Silence ému et applaudissements aux passage du cercueil de la reine

Une photo de la reine Elizabeth II de Grande-Bretagne est vue parmi des fleurs déposées par des sympathisants devant le palais de Buckingham à Londres le 10 septembre 2022, deux jours après sa mort à l'âge de 96 ans. (AFP)
Une photo de la reine Elizabeth II de Grande-Bretagne est vue parmi des fleurs déposées par des sympathisants devant le palais de Buckingham à Londres le 10 septembre 2022, deux jours après sa mort à l'âge de 96 ans. (AFP)
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Publié le Lundi 12 septembre 2022

Silence ému et applaudissements aux passage du cercueil de la reine

  • Le cercueil de la reine est conservé à Balmoral, drapé de l'étendard royal écossais et d'une couronne, depuis sa mort jeudi à l'âge de 96 ans
  • Après avoir été porté jusqu'au corbillard par six garde-chasses du domaine de Balmoral, le cortège se dirigera vers le village voisin de Ballater, où il arrivera vers 10h12 locales

ÉDIMBOURG: Des heures d'attente pour être là, applaudir, se recueillir : plusieurs milliers de personnes ont salué la mémoire de la reine Elizabeth II en se recueillant à l'arrivée de son cercueil à Edimbourg.

Sur leur téléphone, les plus chanceux épargnés par la saturation du réseau mobile suivent en direct la progression du convoi jusqu'à Holyroodhouse, palais officiel de la monarchie dans la capitale écossaise, après un voyage de six heures et près de 300 kilomètres.

Pour tuer le temps, envoyer aux amis la photo souvenir des policiers et tireur d'élite juché sur le toit du Parlement local remporte un certain succès.

A mesure qu'approche le moment fatidique, discussions et rires s'estompent. "Les portes sont ouvertes", entend-on dans la foule, "elle a passé Saint-Gilles" quelques centaines de mètres plus haut, "je le vois !" À bout de bras, les téléphones portables se lèvent.

Le bruit du moteur de la moto de police qui ouvre le convoi, puis le silence. Le cercueil de la reine est là, derrière les larges vitres du corbillard, recouvert de l'étendard royal écossais et une couronne de bruyères blanches, de dahlias et de pois de senteur, provenant des jardins du domaine de Balmoral.

Puis une salve d'applaudissements, retenus, émus. "Voilà", conclut un homme. Le convoi est passé. Certains se réconfortent.

«Un membre de la famille»

Le cercueil passera la nuit au palais d'Holyroodhouse et reposera ensuite pendant 24 heures à la cathédrale Saint-Gilles où la population pourra se recueillir devant lui. Mardi soir, le cercueil de la reine sera transporté par avion à Londres, avant les funérailles le 19 septembre.

Être là pour son passage est "une manière d'accepter que c'est la fin d'une ère", explique Rob Parsons, 28 ans, venu de York (nord de l'Angleterre) avec sa compagne. "Je pense que c'est important que nous, jeunes, on vienne lui dire au revoir", poursuit-il, opposant téléphones, réseaux sociaux et la monarchie et son cérémonial millénaire.

"La voir passer, devant nous" constitue une forme d'apaisement pour sa compagne Lucy Hampshire. "Elle était constamment dans nos vies, notre monnaie, nos timbres, partout, elle était un membre de la famille qu'on ne rencontrait jamais".

Certains étaient là depuis la matinée, à l'instar de Lindsay Lewis, employée du service public de santé de 51 ans, installée sur un fauteuil de camping pliant vert.

Venue du nord de l'Angleterre avec son mari, elle a pris les devants dès la fin de la matinée pour "avoir une bonne place" en patientant dans un "sentiment de solennité".

«La meilleure place»

"C'est l'Histoire, l'Histoire qui s'écrit", explique en kilt et uniforme Stuart Mckay, 66 ans, ancien soldat de la cavalerie de la reine.

"On a vécu si longtemps avec la reine, 70 ans... C'est la seule monarque qu'on ait connue, c'est mon devoir de lui dire au revoir", souligne l'ex-militaire, habitué des événements d'État.

"On a vu la reine tant de fois", se souvient-il, "on était privilégiés, on n'avait pas à faire la queue". "Il y a beaucoup plus de monde plus haut dans la rue, mais on a la meilleure place" ici, se félicite-t-il.

À Balmoral, l'une des résidences préférées d'Elizabeth II, le cercueil a d'abord quitté la salle de bal du château, où la monarque reposait, porté jusqu'au corbillard par six garde-chasses du domaine.

Dès que la nouvelle de la mort de la souveraine, immensément aimée dans son pays, est tombée jeudi, des habitants de la région étaient venus lui rendre hommage. Ils ont été rejoints par d'autres venus de toute l'Écosse et d'ailleurs.

Dans le village de Ballater, premier traversé par le cortège, des centaines de personnes avaient pris place le long de la rue principale, beaucoup vêtues de noir. Membres du clergé, certains inclinés au passage du cercueil et autorités locales en habits traditionnels écossais ont pris place devant l'église pour saluer leur illustre voisine.


Grèce: un homme de 89 ans recherché après deux fusillades

Un peu plus tôt, il avait blessé légèrement à la jambe un employé dans une antenne de la Sécurité sociale grecque. (AFP)
Un peu plus tôt, il avait blessé légèrement à la jambe un employé dans une antenne de la Sécurité sociale grecque. (AFP)
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  • L'homme âgé, présenté comme souffrant de troubles psychologiques, a abandonné son arme en s'enfuyant du tribunal, dans le centre d'Athènes, où il venait de blesser légèrement trois personnes, selon la même source
  • Un peu plus tôt, il avait blessé légèrement à la jambe un employé dans une antenne de la Sécurité sociale grecque

ATHENES: La police grecque recherche mardi un homme de 89 ans, en fuite et soupçonné d'être l'auteur de deux fusillades dans des bâtiments publics à Athènes qui ont fait quatre blessés légers, selon l'agence de presse grecque ANA.

L'homme âgé, présenté comme souffrant de troubles psychologiques, a abandonné son arme en s'enfuyant du tribunal, dans le centre d'Athènes, où il venait de blesser légèrement trois personnes, selon la même source.

Un peu plus tôt, il avait blessé légèrement à la jambe un employé dans une antenne de la Sécurité sociale grecque.

 

 


Washington examine une proposition iranienne sur le détroit d'Ormuz

A Washington, le président américain a conduit lundi une réunion avec ses principaux conseillers en matière de sécurité, lors de laquelle une nouvelle proposition iranienne sur le détroit a été discutée. (AFP)
A Washington, le président américain a conduit lundi une réunion avec ses principaux conseillers en matière de sécurité, lors de laquelle une nouvelle proposition iranienne sur le détroit a été discutée. (AFP)
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  • Selon CNN, citant des personnes au fait du dossier, Donald Trump a laissé entendre au cours de cette rencontre qu'il était peu probable qu'il l'accepte
  • Même si, selon son secrétaire d'Etat Marco Rubio, l'offre "est meilleure que ce que nous pensions qu'ils nous proposeraient"

WASHINGTON: La Maison Blanche étudie une nouvelle proposition de l'Iran pour débloquer le détroit d'Ormuz, quasiment paralysé depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, Téhéran jugeant de son côté mardi que les Etats-Unis n'étaient plus en mesure de dicter leur politique à d'autres pays.

Le blocage d'Ormuz, un passage maritime stratégique pour le commerce du pétrole et du gaz naturel liquéfié, a fragilisé l'économie mondiale et sa réouverture est un enjeu majeur pour un règlement durable du conflit, déclenché par des frappes israélo-américaines contre l'Iran le 28 février.

A Washington, le président américain a conduit lundi une réunion avec ses principaux conseillers en matière de sécurité, lors de laquelle une nouvelle proposition iranienne sur le détroit a été discutée.

Selon CNN, citant des personnes au fait du dossier, Donald Trump a laissé entendre au cours de cette rencontre qu'il était peu probable qu'il l'accepte.

Même si, selon son secrétaire d'Etat Marco Rubio, l'offre "est meilleure que ce que nous pensions qu'ils nous proposeraient".

"Exigences illégales et irrationnelles" 

Selon un article du site américain Axios - relayé par l'agence officielle iranienne Irna - l'Iran a transmis aux Etats-Unis une nouvelle proposition visant à rouvrir le détroit d'Ormuz et mettre fin à la guerre, et, à une date ultérieure seulement, négocier sur le dossier nucléaire.

Les Etats-Unis "ne sont plus en position de dicter leur politique à des nations indépendantes", a affirmé le porte-parole du ministère iranien de la Défense, Reza Talaei-Nik, appelant Washington à renoncer à ses "exigences illégales et irrationnelles".

Le Parlement iranien prépare parallèlement une loi prévoyant de placer le détroit sous l'autorité des forces armées. Selon ce texte, les navires israéliens auraient l'interdiction d'y passer et des droits de passage devraient être acquittés en rials iraniens.

"Nous ne pouvons pas tolérer que les Iraniens tentent d'instaurer un système dans lequel ils décident qui peut utiliser une voie maritime internationale et combien il faut leur payer pour l'utiliser", a répliqué Marco Rubio sur Fox News.

Il a par ailleurs insisté sur le volet nucléaire: "nous devons faire en sorte que tout accord conclu les empêche définitivement d'avoir à tout moment l'arme nucléaire à leur portée", a-t-il dit. Téhéran nie nourrir cette ambition et défend son droit au nucléaire civil.

Pour la première fois depuis le début de la guerre, un méthanier, chargé à plein en GNL, a pu franchir le détroit d'Ormuz courant avril, et se trouvait lundi au large de l'Inde, selon les données du cabinet spécialisé Kpler.

"Conflit gelé"? 

Alors qu'un cessez-le-feu est en vigueur depuis trois semaines, les négociations piétinent sur un arrêt durable des hostilités. Face à cette impasse diplomatique, le Qatar a mis en garde mardi contre un "conflit gelé" dans le Golfe.

Après l'annulation par les Etats-Unis d'un deuxième round de négociations au Pakistan, le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a rencontré lundi à Saint-Pétersbourg son allié Vladimir Poutine.

Moscou, un des principaux soutiens de Téhéran, fera "tout" pour que "la paix puisse être obtenue le plus rapidement possible", a assuré le président russe.

M. Araghchi a aussi démenti tout affaiblissement de l'Iran malgré les nombreuses frappes qui ont visé le pays durant les premières semaines de la guerre et le blocus maritime imposé par Washington à ses ports.

La guerre au Moyen-Orient a fait des milliers de morts, essentiellement en Iran et au Liban.

Le bombardement au premier jour de la guerre de l'école de Minab, dans le sud de l'Iran, un des drames les plus spectaculaires du conflit, a été ramené à 155 morts (dont 120 enfants) contre au moins 175 précédemment, selon un bilan révisé diffusé mardi par la télévision d'Etat iranienne.

Sur le front libanais, l'armée israélienne - qui combat le mouvement pro-iranien Hezbollah, a ordonné mardi l'évacuation de nouveaux villages dans le sud du Liban.

Des frappes israéliennes dans cette région ont fait quatre morts et 51 blessés lundi, selon le ministère libanais de la Santé. Cela porte à au moins 40 le nombre de personnes tuées au Liban depuis le début de la trêve théoriquement en vigueur sur ce front depuis le 17 avril, d'après un décompte de l'AFP à partir des chiffres du ministère de la Santé.


La stabilité dans le Golfe passe par des « garanties crédibles» de sécurité pour l'Iran

L’ambassadeur iranien auprès de l’ONU, Amir Saeid Iravani, s’exprime lors d’une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies sur le conflit Israël-Iran, au siège de l’ONU à New York, le 20 juin 2025. (Photo d’archives AFP)
L’ambassadeur iranien auprès de l’ONU, Amir Saeid Iravani, s’exprime lors d’une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies sur le conflit Israël-Iran, au siège de l’ONU à New York, le 20 juin 2025. (Photo d’archives AFP)
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  • L’ambassadeur iranien à l’ONU affirme que la stabilité du Golfe dépend de garanties crédibles empêchant toute nouvelle attaque contre l’Iran et du respect de sa souveraineté
  • De nombreux pays critiquent l’Iran pour son contrôle du détroit d’Ormuz, tandis que Téhéran accuse les États-Unis de blocus naval et d’actions assimilées à de la piraterie

NATIONS UNIES: Le retour de la sécurité et de la stabilité dans le Golfe passe par des "garanties crédibles" pour l'Iran contre toute nouvelle attaque américano‑israélienne, a déclaré lundi l'ambassadeur iranien aux Nations unies.

"Une stabilité et une sécurité durables dans le Golfe et dans toute la région ne peuvent être garanties que par une cessation durable et permanente de toute agression contre l'Iran, accompagnée de garanties crédibles de non-répétition et du plein respect des droits et intérêts souverains légitimes de l'Iran", a déclaré Amir Saeid Iravani lors d'une session du Conseil de sécurité convoquée par Bahreïn.

Lors de la réunion à New York, des dizaines de pays ont condamné l'Iran pour son contrôle du détroit d'Ormuz, passage stratégique pour les exportations d'hydrocarbures des pays du Golfe vers le reste du monde.

S'adressant ensuite à la presse, M. Iravani a regretté que les critiques aient visé exclusivement l'Iran, sans mentionner le blocus naval décrété par Washington.

"Les États-Unis agissent comme des pirates et des terroristes, ciblant les navires commerciaux par la coercition et l'intimidation, terrorisant les équipages, se saisissant illégalement des navires et prenant des membres d'équipage en otage", a-t-il déclaré. "Pourtant, parmi ceux qui ont exprimé leur inquiétude quant à la sécurité de la navigation internationale, personne lors de la réunion d'aujourd'hui n'a osé évoquer ni condamner ces actes terroristes."