Un «avion-fantôme» autrichien s'abîme en mer au large de la Lettonie

Photo d'un avion Cessna (Photo, AFP).
Photo d'un avion Cessna (Photo, AFP).
Short Url
Publié le Lundi 05 septembre 2022

Un «avion-fantôme» autrichien s'abîme en mer au large de la Lettonie

  • Des avions de chasse français, allemands, danois et suédois ont été dépêchés en urgence
  • L'agence lettone de l'aviation a confirmé dans un communiqué «qu'un petit avion s'est abattu dans la mer Baltique »

RIGA, Lettonie: Un avion privé autrichien avec quatre personnes à bord, parti d'Espagne pour l'Allemagne, mais ne répondant plus aux contrôleurs aériens, s'est abîmé en mer au large de la Lettonie dimanche, ont annoncé les autorités de ce pays.

Des avions de chasse français, allemands, danois et suédois ont été dépêchés en urgence pour tenter d'entrer en contact avec l'équipage de l'avion-fantôme qui poursuivait son vol au-dessus de l'Europe du Nord.

L'agence lettone de l'aviation a confirmé dans un communiqué "qu'un petit avion s'est abattu dans la mer Baltique au nord-ouest de Ventspils".

"Selon le manifeste de vol, l'avion, un Cessna 551, transportait 4 passagers" et "effectuait un vol entre l'Espagne et Cologne (Allemagne) mais lorsqu'il a changé de cap en cours de vol, les régulateurs aériens n'ont plus pu le contacter", a déclaré l'agence. L'avion avait décollé de Jerez en Espagne.

"Actuellement, des équipes de sauvetage avec des bateaux et des hélicoptères de Lettonie, de Lituanie et de Suède travaillent sur les lieux de l'accident", a indiqué l'agence.

L'aéroport de Ventspils, le plus proche du lieu de l'accident, "n'a jamais eu d'information que le Cessna a tenté de rejoindre Ventspils", selon un employé de l'aéroport contacté par l'AFP, qui s'est prononcé sous le couvert de l'anonymat.

Une première alerte concernant l'avion avait été donnée par l'Espagne, qui a signalé "de probables difficultés de pressurisation de l'appareil" auprès de l'armée de l'air française, a expliqué cette dernière dans un communiqué.

L'avion a été escorté par la police du ciel française puis allemande pendant son passage dans les espaces aériens belge, luxembourgeois puis allemand.

Des avions de chasse danois et suédois ont été par la suite dépêchés en urgence pour tenter d'entrer en contact avec l'équipage.

Aussi bien selon l'armée de l'air française que suédoise, leurs pilotes n'ont aperçu personne dans le cockpit et les tentatives de contact radio sont restées infructueuses.

L'avion avait une trajectoire relativement constante jusqu'à ce qu'il approche la côte lettone, et il a alors rapidement perdu de l'altitude.

L'appareil est tombé vers 20H00 (18H00 GMT) "lorsqu'il s'est retrouvé à court de carburant", a estimé le chef des secours suédois, Lars Antonsson, à l'AFP.

Les nationalités des quatre personnes à bord n'ont pas été divulguées.

"Nous n'avons aucune explication, nous ne pouvons que spéculer", a expliqué M. Antonsson. "Mais à bord, ils étaient clairement dans l'incapacité" de réagir.

Selon l'agence de Lettone d'aviation, l'enquête sera le plus probablement menée "dans la juridiction lettone".


L'armée américaine dit avoir avoir tiré sur un navire qui violait son blocus des ports iraniens

L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
Short Url
  • Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains
  • C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet

WASHINGTON: L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington.

Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains, précise le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, le Centcom, dans un communiqué publié sur X.

C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet. Depuis, les forces américaines affirment avoir redirigé 55 navires qui tentaient de passer.

Lors de la première mise en place du blocus, entre mi-avril et mi-juin, l'armée américaine avait tiré sur neuf navires et redirigé plus de 140 autres.


Trump assure que sa relation avec Netanyahu est "très bonne" en dépit des désaccords sur Gaza

Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
Short Url
  • Donald Trump affirme que sa relation avec Benjamin Netanyahu reste « très bonne », malgré les désaccords sur la feuille de route américaine pour Gaza
  • Netanyahu refuse tout retrait israélien tant que le Hamas ne sera pas désarmé, tout en affirmant qu’Israël continuera à défendre ses propres positions face à Washington

WASHINGTON: Donald Trump a assuré lundi que sa relation avec Benjamin Netanyahu restait "très bonne", après que ce dernier a rejeté la dernière feuille de route américaine pour Gaza.

Le Premier ministre israélien avait déjà exprimé des réticences sur ce texte censé lancer la deuxième étape du plan de paix.

L'armée israélienne "n'effectuera aucun retrait tant que le Hamas ne sera pas véritablement désarmé", a déclaré Benjamin Netanyahu, qui tente de donner des gages à ses alliés d'extrême droite avant de délicates élections législatives en septembre.

Il a qualifié le président américain de "plus grand ami (d'Israël) à la Maison Blanche", tout en faisant comprendre qu'il était prêt à lui tenir tête: "Ils ont des idées, certaines nous conviennent et d'autres non, et nous savons défendre nos positions sur ces questions."

Les relations entre les deux dirigeants ont connu des difficultés au printemps.

Donald Trump, en des termes très virulents, a reproché en avril à Benjamin Netanyahu de saper des négociations en vue d'un cessez-le-feu avec l'Iran.


Trump va réclamer lui aussi des "compensations" à l'Iran

Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
Short Url
  • Donald Trump affirme que Washington réclamera à l’Iran des compensations pour les victimes et dégâts liés à ses attaques et conflits passés
  • Ces nouvelles exigences pourraient compliquer davantage les négociations sur le détroit d’Ormuz, alors que Téhéran réclame lui aussi des réparations et la levée des sanctions américaines

WASHINGTON: Donald Trump a déclaré lundi sur son réseau Truth Social que les Etats-Unis allaient réclamer des "compensations" pour des attaques menées par l'Iran depuis des décennies contre des adversaires à l'étranger ou contre des manifestants sur son sol.

Le président américain a assuré que cette demande serait faite "fermement" dans toute négociation, en réponse à une exigence de longue date des autorités iraniennes, qui conditionnent tout accord sur le détroit d'Ormuz au versement de réparations américaines.

L'Iran "demande des compensations pour les dommages qu'ils ont subis pendant les cinq mois de conflit militaire", a écrit Donald Trump, "bien que cela n'ait jamais été évoqué dans aucune de nos négociations ou réunions."

"Mais c'est une idée intéressante parce que, de la même manière, je demande moi aussi des compensations à l'Iran, pour tous les gens qu'ils ont tués et blessés" dans des attaques et "conflits", dont "les familles de ceux tués sur l'USS Cole", un navire de guerre américain frappé par un attentat meurtrier en 2000 au Yémen, a ajouté le milliardaire républicain.

Donald Trump a ajouté que "des compensations devraient être versées pour les familles des centaines de milliers de manifestants innocents que l'Iran a tués ces dernières cinquante années, sans même parler des 52.000 tués ces cinq derniers mois".

Un peu plus tard, dans une autre publication, le président octogénaire a jugé que l'Iran devait être tenu "responsable des dégâts et morts causés au Liban, en Syrie, au Yémen et à Gaza".

Ces nouvelles exigences de l'imprévisible dirigeant américain risquent de mettre hors de portée un accord rapide sur le détroit d'Ormuz, qui paraissait déjà bien improbable alors que l'Iran exige de son côté l'acceptation par Washington de "toutes" ses conditions.

Téhéran juge que les Etats-Unis doivent "mettre fin définitivement à la guerre et à l'agression" contre l'Iran et ses alliés, y compris au Yémen et en Irak, lever leur blocus des ports iraniens, "indemniser intégralement l'Iran pour les dommages causés" par les hostilités, lever les sanctions contre l'économie et débloquer "sans condition" les avoirs iraniens gelés.

Dimanche, Donald Trump a laissé entendre qu'il n'avait besoin d'engager ni une offensive militaire majeure ni un effort diplomatique particulier, en assurant qu'il lui suffisait d'"observer" les difficultés économiques de l'Iran.