​​Mélenchon, la Nupes et Roussel défilent sur les scènes de la fête de l'Huma

La gauche Nupes et ses têtes de pont se retrouvent à la fête de l'Humanité à Brétigny-sur-Orge (Essonne) samedi, avec le retour de Jean-Luc Mélenchon, les stands inédits des socialistes et des écologistes ainsi qu'un meeting du communiste Fabien Roussel. (AFP)
La gauche Nupes et ses têtes de pont se retrouvent à la fête de l'Humanité à Brétigny-sur-Orge (Essonne) samedi, avec le retour de Jean-Luc Mélenchon, les stands inédits des socialistes et des écologistes ainsi qu'un meeting du communiste Fabien Roussel. (AFP)
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Publié le Samedi 10 septembre 2022

​​Mélenchon, la Nupes et Roussel défilent sur les scènes de la fête de l'Huma

  • Fabien Roussel a dit ne pas vouloir «une France du chômage, des primes, des minimas sociaux et de la pauvreté; on veut de la dignité, gagnée par le travail»
  • «Une gauche qui parle autant aux paysans qu'aux ouvriers, aux Français des villes qu'à ceux des champs», a-t-il ajouté

BRETIGNY-SUR-ORGE: La gauche Nupes et ses têtes de pont se retrouvent à la fête de l'Humanité à Brétigny-sur-Orge (Essonne) samedi, avec le retour de Jean-Luc Mélenchon, les stands inédits des socialistes et des écologistes ainsi qu'un meeting du communiste Fabien Roussel.

Le chef du PCF leur a souhaité vendredi, lors du traditionnel "discours aux personnalités" sur le stand national de son parti, un bon "retour dans ce grand rendez-vous des luttes sociales".

"Notre CNR à nous, on le veut populaire et il est ici", a clamé Fabien Roussel en référence au Conseil national de la refondation lancé par Emmanuel Macron jeudi, et que les oppositions ont boycotté.

Brouillé pendant plusieurs années avec les communistes, ce qui a eu pour conséquence la candidature de Fabien Roussel à la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon revient samedi à 11H00 sur la scène de l'Agora, pour un entretien avec un journaliste de l'Humanité.

M. Roussel a regretté devant les journalistes vendredi qu'il n'ait pas accepté l'invitation au débat Nupes, le même jour à 16H00, avec lui-même, les chefs socialiste Olivier Faure et écologiste Julien Bayou et Mathilde Panot, présidente des députés LFI.

"Qu'on débatte tous ensemble ça aurait eu de la gueule... Mais Jean-Luc aime être seul face à son public", a taclé le secrétaire national du PCF. Lui a averti sur scène vendredi qu'il "continuera à porter une voix singulière".

«Même longueur d'ondes»

Il a ainsi prôné une "gauche du travail et pas des allocs", estimant que la Nupes avait échoué à parler aux classes populaires.

Fabien Roussel a dit ne pas vouloir "une France du chômage, des primes, des minimas sociaux et de la pauvreté; on veut de la dignité, gagnée par le travail". "Une gauche qui parle autant aux paysans qu'aux ouvriers, aux Français des villes qu'à ceux des champs", a-t-il ajouté.

"Il est vrai qu'une partie de la population n'a pas suivi la gauche" et il faut "restaurer sa confiance", a réagi Olivier Faure. Mais selon lui une "République du travail" n'est pas incompatible avec "la protection de l'Assurance chômage".

"Il ne faut pas opposer ceux qui sont dans l'emploi et ceux qui ne le sont pas", a estimé le bras droit de Julien Bayou à EELV, Léa Balage El-Mariky. "Nous les Verts nous voulons promouvoir autre chose que l'émancipation par le travail salarié", a ajouté la responsable.

Le but du PCF de Fabien Roussel, "ce n'est pas se différencier, mais on ne veut pas être inclus dans LFI", assurent à l'AFP dans les travées de la fête, Roland et Michelle, retraités et militants communistes de l'Essonne.

Ils soulignent néanmoins tenir à la Nupes, qui a permis d'élire "beaucoup de députés de gauche". "Et pour l'instant ça tient, les partis sont sur la même longueur d'ondes et il faut que ça dure".

Ils auront peut-être l'occasion de s'arrêter aux stands de LFI, d'EELV et du PS, absents ces dernières années. "Je n'ai jamais connu de stand PS à la fête de l'Humanité", a souri Olivier Faure.


L'ex-Premier ministre Edouard Philippe soupçonné de détournement de fonds publics

L'ex-Premier ministre Edouard Philippe, candidat à la présidentielle de 2027 en France, fait l'objet d'une enquête menée par un juge d'instruction pour des soupçons de détournement de fonds publics, favoritisme, prise illégale d'intérêt et concussion au Havre (nord-ouest), ville dont il est maire, a-t-on appris mardi. (AFP)
L'ex-Premier ministre Edouard Philippe, candidat à la présidentielle de 2027 en France, fait l'objet d'une enquête menée par un juge d'instruction pour des soupçons de détournement de fonds publics, favoritisme, prise illégale d'intérêt et concussion au Havre (nord-ouest), ville dont il est maire, a-t-on appris mardi. (AFP)
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  • Une lanceuse d'alerte avait dénoncé ces faits présumés en septembre 2023 auprès du Parquet national financier (PNF) qui a ouvert une enquête et mené des perquisitions en avril 2024. Puis elle avait déposé une plainte en juin 2025
  • Sollicité par l'AFP, le PNF a indiqué avoir pris un réquisitoire introductif le 7 mai, procédure qui permet de saisir un juge d'instruction et de lui désigner un périmètre d'enquête

PARIS: L'ex-Premier ministre Edouard Philippe, candidat à la présidentielle de 2027 en France, fait l'objet d'une enquête menée par un juge d'instruction pour des soupçons de détournement de fonds publics, favoritisme, prise illégale d'intérêt et concussion au Havre (nord-ouest), ville dont il est maire, a-t-on appris mardi.

Une lanceuse d'alerte avait dénoncé ces faits présumés en septembre 2023 auprès du Parquet national financier (PNF) qui a ouvert une enquête et mené des perquisitions en avril 2024. Puis elle avait déposé une plainte en juin 2025 avec constitution de partie civile.

Sollicité par l'AFP, le PNF a indiqué avoir pris un réquisitoire introductif le 7 mai, procédure qui permet de saisir un juge d'instruction et de lui désigner un périmètre d'enquête.

La lanceuse d'alerte, "Judith" (prénom modifié), "se félicite de l'ouverture d'une information judiciaire sur les faits qu'elle dénonce et attend avec impatience d'être entendue par le juge d'instruction", a réagi auprès de l'AFP son avocat Jérôme Karsenti.

Les faits sont contestés depuis le début par M. Philippe, qui a été le premier chef de gouvernement d'Emmanuel Macron (2017-2020).

La maire du Havre "prend acte de l'ouverture d'une information judiciaire. Il l'apprend par la presse. Et il répondra bien évidemment à toutes les questions que posera la justice", a réagi auprès de l'AFP son entourage.

Etaient également visées par la plainte Stéphanie de Bazelaire, adjointe chargée de l'innovation et du numérique, ainsi que Claire-Sophie Tasias, directrice générale des services de la communauté urbaine havraise.

La plainte consultée par l'AFP estimait que le juge d'instruction devait "apprécier si un pacte a été conclu entre M. Edouard Philippe et Mme de Bazelaire, caractérisé notamment par un soutien politique, financier et relationnel en contrepartie de la gestion de la Cité numérique", un tiers-lieu d'innovation.

Les soupçons portent sur une convention d'objectifs pluriannuelle pour l'animation de la Cité numérique du Havre, signée en juillet 2020 notamment par Edouard Philippe, président de la communauté urbaine, et Stéphanie de Bazelaire, en tant cette fois que présidente bénévole de l'association LH French Tech.

LH French Tech, créée en juillet 2020, a été désignée pour cette mission après un appel à manifestation d'intérêt lancé par la communauté urbaine en mars 2020 et dans le cadre d'un service d'intérêt économique général (SIEG).

L'association, seule candidate, devait toucher 2,154 millions d'euros de compensation de service public pour mener des projets.

Le conflit d'intérêts "semble absolument évident", a considéré à l'époque la lanceuse d'alerte, directrice générale adjointe à la communauté urbaine de septembre 2020 à avril 2023 et qui avait obtenu le statut de lanceuse d'alerte en janvier 2025.


De retour d'Alger, Darmanin se dit «très rassuré par la façon dont Christophe Gleizes est traité»

Gérald Darmanin a effectué une visite de deux jours en Algérie, "à la demande du président de la République" française, pour évoquer le cas de Christophe Gleizes ainsi que la coopération judiciaire entre les deux pays. (AFP)
Gérald Darmanin a effectué une visite de deux jours en Algérie, "à la demande du président de la République" française, pour évoquer le cas de Christophe Gleizes ainsi que la coopération judiciaire entre les deux pays. (AFP)
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  • Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, s'est dit mardi "très rassuré" par la façon dont le journaliste sportif Christophe Gleizes "est traité" par l'Algérie où il est détenu, au lendemain d'une visite à Alger
  • Le journaliste sportif est détenu depuis près d'un an en Algérie

PARIS: Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, s'est dit mardi "très rassuré" par la façon dont le journaliste sportif Christophe Gleizes "est traité" par l'Algérie où il est détenu, au lendemain d'une visite à Alger.

"Nous avons rappelé qu'il faut rendre Christophe Gleizes non pas à la France, mais à sa mère", a déclaré le garde des Sceaux sur CNews et Europe 1, estimant que le président algérien Abdelmadjid Tebboune "y sera sensible, en tous cas (...) je lui fais confiance pour cela".

Le journaliste sportif est détenu depuis près d'un an en Algérie.

Gérald Darmanin a effectué une visite de deux jours en Algérie, "à la demande du président de la République" française, pour évoquer le cas de Christophe Gleizes ainsi que la coopération judiciaire entre les deux pays.

Ce séjour actait un apaisement entre les deux pays amorcé ces derniers mois après une crise acrimonieuse de presque deux ans.

Le garde des Sceaux a affirmé avoir obtenu des autorités algériennes "la reprise de notre coopération judiciaire".

Il a salué "des échanges extrêmement forts" avec le président Tebboune sur la question de Christophe Gleizes, arrêté dans le cadre d'un reportage en mai 2024 en Kabylie (nord-est) et condamné à sept ans de prison pour "apologie du terrorisme".

"Maintenant, sa peine est définitive, puisqu'il n'a pas fait de pourvoi en cassation", a reconnu mardi Gérald Darmanin. La démarche vise à ouvrir la voie à une possible grâce du président Tebboune.

Le ministre a estimé que le chef de l'Etat algérien était en mesure "de faire ce geste pour cette famille, et bien sûr pour notre bonne relation".

 


L’Institut du monde arabe réunit les jeunes du G7 autour des partenariats internationaux

L'Institut du monde arabe accueille lundi une rencontre internationale organisée dans le cadre du sommet du YOUTH 7 (Y7) 2026, consacré cette année à la réflexion sur les partenariats internationaux dans un contexte de profondes tensions géopolitiques. (AFP)
L'Institut du monde arabe accueille lundi une rencontre internationale organisée dans le cadre du sommet du YOUTH 7 (Y7) 2026, consacré cette année à la réflexion sur les partenariats internationaux dans un contexte de profondes tensions géopolitiques. (AFP)
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  • La soirée-débat, organisée en partenariat avec Open Diplomacy, réunira des délégués internationaux autour du thème: «Au G7, quelle politique des partenariats internationaux à l’heure de la brutalisation du monde?»
  • Plusieurs personnalités prendront part à cette rencontre, parmi lesquelles Anne-Claire Legendre, Éléonore Caroit, Thomas Friang et Aurélien Duchêne

PARIS: L'Institut du monde arabe accueille lundi une rencontre internationale organisée dans le cadre du sommet du YOUTH 7 (Y7) 2026, consacré cette année à la réflexion sur les partenariats internationaux dans un contexte de profondes tensions géopolitiques.

Organisé à Paris du 17 au 20 mai sous présidence française du G7, le Y7 constitue la plateforme officielle d’engagement des jeunes des pays membres du G7. Cette initiative précède d’un mois le sommet des chefs d’État et de gouvernement prévu à Évian.

La soirée-débat, organisée en partenariat avec Open Diplomacy, réunira des délégués internationaux autour du thème: «Au G7, quelle politique des partenariats internationaux à l’heure de la brutalisation du monde?»

Plusieurs personnalités prendront part à cette rencontre, parmi lesquelles Anne-Claire Legendre, Éléonore Caroit, Thomas Friang et Aurélien Duchêne.

Le programme prévoit également une visite privée de l’exposition consacrée à Byblos pour les délégations internationales, avant les interventions officielles et un cocktail de réseautage.

À travers cet événement, l’Institut du monde arabe entend réaffirmer son engagement en faveur du dialogue entre les cultures, de la coopération internationale et de la mobilisation des nouvelles générations face aux grands défis mondiaux.