«Nous n'avons pas d'autre choix que de nous battre pour notre terre et notre pays», a déclaré Ishkhan. «Nous devons coûte que coûte gagner cette guerre».

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Des colons Israéliens pénètrent en Syrie avant d'être arrêtés

Une quarantaine d'Israéliens ont brièvement pénétré en Syrie mercredi avant d'être appréhendés par l'armée israélienne, qui a "fermement condamné cet incident". (AFP)
Une quarantaine d'Israéliens ont brièvement pénétré en Syrie mercredi avant d'être appréhendés par l'armée israélienne, qui a "fermement condamné cet incident". (AFP)
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  • L'armée a déclaré "condamner fermement cet incident et souligner sa gravité, qui constitue une infraction pénale qui met en danger des civils comme des soldats"
  • "Les pionniers de Bashan" ont eux posté, toujours sur X, une photo montrant leurs militants sur ce toit en indiquant: "sans colonisation civile, la présence militaire ne tiendra pas à long terme"

JERUSALEM: Une quarantaine d'Israéliens ont brièvement pénétré en Syrie mercredi avant d'être appréhendés par l'armée israélienne, qui a "fermement condamné cet incident".

Selon la télévision publique israélienne Kan, il s'agit de militants appartenant au groupuscule "Les pionniers de Bashan" qui prône l'établissement de colonies israéliennes dans le sud de la Syrie.

Ils s'étaient d'abord rassemblés près de la frontière, avant de pénétrer sur le territoire syrien sur quelques centaines de mètres, selon l'armée, qui indique les avoir remis à la police.

L'armée a déclaré "condamner fermement cet incident et souligner sa gravité, qui constitue une infraction pénale qui met en danger des civils comme des soldats".

La chaîne Kan a posté sur X des images montrant ces militants se retrancher sur un toit près du village syrien d'Hader.

"Les pionniers de Bashan" ont eux posté, toujours sur X, une photo montrant leurs militants sur ce toit en indiquant: "sans colonisation civile, la présence militaire ne tiendra pas à long terme. Nous sommes ici jusqu'à ce qu'ils laissent nos familles entrer pour y vivre".

Selon Kan, ce n'est pas la première fois que ce groupuscule s'infiltre côté syrien. Les dernières fois, il n'y avait pas eu de condamnation officielle, a-t-elle indiqué.

Depuis la chute en décembre 2024 du président Bachar al-Assad et la prise du pouvoir par une coalition islamiste en Syrie, Israël a envoyé des troupes dans une zone tampon contrôlée par l'ONU qui séparait les forces israéliennes et syriennes sur le plateau du Golan.

Israël, qui réclame une zone démilitarisée dans le sud de la Syrie, a mené depuis un an des centaines de frappes et conduit des incursions chez son voisin.

Israël avait pris la majeure partie de ce plateau à la Syrie lors de la guerre israélo-arabe de 1967, puis a annexé les zones sous son contrôle.

La colonisation israélienne, aujourd'hui présente en Cisjordanie, est régulièrement dénoncée par l'ONU comme illégale au regard du droit international et comme un des principaux obstacles à une solution de paix durable entre Israéliens et Palestiniens en ce qu'elle empêche la création d'un Etat palestinien viable.

Quelque 500.000 Israéliens vivent dans des colonies en Cisjordanie occupée, au milieu de trois millions de Palestiniens.


Pourparlers avec Israël: Le Liban demande une prolongation de la trêve et l'arrêt de la destruction des villages du sud

Des équipes de secours utilisent des pinces spéciales pour dégager les décombres d'un bâtiment touché par l'armée israélienne, dans le village de Hanaouay, au sud du Liban, le 22 avril 2026. (AFP)
Des équipes de secours utilisent des pinces spéciales pour dégager les décombres d'un bâtiment touché par l'armée israélienne, dans le village de Hanaouay, au sud du Liban, le 22 avril 2026. (AFP)
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  • Un responsable libanais a déclaré que le président Aoun a chargé une délégation de discuter des mesures à prendre pour assurer le respect du cessez-le-feu et l'arrêt des violations
  • M. Aoun s'est entretenu avec des dirigeants régionaux dans le cadre d'efforts diplomatiques visant à renforcer le soutien à la position du Liban dans les pourparlers

BEYROUTH : Le Liban demandera une prolongation d'un mois du cessez-le-feu actuel avec Israël lors d'une deuxième série de discussions directes à Washington jeudi, ont indiqué des sources libanaises à Arab News.

Un responsable libanais a déclaré que le président Joseph Aoun avait également chargé la délégation de discuter des mesures à prendre pour garantir le respect du cessez-le-feu et l'arrêt des violations, en particulier ce que Beyrouth décrit comme la destruction continue par Israël de villages dans le sud du Liban.

L'ambassadrice du Liban à Washington, Nada Hamadeh Moawad, et son homologue israélien, Yechiel Leiter, se rencontreront pour la deuxième fois en deux semaines au siège du département d'État américain à Washington.

Les discussions devraient porter sur les préparatifs d'un cycle de négociations plus large, notamment sur la formation des délégations libanaise et israélienne, alors que le fragile cessez-le-feu de dix jours conclu sous l'égide des États-Unis expire dimanche.

Selon la source, l'ancien ambassadeur libanais Simon Karam devrait diriger l'équipe de négociation libanaise. M. Karam a déjà participé à des pourparlers indirects avec Israël à Ras Naqoura, en tant que membre du comité chargé de superviser l'application du cessez-le-feu.

L'ambassadeur américain au Liban, Michel Issa, devrait également assister à la réunion.

M. Aoun s'est entretenu avec des dirigeants de la région dans le cadre d'efforts diplomatiques visant à renforcer le soutien à la position du Liban dans les pourparlers.

Le président libanais a tenu un appel téléphonique avec le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman, au cours duquel il l'a remercié pour le soutien continu du Royaume au Liban, en particulier dans les circonstances difficiles actuelles.

Dans un appel séparé, l'émir du Qatar, Cheikh Tamim bin Hamad Al-Thani, a exprimé son soutien aux efforts de M. Aoun pour mettre fin aux hostilités, notamment par des négociations directes, en obtenant un retrait israélien du Sud-Liban et en déployant l'armée libanaise le long de la frontière pour renforcer l'autorité de l'État.

Mercredi, M. Aoun a déclaré qu'il était en étroite coordination avec le président du Parlement, Nabih Berri, et le premier ministre, Nawaf Salam, au sujet des négociations, soulignant que des pourparlers menés conformément aux intérêts et aux principes du Liban restaient la seule voie pour mettre fin à la guerre, assurer le retrait israélien, faciliter le retour des personnes déplacées et des détenus, et permettre la reconstruction, selon des sources officielles.

M. Aoun avait précédemment affirmé dans une déclaration officielle que les "négociations directes" étaient son option préférée.

"Ces négociations ne sont pas une faiblesse. Elles ne sont pas un recul. Elles ne sont pas une concession", a déclaré le président dans une allocution télévisée.

"Elles sont une décision qui découle de la force de notre croyance en nos droits et en la protection de notre peuple, ainsi que de notre responsabilité de protéger notre pays par tous les moyens possibles.

Le Hezbollah a décrit les pourparlers comme faisant partie d'une série de "concessions perdantes" que le gouvernement libanais fait à Israël.

M. Salam, qui s'est exprimé depuis Paris mardi soir après avoir rencontré le président français Emmanuel Macron, a confirmé que le Liban continuerait à poursuivre la diplomatie par le biais de discussions directes avec Israël.

"Les négociations seront ardues et nous aurons besoin du soutien actif de nos alliés. Il ne peut y avoir d'État ou de souveraineté avec plus d'une armée."

Il a ajouté : "Nous ne cherchons pas la confrontation avec le Hezbollah, mais nous ne lui permettrons pas de nous intimider."

Lors d'une conférence de presse commune, le président français a souligné la nécessité de prolonger la trêve entre le Liban et Israël pour permettre l'ouverture de négociations.

Il a également insisté sur la nécessité du retrait d'Israël du Sud-Liban, ainsi que sur le désarmement du Hezbollah dans un cadre dirigé par le Liban.

Une source officielle libanaise a déclaré à Arab News qu'il y avait un consensus parmi les responsables libanais pour entamer des négociations sur la base d'un plan clair, notant que si le Hezbollah s'oppose aux pourparlers directs, cela reste "leur prérogative".

La source officielle a déclaré que le désarmement du Hezbollah "est la responsabilité du Liban", tout en citant les "violations" israéliennes continues depuis le cessez-le-feu du 16 avril, y compris la destruction à grande échelle des villages du sud "au point d'effacer leurs caractéristiques".

"Il s'agit d'une violation inacceptable à tous points de vue", a déclaré le responsable à Arab News.

Selon les conditions du cessez-le-feu, Israël affirme avoir le droit de "se défendre, à tout moment, contre des attaques planifiées, imminentes ou en cours".

L'armée israélienne a déclaré que la zone tampon établie dans le sud, à une profondeur de 5 à 10 km en territoire libanais, où 39 villages et villes ont été rasés, vise à éliminer les menaces du Hezbollah.

La source officielle libanaise a déclaré que la prochaine réunion de Washington reflétait un effort pour séparer les négociations avec le Liban de la voie plus large des États-Unis et de l'Iran.

Il a décrit cette démarche comme un "découplage" des deux dossiers, tout en notant que toute évolution positive des pourparlers entre les États-Unis et l'Iran, s'ils reprennent, pourrait encore avoir un impact bénéfique sur le Liban.

"Le Liban n'est pas à la table des négociations", a déclaré la source, ajoutant que si le Hezbollah préfère que l'Iran négocie en son nom, "l'État libanais est présent et c'est lui qui négocie".

Par ailleurs, dans le cadre des efforts visant à mettre en œuvre la décision du cabinet de restreindre les armes aux institutions de l'État, M. Aoun a demandé, lors d'une réunion avec de hauts responsables de la sécurité, des mesures d'application plus strictes à Beyrouth et dans d'autres régions.

Il a demandé une augmentation du déploiement des forces militaires et de sécurité et une meilleure coordination entre les agences.

M. Aoun a également appelé à l'intensification des raids contre les dépôts d'armes présumés et a souligné la nécessité d'empêcher toute manifestation armée, mettant en garde contre toute tentative de porter atteinte à la sécurité.

Il a déclaré que la préservation de la paix civile à ce stade était "une ligne rouge", soulignant qu'aucune partie ne devait entraver la mise en œuvre des mesures de sécurité.


Macron annonce la mort d'un 2e militaire français de la Finul des suites de ses blessures

Le caporal-chef Anicet Girardin du 132e régiment d’infanterie cynotechnique de Suippes. (AFP)
Le caporal-chef Anicet Girardin du 132e régiment d’infanterie cynotechnique de Suippes. (AFP)
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  • "Le caporal-chef Anicet Girardin du 132e régiment d’infanterie cynotechnique de Suippes, rapatrié hier du Liban où il avait été gravement blessé par des combattants du Hezbollah, est mort ce matin des suites de ses blessures"
  • La Nation salue "avec émotion" sa mémoire "et son sacrifice".

PARIS: Un deuxième militaire français de la Finul, la mission de l'ONU au Liban, est mort mercredi "des suites de ses blessures" infligées au Liban "par des combattants du Hezbollah" dans "la même embuscade" qui a tué samedi l'adjudant Florian Montorio, a annoncé Emmanuel Macron.

"Le caporal-chef Anicet Girardin du 132e régiment d’infanterie cynotechnique de Suippes, rapatrié hier du Liban où il avait été gravement blessé par des combattants du Hezbollah, est mort ce matin des suites de ses blessures", a déclaré le président sur le réseau X, ajoutant que la Nation saluait "avec émotion" sa mémoire "et son sacrifice".