Oscars 2023: Les films algériens proposés 

« El Akhira - La Dernière Reine » de Damien Ounouri avec Adila Bendimerad dans le rôle de la monarque (Photo, Instagram: @anne_aylies).
« El Akhira - La Dernière Reine » de Damien Ounouri avec Adila Bendimerad dans le rôle de la monarque (Photo, Instagram: @anne_aylies).
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Publié le Mardi 06 septembre 2022

Oscars 2023: Les films algériens proposés 

  • Houria, «comme son sens arabe l’indique, est une ode à la liberté, à la femme et à la Méditerranée»
  • «El Akhira - La dernière reine» nous ramène en arrière dans l’Algérie du  XVIᵉ siècle

ALGER: Salim Dada, musicologue et membre du Comité algérien pour la sélection du film national à concourir pour l’Oscar du « Meilleur film étranger » de l’Academy Awards aux  États-Unis, a annoncé, ce dimanche, au média algérien El Watan, la sélection des quatre films candidats pour cette 95ᵉ édition. 

Ce dernier a également partagé son analyse personnelle de chaque œuvre proposée afin d’en justifier la sélection, « loin de donner ou défendre un choix particulier, la publication de ces notices vise à rendre compte des qualités de chacun de ses films, encourager ceux qui les ont fabriqués et participer, enfin, à la promotion de ces quatre produits cinématographiques en attendant leurs sorties nationales » a-t-il justifié.

Films algériens candidats pour l’Academy Awards

Les films sélectionnés sont les suivants :

Le premier long métrage s’intitule «Halim El Raad», écrit et réalisé par Mohamed Benabdallah, on retrouvera dans la distribution artistique des comédiens récurrents de la scène cinématographique algérienne comme Anes Tenah. 

Il y joue le rôle de Halim, un homme de 25 ans qui refuse de partager la responsabilité familiale avec sa mère. Ce dernier « est coincé dans cette phase d’innocence face à une déficience intellectuelle et à une société de jugement qui ne cesse de lui montrer son rejet ». À noter que ce film évoque, les troubles du spectre autistique. 

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Halim El Raad de Mohamed Benabdellah est disponible depuis le 13 mai 2022 (Photo, Facebook).

D’après l’analyse de Dada, ce film « reste dans sa grande partie noir et dramatique. L’image se focalise sur une société qui n’accepte pas la différence, ne tolère pas la maladie et participe à perpétuer cette relation sadique envers les marginaux jusqu’aux plus jeunes enfants » et d’ajouter,  « cette image est un constat réaliste de notre société ». 

La seconde œuvre cinématographique est « Houria » de Mounia Meddour. Forte du succès de Papicha, Meddour fait de nouveau appel à sa muse Lyna Khoudri rejointe par l’actrice émérite Rachida Brakni qu’elle a réuni dans ce film exclusivement féminin. 

L'histoire prend place dans l’Algérie des années 2000. Houria jouée par Lyna Khoudri est une jeune danseuse dont le destin et les rêves sont bouleversés quand elle est violemment agressée. 

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« Houria » de Mounia Meddour (Photo, Instagram: @Mounia.Meddour).
 

Cette dernière tente de guérir par le biais de la danse et grâce au soutien d’une communauté de femmes. Sa transformation progressive, selon le regard de Salem Dada «n’est pas fictive ni issue d’un trouble psychiatrique, c’est le récit fidèle du processus d’évolution artistique, ou celui de la vie en général».

Il explique également que Houria, «comme son sens arabe l’indique, est une ode à la liberté, à la femme et à la Méditerranée».

L'Histoire avec un grand H

Le troisième long métrage proposé, «El Akhira - La dernière reine » nous ramène en arrière dans l’Algérie du  XVIᵉ siècle. Ce film historique réalisé par Damien Ounouri et Adila Bendimrad prend place en 1516, dans « une Alger qui n’était pas encore française ni turque, mais presque sous l’emprise espagnole suite à la chute de Grenade ». 

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« El Akhira - La dernière reine » nous ramène en arrière dans l’Algérie du  XVIᵉ siècle (Photo, Instagram @cilimastation).

D’après le musicologue de formation, cette  œuvre s’est distinguée dans la sélection dans la mesure où  « le corpus filmique sur cette époque est quasi rare, et La dernière reine comble bien ce vide en offrant un récit historique ». 

Toujours dans un contexte de restauration historique, le quatrième film candidat dont le titre est « Nos frangins » réalisé par Rachid Bouchareb, retrace les trois jours d’émeutes estudiantines de décembre 1986, à Paris. 

Émeutes provoquées par le « projet de loi Devaquet » présenté fin 1986 par le ministre délégué Alain Devaquet prévoyait de sélectionner les étudiants à l'entrée des universités, et de mettre celles-ci en concurrence. 

Ce projet de loi, très contesté par les étudiants et lycéens à l’époque, mènera à leur décente en masse dans les rues pour exprimer leur désaccord. Il a été retiré le 8 décembre 1986, créant la polémique suite à la mort de deux étudiants.

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Ce film «commémore une histoire qui mérite d’être connue et un film qui dénonce des bavures qui doivent être reconnues» (Photo, Instagram:@raphaelpersonnaz).

Le long métrage raconte justement la vie des deux jeunes d’origine algérienne, Malik Oussekine et Abdel Benyahia, âgés respectivement de 22 et 20 ans, tués par des policiers lors des protestations.

« Le scénario de Kaouther Adimi et Bouchareb lui-même est digne d’une enquête policière. Il n’est pas dans le jugement ni dans la revendication, comme il n’est pas dans le récit biographique des victimes ni dans la prosopographie des familles immigrées. » félicite Salim Dada, avant d’ajouter que ce film  « commémore une histoire qui mérite d’être connue et un film qui dénonce des bavures qui doivent être reconnues». 

La 95e cérémonie des Oscars, présentée par l'Académie des arts et des sciences du cinéma, devrait avoir lieu au Dolby Theatre de Los Angeles le 12 mars prochain.


Le site d'un souk datant de l'époque du Prophète retrouvé dans la région de La Mecque

Le souk Habasha était situé sur la rive sud du Wadi Qanuna à Ardiyat, une ville côtière de la région de La Mecque (Photo fournie).
Le souk Habasha était situé sur la rive sud du Wadi Qanuna à Ardiyat, une ville côtière de la région de La Mecque (Photo fournie).
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  • Habasha était un important marché arabe pendant la période préislamique ainsi qu’au début de l’islam
  • Selon les historiens, le marché était mentionné dans la biographie du prophète Mahomet, qui avait pris part au souk pour faire du commerce avant sa mission

DJEDDAH: Une équipe scientifique saoudienne a localisé le site d'un ancien souk dans la région de La Mecque, qui était l'un des marchés arabes les plus importants à l'époque préislamique ainsi qu’au début de l'islam.
Appelé Souk Habasha, le site a été découvert grâce à la coopération entre la Fondation du roi Abdulaziz pour la recherche et les archives, et le ministère de la Culture et sa commission du patrimoine.
Le souk Habasha était un ancien marché arabe saisonnier et l'un des plus grands de la région de Tihamah à l'ouest de la péninsule Arabique. Le souk avait lieu chaque année pendant huit jours à partir du premier jour de Rajab dans le calendrier islamique, et se tenait chaque année, jusqu'à l'année islamique 197 (813 après J.-C.).
Fahd al-Samari, secrétaire général de la fondation et chef du comité scientifique de Souk Habasha, a fait une déclaration dans une vidéo publiée sur le compte Twitter officiel de Darah.
Il a indiqué ce qui suit: «La documentation des informations historiques doit s'inscrire dans le cadre d'une méthodologie spécifique. Par conséquent, le département a pris part à un certain nombre d'expériences dans la documentation, telles que la documentation du marché d'Okaz et certains sites de la biographie du prophète Mahomet dans le Royaume. Le marché de Habasha constituera un atout historique et culturel antique pour le Royaume.»
Abdullah al-Zahrani, membre du comité scientifique du Souk Habasha, a affirmé: «Ce projet de collaboration a été réalisé pour localiser le souk, et c'est un bon exemple de coopération conjointe entre de nombreuses parties, de même que des chercheurs, des historiens, des géographes et des experts en biographie du prophète, qui sera d’un grand apport pour s’assurer de ce site.»
Des études et des projets de recherche ont tenté de retrouver l'emplacement du marché pendant plus de quarante ans, les sites de terrain proposés par le comité ayant finalement été examinés l'année dernière.
Abdullah al-Welaie, un autre membre du comité scientifique de Souk Habasha, a précisé: «Nous avons travaillé à établir le tracé d'itinéraires complets pour les caravanes, notamment la route côtière, la route de Tihama, les sommets des montagnes du Sarawat, ainsi que la route des Éléphants. Quatre pistes ont été tracées sur des cartes précises qui ont vraiment aidé à déterminer l'emplacement du marché et ont ensuite été remises aux historiens.»
Selon les historiens, le marché était mentionné dans la biographie du prophète Mahomet, qui avait pris part au souk pour faire du commerce avant sa mission.
L'équipe a mené des études, vérifié les sources et effectué un relevé archéologique, suivi des discussions avec des sources qualifiées pour déterminer l'emplacement de Souk Habasha.
Les marchés historiques de la région étaient généralement situés dans des zones riches en eau, en précipitations et en pâturages. En conséquence, le souk Habasha était situé sur la rive sud du Wadi Qanuna à Ardiyat, une ville côtière dans la région de La Mecque.
Il est situé au milieu d'une vaste plaine inondable, délimitée par les montagnes Al-Durbat à l'est, les montagnes Al-'Irm à l'ouest s'étendant sur cinq kilomètres, et les montagnes Umm al-Rimth au sud, dans une vaste zone où les sources d'eau et le couvert végétal sont importants.
Le marché passe également par la rue Al-Janad, qui a été l'un des points de repère les plus importants pour déterminer l'emplacement du souk.
Souk Habasha offre aux experts la possibilité d'étudier l'ancienne activité économique, littéraire et culturelle, avec son intégration au marché d'Okaz – qui a été relancé –, devenant un événement culturel de premier plan dans le Royaume et offrant des avantages dans les domaines scientifique, culturel et touristique.
Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Mondial des clubs: le Real souffre face à Al-Alhy mais visera un 5e titre

Le milieu de terrain espagnol du Real Madrid Dani Ceballos est marqué par le défenseur égyptien d'Ahly Mahmoud Metwalli (Photo, AFP).
Le milieu de terrain espagnol du Real Madrid Dani Ceballos est marqué par le défenseur égyptien d'Ahly Mahmoud Metwalli (Photo, AFP).
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  • Les Espagnols viseront une cinquième couronne mondiale samedi face aux Saoudiens d'Al-Hilal
  • Le score de 4-1 est flatteur, mais le Real Madrid a souffert pour écarter le club égyptien d'Al-Ahly

RABAT: Le score de 4-1 est flatteur, mais le Real Madrid a souffert pour écarter le club égyptien d'Al-Ahly et se qualifier pour la finale du Mondial des clubs, mercredi à Rabat.

Les Espagnols viseront une cinquième couronne mondiale samedi face aux Saoudiens d'Al-Hilal, surprenants tombeurs des Brésiliens de Flamengo.

Ils pourront peut-être compter sur Karim Benzema et Eder Militao pour ce match. Les deux joueurs récemment blessés et restés à Madrid, vont rejoindre Rabat. "Ils ne se sont pas complètement remis (...) Ils s'entraîneront vendredi et ensuite nous verrons", a déclaré l'entraîneur Carlo Ancelotti après la victoire contre Al-Ahly.

Face aux Egyptiens, les Madrilènes ont marqué juste avant et juste après la pause par Vinicius (42e) et Federico Valverde (47e). Mais ils ont encaissé un penalty d'Ali Maaloul (64e), en ont raté un par Luka Modric, avant de se mettre à l'abri sur le fil grâce à Rodrygo (90+2) et Sergio Arribas (90+8).

Après de multiples occasions en première période, l'équipe de Carlo Ancelotti a finalement trouvé le chemin des filets par Vinicius. Le Brésilien a profité d'une erreur du défenseur Mahmoud Metwaly pour tromper l'expérimenté Mohamed El-Shenawy (34 ans) d'une jolie balle piquée (42e).

Au retour des vestiaires, Federico Valverde a doublé la mise en reprenant une frappe de Rodrygo repoussée par le gardien égyptien (47e). Mais une faute d'Eduardo Camavinga sur Hussein El Shahat a offert un penalty aux Egyptiens, transformé par Ali Maaloul (65e) face à Andriy Lunin, remplaçant de Courtois, forfait pour ce Mondial.

Vingt minutes plus tard, après une faute dans la surface d'Amr El Solia sur Vinicius, l'arbitre uruguayen Andrés Cabrera a cette fois fait appel à l'assistance vidéo. Comme c'est le cas depuis le début de ce Mondial des clubs, l'arbitre est autorisé en cas de recours à la VAR à annoncer et expliquer au public sa décision, via son micro. "Penalty decision, foul by number 17", a lancé l'Uruguayen aux 43.000 spectateurs du stade Moulay-Abdallah, acquis à la cause du Real.

Mais Luka Modric n'a pas assez appuyé sa tentative face à El-Shenawy (87e) et le Real a souffert jusqu'aux buts dans le temps additionnel de Rodrygo, servi par une talonnade de l'entrant Dani Ceballos (90+2), et Sergio Arribas (90+8), entré en fin de rencontre également.

Les Madrilènes tenteront d'effacer samedi en finale leur début d'année 2023 mitigé, avec une défaite en Supercoupe d'Espagne mi-janvier et plusieurs contre-performances en championnat. Deuxième de Liga, le Real a déjà huit longueurs de retard sur le leader, le FC Barcelone.


Cent chefs et baristas saoudiens participent à un événement consacré à l’hôtellerie à Djeddah

Cent jeunes chefs et baristas saoudiens prennent part à un concours d’hôtellerie, de restauration et de services traiteur qui se déroule cette année au Dôme de Djeddah. (Arab News)
Cent jeunes chefs et baristas saoudiens prennent part à un concours d’hôtellerie, de restauration et de services traiteur qui se déroule cette année au Dôme de Djeddah. (Arab News)
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  • Des entreprises locales et internationales du secteur de l’alimentation, des boissons et de l’hôtellerie issues de 30 pays participent au salon Horeca Djeddah
  • «Cet événement marque une étape importante pour le secteur de l’hôtellerie en plein essor en Arabie saoudite», affirme Saoud al-Rajhi, président de la Saudi Event Management and Marketing Company

DJEDDAH: Plus de 100 jeunes chefs et baristas saoudiens prennent part à un concours d’hôtellerie, de restauration et de services traiteur qui se déroule cette année au Dôme de Djeddah.

Horeca est le plus grand salon annuel consacré à l’hôtellerie dans la région, et a déjà eu lieu au Liban, en Jordanie, au Koweït, à Oman et à Riyad.

Des entreprises locales et internationales du secteur de l’alimentation, des boissons et de l’hôtellerie provenant de 30 pays participent à cet événement de trois jours qui a débuté mardi.

Le président de l’Association des chefs d’Arabie saoudite, le chef Yasser Jad, a expliqué à Arab News que le concours de cette année, organisé par l’Association mondiale des sociétés de chefs et l’association saoudienne, porterait non seulement sur les plats internationaux mais aussi sur la cuisine traditionnelle saoudienne.

«À travers ce concours, nous cherchons à identifier et à promouvoir les plats populaires qui font partie de la culture culinaire du Royaume», a indiqué M. Jad.

Horeca accueille l’événement Hospitality Salon Culinaire, dans lequel plus de 150 chefs s’affrontent dans diverses catégories, ainsi que la «Saudi Barista Competition», à laquelle participent une cinquantaine de personnes désireuses de remporter le prix du meilleur barista.

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Horeca est le plus grand salon annuel consacré à l’hôtellerie dans la région, et a déjà eu lieu au Liban, en Jordanie, au Koweït, à Oman et à Riyad. (Photo fournie)

Lors de la cérémonie d’ouverture, Saoud al-Rajhi, président de la Saudi Event Management and Marketing Company a déclaré à Arab News: «Après l’énorme succès de Horeca pendant onze années consécutives à Riyad, nous sommes fiers et honorés de présenter Horeca Djeddah pour la première fois. En outre, nous apportons également le Salon du chocolat à Djeddah.»

Il a souligné que Horeca constituait une plate-forme permettant aux principaux acheteurs de nouer des contacts avec des investisseurs, des détaillants, des distributeurs et des actionnaires.

«Cet événement de trois jours marque une étape importante pour le secteur de l’hôtellerie en plein essor en Arabie saoudite et pour l’évolution de la scène des restaurants et des cafés. Nous accueillons environ 6 000 marques et nous attendons environ 30 000 visiteurs», a-t-il précisé.

Mohammed al-Attas, fondateur et associé directeur de Gaiat Hub, une plate-forme d’approvisionnement en fournitures professionnelles, a remercié le gouvernement saoudien d’avoir contribué à remettre le secteur hôtelier sur pied.

«Le marché saoudien est en train de devenir un marché très encourageant pour toutes les entreprises internationales en raison des mégaprojets, de l’excellent environnement commercial pour les investisseurs étranger, et notamment du changement du mode de vie saoudien», a-t-il affirmé.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com